Excédents allemands : pourquoi la Commission européenne fait volte-face ?

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
José Manuel Barroso et Olli Rehn veulent désormais réduire les excédents allemands ? Ils ont pourtant soutenu depuis quatre ans une politique qui les a favorisés…

La Commission européenne est-elle comme le corbeau de la fable ? Il semblerait, en tout cas, que, ce mardi, Olli Rehn et José Maria Barroso aient juré, mais un peu tard, qu'on ne les y reprendrait plus. Ils sont ainsi partis en guerre contre les excédents allemands, source de déséquilibre au sein de la zone euro.

Croisade tardive

Leur croisade est, il faut l'avouer, bien tardive, de la part d'une Commission aux abois qui tire ces derniers feux avant les élections européennes et qui affiche un bilan des plus sombres tant sur le plan institutionnel qu'économique. Il y a là une impression pathétique de vouloir se raccrocher aux branches d'une réalité qui, depuis quatre ans, avait échappé au très orthodoxe duo de Bruxelles..

La prédominance du discours moral et intéressé

Il est en effet un peu surprenant, quatre ans après le début de la crise de la zone euro de découvrir que les excédents allemands constituent aujourd'hui une source de déséquilibre pour l'Union économique et monétaire (UEM). Voici quatre ans, le Conseil européen a engagé une stratégie qui visait précisément à « réduire les déséquilibres » par la seule arme de la réduction des déficits.

A l'époque, ceux qui, comme Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie française, osaient en 2010 émettre l'idée que cette réduction des déficits devait s'accompagner d'une réduction des excédents n'étaient entendu ni au Conseil, ni à la Commission. Madame Lagarde a dû finir par se taire.

L'argument dominant était alors d'ordre moral : Grecs, Portugais, Espagnols ou Irlandais et bientôt Français et Italiens avaient fauté en « vivant au-dessus de leurs moyens. » Il n'était pas question, en conséquence, de faire payer pour ces fourmis les cigales qui, elles, avaient « fait les efforts nécessaires. » Un discours à sens unique.

Jamais, ni le Conseil - dominé par l'Allemagne - ni Bruxelles n'ont émis l'hypothèse que c'est précisément la politique allemande de focalisation à l'extrême sur les exportations qui avait pu entraîner une dégradation de la compétitivité des pays du sud.

Dégradation irrémédiable dans le contexte de la monnaie unique où la dévaluation n'était plus possible, sauf à réduire le niveau de vie. Alors, ces pays, pour s'assurer de la croissance, avaient dû utiliser les robinets de la consommation et de la dette. Mais comment accuser alors l'Allemagne qui rechignait alors à apporter les milliards nécessaires à sauver l'euro ?

Stratégie borgne

La stratégie alors engagée en Grèce, poursuivie en Irlande, au Portugal et jusqu'à cette année à Chypre, était donc borgne : elle faisait l'impasse sur le problème des excédents pour ne traiter que celui des déficits. La Commission n'a alors guère soulevé d'objections. On se souvient qu'Olli Rehn était même un des plus prompts alors à endosser ce discours moral, jusqu'à la fin de l'an dernier.  Mais les conséquences de cette vision unilatérale ont été dévastatrices et menacent de continuer à l'être.

Le lièvre continue de courir

Alors que l'Allemagne continuait d'améliorer sa compétitivité, de réduire ses déficits publics et modérer la hausse de ses salaires (notamment dans les services), les pays endettés devaient la rattraper. L'Europe n'était alors pas dans la fable du lièvre et de la tortue. Car loin de se reposer et de flâner, le lièvre continuait de courir.

