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Ceux qui attendaient à Toulon des réponses précises à la crise de l’euro, en écho aux propositions allemandes, auront été certainement déçus. Certes, on ne peut que partager le diagnostic qu’établit le chef de l’État lorsqu’il constate que les pays développés entrent, bien malgré eux, dans un grand cycle de désendettement, qui va les déstabiliser en profondeur pendant plusieurs années. On peut reconnaître aussi à Nicolas Sarkozy le mérite d’avoir contourné le débat sur la souveraineté en ayant martelé devant les Français que "la souveraineté ne s’exerce qu’avec les autres" et que "l’Europe, c’est davantage de souveraineté". Pour le reste, quelles lignes de force aperçoit-on, qui peuvent éclairer les décisions qui vont se prendre dans les jours qui viennent ? Elles ne sont pas encore très précises mais on y retrouve un certain nombre de constantes comme la convergence franco-allemande ("Je ne reviendrai jamais sur ce choix", a-t-il insisté), des nouveautés relatives comme le choix de "l’intergouvernemental" pour améliorer l’intégration européenne, au motif que les gouvernements européens possèdent la légitimité politique pour le faire et des concepts mille fois remis sur le tapis comme l’utilisation plus fréquente du vote à la majorité qualifiée.
Concernant la zone euro, on voit s’esquisser une sorte d’adhésion progressive de la France aux allemandes, sous l’idée d’une fusion entre la solidarité et la discipline, y compris des sanctions "plus" automatiques et l’adoption par tous les pays de la zone euro d’une règle d’or. Le statut de la Banque centrale européenne n’est donc plus un motif de discorde : il ne changera pas. Quant aux autres outils que Nicolas Sarkozy a évoqués, il faudra préciser ce que serait ce "Fonds monétaire européen" : une nouvelle appellation pour un FESF refondé ou pour le Mécanisme européen de stabilité, qui lui succédera en 2013 ? Que sera ce "gouvernement de la zone euro" dont Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il réunirait les chefs d’Etat et de gouvernement, sans que l’on sache très bien si cette instance fait écho à ce que l’Allemagne envisage en matière de gouvernance de la zone euro ?
Bref, ce discours, annoncé comme "fondateur", esquive un certain nombre de points clés sur la réforme des traités, sur le futur équilibre des pouvoirs au sein de la zone euro, sur la question tellement symbolique de l’automaticité des sanctions pour les pays non disciplinés, sur la puissance de feu des outils dont il faudra faire usage s’il est nécessaire de prendre des mesures d’aides d’urgence en faveur de certains pays si les taux d’intérêt sur les dettes souveraines s’envolent à nouveau dans les jours qui viennent. Entre lundi prochain, où se tiendra un sommet franco-allemand et les 8 et 9 décembre, date du prochain sommet européen, il reste peu de temps pour traduire concrètement et de façon opérationnelle les grands principes exprimés à Toulon. Le diable est dans les détails, comme on dit (aussi) en Allemagne…
ALAIN a écrit le 02/12/2011 à 13:01 :
La crise n'est pas encore arrivée. Vous verrez qu'elle sera un véritable tsunami qui emportera tout sur son passage, parce que les politiques s'échangent les "amabilités" ou tentent de se faire "maintenir" au pouvoir. Il ne s'agit plus de faire des discours à Toulon ou à Berlin, mais de se mettre au travail, vite et sans attendre, de prendre les mesures urgentes et nécessaires, même s'il faut revoir la charpente institutionnelle de l'UE. Les textes sont des textes, quand ils sont mal faits, ils ne peuvent donner que des maux de tête qui ne trouveront pas de calmant dans la phraséologie de Coppé ou de l'UMP qui vend du vent sans apporter de précisions sur le bilan réel de Sarkozy.
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L'euro doit mourir! Cette abération économique est en train de devenir une aberation politique. Lisez le blog "la lettre volée" qui explique tout très bien...
par nicolas le 02/12/2011 à 13:32
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nicolas a écrit le 02/12/2011 à 13:32 :
L'euro doit mourir! Cette abération économique est en train de devenir une aberation politique. Lisez le blog "la lettre volée" qui explique tout très bien...