La Tribune

Secteur du tourisme: les raisons d'une déchéance, syndrome d'un mal français

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Jean-Louis Caccomo*  |   -  703  mots
L'année 2012 s'achève en demi-teinte pour l'industrie touristique française après un été en net repli (-3,4% de réservations hôtelières en juillet et août). Certes, les touristes internationaux sont toujours plus nombreux, mais les budgets ne décollent pas. Jean-Louis Caccomo estime que si la France reste la première destination touristique du monde, elle ne parvient pas à monétiser cette manne. D'après lui, il s'agit d'une tendance lourde qui traduit les difficultés que l'Hexagone rencontre dans son ensemble.

Les professionnels du tourisme de la région Languedoc-Roussillon ont constaté un décrochage persistant entre la fréquentation touristique en hausse dans leur territoire et leur chiffre d'affaires stagnant depuis plusieurs années. Plus récemment, c'est la fréquentation elle-même qui est menacée. En cherchant à analyser les causes de ce décrochage, j'avais observé que le recul de la fréquentation étrangère était compensé en volume par l'augmentation du tourisme domestique. Mais cet apport de touristes domestiques n'a pas empêché le recul en termes de recettes, la clientèle touristique étrangère constituant généralement une part importante de la dépense touristique en France. Ce phénomène n'est pas spécifiquement régional mais il est révélateur d'un syndrome bien français : chaque année, la France bat des records de fréquentation touristique, mais elle peine à en tirer tout son parti. Ainsi, la France réalise des recettes touristiques du même ordre que l'Italie ou l'Espagne alors qu'elle accueille plus de deux fois plus de touristes internationaux. C'est dans ce contexte que le groupe hôtelier français Accor a opéré son désengagement de la Martinique, île considérée longtemps comme un paradis touristique. Mais les faillites se sont multipliées dans le secteur hôtelier aux Antilles françaises alors même que l'activité touristique se développait dans les îles Caraïbes voisines.

L'attractivité française en panne

Cette moindre attractivité touristique des destinations françaises (en outre-mer et dans les régions métropolitaines) est à relier à l'attractivité économique de la France elle-même. Dans des secteurs comme le tourisme, la restauration et l'hôtellerie, où notre pays était considéré comme un leader par vocation, nous sommes arrivés à un point où les entreprises disparaissent, ne seront pas reprises par les jeunes qui trouvent le secteur trop difficile et instable, et où la multiplication des réglementations et des procédures administratives contribuent à asphyxier toute activité, détournant le professionnel de sa mission principale. Chaque année, les rapports officiels continuent de chanter le refrain des «champions du monde du tourisme» mais les recettes touristiques nous échappent en grande partie tandis que les principaux tour-opérateurs (les fabricants de circuits touristiques qui réalisent l'essentiel de la valeur ajoutée touristique) sont aux mains de groupes allemands, anglais et américains.

Une agonie lente

L'asphyxie du tourisme aux Antilles françaises, comme en région Languedoc-Roussillon ou sur la Côte d'Azur, n'est pas un phénomène conjoncturel lié à un aléa climatique (comme a pu l'être la canicule en 2003 par exemple) mais bien un phénomène structurel. Par sa «politique du tourisme», l'Etat a tué un secteur qu'il cherchait à protéger. Il l'a précisément tué en le protégeant, en le coupant de toute réalité concurrentielle. Cette agonie lente, mais certaine, provient de ce défaut de concurrence entretenu par des monopoles publics, des subventions garanties et des lois protectionnistes qui encadrent strictement l'activité des agences de voyage. D'un secteur d'excellence, le tourisme est peu à peu devenu à son tour un secteur d'assistance, dépendants du ministère des Transports, du secrétariat d' Etat au tourisme, des offices de tourisme, des conseils régionaux et autres collectivités locales dont l'ensemble des décisions échappent le plus souvent à tout calcul économique.

Un indicateur de développement économique

Le tourisme est, de ce point de vue, un bon indicateur du développement économique. Quand les Japonais ont reconstruit leur pays et sont devenus une des premières puissances économiques de l'Asie et du monde, le Japon est devenu un pays émetteur de touristes à l'image des Allemands en Europe qui sont devenus après la Seconde Guerre mondiale une des premières puissances économiques d'Europe et une nation de voyageurs. Aujourd'hui, les premiers touristes chinois sillonnent le monde, témoignant d'un dynamisme retrouvé de l'économie de la Chine. Mais les touristes français se feront rares... tant ils seront empêtrés dans d'autres soucis.

