Ce projet d'hydrolienne 100% "Made in France" qui dérange...

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Un montage visuel de l'hydrolienne de CMN et Hydroquest sur le site de Cherbourg de CMN
Un montage visuel de l'hydrolienne de CMN et Hydroquest sur le site de Cherbourg de CMN (Crédits : CMN)
Un consortium tricolore Searieus composé du chantier naval CMN, de la start-up grenobloise Hydroquest et de l'opérateur en énergie verte Valorem, propose aux pouvoirs publics une hydrolienne 100 % française. Mais l'Ademe trouve ce projet trop risqué...

C'est peut-être un projet qui dérange... De quoi parle-t-on ? D'une hydrolienne 100 % "Made in France", proposée par le consortium tricolore Searieus - le chantier naval Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), la start-up grenobloise Hydroquest et l'opérateur en énergie verte Valorem - dans le cadre d'un appel à manifestations d'intérêt (AMI) "Énergies marines renouvelables - Fermes pilote hydroliennes" lancé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Ce projet public prévoit l'installation au dernier trimestre 2015 de fermes pilotes hydroliennes marines sur deux sites, le Raz Blanchard en Basse-Normandie et la Zone du Fromveur en Bretagne.

Le projet de CMN et Hydroquest serait trop risqué, estimeraient de hauts fonctionnaires. Car face à Searieus se dressent, à l'exception du petit Poucet français Sabella basé à Quimper, de très grands consortiums aguerris à l'image d'Alstom et GDF Suez, de DCNS et EDF Energies Nouvelles, de Siemens et UNITe, de Voith Hydro et GDF Suez, qui ont été attirés par ce projet public doté d'une enveloppe de 120 millions d'euros. Mais ils proposent tous  une technologie étrangère... tandis que CMN et Hydroquest proposent de développer une filière française de la phase Recherche & Développement (R&D) à celle de la fabrication en passant par le design (Grenoble et Cherbourg).

Pour faire partie des heureux élus, Searieus estime qu'il faudrait que l'Ademe choisisse trois consortiums. Or, l'Agence, qui doit prendre une décision le 7 novembre (décision qui  devra être entérinée par le Premier ministre Manuel Valls), se dirigerait plutôt vers la sélection de deux consortiums, voire d'un seul. En complète contradiction avec la volonté gouvernementale de favoriser les ETI (entreprise de taille intermédiaire) à l'image de CMN (entre 70 et 150 millions de chiffres d'affaires en moyenne) et de Valorem ou encore les start-up françaises, comme Hydroquest.

Une filière 100 % française

Avec l'appui et l'expertise de l'Université de Caen, CMN et Hydroquest ont déposé le dossier Searieus le 16 mai dernier portant sur la réalisation d'une ferme pilote de 10 hydroliennes de 1,3 MW chacune dans la zone du Raz Blanchard raccordée au réseau électrique local pour une puissance totale installée de 13 MW (pour un coût de 60 millions d'euros environ). Les dix machines seraient mises en service en 2019. Ils ont également proposé à l'Ademe une option avec sept machines pour une puissance installée de 9,1 MW (40 millions environ). L'objectif pour les deux partenaires est de tester l'installation et le fonctionnement d'une ferme d'hydroliennes à une échelle pré-commerciale. Et in fine, de valider le concept de cette machine sur le plan technique et commercial pour la proposer à l'exportation.

"Le projet Searieus représente une opportunité concrète de créer une filière 100 % française de l'hydrolien, au service de la transition énergétique, par l'alliance d'une start-up iséroise pour la conception (Hydroquest), d'un industriel normand pour la construction (CMN), et d'un énergéticien girondin pour l'exploitation (Valorem)", explique CMN dans un communiqué publié le 28 octobre à la suite de l'entrée de CMN dans le capital d'Hydroquest (10 %). Cette nouvelle activité serait développée à Cherbourg, une ville chère au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur les sites de CMN. Selon les différents scénarios de développement commercial, le chantier naval prévoit entre 500 et 1.000 emplois créés pour la fabrication et la maintenance de 350 à 1.050 hydroliennes. Ce pari gagné, il s'engage même à rembourser à l'Etat l'intégralité de l'avance remboursable de l'AMI.

