"La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile" Michel Rocard

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Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire sur la monétarisme sera insuffisante Michel Rocard
"Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire sur la monétarisme sera insuffisante" Michel Rocard (Crédits : DR)
Pour l'ancien Premier ministre, il est possible de relancer la croissance, afin de redonner du pouvoir d'achat et de réduire les inégalités, tout en luttant contre le réchauffement climatique. Mais la spéculation financière pourrait mettre à bas cette politique de croissance durable. C'est, selon lui, « le plus grand danger ».

LA TRIBUNE - Dans le livre que vous venez de publier, vous décrivez un monde occidental qui, à force d'inégalités croissantes, de spéculation financière et de destruction de la planète, court à sa perte. Mais quelles sont vos préconisations pour éviter ce « suicide » ?

MICHEL ROCARD - Avant de vous livrer mes préconisations, il faut d'abord comprendre ce qui se passe. Nous faisons face à une accumulation de menaces qui se conjuguent et s'aggravent mutuellement. Je veux d'abord parler de l'arrêt de la croissance, de la précarité, du chômage, des incivilités, tout un processus commencé il y a trente ans. Les gouvernements insistent sur le rebond de l'activité, mais avec 1% de croissance, on ne résout rien. Il faudrait près de 3%.

Ensuite, il y a la spéculation financière et les crises qu'elle provoque, qui contribuent bien sûr au marasme économique. Enfin, n'oublions pas, bien sûr, la question écologique. La traiter exige de disposer de sommes importantes pour investir dans la transition énergétique. Or, en raison des problèmes économiques que je viens de mentionner, cet argent n'est plus disponible.

Beaucoup d'écologistes voient dans la baisse de l'activité économique, la « décroissance », une solution aux problèmes de la planète. Est-ce une piste à suivre ?

Nous sommes dans une situation d'aggravation extrême des inégalités. La pauvreté baisse dans le monde, en raison de l'émergence de nombreux pays, mais elle augmente chez nous un peu en moyenne, et surtout s'exacerbe beaucoup pour certains. Mon intuition, c'est que la décroissance commencerait par intensifier ces inégalités, et nous conduirait tout droit à quelque chose ressemblant à une guerre civile. Je ne comprends pas comment certaines personnes intelligentes, ayant une sensibilité écologique, n'ont pas intégré cela. La décroissance, ou bien on la subit, et c'est une catastrophe, ou on la provoque, et c'est pire. C'est donc exclu. Pour des raisons d'ordre public.

Il faut donc concilier croissance et préservation de la planète. N'est-ce pas l'optique du gouvernement ?

L'action du gouvernement est loin d'être à la hauteur des problèmes. Il manque d'une vision globale, d'un plan d'attaque de tous les sujets à la fois. La politique économique, aujourd'hui en France, revient à tenter de traiter des sous-subtilités, à essayer de réduire quelques rentes, et à gérer le moins mal possible la répartition de ressources qui deviennent rares. Je ne vois pas là de vraies solutions.

Que faut-il faire ?

D'abord, développer la réflexion sur l'origine de cette crise. Faire travailler ensemble les détenteurs du savoir économique, financier, écologique... Les « experts » travaillent beaucoup trop étroitement dans leur discipline, l'interdisciplinaire n'est toujours pas reconnu. Pourtant, il est plus que jamais nécessaire !

Fondamentalement, nous avons un problème de doctrine économique. Pendant trente ans, pendant les Trente Glorieuses, nous avons vécu sous la domination des doctrines économiques interventionnistes. Mais sous l'influence de deux prix Nobel des années 1970, Hayek (nobélisé en 1974) et Friedman (1976), l'idée d'un retour au laisser-faire, d'une déréglementation, s'est imposée, au cours des années 1980. D'abord dans le monde anglo-saxon, puis en Europe.