 

par Jean-Louis Caccomo, professeur d'économie à l'Université de Perpignan, auteur de "Fondements d'économie du tourisme. Acteurs, marchés, stratégies" (De Boeck).

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Commentaires

Qualitativement  a écrit le 24/12/2012 à 11:48 :

Il y a beaucoup à faire dans l'hexagone, sur les langues étrangères par exemple, mais la liste est longue.
Beau pays, mais mentalité vis à vis des touristes étrangers à revoir.

BABINO  a écrit le 23/12/2012 à 13:50 :

Toujours à se plaindre les Français, c'est ça qui va mal chez nous...

pemmore  a écrit le 23/12/2012 à 1:31 :

pff! melanger les dom-tom entre eux! l'île de la Réunion a sans cesse plus de touristes.
Aujourd'hui je suis passé à Croix de Vie ,invraisemblable, ça grouillait d'Allemands venus passer noël en vendée, Quand j'était petit j'aurais jamais imaginé que ce petit port de pêche put attirer du monde en hiver.un monde fou.
Agences? les agences immobilières font leur boulot, louer les logements toute l'année, la Vendée est devenue riche mais les Vendéens ils bossent d'arrache pied, que les autres départements en fassent autant et on oublie la crise.

crisse  a répondu le 23/12/2012 à 10:45:

Sortis des sabots et les ravages de l alcool, de la religion. Quel exemple à suivre.

Vincent  a écrit le 22/12/2012 à 23:24 :

Je ne connais pas du tout le domaine : pourriez-vous préciser ce que vous entendez par cette partie:

"Par sa «politique du tourisme», l'Etat a tué un secteur qu'il cherchait à protéger. Il l'a précisément tué en le protégeant, en le coupant de toute réalité concurrentielle. Cette agonie lente, mais certaine, provient de ce défaut de concurrence entretenu par des monopoles publics, des subventions garanties et des lois protectionnistes qui encadrent strictement l'activité des agences de voyage. "? Merci.

lyon69  a répondu le 23/12/2012 à 11:55:

Comme dans tous les domaines, l'état veut tout diriger, tout controler (tout en restant responsable de rien, ..;faut pas décon.er !!) Et comme on dit : "l'enfer est pavé de bonnes intentions!"

touristemaispaspigeon  a écrit le 22/12/2012 à 21:06 :

Les touristes , sont souvent pris pour des co... quand je vois le prix dans les restaurants, et pour manger bien souvent de la cuisine micro onde..., plus personne en cuisine bientôt plus que des micros-ondes c'est vrai que celà coutent moins cher que d'embaucher du personnel

Vincent  a répondu le 22/12/2012 à 23:28:

De fait, il faudrait imposer aux restaurants d'indiquer pour chaque plat si c'est du fait-maison ou de la cuisine industrielle.

Ceci dit, il est évident qu'une carte qui compte plus de deux-trois plats ne peut pas être fait sur place. C'est d'ailleurs un bon argument commercial.

"Faut-il marquer "fait maison" sur les menus des restaurants?"
www.bit.ly/TeeV7g

Marc12  a répondu le 23/12/2012 à 1:34:

Les restaurateurs disent que oui... et c'est presque toujours faux.

lyon69  a répondu le 23/12/2012 à 12:03:

