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À Aix-en-Provence, la mobilité au cœur de « thecamp »

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Inauguration du campus thecamp à Aix-en-Provence le jeudi 28 Septembre
Inauguration du campus "thecamp" à Aix-en-Provence le jeudi 28 Septembre (Crédits : Corinne Vezzoni et Associés Architecte pour thecamp – Golem Images)
Aix-en-Provence inaugure ce jeudi un campus d’un genre nouveau. «thecamp» est autant un pôle universitaire qu’un laboratoire d’expérimentation pour l’avenir.

Avec ses 12 000 m² de bâtiments futuristes nichés dans les collines provençales, thecamp se présente comme l'université de demain. Inspirée de la Singularity University (SU) de San Francisco, ses objectifs se distinguent de ceux du projet californien par leur tonalité verte : « La SU se concentre sur le transhumanisme, alors que thecamp s'intéresse aux enjeux d'insertion sociale et d'environnement », explique Benoît Bailliart, directeur du « Urban-Lab ».

Le « Urban-Lab » se consacre à l'expérimentation de projets avec une attention particulière portée aux économies d'énergie : « On a un plan d'action sur cinq ans avec une série d'engagements à tenir, dont un tiers sont liés à l'énergie », poursuit Benoît Bailliart. Si l'objectif reste d'atteindre les 100% d'autonomie, actuellement, 15% du campus est autonome en énergie.

Navette autonome et « V2G »

Au sein de cet axe énergétique, la mobilité tient une place prépondérante. Un service de bus électriques et une navette autonome (la Demoiselle) seront opérationnels dès l'inauguration. Mais une expérimentation attire l'attention : le Vehicle-to-grid (V2G). «  On a conçu un micro-grid en autoconsommation sur le campus. Dans ce réseau, les véhicules jouent un rôle d'équilibrage en réinjectant de l'électricité à différents points-clés », explique Benoît Bailliart.

Pour un rendement maximal, il faut que le conducteur recharge à certaines heures de la journée ou à des bornes identifiées via une application mobile. Là aussi, « thecamp » innove en créant un système d'incitation : le « pacacoin », une monnaie solaire virtuelle que l'utilisateur cumule en effectuant les bons gestes. « Plus le conducteur a une démarche énergétique positive, plus il engrange de pacacoins avec lesquels il peut acheter son magazine à la gare ou une baguette de pain », affirme Benoît Bailliart.

Le projet, qui fait partie du programme Flexgrid, se déploie avec le soutien de Vinci, Accenture et SNCF Gares & Connexions. Une fois l'expérimentation terminée, fin 2018, le modèle pourrait se déployer à l'échelle d'un macro-grid, en dehors du campus.

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Commentaires
a écrit le 28/09/2017 à 10:01 :
Il reste un problème de flux à résoudre, celui de la mobilité et de la diversité de la production, mais à une échelle beaucoup plus importante. On ne pourra se satisfaire des apports restreints de quelques bâtiments dotés de panneaux solaires et de quelques sites concentrés dont le schéma actuel reste calqué sur une production très centralisée.
Un modèle basé essentiellement sur des flux unidirectionnels parait un peu limité.

Le secteur de l’énergie est actuellement très intéressant, car dans une période d’évolution, tout comme le furent l’arrivée de la micro informatique ou de l’Internet. Tout reste à faire.

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