Les pays périphériques ont donc dû pratiquer une politique de dévaluation interne d'une violence inouïe, entraînant une baisse considérable de leur richesse et de leur niveau de vie, mettant à mal leur stabilité sociale et politique et, surtout, ravageant la confiance et l'activité dans toute l'Europe et bientôt même dans le monde entier. Le processus est toujours en cours, et toujours sur le même mode. L'Europe est menacée logiquement par une déflation dont on doit craindre les conséquences, mais qui est la suite logique de cette stratégie à « sens unique. »

L'excédent toujours plus fort

Pire même, malgré la progression - mécaniquement acquise à coup de baisse des salaires - des exportations des pays périphériques, cette stratégie n'a guère menée à une réduction des déséquilibres au sein de la zone euro. Bien au contraire, ces déséquilibres se sont encore accentués. L'Allemagne a continué à gagner des parts de marché à l'export. Les politiques d'austérité menées un peu partout en Europe ont en effet conduit à des baisses des budgets de R&D, à des restructurations d'entreprises, à des désinvestissements massifs. Les entreprises européennes concurrentes des allemandes ont cessé de représenter un danger quelconque.

Les exportations allemandes ont donc continué de progresser à moindre coût, autrement dit sans besoin d'investissement supplémentaire. Certes, la très modeste reprise de la consommation outre-Rhin et le « tournant énergétique » ont également fait bondir les importations. Mais pas assez, puisque l'investissement est en recul outre-Rhin : la moindre concurrence le rend moins nécessaire. L'excédent allemand a donc continué de s'élargir, tandis que certains pays, comme les Pays-Bas, par exemple, passait, faute de ne pouvoir rivaliser avec l'Allemagne, dans le camp des « pays malades. »

L'Allemagne renforcée par la reprise dans les pays du sud

L'Allemagne sort donc plus forte que jamais de cette crise qui a été gérée par la chancelière Merkel au mieux de ses intérêts. Du coup, même la reprise des pays périphériques contribue à creuser l'écart. Hier, on pouvait remarquer que les commandes à l'industrie allemandes étaient en forte hausse en raison des commandes en provenance de la zone euro. Et oui, pour exporter, il faut souvent des biens d'équipement. Et sur ce marché, les Allemands n'ont plus de rivaux ou presque. Du moins en Europe. Bref, plus les pays sous programme exportent, plus l'excédent allemand sera fort. C'est la conséquence de la politique engagée en 2010.

La Commission, agent subalterne de Berlin

Le brusque réveil de la Commission n'est rien d'autre qu'une critique de sa propre impuissance et de son propre aveuglément. C'est la mise à jour de l'absurdité de ce discours moral colporté chaque jour de 2010, 2011 et 2012 face à une situation économique qui s'aggravait.

En réalité, si nul ne peut croire à ce discours de la Commission, c'est qu'elle n'est plus qu'un élément secondaire dans l'architecture institutionnelle européenne. Depuis 2010, la politique de l'Europe se fait à Berlin et la Commission suit. Elle a été incapable d'imposer durant la crise une vision crédible de l'économie européenne, elle n'a jamais su défendre un « intérêt général » européen. Elle a préféré celle que lui dictait la chancelière Merkel : une addition d'économies nationales jouant chacune leur propre partition.

Le plan Merkel en préparation va à l'opposé des demandes de Bruxelles

Comment une telle institution pourrait faire rendre raison à l'Allemagne ? Angela Merkel prépare en réalité déjà un nouveau plan qui, loin d'aller dans le sens nouvellement défendu par Olli Rehn et José Maria Barroso, vise encore à creuser les déséquilibres. Elle pourrait défendre une modification des traités afin d'imposer de façon contraignante la réduction des déficits aux pays européens. Ce serait l'institutionnalisation du processus décrit plus haut, dont on a vu les conséquences très positives pour l'économie allemande.

Et Bruxelles ne serait que le bras armé chargée de faire respecter cette nouvelle loi d'airain. Décidément, la raison du plus fort est toujours la meilleure…

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a écrit le 14/11/2013 à 5:38 :
Cette article est un tissu d'âneries.

Vous mettez en regard à plusieurs reprises, pour créer la confusion, des déficits (budgétaires) et des excédents (commerciaux) qui sont de nature différente, et ne sont ni la cause ni les résultats les uns des autres. Les réformes attendues des pays du Sud, et mises en place avec un début de succès par la Grèce, le Portugal et l'Italie, quoi que vous en disiez, sont celles qui à terme amèneront une réduction de leur coûts de production. Avec une compétitivité retrouvée, leurs produits trouveront naturellement une place à l'export. Mais même dans l'hypothèse de fortes exportations, ce n'est pas cela qui réduira pour autant les déficits publics, j'espère que vous en êtes conscient.