Cette doctrine monétariste donne la priorité à la dérégulation, elle affirme que le profit fait la croissance... Les gouvernements l'ont effectivement mise en pratique. Des secteurs entiers ont été dérégulés [finance], des politiques en faveur du profit ont été mises en oeuvre, au détriment des salaires. Il en est résulté une baisse de la part des salaires dans le PIB, passée de 67 ou 68% du PIB à 57%. Ne nous étonnons pas, dans ces conditions, que la consommation soit en berne. Aujourd'hui, non seulement les gouvernements mais aussi la presse, l'électorat, sont sous la domination de cette doctrine.

N'est-elle pas avant tout défendue aujourd'hui par l'Allemagne, la Commission européenne ?

Absolument. L'Allemagne, l'Autriche, les Pays Bas et, curieusement, aussi, la Finlande, défendent ardemment le monétarisme. La Commission reflète cette tendance. Mais les premiers défenseurs de cette doctrine sont les financiers, les banquiers, qui, partout, que ce soit en France ou ailleurs, contribuent à l'instiller dans l'esprit des gouvernants.

Pourtant, même la Commission européenne admet aujourd'hui les effets négatifs sur la croissance des politiques de restriction budgétaire...

Oui, mais cette leçon tarde à être comprise. Cela étant, si la prise de conscience de l'échec des politiques de retrait de l'État prendra du temps, elle finira par avoir lieu. Cela prendra cinq à six ans encore, mais les gouvernements, la Commission européenne, reviendront du monétarisme.

Déjà, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est intellectuellement converti aux thèses d'un Stiglitz ou d'un Krugman, j'en suis convaincu. Il s'agit d'une pensée d'une grande rigueur, mais parfaitement keynésienne, qui dit ceci : quand un gouvernement se trouve face à un déficit public, l'essentiel est de produire de la croissance pour le résorber, ou vivre avec ce déficit aussi longtemps qu'on n'a pas atteint cette croissance. Mais il ne faut surtout pas tirer argument du déficit pour aggraver le retrait de l'État de la macroéconomie. Tout cela, Mario Draghi le pense, mais il ne peut pas le dire.

Cette politique de re-réglementation de la finance, de retour de l'État, peut-elle être conçue autrement que dans un cadre international ?

Déjà, dans un cadre européen, ce serait un grand progrès. 80 % de nos échanges sont intra-européens.

Mais il faudrait que naisse enfin un gouvernement économique européen ?

Bien sûr. C'est une condition nécessaire, une fois sortis du blocus de la pensée monétariste. Il faudra une demi-douzaine d'années pour le bâtir, et il y a une précondition : c'est que les Anglais s'en aillent, car ce sont les plus hostiles à l'idée d'un gouvernement économique en Europe.

La seule présence des Anglais est un obstacle à tout le schéma que je développe ici, tant sur le plan de l'évolution de la pensée, que de l'institution et des procédures. Une fois nos voisins britanniques sortis de l'Europe, les pays européens devront se mettre au travail. Il y aura alors dans l'art de traiter l'économie une course de vitesse fatale entre la banque centrale qui aura plus de liberté, et la somme des gouvernements, qui ne seront pas encore institutionnellement obligés de produire de la décision commune, mais pouvant la négocier.

Avec le départ du plus grand porteur de l'économie monétariste en Europe, les gouvernements se mettront beaucoup plus facilement d'accord. Le problème du gouvernement économique européen sera alors beaucoup moins aigu. Une fois ce problème de doctrine résolu, ce gouvernement mis en place, il faudra accepter une remontée lente de la masse salariale dans le PIB, ce qui implique un ralentissement, au besoin avec la pression de la loi, de l'augmentation relative des hauts revenus. C'est cette augmentation des revenus élevés, pas seulement des plus hauts, je pense à ceux de toute la bourgeoisie supérieure, qui bloque du pouvoir d'achat. Beaucoup d'économistes le montrent, Piketty mais aussi et surtout Stiglitz et Krugman.

Et la question écologique ?

C'est la deuxième orientation, qui allie économie et écologie, celle de l'investissement. Les investissements sont évidemment nécessaires à la croissance. Le champ de l'écologie s'impose tout d'abord. Faire passer des millions d'automobiles, dans le parc européen, de l'essence à l'hybride ou l'électrique, n'est pas improbable. C'est un marché qui s'ouvre, mais il faut injecter des dizaines de milliards d'euros.