Une expérience dans les hydroliennes

Pour ceux qui ont été surpris de voir débouler CMN et ses partenaires dans les énergies marines renouvelables, on rappelle au sein du chantier naval que le consortium ne part pas de zéro. Concrètement, Hydroquest, qui se partage neuf brevets avec son partenaire initial EDF et dix ans de recherche et développement (R&D), a installé depuis mai 2013 un prototype d'hydrolienne fluviale sur le fleuve Oyapock d'une puissance de 10 kVA pour alimenter en électricité la commune isolée en Guyane près de la frontière brésilienne, Camopi (plus de 1.600 habitants).

Ce dispositif présente l'avantage sur le photovoltaïque de produire une énergie prévisible, nuit et jour, sans intermittence mais liée à la vitesse du courant du fleuve. Une expérimentation qui permettra si elle est concluante une diversification des sources d'énergies renouvelables pour les communes isolée de l'intérieur de la Guyane et d'ailleurs. Un projet est également en cours à Orléans où Hydroquest doit installer cette semaine une machine. Au total, cinq machines sont actuellement en service. CMN et Hydroquest estiment que l'Afrique avec des infrastructures déficientes représente un fort potentiel commercial.

De l'hydrolienne fluviale à l'hydrolienne marine

C'est à partir de l'architecture de l'hydrolienne fluviale jugée très prometteuse que CNM et Hydroquest ont développé une hydrolienne marine 100 % française. "Son concept simple et robuste réduit les coûts de fabrication, d'opération et de maintenance", estime le patron du développement de l'activité Energies marines renouvelables chez CMN, Guillaume Gréau. Selon lui, le rendement de cette machine de 230 tonnes, qui a été testée dans les centres d'essai de la direction générale de l'armement (DGA), est estimé à 40 %, "autant que les meilleures machines" actuellement sur le marché. Et l''estimation serait plutôt conservatrice.

Pour autant, cette hydrolienne bénéficie d'astuces technologiques intéressantes. D'abord les turbines à flux transverse sont très peu sensibles à l'orientation du courant. Ce qui n'est pas le cas de toutes les hydroliennes en service actuellement. En outre, CMN et Hydroquest peuvent augmenter la puissance grâce à la modularité de Searieus. "Il y a la possibilité de rajouter des étages pour s'adapter aux différentes profondeurs", explique Guillaume Gréau. Enfin, l'hydrolienne est surélevée de 8 à 10 mètres du sol pour éviter les dommages provoqués par les pierres entraînées par les forts courants du Raz Blanchard. Une recommandation de l'université de Caen.

CMN prêt à investir su Cherbourg

Pour CMN, qui devra investir 5,7 millions d'euros dans le projet du Raz Blanchard avec à la clé entre 100 et 150 emplois, c'est l'opportunité de se lancer dans les énergies marines renouvelables. D'autant que le marché France et Grande-Bretagne représenterait entre 7 et 11 GW. Selon Guillaume Gréau, le marché mondial serait évalué à 70 GW (soit environ 35.000 machines). Le projet public piloté par l'Ademe devrait permettre aux industriels d'acquérir une expérience en vue de consolider leurs futures offres commerciales en France et à l'international.

Dans ce cadre, CMN est prêt à investir jusqu'à 37 millions d'euros à Cherbourg. Car il prévoit la fabrication de 20 hydroliennes en 2020, puis une montée en puissance sur la période 2021-2027 (70 en 2021 puis 100 machines par an, soit 670 au total). Une activité qui pourra lui permettre d'amortir les cycles de la construction navale militaire très cyclique. Et de pérenniser le site de Cherbourg. Pour CMN, à l'image de DCNS, les énergies marines renouvelables peuvent devenir un vrai relais de croissance.