En attendant, on ne peut reprocher à l'Allemagne de produire les meilleurs produits au meilleur coût, ni à ceux qui les achète de faire le choix optimum. Que je sache, l'Allemagne dispose d'un état de droit qui assume pleinement ses fonctions régaliennes, et la qualité de son système social interdit de parler de dumping social. Si d'autres pays souhaitent concurrencer l'Allemagne, il leur appartient à eux de faire des efforts.

Je ne suis donc d'accord avec vous que sur un seul point : l'enquête ouverte par la commission est une manoeuvre purement politique. Je suis prêt à parier qu'elle n'aboutira sur rien, tout simplement car comme vous le soulignez ses deux instigateurs n'y croient pas eux-mêmes.

Pour votre information, dans la fable, c'est la fourmi qui travaille et amasse, et la cigale qui dépense sans compter.
a écrit le 12/11/2013 à 23:08 :
Encore un excellent article de monsieur Godin!
a écrit le 12/11/2013 à 17:13 :
Au bout du compte c'est le client qui décide. S'il veut des produits allemands pourquoi se tournerait-il vers des équivalents (s'ils existent) français ?.
a écrit le 11/11/2013 à 11:16 :
Relisez la cigale et la fourmi
a écrit le 10/11/2013 à 22:18 :
Maquillages
Au fil des articles, il est assez frappant de voir La Tribune adopter sous la plume de Romaric Godin une ligne antiallemande (je n'ai pas dit germanophobe) et force est de constater qu'elle n'est pas isolée. Il n'est plus rare désormais de lire ou d'écouter des journalistes économiques pourtant proches des libéraux et peu suspects de souverainisme qui développent cette théorie à la mode des déséquilibres qui seraient générés par les excédents. Sans doute se sentent-ils renforcés en cela par les récentes admonestations du Trésor US , et qu'importe s' il n'est pas vraiment le mieux placé pour cet exercice...Que reproche-t-on au premier partenaire économique et commercial de la France? De trop exporter, d'être trop compétitif, ''d'avoir--construit-un-modèle-exclusivement-basé-sur-l'exportation'' détruisant de ce fait la compétitivité des pays du Sud qui, étant dans la zone Euro, ne peuvent recourir à la compensation d'une dévaluation. Si l'Allemagne exporte beaucoup, ce n'est pas qu'elle a échafaudé je ne sais quelle stratégie machiavélique pour écraser ses concurrents, mais que sa longue tradition industrielle lui permet de produire des biens d'équipement de haute qualité dont désormais les pays émergents ont un besoin croissant. En second lieu, le poids de la réunification est toujours occulté alors qu'il a été proprement gigantesque et a plongé l'Allemagne dans une crise profonde dès la fin des années 90. Sans chercher à en imputer la responsabilité à d'autres, elle a mené les réformes dures mais indispensables à la sauvegarde de sa compétitivité sous l'impulsion de Gerhard Schröder, l'Agenda 2010; on connaît la suite...Dans les même temps, les pays du Sud, dont on dit maintenant qu'ils souffrent de l'Euro étaient trop heureux de pouvoir grâce à lui s'endetter à bon marché; malheureusement, ce n'était pas pour investir dans l'avenir...Ah oui...voilà que je tombe dans les arguments d'ordre moral que disqualifie R.Godin. Eh bien oui, si les pays du Sud et la France n'ont pas su maintenir leur compétitivité, c'est leur responsabilité et non celle de l'Allemagne! Cela ne veut pas dire qu'il faille les ''punir'' ou ne pas les aider, mais qu'il faut ne pas tordre les réalités! Quant à l'Allemagne, certes, elle a encore un chemin à faire pour prendre toute sa part dans la marche de l'Europe mais ce n'est pas en la montrant du doigt de cette façon totalement incompréhensible pour elle. Pour l'amener à plus de ''coopération'', il faudrait commencer, en ce qui nous concerne, à être crédible, ce qui ne veut pas dire adopter le ''modèle allemand'' ( ce que Berlin ne demande même pas -chaque pays a ses spécificités et son histoire-) mais simplement consentir aussi des efforts de réformes et de saine gestion des comptes publics sous la forme que l'on voudra mais qui soient réels et non en trompe-l'oeil dans l'attente d'une reprise mondiale hypothétique, ou ''mieux'' encore, en espérant faire ''payer l'Allemagne qui aurait honteusement profité des autres''...Arrêtons une fois pour toutes la politique du bouc émissaire -même maquillée sous un vernis de théorie économique- qui n'a jamais rien résolu!