Il ne faut évidemment pas négliger le bâtiment : doubler tous nos vitrages est nécessaire... Combien d'emplois cela représentera-t-il, pour combien d'années ? Étanchéifier toutes nos charpentes, cela représente aussi beaucoup d'argent. Et donc beaucoup de consommation. L'inconvénient de la politique d'investissement est de donner des résultats lentement. Mais cela soulagerait assez vite le moral des électeurs. Et donc les affrontements sociaux.

Quid de la spéculation financière que vous évoquez comme une menace ?

C'est une question fondamentale. Avant de commencer à mettre cette politique d'expansion en oeuvre, il faut traiter le sujet de la spéculation. En 2009, le G20 a pris une seule décision, mais fondamentale, celle de la garantie des bilans des banques par les États, afin d'empêcher la crise financière d'atteindre pleinement l'économie réelle. En fait, on a demandé aux contribuables de sauver le système financier, et on s'en est sorti à peu près, la récession n'a pas dégénéré en profonde dépression.

Mais rien n'a été entrepris depuis. Une masse de liquidités mondiale disponible pour la spéculation a grossi depuis 2006, sans aucune nouvelle réglementation. Dans la logique monétariste, ce sont les banques privées qui émettent la monnaie : le chiffre total de la liquidité mondiale, c'est 800 trillions de dollars, soit trois fois, trois fois et demie le PIB mondial. 2% de ces sommes servent à financer des échanges, 98% sont purement spéculatifs. Malgré l'heureuse décision de 2009, tout peut recommencer, un krach peut entraîner de nombreuses faillites bancaires. Or, le coup de demander aux contribuables de réparer la casse, on ne peut pas le faire deux fois. Il n'existe donc pas de garde-fou contre une nouvelle explosion financière, à mon avis probable, qui pourrait du coup, avoir un effet aussi dévastateur que la crise des années 1930.

En 1930, les gouvernements ont été pris d'une telle panique qu'ils ont aggravé la crise, jusqu'à l'arrivée de Roosevelt. Il a mis en oeuvre la politique de relance que l'on connaît. Mais surtout, il a commencé par briser la spéculation avec le Glass-Steagall Act, qui interdit à tout établissement financier de mélanger les métiers. Toute banque qui gère des dépôts a l'obligation absolue d'assurer la sécurité de ceux-ci, donc l'interdiction de prendre le moindre risque. N'importe quel investissement est déjà un risque : il est interdit. Et un établissement se spécialisant dans le risque - il en faut - doit le faire avec ses fonds propres, ou avec des capitaux dédiés explicitement à cette pratique.

Cette loi nous a sortis de la crise. En 1945, le reste du monde développé a copié ce modèle. Cela explique largement les « Trente Glorieuses », et l'absence de crise financière pendant quelque cinquante ans... jusque dans les années 1980. C'est la dérégulation financière qui a mis fin à cette période propice à une croissance sans crise. L'Europe a alors commencé, et nous sommes revenus, progressivement, à la polyvalence des banques qui prévalait jusque dans les années 1930.

Mon gouvernement (1988-1991) a été compromis dans cette affaire, parce que je n'avais sans doute pas tout compris : c'est en 1988 qu'a été parachevée la libération totale des mouvements de capitaux.

Sous l'impulsion du ministre des Finances Pierre Bérégovoy ?

Si j'avais eu l'information dont je dispose aujourd'hui, j'aurais demandé aussi une police contre la spéculation sur les marchés. Pierre Bérégovoy récusait cette stratégie, ne voulant pas froisser une Allemagne encore hésitante sur la création de l'euro. Il m'a trahi, négociant cela avec François Mitterrand. C'est ainsi que le Premier ministre que j'étais a découvert dans la presse la libération totale des mouvements de capitaux. Nous avons alors plié devant une doctrine idiote, illustrée par l'Allemagne. La crise financière de 2006-2008 impose à l'évidence de revenir à la loi Glass-Steagall Act, les macro-économistes compétents le comprennent. Le problème, c'est que dans tous les pays, à commencer par les États-Unis mais aussi en Europe, le pouvoir bancaire a pris la main sur des gouvernements qui n'ont pas de pensée. Des gouvernements qui adoptent donc la doctrine économique des banquiers, le tout dans l'acceptation de l'opinion et l'approbation enthousiaste de la presse financière, ce qui bloque ce retour à la séparation des banques.