Distingué le "fait-maison" du "tout-prêt", c'est ce qui est tenté avec le label Maitre-restaurateur ! Mais c'est difficile à distinguer : exemple basique d'unepizza : si la pate est achetée, mais la garniture est faite sur place, ça doit être considéré comment ? et le fromage : il doit être rapé sur place ou il peut être tout prêt ? et la sauce : faite à partir de tomates fraiches (pas en hiver, alors!) ou en boite ? et les olives : elles doievnt venir du jardin ou elles peuvent être achetés ? Quand aux anchois, quelle serait la tolérance en matière "d'achat tout prêt" ??? On voit par ce simple exemple que ce n'est pas si simple !!! Et quand on rajoute à cela les normes d'hygiène qui interdise de conserver des plats préparés sur place alors qu'ils disposent de délai de conseration très long s'ils sont achetés, on comprend aussi la difficulté des restaurateurs !!! Autre exemple : j'ai un cousin qui fait des légumes bio et qui est agréé pur cela : Pour mieux conserver ses légumes et vendre un produit fini plus rémunérateur, il a décidé de vendre de la ratatouille de légumes bio : l'appellation"bio" lui a été interdite ... à cause du poivre dont il ne pouvait prouver qu'il était bio !!! Le cuisinier devra-t-il faire poussuer ses poivriers pour pouvoir afficher des plats "entièrement réalisés sur place" ???

bv  a écrit le 22/12/2012 à 15:46 :

Juste 2 exemples:
-Antilles françaises : mauvais accueil et service dans l'hotellerie (hostilité latente vis à vis du touriste "nanti". Résultat nous allons maintenant à l'ile Maurice, d'autres vont ailleurs et ce n'est pas la résultante d'une politique d'état. Simplement il faut avoir le sens de l'accueil et ça dure depuis des décennies quelque soit le gouvernement, ce qui explique que les grandes chaines d'hotels aient déserté lassées des greves à répétition et du climat délétère.
- La Corse et la Cote d'Azur : en considérant uniquement l'héberdement, 1 semaine en mobile-home plus chère qu'une semaine à deux en demi-pension dans un 4 étoiles à Maurice, cherchez l'erreur....(et encore je ne prends pas en compte les prix de la haute-saison en Corse et l'ile Maurice n'est pas une destination low-cost)
Quant à l'ambiance et l'accueil....

pemmore  a répondu le 23/12/2012 à 1:45:

c'est sur tous mes retours d'infos indiquent un accueil déplorable aux Antilles, ce n'est pas le cas de l'île de la Réunion ou le seul racisme qui éxiste c'est celui des métros(zoreilles) immigrés sur l'île. tous les touristes surtout les sportifs sont émerveillés de leur voyage et tous ces chemins de randonnée extraordinaires.
Bien sur éviter st gilles c'est pas l'endroit à aller mis à part nager avec les baleines mais st leu ,st pierre le domitile, la plaine des Makes etc etc .
Un diamant brut serti sur la mer .

En passant  a écrit le 22/12/2012 à 13:08 :

Service et accueil sont d'un piétre niveau. A celà s'ajoutent la propreté et une déficiance certaine en langues étrangères. Je ne prends plus mes vacances en France car à budget équivalent j'ai un meilleur rapport qualité/prix à l'étranger avec le sourire en plus.

Jos  a écrit le 22/12/2012 à 9:47 :

Quid de la cote atlantique, du sud ouest, de la région centre et autres, le problème est-il le même dans les autres régions ? Ou est-il lié a l'accueil des touristes, de prix plus élevés et de la saturation touristique de régions plus traditionnellement touristiques. Et les nouvelles destinations moins bétonnées doivent aussi peser ( ex:Croatie).

@jos  a répondu le 23/12/2012 à 12:08:

Les prix plus élevés : A niveau de taxes (charges sociales inclues!) égales ??? ..certainement pas : et ce n'est pas en remontant la TVA de 5,5% à 10% que ça va améliorer la compétitivité du tourisme français, surtout san aucune contrepartie !!! ( je rappelle que l'hotellerie n'a jamais été à 19,6 de TVA, contrairement à la restauration, mais par contre, ce secteur a bien subit la prime TVA, la mutuelle santé obligatoire, l'augmentation du nombre de jours fériés chômés, la hausse de la grille de salaire, ...)

Yvonne  a écrit le 22/12/2012 à 8:34 :

Les russes par exemple sont souvent scandalisés par la qualité du service, de la bouffe et de la propreté dans les restaurants français. En Russie, les restaurants sont d'un luxe inouï avec un service impeccable. Ils ne comprennent pas notre désinvolture et notre laisser aller. D'autres destinations les accueillent à bras ouverts en réponse à leurs désirs.

