Pétrole : les profits de Shell s'effondrent de près de 90%

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Le géant pétrolier anglo-néerlandais, qui compte finaliser sa fusion avec le groupe gazier BG Group (ex-British Gaz) le 15 février, assure que cela lui permettrait de réaliser pour 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts.
Le géant pétrolier anglo-néerlandais, qui compte finaliser sa fusion avec le groupe gazier BG Group (ex-British Gaz) le 15 février, assure que cela lui permettrait de réaliser pour 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts. (Crédits : © Arnd Wiegmann / Reuters)
Le géant pétrolier a enregistré un bénéfice de 1,94 milliard de dollars en 2014, à cause de la chute des prix du pétrole. Un an plus tôt, les profits de Shell atteignaient les 15 milliards de dollars.

Royal Dutch Shell a fait état jeudi 4 février de son plus faible bénéfice annuel depuis 13 ans. La première "major" européenne, dont les actionnaires ont approuvé la semaine dernière le rachat de BG pour 49 milliards de dollars (44 milliards d'euros), a ainsi précisé que son bénéfice net annuel avait fondu de 87% en 2015, à 1,94 milliard de dollars 1,74 milliard de dollars), niveau conforme aux anticipations des analystes financiers. En 2014, ses profits grimpaient à 15 milliards de dollars.

| Lire Pétrole : vers un accord entre l'Opep et la Russie pour soutenir les prix ?

Des investissements en baisse de 8,4 milliards de dollars

Comme ses concurrents, Shell a réduit la voilure en 2015 face à la chute des cours du pétrole -le 1er janvier 2015, le Brent était coté à 56,42 dollars, le 1er janvier 2016, il ne valait plus que 37,28 dollars-. Les investissements sur l'ensemble de 2015 sont ressortis à 28,9 milliards de dollars, soit 8,4 milliards de moins qu'en 2014. En prenant en compte BG, Shell prévoit des investissements de 33 milliards de dollars cette année, soit un recul de 45% par rapport au total combiné de 2015. Shell a par ailleurs noté avoir cédé pour 5,5 milliards de dollars d'actifs l'an dernier.

Le géant pétrolier anglo-néerlandais, qui compte finaliser sa fusion avec le groupe gazier BG Group (ex-British Gaz) le 15 février, assure que cela lui permettrait de réaliser pour 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts et de maintenir ainsi son dividende à 1,88 dollar par action en dépit de la baisse des prix du pétrole.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/02/2016 à 2:00 :
Vous titrez "Le géant pétrolier a enregistré un bénéfice de 1,94 milliard de dollars en 2014" ce ne serait pas plutôt 2015?
a écrit le 04/02/2016 à 11:51 :
La chute des cours de pétrole, un assainissement salvateur de notre vieille économie conservatrice, pourvu que ça dure.

L'avantage c'est qu'avec des dirigeants incapables de redonner du pouvoir d'achat aux ménages ça devrait durer encore longtemps.

Merci beaucoup à la stupidité, l'avidité et la servilité de nos décideurs politiques et économiques.

Quoi qu'ils sont capables de nous faire payer directement ou indirectement les pertes financières de leurs actionnaires... Et ça commence déjà avec total a qui on a autorisé des forages pour le gaz de schiste, l'économie qui est en train de mourir, dans le nord de la france. Pauvres pétroliers en difficulté, faut bien les aider hein...

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