On l'a vu en France avec cette loi bancaire vidée de toute substance...

Absolument. Malgré la phrase de François Hollande, « la finance est mon ennemie »... Il avait bien en tête l'idée de limiter la spéculation, mais une idée insuffisamment précise pour que cette phrase-slogan puisse lui servir d'appui dans l'action. Si bien que son injonction a été rognée, à l'intérieur du gouvernement, et même par des députés socialistes suffisamment incompétents pour en rester au monétarisme.

Car c'était l'air du temps... Or, supposons le combat gagné contre le monétarisme, dans le domaine de la macro-économie... Il pourrait en résulter, en France et en Europe, une vision et une politique pour les quinze-vingt ans à venir, qu'on pourrait appeler un plan, une action de l'État programmée sur une longue période, qui nous amènerait à une réconciliation du combat économique et écologique, à travers une croissance intelligente, financée et éclairée par la protection de la nature. Le danger, c'est que cette politique cohérente soit menacée par des crises spéculatives. Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire que je viens d'évoquer sur le monétarisme sera insuffisante. Donc, la priorité des priorités devient l'affaire financière. C'est le danger spéculatif immédiat qui est le plus grand, qui pourrait provoquer une tornade récessive terrifiante, façon 1930.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2015 à 14:31 :
Article est très intéressant, sauf quand il aborde la question de la décroissance. Car, pour le coup, Michel Rocard - pour qui j'ai par ailleurs un certain respect - commet une vraie faute d'intelligence en dissertant sur un sujet à propos duquel il ne s'est manifestement pas du tout renseigné (d'ailleurs, ne parle-t-il pas lui même d' "intuition" ?). En effet il ressort clairement de son discours qu'il appréhende le concept de "décroissance" (au sens politique) comme un synonyme de "croissance négative". Or c'est tout à fait inexact.


Je cite Serge Latouche professeur émérite d'économie à Paris-Sud XI et théoricien de la décroissance, dont on constatera à quel point il partage les inquiétudes de Michel Rocard : "la décroissance, pour nous, n'est pas la croissance négative, expression oxymorique et absurde qui traduit bien la domination de l'imaginaire de la croissance. On sait que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi, augmente le taux de chômage, et précipite l'abandon des programmes sociaux, sanitaires, éducatif, culturels et environnementaux qui assurent l'indispensable minimum de qualité de vie. On imagine quelle catastrophe engendrerait un taux de croissance négatif ! De même qu'il n'y a rien de pire qu'une société travailliste sans travail, il n'y a rien de pire qu'un société de croissance dans laquelle la croissance n'est pas au rendez-vous. Cette régression sociale et civilisationnelle est précisément ce qui nous guette si nous ne changeons pas de trajectoire. Pour toutes ces raisons, la décroissance n'est envisageable que dans une "société de décroissance", c'est à dire dans le cadre d'un système reposant sur une autre logique."