Lyon69  a répondu le 23/12/2012 à 12:11:

Pour avoir été dans un hôtel sur la mer roue remplis à 9% de clients russes , je dis : "plus jamais ça ! Ce sont des rustres, qui vous piétine devant les buffet, qui se baffre (manger n'est vraiment pas le terme adapter pour eux!) et qui n'ont aucun savoir-vivre ! ... et ça, c'est mon expérience personnel !

lyon69 suite  a répondu le 23/12/2012 à 12:13:

il fallait lire : 90% de russes !... anecdote supplémentaire : devant l'hôtel, vous n'étiez pas tous descendu du taxi... que des russes étaient déjà montés sur les sièges vides pour repartir avec le taxi !

@vacances  a écrit le 22/12/2012 à 7:39 :

Comme vous avez lu l'article en diagonale, vous n'avez pas compris que le problème n'est pas que les étrangers viennent, mais qu'ils dépensent ! (Dans le genre ronchon râleur, posez-vous des questions d'ailleurs...)
Je vais souvent en Italie et là bas le tourisme coûte très cher. La moindre visite de site coûte bien plus que quelques euros et autour tout est fait pour que l'on dépense de l'argent en souvenirs, gastronomie etc. Les italiens savent monétiser leur patrimoine.

Vacances  a écrit le 22/12/2012 à 0:56 :

Lorsque l'on reçoit des étrangers il serait de bon ton de ne pas leur faire la gueule.
80% des restaurants ne cuisinent plus du frais, vive la gastronomie française.
Très peu de français ont un bon niveau en anglais, voir une autre langue.
Et après cela ont veut que les touristes viennent chez nous en masse et nous aiment.
Il faut se remettre en question et être humble.

BABINO  a répondu le 23/12/2012 à 13:57:

Le sourire et la gentillesse, c'est primordial dans le tourisme, c'est le B-A BA... c'est le leitmotiv enseigné dans ma formation de master en tourisme que j'ai suivie dans ma fac à Rome!

etpourquoi.  a écrit le 22/12/2012 à 0:41 :

Cet article est purement ridicule : il ne s'agit que de généralités et de commentaires. Ou sont les faits ? Ou est l'analyse ?

Lyon69  a écrit le 21/12/2012 à 23:21 :

La hausse de la TVA pour l'hôtellerie qui va passer de 5,5 à 10%, assortie de coûts supplémentaires tels que la hausse de la grille de salaire, la prime TVA (sic!), la mutuelle santé, etc ... va ENCORE AGGRAVER la situation !! Et je rappelle que l'hôtellerie était déjà à 5,5% et non à 19,6% comme la restauration, et l'hotellerie n'a donc bénéficier d'AUCUN AVANTAGE mais subit par contre TOUS LES INCONVENIENTS !!!

Lyon69  a écrit le 21/12/2012 à 23:21 :

La hausse de la TVA pour l'hôtellerie qui va passer de 5,5 à 10%, assortie de coûts supplémentaires tels que la hausse de la grille de salaire, la prime TVA (sic!), la mutuelle santé, etc ... va ENCORE AGGRAVER la situation !! Et je rappelle que l'hôtellerie était déjà à 5,5% et non à 19,6% comme la restauration, et l'hotellerie n'a donc bénéficier d'AUCUN AVANTAGE mais subit par contre TOUS LES INCONVENIENTS !!!

Patrickb  a écrit le 21/12/2012 à 23:15 :

moi j'ai une idée: on devrait vendre la France sous l'angle de "meilleur couscous du monde" :-)

Garnuchette  a écrit le 21/12/2012 à 23:13 :

Le gros problème du tourisme en France, c'est que les touristes français et étrangers n'en ont pas pour leur argent. Souvent, les étrangers vous disent qu'ils ont l'impression, fondée, de se faire plumer en venant chez nous. La question du rapport qualité/prix est fondamentale. Les Français ont un prix compétitif mais l'offre ne suit pas ; ils ont une offre de grande qualité mais la facture s'envole. Ajouter à cela un accueil déficient : gentillesse rare ou forcée et allergie à l'anglais. Viva Italia ! Viva Espana ! Willkommen in Deutschland !