Imaginons que la France doive demain répondre à une demande mondiale massive de ses TGV, Rafales, parfums, produits pharmaceutiques, Champagne,etc. qui songerait à lui dire qu'elle déséquilibre l'économie mondiale?
a écrit le 08/11/2013 à 16:13 :
Très intéressant article macro-économique qui m'interroge à un niveau beaucoup plus concret : la résistance au changement.
C'est aspect est à mon sens la clé à saisir pour se sortir du marasme économique actuel. Les allemands ont intégré l'idée que le design est stratégique et nous français sommes à la traîne dans ce domaine. Ne nous victimisons pas derrière ces aspects macro-économiques, et prenons des risques, c'est le bon moment!
Précision, je suis designer et en Msc Innovation & Design Thinking.
a écrit le 08/11/2013 à 12:36 :
puisque la barrière idéologique de la sortie de l euro avant son explosion ne semble pouvoir être franchie, puisque un peu de protectionnisme intelligent non seulement nous est interdit par l UE mais en plus peu vous valoir de vous faire traiter de fasciste.......il faudrait que nos politiques ou nous même les peuples se mettions d accord entre pays du sud pour boycotter les produits allemands ( douce utopie certes mais pas déclaration de guerre puisque c est bien eux qui l ont déclaré, simple légitime défense....peu être même les salariés allemands auront la lucidité de nous remercier un jour ) Ceci aurait pour effet presque instantané -pas de régler tout les problèmes- mais de calmer un peu ce parasitisme allemand.........Au vu des commentaires sous cet article, au moins la moitié des gens par idéologie pure et simple (souvent importée d ailleurs creuset national: "gentils champions, méchants assistés") ne comprennent même pas ce qu on reproche à l Allemagne........comme toujours, l idéologie assénée en propagande (cet article ressemblant bien à une exception) est le plafond de verre du moindre début de réflexion ...........c est pas gagné!
a écrit le 07/11/2013 à 23:07 :
L'Allemagne aurait grand intérêt à se retirer rapidement de l'Union Européenne ... !!!
Réponse de le 08/11/2013 à 11:59 :
Nous aurions grand intérêt à ce qu ils sortent ! tant que ça tient ils en profitent eux ! même si ils creusent leur tombe sachant que ça leur fera très mal à eux aussi l explosion.
a écrit le 07/11/2013 à 17:57 :
A la différence des autres pays club méd, (suivez mon regard), l'Allemagne fabrique et vends des produits correspondants à la demande et aux goûts des clients internationaux, contrairement à ses voisins G-O qui fabriquent ce qui bon leur semble sans trouver intéressant d'en référer ou de questionner ces mêmes clients internationaux concernant leurs attentes sur les produits.
Résultat, et bien on connait!.
Réponse de le 07/11/2013 à 19:06 :
Ils sont rigolos tous ces soumis qui adorent la férule teutonne ...
Réponse de le 07/11/2013 à 20:58 :
@ jalouser. Je suis votre regard et je ne vois que des pays sous la coupe de la troika qui, de son propre aveu, s'est trompée dans les solutions imposées aux pauvres Grecs, entre autres. Jalouser les Allemands ? Merci, mais non. Jamais, Vieille rancune familiale.
a écrit le 07/11/2013 à 16:56 :
si on resume l article, si les grecs, italiens francais ... sont hors course, c est de la faute a Merkel ... Un peu court non ? Est ce merkel qui a insite les espagnols (ou les francais) a faire gonfler une belle bulle immobiliere ? Mme Merkel a t elle force Sarkozy a creer le Scellier, PTZ ou autre ??
Pire l europe n est pas seule au monde. Donc si l allemagne devient moins competitive comme le souhaite l auteur, c est pas telleöemt la grece qui va en profiter (car ils ne fabriquent plus grand chose) mais les japonais ou les chinois
Réponse de le 07/11/2013 à 23:17 :
mais comprenez ! Si l'Allemagne perd sa competivité elle sera dans la même m**de que le reste de l'Europe. Donc si tout le monde est dedans on (les politicards) n'ont plus de craindre un bon exemple qui montre à leurs électeurs combien ces même politicars sont nuls ...