La "décroissance" c'est donc, pour ses théoriciens, précisément le moyen de prévenir les phénomènes qu'évoque M.Rocard, et desquels eux-même s'inquiètent depuis les années 70 ! En effet, leur constat, issu des conclusions du rapport du MIT (et confirmé depuis par de multiples études, dont encore une de chercheurs de l'université de Melbourne l'année dernière) est qu'il existe une limite à la croissance, et que le fait pour nos sociétés (reposant précisément sur un objectif de croissance illimitée) d'atteindre cette limite aura des effets incroyablement délétères pour l'humanité (avec notamment des risques sociaux majeurs comme les guerres civiles etc...). Pour prévenir ce désastre, ils estiment donc nécessaire d'inventer maintenant une société dont le fonctionnement ne reposerait pas sur un objectif de croissance, c'est à dire une société, non pas de croissance négative, mais « d'a-croissance ».
Bref les décroissants sont précisément les citoyens qui partagent le plus les craintes de Michel Rocard !
a écrit le 28/08/2015 à 12:48 :
Je trouve cet article très intéressant, sauf quand il aborde la question de la croissance. Car, pour le coup, Michel Rocard - pour qui j'ai par ailleurs un certain respect - commet une vraie faute d'intelligence en dissertant sur un sujet à propos duquel il ne s'est pas du tout renseigné (d'ailleurs, ne parle-t-il pas lui même d' "intuition" ?). En effet il ressort clairement de son discours qu'il appréhende le concept "décroissance" (au sens politique) comme un synonyme de "croissance négative", or c'est tout à fait inexact.

Je cite Serge Latouche professeur émérite d'économie à Paris-Sud XI et théoricien de la décroissance, dont tu constateras à quel point il partage les inquiétudes de Michel Rocard : "la décroissance, pour nous, n'est pas la croissance négative, expression oxymorique et absurde qui traduit bien la domination de l'imaginaire de la croissance. On sait que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi, augmente le taux de chômage, et précipite l'abandon des programmes sociaux, sanitaires, éducatif, culturels et environnementaux qui assurent l'indispensable minimum de qualité de vie. On imagine quelle catastrophe engendrerait un taux de croissance négatif ! De même qu'il n'y a rien de pire qu'une société travailliste sans travail, il n'y a rien de pire qu'un société de croissance dans laquelle la croissance n'est pas au rendez-vous. Cette régression sociale et civilisationnelle est précisément ce qui nous guette si nous ne changeons pas de trajectoire. Pour toutes ces raisons, la décroissance n'est envisageable que dans une "société de décroissance", c'est à dire dans le cadre d'un système reposant sur une autre logique."

La "décroissance" c'est donc,pour ses théoriciens, précisément le moyen de prévenir les phénomènes qu'évoque M.Rocard, et desquels eux-même s'inquiètent depuis les années 70 ! En effet, leur constat, issu des conclusions du rapport du MIT (et confirmé depuis par de multiples études, dont encore une de chercheurs de l'université de Melbourne l'année dernière) est qu'il existe une limite à la croissance, et que le fait pour nos sociétés (reposant précisément sur un objectif de croissance illimitée) d'atteindre cette limite aura dès effets incroyablement délétère pour l'humanité (avec notamment des risques sociaux majeurs comme les guerres civiles etc...). Pour prévenir ce désastre, ils estiment donc nécessaire d'inventer maintenant une société dont le fonctionnement ne reposerait pas sur un objectif de croissance, c'est à dire une société, non pas de croissance négative, mais « d'a-croissance ».
Bref les décroissants sont précisément les citoyens qui partagent le plus les craintes de Michel Rocard !
a écrit le 28/08/2015 à 11:07 :
Bienvenu dans les temps moderne M. Rocard ! Premiere nouvelle : La terre est ronde !! si si. Du reste...
La croissance sinon la guerre civile ??? M. Rocard, est il necessaire de vous rapeller que nous existons au sein d'un d'environement. fini, (le contraire d'infini. quoi). Il n'y a pas plus de question a ce poser sur notre capacitée a croitre encore et toujours. On fait quoi une fois arriver au limitie de notre planete ? On colonise la voie lactée ? Pfff encore de belle parole bien ecrite. mais inscencées, dépassées