Rm  a écrit le 21/12/2012 à 23:01 :

Quand va t-on enfin se rendre compte que la France entière est en panne !!!! Concernant les service en France, c'est le pire que je connaisse. Comme nous pensons être le centre du Monde, les autres doivent s'adapter à nous. Pensée d'un Français moyen : le meilleur vin du monde est français, la meilleure bouffe est française, les meilleures formations sont françaises, ...., et comme l'a dit en son temps une certaine femme politique, les autres pays feront bientôt comme nous sur les 35h ! Mort de rire.

marco  a écrit le 21/12/2012 à 21:11 :

"été en net repli (-3,4% de réservations hôtelières en juillet et août)" -3,4 % par rapport à quoi ? ça ne veut pas dire que le bénéf réel ait baissé. arrêtons de nous plaindre et accueillons les touristes avec sincérité et le sourire. (il y a du travail, pas partout heureusement)

evidement  a écrit le 21/12/2012 à 19:01 :

Dès qu'il y a le moindre secteur qui peu générer des revenus, l'Etat vient le plomber, on est clairement dans le vampirisme. Evidement on installe des règles qui nécessitent des fonctionnaires et autres suceurs de roues totalement inutile au départ !!!, on complique volontairement, on taxe ... bref on bousille tout, et soudain on se réveille avec un mal de tête. La France a cassé tout ses jouets, l'enfant gâté est devenu un adulescent inutile, un looser, un créateur de mauvais, la France mérite ce qui lui arrive. Le pays est beau, en effet mais ce n'est pas le seul !!!! Quand est-ce que cette descente vers la nullité va s'arrêter ? QUAND ????

Evidemment  a répondu le 22/12/2012 à 21:10:

Evidemment prend deux m, c'est un fonctionnaire (qui ne sert à rien) qui te l'apprendre .

euh euh........  a répondu le 23/12/2012 à 7:42:

qui te l'apprend...

utile  a répondu le 23/12/2012 à 12:17:

Si un fonctionnaire part à la retraite sur la base de son salaire des 6 derniers mois au lieu des 25 dernières années comme les autres, seulement parce qu'il sait mettre deux "M" à évideMMent, alors on comprend mieux pourquoi ce pays est dans la M.. de !!!

jeff  a écrit le 21/12/2012 à 18:58 :

Certes, la capacité à voyager à l'étranger témoigne de la santé économique d'un pays. Mais après tout dépend du patrimoine qu'offre le pays, en terme de beauté des sites à visiter. Les touristes américains restent majoritairement aux USA et préfèrent visiter leurs sites naturels fort beaux et variés. Les Français sont un peu pareil. Y a pas mal d'endroits très sympas en France. On peut imaginer qu'un habitant de la Ruhr industrielle (région que j'adore pour la sympathie des habitants) ou des banlieues de Tokyo préfère aller à l'étranger se ressourcer

Foxy  a répondu le 21/12/2012 à 20:19:

Euh, le Japon est un pays magnifique, il n'y a pas que Tokyo et les metropoles géantes sur l'Archipel.

Enora  a répondu le 22/12/2012 à 21:46:

Et au Japon la sécurité est au rendez-vous, on risque pas de faire agresser ou voler son sac ! Et l?amabilité, sourire, la gastronomie n'est vraiment pas comparable ... Même si le Japon reste cher je préfère avoir ses quatre qualités que payer un peu moins cher pour me faire voler etc je suis en vacances donc voilà déjà toute l'année travaillant dans une grande ville bof alors les vacances non ! Dommage car la France est vraiment magnifique ( je parle de la nature, musées, châteaux quand ceux - là ne sont pas délaissés par notre gouvernement ... on préfère vendre tout notre patrimoine à des étrangers même notre vignoble ... notre histoire - culture s'en va)

Enjoy  a écrit le 21/12/2012 à 18:26 :

L'état toujours cet état obèse qiu veut être partout et qui fait tout ...mal , une vraie gangrène dont il faudra un jour se décider à réformer ! et pas une réformette moisie sarkozyenne hein de le bonne grosse réforme style 1789 plutôt ...

golo  a répondu le 23/12/2012 à 1:13:

justement pas 1789...qui fut une belle conn...dont on paye encore les effets...ce serait un peu long à expliquer ici...