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a écrit le 02/12/2014 à 20:51 :
Un jour on se rendra compte que l'ADEME bosse pour les petroliers
a écrit le 11/11/2014 à 18:09 :
que la france respire, il y a des competances laisser les faire!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 04/11/2014 à 9:49 :
Enfin un projet français, on a pas de pétrole mais des idées !
La nation doit encourager cette entreprise et pas tout faire pour la faire couler car elle ne rapporte rien au CAC40.....
a écrit le 04/11/2014 à 8:59 :
Les avantages technologiques, la fiabilité et les autres paramètres dont économiques sont à comparer pour prendre la bonne décision, le seul argument de "taille" n'est pas un critère suffisant ! Cà rappelle le Titanic !
a écrit le 04/11/2014 à 8:59 :
Les avantages technologiques, la fiabilité et les autres paramètres dont économiques sont à comparer pour prendre la bonne décision, le seul argument de "taille" n'est pas un critère suffisant ! Cà rappelle le Titanic !
a écrit le 04/11/2014 à 8:19 :
Que l'état et les énarques arrêtent de s'occuper de tout !! et le pays pourra respirer et fonctionner.
les agences comme l'Ademe sont nuisibles aux citoyens , elles nous coûtent cher pour une efficacité à peu près nulle , même la Cour des Comptes le dit !!
a écrit le 04/11/2014 à 7:19 :
A notre très très chers hauts fonctionnaires, ils n ont pas du leur enveloppe...
a écrit le 03/11/2014 à 21:36 :
Il est probable que l'équipe présentant cet intéressant et novateur projet français à 100% manque d'enarques ou de X Mines, donc pas pris au sérieux par l'Ademe. Je les ai un peu pratiqués quand j'étais en activité et ça ne m'étonnerait pas du tout. Consternant en tout cas.
a écrit le 03/11/2014 à 21:02 :
Le moins que l'on pourrait attendre serait que cette société ait une ouverture sur le marché énergétique hexagonal ; les Anglais et Irlandais s'intéressent avec raison aux énergies marines ; nous avons vu tant d'autres innovations partir sous d'autre cieux et ces innovations ne sont pas incompatibles avec les autres acteurs ; il est vrai que nos banquiers ne sont pas les plus hardis mais venant de l'ADEME celà parait curieux ; la taille des entreprises est elle si importante dans plusieurs pays voisins des PME ont aussi de vrais succés ; venant des acteurs publics il serait sans doute préférable de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier surtout si c'est une technologie que nous pourrions complétement maitriser avantage important pour la durée de vie de ces équipements
a écrit le 03/11/2014 à 20:29 :
Pourquoi ne pas installer ces éoliennes en montagne (les Alpes, les Pyrénées). Le français moyen (la majorité) n'y va pas.
Réponse de le 03/11/2014 à 21:21 :
Les éoliennes font trop de bruit, les montagnards et les vaches ne les aime pas, du tout. Ils préfèrent la tranquillité et le silence pour dormir, réfléchir et pour ruminer sur les choses de la vie….
Réponse de le 03/11/2014 à 22:13 :
Ça va être compliqué, ce sont des hydroliennes qui vont sous l'eau. Pas des éoliennes.
a écrit le 03/11/2014 à 20:22 :
NOUS AVON SUR GRNOBLE LES INGENIEURS DE LA SOCREA ET NERPIC QUI POUREZ S OCUPER DE CE GRAND PROJET FRANCAIS???
Réponse de le 03/11/2014 à 20:32 :
Vous n'avez qu'un doigt pour écrire aussi mal ? N'écrivez qu'avec les voyelles, vous éviterez d'être celui qu'on sonne.
Réponse de le 04/11/2014 à 10:24 :
VOTRE CULTURE C EST L ECRITURE?MOIS CE SONT DE DONNES DES IDEES CHACUN SONT // DADA//???
Réponse de le 10/11/2014 à 19:52 :
@ verite: avoir des idėes, c'est bien. Mais quand on ne sait pas les mettre en forme, cela ne sert à rien du tout.....
a écrit le 03/11/2014 à 19:42 :
Il faut utiliser des entreprises françaises afin de développer ce secteur hautement stratégique. En plus cela va permettre de créer des emplois en France (développement, entretien et export par la suite si cela fonctionne bien). Il faut taxer de manière conséquente le pétrole et le nucléaire qui sont très bon marché par rapport aux désagréments qu'ils engendrent (énergies sales). Il faut développer ce type d'énergies vertes. C'est stratégique et vital pour l'humanité de se passer du pétrole et du nucléaire. (je me répète pour insister ...)