s1pierro.
a écrit le 27/08/2015 à 11:30 :
Il faut fabriquer en France, mieux et moins, et mieux rétribuer le travail, seule source de richesse.
a écrit le 11/06/2015 à 14:11 :
je trouve son analyse très pertinente et fort juste .... par contre, pour la guerre civile ; rien n'est plus sur : n'importe quoi peut la déclencher ; pas seulement les finances et l'écologie .. mais certainement les inégalités !!!!
a écrit le 08/06/2015 à 15:15 :
C'est plutôt le fait de refuser de prendre conscience des limites naturelles (au sens premier du terme), qui nous mènera à la guerre civile. Et au lieu d'essayer de faire perdurer un système économique et un mode de développement qui sont arrivés en bout de course depuis longtemps, ils auraient mieux fait de préparer l'après afin d'atterrir le plus en douceur possible (certes ce serait moins profitable pour les banques et les multinationales...), parce que là malheureusement, faute d'avoir prévu quoi que ce soit, nous allons tout droit vers le krach violent. Et je rappelle que nous sommes bientôt 8 milliards d'individus sur une petite planète bien mal en point qui a de moins en moins de ressources à offrir...
a écrit le 08/06/2015 à 15:08 :
Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
Réponse de le 29/08/2015 à 3:49 :
Tu ne peut pas prouver que l'on soit dans un monde fini.
a écrit le 08/06/2015 à 13:30 :
"La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile" Michel Rocard
Je répondrais à Michel Rocard: "la croissance aussi". La sagesse s'impose par moment Mr Rocard. Que M.R.donne un seul exemple d'une forme quelconque de vie, de système, ou je ne sait quoi d'autre, qui croit sans cesse. Il n'en trouvera aucun. Tout nait, vit, meurt. Et le cycle recommence avec d'autres. Mais je me trompe, il existe quelque chose une qui croit sans arrêt: la bétise humaine.
a écrit le 08/06/2015 à 7:50 :
Ca ne serait pas plutôt les millions d'individus que les gouvernements successifs ont fait allègrement rentrer en France depuis 35 ans qui nous conduiront à la guerre civile ? Millions d'individus qui ne partagent absolument pas nos valeurs ni notre façon de vivre mais qui veulent imposer les leurs et dont un grand nombre sont très dangereux ? (Djihadistes par exemple)
a écrit le 06/06/2015 à 9:57 :
Une autre croissance, qui ne serait pas de la décroissance.
Je ne reviendrais pas sur les préconisations faites par M. ROCARD. Il n'y a d'ailleurs à mes yeux pas à y revenir. Notamment sur le fond du sujet, tant cet article est explicite ; de mettre en exergue la puissance de la spéculation boursière.
Je souhaite très modestement, pour le citoyen que je suis, reprendre le sujet de la croissance et de la monétarisation de nos sociétés occidentales. Car il s'agit bien de cela pour créer un nouveau système de développement.
Développement qui reste un clivage de société, bien au-delà de la France, mais dont nous pouvons faire valoir cet autre point de vue.
Les orientations du système économique auquel nous adhérons est marqué de plus en plus du sceau de refus des populations. Pourtant notre économie est bien rodée et son efficacité en matière de développement des richesses est attesté " 800 trillions" de masse monétaire spéculative; tout cela après un crash boursier de moins de 10 ans. C'est dire combien la dette mondiale pourrait être supprimée, par une réorientation du système économique.
Mais resterait à faire fonctionner un autre modèle de capitalisme. Ce modèle existe, mais il demande une refonte profonde. de plus il ne nécessite pas une révolution pour sa mise en place. Il demande une réappropriation de la fonction politique, abandonnée aux mains des institutions monétaires. Un capitalisme qui ne soit plus la finalité de l'action politique, mais au service de cette action. Pour bon nombre de dirigeants, il ne s'agit là que de bla-bla-bla-bla ; pourquoi changer de stratégie économique et nous remettre en question.