Uranus  a écrit le 21/12/2012 à 18:23 :

Cette situation est certainement le résultat de plusieurs facteurs, comme explicité dans ce papier. Mais cette analyse pèche par une lacune de taille : celle de la qualité de service de ce secteur en France. Même si ce n'est pas la Malaisie, le Japon ou Singapour, l'Italie et l'Espagne offrent globalement un meilleur service que les français, ce qui explique sans doute le delta sur le rapport chiffre d'affaires/visiteurs. Je voyage depuis plus de 40 ans et je dois reconnaître à mon grand regret que c'est chez nous que l'accueil est le plus pitoyable ; et en particulier dans les régions citées du sud, côte d'Azur et Languedoc-Roussillon, plus les Antilles auxquelles j'ajouterai Paris. Il n'y a pas de hasard la dedans ; seulement une relation toute simple de cause à effet. On sait depuis la nuit des temps qu'on récolte ce que l'on sème ....

jb  a répondu le 21/12/2012 à 18:38:

L'Italie offre un meilleur service que la France ? Vous avez déjà comparé le prix des Hôtels, à qualité égale ?

URANUS  a répondu le 21/12/2012 à 19:35:

L'Italie a toujours été une destination à l'hôtellerie chère ; déjà à la fin des années 60 lors de mes premiers séjours, je me souviens de prix très élevés à catégorie d'hôtel égale. Mais le sujet n'est pas seulement l'hôtel en soi ; c'est la qualité de l'accueil, la courtoisie, le sens du service, la civilité. Chez nous, Antilles comprises, il est des établissements où on a l'impression de déranger, d'importuner ; pas étonnant que l'on décide ensuite de ne pas consommer sur place, petits-déjeûners ou repas et autres services éventuels, car le client ne se sent pas bien dans un tel établissement. Il est certain que certains de nos professionnels auraient beaucoup à apprendre sur le service aux clients au Japon, en Malaisie, Singapour, et même Namibie !! A commencer par sourire !!!

rhin  a écrit le 21/12/2012 à 18:20 :

Excellente analyse.Situé en région frontaliere comment expliquer qu'avec le meme climat des hotels à 20km de distance soient propre avec tous conforts piscine et spa et d'autres piteux sans piscine et de confort soviétique.A force de taxer les entrepreneurs ils meurent et leurs hotels avec et la clientele fuit.
La France est malade de jalousie et de la reussite de certains de leurs compatriotes.

guillaumefichet  a écrit le 21/12/2012 à 17:58 :

Il y a plusieurs raisons à la crise : les politiques les départements; les régions s'emploient à créer des comités théodule du tourisme, des SEM naissent elles ont pour effet de créer des milliards de brochures que personne ne lira. Au lieu de diminuer la réglémentation, les taxes et les impôts on multiplie les reportages sur les méchants restaurateurs qui vendent du surgelés. Dans les reportages télévisés les journalistes nous enchantent avec mult visions des palaces, des restaurants 3 étoiles. Seulement combien de Français peuvent se payer des chambres à 4 000 euros la nuit ou des menus découvertes à 300 euros sans la boisson. Il faudrait plutôt montrer des hôtels ordinaires, des restaurants ordinaires. En particulier dans la maison France 5 on voit des hôtels relookés par des architectes branchés. C'est prétentieux et moche : après il ne faut pas s'étonner du résultat. Faisons des choses simples et la France ira bien

JMD  a écrit le 21/12/2012 à 17:43 :

"la France bat des records de fréquentation touristique, mais elle peine à en tirer tout son parti." surtout si on prend en compte tous les touristes du Nord qui traversent la France pour aller vers le Sud (Espagne, Portugal, Italie), et on les compte 2 fois, à l'aller et au retour. Cà ressemble un peu aux statistiques soviétiques, qui étaient toujours très optimistes.