Si l'Allemagne continue d'être forte alors ces politicards doivent expliquer à leur électorat pourquoi l'Allemagne y arrive et pas leur propre pays. Et parce qu'ils n'arrivent pas à expliquer sans avouer qu'ils ont tous raté ils d'arrêtent pas à dire: C'est la faute de l'Allemagne et qui je saches. Et ils devront devenir moins performants par solidarité ...
a écrit le 07/11/2013 à 16:53 :
Pour une fois, rien à ajouter à l'article. Très bon.
a écrit le 07/11/2013 à 15:59 :
Je suis alle en Chine recement et il y a des Mercedes, des Porsh, des BMW a chaque coin de rue… J’ai vu aucune marque francaise.
Il faut arrete avec les allemands, les mecs se bougent et reussissent, c’est completement ridicule de les jalouser… c’est quoi cette mentalie de merde!
Réponse de le 07/11/2013 à 16:54 :
Intervention ridicule. M Godin déroule un raisonnement économique. Ni la morale, ni la jalousie ne font partie de la sphère d'analyse.
a écrit le 07/11/2013 à 15:42 :
Logique que les Français ne comprendront jamais comment l'Allemagne est supérieure et efficace. La France ne jouera jamais dans la même ligue. Désolé. Et dire que l'Allemagne détruit ses concurrents: là on voit la mentalité socialiste des Français et voilà pourquoi ils ne réussissent point.
Réponse de le 07/11/2013 à 23:20 :
Sauf aveuglement partisan, comment peut-on défendre que la Commission Européenne, comme le FMI de concert, après les USA, ne comprennent rien à l'Allemagne, aveuglés par une mentalité socialiste de Français ?
a écrit le 07/11/2013 à 15:36 :
Article bidon. Ce n'est pas l'Allemagne qui est extrêmement forte et qui tue ses concurrents, ce sont les pays du sud en Europe qui ne savent rien faire comme il faut, la France incluse.
Réponse de le 08/11/2013 à 10:05 :
Ah oui effectivement, l'argument est imparable...
a écrit le 07/11/2013 à 15:14 :
Laissons agir Mme Merkel, pas de garde fou !!! le résultat : si Madame continue sur cette lancée, l'Europe explosera et fini la monnaie unique. les Pays étranglés par cette politique monétariste à outrance ne fera que faire ressurgir le populisme. Mme Merkel ne défend que les intérêts de l'Allemagne et rien d'autre. elle ne pense pas Europe.
Réponse de le 07/11/2013 à 15:44 :
C'est vrai, elle ne défend que les intérêts de l'Allemagne, elle est tout le contraire de F. Hollande, N Sarkozy, prêts à sacrifier tout!!!! Attendons Marine qui mettra de l'ordre, vite fait! 1 euro = 1 nouveau franc nouveau.
a écrit le 07/11/2013 à 14:06 :
Je me souviens des années 90, quand l'Industrie nous semblait si "has been" qu'on désindustrialisait à tout va... pour promouvoir la prestation de service, la force de vente, le marketing... Bref notre malheur actuel. Nous avons fait un choix économique qui ne fait plus tourner notre économie. Pas besoin d'aller chercher loin. Laissons les Allemands tranquilles.
Réponse de le 08/11/2013 à 16:06 :
C'est aussi dans les intérêts des Allemands d'avoir une UEM efficiente, vu l'importance des exportations intra-européennes. Si la réussite des Allemands est indéniable hors d'Europe, elle n'est rien en comparaison avec l'importance du marché européen.
a écrit le 07/11/2013 à 14:06 :
Je me souviens des années 90, quand l'Industrie nous semblait si "has been" qu'on désindustrialisait à tout va... pour promouvoir la prestation de service, la force de vente, le marketing... Bref notre malheur actuel. Nous avons fait un choix économique qui ne fait plus tourner notre économie. Pas besoin d'aller chercher loin. Laissons les Allemands tranquilles.
a écrit le 07/11/2013 à 13:43 :
Il y a quelques mois, il y avait un article qui parlait du faible différentiel de croissance entre Allemagne et France. Il y a eu aussi un article montrant comment des pays, notamment l'Espagne, regagner des parts de marché a l'export.
C'est un peu contradictoire...
Un article aussi long, sans un seul chiffre, nous fait vite oublier que l'Allemagne fera moins de 1% de croissance en 2013, a peine mieux que la France, un peu moins que le Royaume-Uni.
a écrit le 07/11/2013 à 13:17 :
Meilleur article lu cette année sur la crise en Europe. Full stop. Félicitations.
TTSO
Réponse de le 07/11/2013 à 20:15 :
I <3 TTSO