a écrit le 03/11/2014 à 19:39 :
Cela semble séduisant. Ce serait dommage de refuser une chance à une filière nationale. Celle-ci pourrait s'allier à un groupe pour se développer en France ou à l'export.
a écrit le 03/11/2014 à 18:02 :
encore un ministre ... qui une bagnole électrique , un aéroport , un barrage , un champ
d'éoliennes , une hydrolienne etc... coût de réalisation ? coût de possession ? Ils s'en foutent c'est nous qui payons !
a écrit le 03/11/2014 à 17:36 :
Il n'y a pas de grandes innovations et de beaux succès sans risque !
Gageons que si Google, Apple, Facebook, ... avaient été français, aucun financement ne leur aurait été accordé ni de la part des satellites de l'Etat, ni de nos banques frileuses.
Réponse de le 03/11/2014 à 18:36 :
+1
Réponse de le 04/11/2014 à 20:14 :
+1
a écrit le 03/11/2014 à 16:49 :
ne sert à rien. C'est une officine politique qui sort les rapports que les hauts fonctionnaires valident.
Le cas du CO2 est du même ordre : L'ademe a poussé au systéme malus/bonus uniquement basé sur le CO2. Une hérésie.
a écrit le 03/11/2014 à 15:13 :
« Le projet de CMN et Hydroquest serait trop risqué, estimeraient de hauts fonctionnaires » voilà le vrai pb des hauts!!! fonctionnaires hauts ne voulant rien dire sauf qu’ils sont associés au 2000 milliards de dette et 5 millions de chômeurs. Ces hauts fonctionnaires en général des aristocrates des structures institutionnelles françaises qui n’ont de compte à rendre à personne qui ont rendu leur hauteur indispensable à la médiocrité politique font la pluie et le beau temps de ce pays plus vers un temps de turbulence économique. Ce projet financé par le contribuable dont les hauts fonctionnaires se moquent comme de leur première chemise doit impérativement donner sa chance à ce consortium et si au bout les équipements ne sont pas au niveau des performances annoncées et bien tant pis pour une fois l’argent du contribuable aura servi pour une entreprise qui veut se lancer. Si les équipements sont à la hauteur de l’appel d’offre alors la possibilité à l’exportation s’ouvre en grand en sus du marché hexagonal. Le gouvernement doit demander une autre évaluation que celle de l’ADME peut-être trop influencée par les lobbies des concurrents dont les noms sont ceux qui « trainent » dans les ministères, à Bruxelles et autres pour fermer les marchés à la concurrence surtout si cette dernière est encore jeune dans l’énergie, les enjeux sont colossaux dont les actionnaires attendent de leur « poulain » un maximum de rentabilité ce qui est normal mais dans une compétition honnête non investie par les lobbies des grands groupes. Dernier point on parle de quelques dizaines de millions étant donné l’enjeu les montants sont dérisoires. Voulons nous des ETI internationales ou des ETI fragiles car dépendantes de grands groupes même si ces derniers ont aussi une importance indispensable dans notre économie. L’ensemble des entreprises ont leur place mais attention la France a tendance et cela depuis les années 60 à privilégier les grandes groupes au détriment de la possibilité de nouveaux entrants dans la compétition qui n’est plus nationale mais internationale. Notons au passage que le copinage politico-industriel est une maladie de notre pays pour cette raison le fait "d'associer" le nom du ministre de l'intérieur dans cette démarche me semble être contre productive.
Réponse de le 03/11/2014 à 20:42 :
+7 !!!
Réponse de le 04/11/2014 à 16:30 :
@SAMARIDA
Cazeneuve , a dit qu'il ne reviendrait jamais sur Cherbourg..Et le journaliste a omis de dire que les sous- marins nucléaires étaient aussi fabriqués dans cette ville, donc une main d' oeuvre performante .
a écrit le 03/11/2014 à 15:02 :
S'il ne trouvent pas de financement à l'ADEME, ils peuvent essayer de frapper à la porte de la BPI ou encore des Régions ...