Lyon69  a répondu le 21/12/2012 à 23:31:

@JMD : un petit bémol à votre nalyse : les statistiques font la différence entre Touriste et Excursionniste, le premier ayant au moins une nuitée, alors que le second fait une excursion à la journée (entrée par la frontière nord et sortie dans les 24h par la frontière sud, par exemple !!

lelivredejob  a répondu le 22/12/2012 à 3:37:

Exactement ! JMD vous m'ôtez ma réplique de la bouche :) La France est un pays de transit et non pas un pays de résidence touristique. On y passe, on y mange sur une aire d'autoroute, et on file dans sa location en Espagne, en Italie ou au Portugal ! Dans ces statistiques "soviétiques" on doit aussi faire entrer tous les anglais ou hollandais qui habitent en France et bien noter leurs allers et retours !
En plus la qualité de l'accueil est déplorable, le sourire n'est pas l'apanage de notre accueil, le pays de la gastronomie regorge de restaurants infectes et les autres sont hors de prix.
Autre petit détail avez-vous déjà pris le RER de Roissy pour la pus belle ville du monde, Paris ? A faire peur ! Et le touriste se fie toujours à sa première impression.
Je ne parlerai pas des Antilles, cas à part qui n'intéresse que les touristes français dans un cadre géographique anglophone (les américains sont friands des caraïbes mais préfèrent qu'on leur parle leur idiome). Les faillites du secteur (et d'autres) sont dues aussi à la fin des lois de défiscalisation qui favorisaient ces îles.
Et puis il faut changer les mentalités : on n'est pas le plus beau pays du monde, on a n'a pas le plus beau patrimoine et notre cuisine n'est pas la seule à être succulente ! Ce tourisme n'est pas un dû ! Et puis je notais plus haut le cas de l'anglais, que tous les acteurs du secteur, même les passants et quidam s'y mettent sérieusement !

Quand à la qualité de l'article, très faible. Libéral, je le suis aussi, mais l'article reste sans exemples précis de la mainmise de l'état. En plus je ne vois pas le rapport entre les nations de voyageurs et les touristes français. En plus je rentre d'Inde, où les touristes le plus nombreux sont français. Je vais souvent en Californie et qui croise-t-on ? Je ne connais pas les statistiques, mais je pense que les français voyagent plus que les allemands ou que les américains.

jb  a écrit le 21/12/2012 à 17:11 :

On aurait aimé avoir des détails sur les "monopoles publics, des subventions garanties et des lois protectionnistes qui encadrent strictement l'activité des agences de voyage". Sans ces éléments, l'article reste un tantinet idéologique.

mjj  a écrit le 21/12/2012 à 17:04 :

J'aimerais savoir comment tout ça est comptabilisé, sachant qu'une bonne partie des dépenses ne doit pas être déclarée (il n'y a pas de raisons d'ailleurs que ce ne soit pas pareil chez nos voisins italiens et espagnols) et que les français ne sont pas de grands amateurs de voyages organisés au contraire des allemands américains, chinois etc.. d'où la faiblesse des tours opérateurs français qui ne peuvent pas s'appuyer sur une grosse clientèle locale, Compare t-on des choses comparables?

ET EN PLUS  a écrit le 21/12/2012 à 16:41 :

La réputation de saleté et d accueil déficient nous colle de plus en plus à la peau .

tomtom  a répondu le 21/12/2012 à 17:52:

complètement d'accord avec vous, il n'y a pas d'accueil de qualité en france et ce que ce soit pour le tourisme ou les commerces classiques.

bertlondon  a répondu le 21/12/2012 à 21:03:

Non il existe, mais il faut savir aller le chercher... et surtout y mettre le prix ! Les français ont la réputation d'être économes, de regarder à la dépense... Ce n'est pas qu'une réputation. La conséquence est que le panier moyen d'un Français est souvent très inférieur à beaucoup de nos voisins et le tourisme français récolte ce qu'on veut bien lui donner. Je suis confiant quand même qu'au niveau des hôtels, il y a un effort vers la qualité qui est inéluctable pour la survie de la profession. Ceux qui n'investissent pas vont mourir, il va y avoir quantité de dépôts de bilan d'hôtels et restaurants dans les années à venir.

etat d'esprit  a répondu le 22/12/2012 à 0:12:

C'est malheureusement l'etat d'esprit general qui mene a ce deficit de service. Il n'y a qu'a voyager un peu a l'etranger pour s'en apercevoir. A la rigueur, les restaurants etoiles offrent encore ce service, mais il faut alors le payer cher. Il faudra faire mieux pour attirer les nouveaux touristes d'asie, qui ont integre depuis longtemps la qualite de service chez eux.