Merci pour votre mail qui me donne toujours le sourire, chaque soir ;)
a écrit le 07/11/2013 à 13:03 :
Elle prend une posture de volte-face pour faire illusion sur ce qu'elle est. Lire la dernière moquerie de DSk et le commentaire de Deutscher Michel, franc et clair. Ya plus qu'à saborder le foirail ou y rester esclave décadent.
a écrit le 07/11/2013 à 12:58 :
"Et oui, pour exporter, il faut souvent des biens d'équipement. Et sur ce marché, les Allemands n'ont plus de rivaux ou presque. Du moins en Europe. " Je confirme ce que vous dites dans l'article. On a des projets en allemagne qui prennent du retard car les fournisseurs sont débordés de commandes en raison de la faillite de leurs concurents européens ...
a écrit le 07/11/2013 à 12:45 :
Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE et surtout à l'Union Monétaire par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany qui étouffe et empêche leurs propres économies de se développer. Les bénéfices ainsi réalisés par nos entreprises dans les pays sur-endettés, y compris la Grèce, le Portugal, l'Italie, Espagne et la France étant surtout réinvestis par celles-ci hors de la Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes d'ailleurs en train de coloniser en rachetant tout ce qui est privatisé, ce devrait nous donner le contrôle économique sur ces pays. Que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), croyez moi, c'est bien le dernier des soucis des Allemands. L'Italie est destinée à faire partie du tiers monde à plus ou moins brève échéance, la France également mais à très long terme. Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve. Une sorte de néocolonialisme en somme. Et qui nous empêchera de quitter ce cirque qu'est l'UE, une fois que nous aurons reconquis en en prenant le contrôle économique, les « Ostgebiete » perdus après la deuxième guerre mondiale?
Réponse de le 07/11/2013 à 13:12 :
La prochaine votation européenne pourrais bien être la volonté exprimer du peuple a refuser cette Europe néocolonialiste.
Réponse de le 07/11/2013 à 14:07 :
On a rarement vu les elections europeenes changer la direction des politiques de l'U.E.
a écrit le 07/11/2013 à 12:45 :
Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE et surtout à l'Union Monétaire par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany qui étouffe et empêche leurs propres économies de se développer. Les bénéfices ainsi réalisés par nos entreprises dans les pays sur-endettés, y compris la Grèce, le Portugal, l'Italie, Espagne et la France étant surtout réinvestis par celles-ci hors de la Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes d'ailleurs en train de coloniser en rachetant tout ce qui est privatisé, ce devrait nous donner le contrôle économique sur ces pays. Que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), croyez moi, c'est bien le dernier des soucis des Allemands. L'Italie est destinée à faire partie du tiers monde à plus ou moins brève échéance, la France également mais à très long terme. Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve. Une sorte de néocolonialisme en somme. Et qui nous empêchera de quitter ce cirque qu'est l'UE, une fois que nous aurons reconquis en en prenant le contrôle économique, les « Ostgebiete » perdus après la deuxième guerre mondiale?
Réponse de le 07/11/2013 à 18:00 :
L'Allemagne a déjà perdu deux guerres, elle perdra celle là aussi -l'économique- par le seul fait de son arrogance ... !!!
a écrit le 07/11/2013 à 12:39 :