Ou ils pourraient faire partie d'un grands consortium EDF / GDF Suez, les 2 grands peuvent faire un peu de place aux petits ....
Réponse de le 03/11/2014 à 17:11 :
Ou même essayer l'étranger! Ils ne seraient pas les seuls!
a écrit le 03/11/2014 à 14:53 :
L'ADEME est bien connue pour sa prudence. Qui dit investissement d'avenir dit pourtant qu'il faut prendre un risque.
a écrit le 03/11/2014 à 14:47 :
On a assez perdu de temps, il est urgent de développer cette filière. Si ce sont des grands groupes, tant pis ! Arrêtons de critiquer et agissons !
Vous voyez des petites start-ups demander des financements aux banques pour ce genre de projet coûteux et risqué ? Soyons sérieux.
a écrit le 03/11/2014 à 13:56 :
S'ils n'ont pas encore installé d'hydrolienne en mer, peut-être serait-il effectivement plus sage de les aider à réaliser un prototypage avant de se lancer dans un projet de plusieurs hydroliennes (et millions d'euros) ?? Le fluvial est très différent du maritime et les essais en bassin ne remplaceront jamais les essais en mer, la construction navale en témoignant largement. A suivre, leur souhait des courants plus porteurs.
a écrit le 03/11/2014 à 13:01 :
Petites précisions quand même.
Hydroquest et ses partenaires communiquent beaucoup sur le fait d'être la seule hydrolienne 100% française... Pour rappel Sabella fait du 100% français depuis longtemps (prototype dans l'Odet en 2008, Sabella D10 en cours de construction entièrement en France)... Quand on parle de 2 projets retenus on ne parle d'ailleurs que du Raz Blanchard, il ne faut pas oublier le Fromveur où Sabella est la seule à avoir postulé, avec GDF.
Pour la défense de l'Ademe, Hydroquest n'a pas encore démontré le fonctionnement de sa machine en mer (très différent des rivières !)...
a écrit le 03/11/2014 à 12:40 :
Ce serai vraiment triste si avec tous ces discours pour développer l'entreprise française si le gouvernement français optait encore pour la voie de l'achat de technologie étrangère, surtout connaissant le fonctionnement de la plupart de ces sociétés mixtes où la valeur ajoutée française est généralement réduite. D'autre part DCNS, n'a t'elle pas déjà une hydrolienne en essai en Bretagne depuis avril 2014 ?
Réponse de le 03/11/2014 à 13:03 :
Faux, elle a été installée à l'hiver dernier et a été ressortie de l'eau au printemps après quelques mois d'essais...
Et c'est une technologie irlandaise que DCNS a racheté...
a écrit le 03/11/2014 à 12:39 :
Le marché mondial est limité à 70GW. Or la Chine à elle seule a plus de 1000GW de capacité installée, et aussi juste l'éolien et le solaire déjà installé en Allemagne dépassent déjà ce chiffre à 72GW.

