3 482 Pts (c)
+0,87 %
15 318 Pts (c)
+0,91 %
13 007 Pts (c)
-0,20 %
6 374 Pts (c)
+0,69 %
|
Eric Albert, à Londres | 18/10/2011, 09:31 - 471 mots
La "stagflation" semble faire son retour au Royaume-Uni. Tandis que la croissance est quasiment au point mort, les chiffres de l'inflation publiés ce mardi vont sérieusement inquiéter les économistes.
L'indice des prix à la consommation (CPI) atteint 5,2% en septembre, contre 4,5% en août. C'est au même niveau qu'il y a trois ans en septembre 2008, également ainsi le record depuis 1997, quand le CPI a été calculé pour la première fois. Avant le CPI existait le RPI (Indice des prix au détail, qui ne comptabilisait pas les paiements des prêts immobiliers). Celui-ci a atteint 5,6% en septembre, au plus haut depuis vingt ans (juin 1991 pour être précis)(retrouvez ici l'ensemble des statistiques en anglais).
Cette flambée des prix vient avant tout des factures en gaz et électricité des ménages. Celles-ci ont augmenté respectivement de 13% et 7,5%. Les fournisseurs britanniques d'énergie ont multiplié les hausses de prix ces derniers mois. Ils sont désormais sous une très forte pression politique pour mettre fin à ces augmentations, mais ils répondent que le prix du gaz sur le marché international augmente (un grande partie de l'électricité est produite au gaz).
Plus inquiétant, l'inflation semble atteindre l'ensemble des segments de l'économie. Les prix des vêtements ont progressé de 4,4% sur le seul mois de septembre, la plus forte hausse depuis 2002. Les nouvelles collections d'automne sont habituellement le moment d'une hausse des prix, mais son ampleur a surpris.
Cette flambée de l'inflation britannique arrive alors que l'économie est en plein ralentissement. La croissance au deuxième trimestre n'a été que de 0,1% et tous les indicateurs du troisième trimestre pointent vers une décélération. C'est pourquoi le spectre de la "stagflation", qui a disparu depuis le début des années 1980, revient.
Pour la banque d'Angleterre, cela relève du cauchemard. Officiellement, son objectif est de maintenir l'inflation autour de 2%. Bien que l'inflation soit nettement au-dessus de ce seuil depuis des années, l'institution garde son taux directeur au plancher, à 0,5%, estimant que la hausse des prix devrait à terme chuter. Elle note en particulier que les salaires ne sont pour l'instant pas entrés dans une spirale inflationniste. De plus, la hausse de la TVA en janvier dernier (de 17,5% à 20%) a augmenté artificiellement l'inflation.
Le problème est que la banque d'Angleterre répète cet argument depuis des années, et que l'inflation ne chute pas. Pire: elle vient de relancer un exercice de desserrement monétaire, injectant 75 milliards de livres dans l'économie. "Nous nous demandons combien de temps la banque d'Angleterre peut continuer avant de perdre sa crédibilité dans la lutte contre l'inflation", s'interroge Azad Zangana, économiste chez Schroders. La banque d'Angleterre, et beaucoup d'autres économistes, répondent que le véritable problème est le ralentissement économique, et que de lutter contre une inflation qui vient de facteurs extérieurs (TVA, prix du pétrole et du gaz, ...) n'aurait pas de sens. Mais cela n'en rend pas moins la position de la banque d'Angleterre particulièrement inconfortable.
|
|
LUDO31 a écrit le 26/11/2011 à 08:06 :
voilà l'effet de la planche à billet
EIFFEL a écrit le 23/11/2011 à 12:03 :
L'inflation permet à l'Etat de se désendetter sans augmenter les impôts et peut être considéré comme une bonne chose. L'europe y viendra aussi tôt ou tard !
Jean a écrit le 18/10/2011 à 20:48 :
Ca fait au très longtemps, plusieurs années, que le gouverneur de la Banque Centrale anglaise, Mervin King, affirme que "l'inflation est maitrisée, elle va bientôt baisser dans un avenir proche". Et depuis ce temps l'inflation ne cesse de monter. Ce sont des mensonges absolument honteux pour justifier une politique de taux bas qui profite au lobby bancaire, au détriment de la population .IL faudrait que de tels mensonges cessent et soient sanctionnés.
fab a écrit le 18/10/2011 à 12:49 :
l'Angleterre comme les USA font fonctionner la planche a billet, donc pas surprenante cette inflation, et ca n'est certainement que le debut. Il est dit que les prix du gaz flambent, bizarre alors qu'il y a une quantite enorme de gaz sur cette planete, ah oui c'etait, j'oubliai, le fait de prix fixes artificiellement et arrimes au cours du Petrole par la Russie... tout simplement honteux
yvan a écrit le 18/10/2011 à 11:57 :
Ils feraient mieux de sortir de l'Euro... Non, je plaisante. Avec les aides de la Zone Euro, ils devraient s'en sortir.
Anglettre France un partout la ballle au centre a écrit le 18/10/2011 à 11:38 :
C'est une spoliation organisée des porteurs d'obligations libellées en sterling ou de déposants en sterling, c'est ce que veut sans doute, on peut le penser, faire Sarkozy avec l'euro mais les allemands ou les néerlandais ne sont pas d'accord on peut les comprendre. C'est tellement pratique de spolier les épargnants étrangers et les épargnants tout court. En France on spolierait donc, si ce que fait la Banque d'Angleterre était répliqué, les petits épargnants en euro mais comme les français sont chouchoutés avec la rente immobilière (déductions SELLIER, déductions machin, exonération des plus-values immobilière malgré toute l'esbroufe de fausses décisions, déductions truc, et le trou du déficit qui s'agrandit incroyable mais vrai, on est bien au pays des shadoks), eh bien ils ne diront rien, leur capital étant pour l'essentiel préservé. Sauf que l'Etat français et les collectivités locales, sans parler des banques, risquent la faillite, ça peut venir plus vite qu'on ne le pense, c'est déjà le cas de beaucoup de banques en Angleterre et en Irlande et pas des moindres, les nôtres ne sont pas si bien que ça, on ne nous fera pas croire le contraire malgré toutes les dénégations de la part de politiques et hauts fonctionnaires; plus incompétents et plus nuls les uns que les autres
yakafokon a écrit le 18/10/2011 à 11:35 :
Un avant goût de ce qui nous attend après les élections...sans compter l'explosion des impôts de toute sorte....la saint Barthélémy du contribuable
le temps passe lentement au pays du n'inporte quoi et dans le contexte qu ya le feu a répondu le 18/10/2011 à 12:28:
Les élections c'est très loin...sept moins dans le contexte actuel ça équivaut à des années peut être 10 soit le même temps depuis la création de l'euro et de l'ouverture des frontières à tous vents et de la délocalisation à tout crin et de la spéculation à toute beurzingue..et de la fraude fiscale yabon banania (TVA sur les voitures et produits de luxe, sur les revenus du capital, IR sur les détournements de rémunérations vers les paradis fiscaux ou IS sur les commissions et rétrocessions des fournisseurs notamment asiatiques pour les importateurs français ou européens peu scrupuleux et il y en a légion puisque le fisc est une passoire...