Maintenant tout est clair! L'Allemagne, plus que les autres, ne se fait pas d'illusion sur un fédéralismes européen, mais engrange un maximum, en gagnant du temps, avant que cela n'éclate définitivement par le fait de ses voisins!
a écrit le 07/11/2013 à 12:31 :
""L'argument dominant était alors d'ordre moral : Grecs, Portugais, Espagnols ou Irlandais et bientôt Français et Italiens avaient fauté en « vivant au-dessus de leurs moyens. »"" Quel choix autre que de vivre au niveau que l'euro apportai? Quel aurai été la position de la Commission si le pays n'avait pas agit ainsi? Le dogme ne donne pas de résultat positif et n'en donnera jamais!
a écrit le 07/11/2013 à 12:30 :
Mme Merkel ne lâchera rien . Elle qui a connu les délices de l'économie communiste , sait que la prospérité économique est le rempart le plus efficace contre toutes les menées national-socialiste et ou marxistes qui demeurent une menace latente en Europe et en particulier en Allemagne .
Alors, Barroso et Rehn peuvent gesticuler pour tenter de sauver leurs places, en vain.
Réponse de le 07/11/2013 à 12:38 :
Vous allez tomber de très haut très bientôt : quand votre pension sera versée un mois sur deux par exemple ... À force de réclamer la déflation, vous allez la vivre !
a écrit le 07/11/2013 à 12:25 :
José Manuel Barroso et Olli Rehn , un duo d'enfer.
a écrit le 07/11/2013 à 12:23 :
Une voix royale pour l'extrémisme, on verra le résultat aux prochaines élections européennes
a écrit le 07/11/2013 à 12:19 :
les excédents allemands sont dûs à leur productivité supérieure. Soit les autres pays européens rattrapent la productivité allemande (très très dur) pour attirer de nouveaux des capitaux (mais sans capitaux, pas de progression de la productivité), soit il ne fallait pas faire une union monétaire, dont le principal but était pour les technocrates européens (Delors en tête) de précéder et d'imposer la création d'un supra-état national (avec des supers fonctionnaires non élus), ce dont les peuples ne voulaient pas ... Et après, on dit que c'est la faute aux allemands.... la fable du bouc émissaire a de beaux jours devant elle ...
Réponse de le 07/11/2013 à 12:38 :
non les excédents viennent du fait qu'ils sont en situation de monopole sur certains secteurs. rien à voir avec la compétitivité
a écrit le 07/11/2013 à 12:15 :
Tout ce blabla pour dire deux choses simples:
1. l'Europe est -très- mal gérée
2. l'euro est une monstre financier, créateur de déséquilibres et de misère au sud.
Réponse de le 07/11/2013 à 21:01 :
+10000
a écrit le 07/11/2013 à 12:11 :
excellent
a écrit le 07/11/2013 à 12:08 :
Si cette commission avait ete moins nulre t fait respecter le maxi 3% de déficit,nous n'en serions pas là et nous aurions eu la force de combattre cette crise
a écrit le 07/11/2013 à 12:02 :
Le vrai problème n'est pas la gestion des excédents ou des déficits mais la perte de souveraineté sur les budget nationaux et l'harmonisation fiscale entre les pays membre de l'UE. Tant que ces points ne seront pas réglés, tout n'est que posture et gesticulation.
Réponse de le 07/11/2013 à 12:21 :
@GG75 : Bravo, que dire de mieux?
a écrit le 07/11/2013 à 12:00 :
C'est à cause de gens comme cela, des irresponsables, que les partis extrême droite (le FN en France) arrivent à grands pas en Europe !!! En attendant, ils s'en seront mis plein les poches !
Réponse de le 07/11/2013 à 13:24 :
Si vous n'avez toujours pas compris que loin d'être des irresponsables, ces gens font très exactement ce pour quoi ils ont été nommés, il vous reste bien du chemin à faire.

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