Mais pour autant l'hydrolien n'est pas facile à développer, les premiers modèles montrent bien que les investissements nécessaires sont lourds, tout cela pour une solution qui ne pèsera jamais qu'à la marge sur la production mondiale.
On ferait mieux de ne pas y perdre trop de temps, et de réfléchir plus aux solutions qui ont un vrai potentiel.
a écrit le 03/11/2014 à 12:33 :
C est normal qu ils ne décrochent pas le marché, les start up ne recycle pas en interne les fonctionnaires et politiques.
a écrit le 03/11/2014 à 12:33 :
La bêtise de certains de nos entrepreneurs va finir par proposer une station orbitale avec des navettes spatiales "made in France", une usine à camions "off-road" et transporteurs de missiles ICBM "made in France" et d'autres murailles de Chine sous ce label. On peut bien imaginer le coût pharaonique d'une hydrolienne de fabrication 100% française, qui pourra les acheter ? les Chinois ? (lol) les Portugais ? (lolo lol)
Réponse de le 04/11/2014 à 5:14 :
Peut-être serait-il bon de revoir cet argument! La montée en gamme de la Chine a un prix et la qualité/durabilité d'un bien aussi. L'Allemagne l'a bien compris... Les entrepreneurs français le comprennent aussi!
a écrit le 03/11/2014 à 12:15 :
Ces sociétés sont victimes du jacobinisme français.
Réponse de le 03/11/2014 à 13:55 :
Vous en êtes bien sûr
a écrit le 03/11/2014 à 11:54 :
Difficile de lutter contre des poids lourds déjà en place et fréquentant régulièrement les anti-chambres du pouvoir.
Entre les écolos qui bloquent certains projets, les hauts fonctionnaires qui trainent des pieds ... on va bientôt manquer d'électricité.
a écrit le 03/11/2014 à 11:50 :
C'est dommage, qu'on hésite à leur donner leur chance - d'autant plus, que le risque est mesuré - il ne s'agit, pour l'instant, que des sites pilotes....
a écrit le 03/11/2014 à 11:48 :
Ils ont obtenu un article de M. Cabirol dans La Tribune, le plus gros est accompli, ils sont tirés d'affaire.
a écrit le 03/11/2014 à 11:09 :
Un projet fiable, créateur d'emplois, ne serait t'il pas le moment de couper l'herbe sous le pied du gouvernement en ouvrant un site de crossfunding?
les 50 millions seraient vite trouvés.
Réponse de le 03/11/2014 à 11:22 :
Oui... Mais malheureusement c'est l'état qui décide qui peut construire sur un emplacement précis... Donc le projet pourrait être financé mais n'avoir aucun client.
a écrit le 03/11/2014 à 10:20 :
Avec une décision qui doit être entérinée par manuel VALLS, l'on est certain sans aucun doute possible que ce sera la décision la plus médiocre qui sera retenue, l'incompétence notoire fera une fois de plus son oeuvre.
Réponse de le 03/11/2014 à 10:47 :
c'est le plus censé et compétant de tous le seul qui ai la tète sur les épaules, je pense qu'il fera le bon choix et qui privilégiera le made in France
Réponse de le 03/11/2014 à 11:23 :
Comme toujours en France, le gouvernement privilégiera les gros groupes bien introduits et souvent dirigés par les copains.
a écrit le 03/11/2014 à 10:10 :
L HYDROLIENNE EST UN GRAND MARCHE D AVENIR? LA FRANCE NE DOIT PAS RATE CE PROJET ?PROMETEUR D EMPLOIES ECOLOGIQUE ET ECONOMIQUE???
a écrit le 03/11/2014 à 9:58 :
A quoi servent-ils. En dehors de nous couter cher....et de paralyser la société. Ils ont trop peur de perdre leur confort de focntionnaire à vie. Aprés nous avoir couter, il faudra leur couper.
Réponse de le 03/11/2014 à 10:59 :
Pensez a ce que vous venez d'écrire la prochaine fois que vous toucherez une prime de naissance, un chômage, votre APL, vos allocation familiale, et même pour votre retraite... Tous ça c'est géré par vos "tristes fonctionnaires" qui vous "coute cher" et qui "paralyse la société"...
a écrit le 03/11/2014 à 8:57 :
Si c'etait la seule et encore cette start-up est encore epaulee par DCNS et Valorem ... combien se battent contre des big caps du CAC40 comme Veolia ou Suez et qui coulent ? Oui certaines fois, les elus notamment preferent mettre de l'amiante dans des sacs sous terre pendant des decenies, plutot que de les detruiredefinitivement par exemple, et ce n'est qu'un cas flagrant parmi d'autres ...
Réponse de le 03/11/2014 à 11:25 :
La technologie pour détruire l'amiante ne fonctionne pas (cf énorme quantités en attente de traitement dans la seule installation qui tournotte).
Réponse de le 03/11/2014 à 11:29 :
tien, quelqu'un qui ne sait pas ce qu'est l'amiante. L'amiante vient de sous terre à la base, ça change rien.
a écrit le 03/11/2014 à 8:56 :
Toujours à la merci de ces hauts fonctionnaires qui n ont jamais mis les pieds dans une entreprise .. Triste France ... Même si il y a échec c est pas grave , au moins ils auront essayé ... Laissé les entreprises investir bordel ....
a écrit le 03/11/2014 à 7:55 :
Alors il faut y aller messieurs les "Hauts fonctionnaires"!!!!
Réponse de le 03/11/2014 à 8:33 :
N'hésitons pas, c'est écolo et 100% français
Réponse de le 12/11/2014 à 12:41 :
écolo? en quoi ces hachoirs à poissons sont écolos ? très chers et polluants à fabriquer, ils seront aussi inefficaces et dangereux que les grotesques ventilateurs qui polluent inutilement nos campagnes pour le seul profit de promoteurs et de politicards véreux ! nous avons la chance de disposer d'une source d'énergie propre sûre efficace et économique, le nucléaire ! développons les réacteurs de 4eme génération ça sera plus utile que ces stupides hydroliennes (et source de beaucoup plus d'emplois)
a écrit le 03/11/2014 à 7:39 :
Tiens, les écolos ne manifestent pas encore "contre" ce projet ? Cela ne devrait plus tarder...
Réponse de le 03/11/2014 à 8:58 :
s il n y a pas de gabegie comme l aeroport de nantes ou un barrage pour faire plaisir a 10 paysans (mais paye par le contribuable, faut pas exagerer)

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