Est-ce parce que ce modèle de société à contribué jusqu'à présent à un compromis acceptable, d'une certaine évolution ! Cela n'est plus suffisant. ce modèle a mis fin aux conflits majeurs, mais sa poursuite actuelle nous entraîne vers un type de chaos sociétal. ceci dans l'indifférence totale de l'existence de tout un continent "l'Afrique". personne ne doute qu'il ne s'agisse ni de mépris ni de misanthropie raciale. Non, c'est la forme la plus élémentaire de la notion de profit du capitalisme qui s'est exercée; cette forme a un précepte très simple, qui est : "Malheur au plus faible". c'est donc forts de cette maxime que nous avons entrepris le pillage planétaire; sans aucune autre forme de responsabilité humaine. Ce n'est qu'au fur et à mesure que les problèmes sont apparus, que nous nous sommes posés des questions, mais laissant toujours notre activité prendre le pas sur la gravité de nos actes.
Bref! je ne referais pas aujourd'hui l'historique qui nous a conduit à notre société et à ses blocages.
Quelques évidences sont incontournables. Le premier constat est celui de l'appauvrissement des ressources terrestres. Cet appauvrissement est inévitable en lui, à moins de nous convertir au malthusianisme ; et encore, dans la durée de l'humanité, nous ne pouvons nous y soustraire. mais inévitable ne signifie pas inexorable, dans le sens où nous pouvons infléchir ce mouvement.
Le second constat est celui d'admettre que ce système rejette la diversité, et que ce rejet conduit à l'exode de millions de personnes. la proportion de ce flux migratoire, dont nous ne faisons que ressentir les premiers effets, ne va pas cesser d'augmenter. Et c'est la convergence d'au moins trois défauts majeurs, qui vont nous conduire au chaos. paupérisation, migration, dérèglement climatique. j'ai précédemment parlé de l'Afrique, mais ce continent n'est pas la seule victime. Bien des populations jugées comme économiquement inexploitables sont livrées au sort du rejet. Et ce n'est pas le F.M.I. qui y changera grand chose. Qu'il s'agisse du Vanuatu, d'Haïti ou de toute une partie des îles de la Malaisie, de l'Indonésie ; nous assistons à cet abandon.
là est le vrai sujet de l'économie que nous développons . Il ne s'agit pas d'une réflexion " dite populiste" ; appellation que l'on attribue facilement à ceux qui osent se poser en objecteurs, quand on refuse d'entendre les propos divergents. et même quand ces propos sont étayés. Il ne s'agit pas de revenir en arrière, vers une décroissance ; contraire à l'esprit d'avancement de l'humanité. Mais au contraire d'utiliser toute notre matière grise pour développer une économie qui donne une place à chacun , d'une part, et qui tienne compte de la nécessité de diminuer la force de la prédation des ressources terrestres. Certes, je ne nie pas que ce souci existe déjà dans les volontés des gouvernants. Mais elles sont subordonnées à une oligarchie bancaire, qui elle n'en a cure. Pourtant, si l'on déniait sérieusement comparaît les gains que procurent l'économie actuelle, en tenant compte du coût de tous les dispositifs mis en place pour que cette économie puisse s'exercer ; et je ne pense même pas à l'effet humain désastreux. non, dans le simple rapport du calcul commercial.
nous savons pertinemment que l'aspect prolétaire est le fondement du capitalisme. a nous d'en donner l'accès au plus grand nombre, moyennant la participation de tous.
la première voie est l'énergie. c'est elle qui doit permettre de développer les richesses sur place. Donc de fixer les populations. les arguties développées par tous les détracteurs des énergies renouvelables ne tiennent plus. Nous savons qu'une fois mises en place, ces énergies assurent une prospérité sans contrepartie. l'erreur n'est donc pas possible.
l'alimentaire est la seconde voie de cette transformation ; là encore , ce n'est pas dans l'ignorance ( donc pas de populisme effréné) de nos engagements: Amérique, Allemagne, France, Suisse, etc... que de vouloir développer une agronomie type "MOSANTOS". Bien au-delà de la main mise, qui est déjà inacceptable, nous allons accélérer le processus d'appauvrissement des sols, rejetant une nouvelle fois la diversité, et l'acceptation d'un mode de vie que chaque pays a en lui. Même à l'intérieur de notre Europe, un Allemand ne se nourrit pas comme un Français. Alors entre un Inuit et un Congolais !
Cette vision qui n'est d'ailleurs pas nouvelle, mais plus que jamais d'actualité, repose sur la nécessité de répartir le travail et les profits, mais l'on ne peut espérer que le déroulement du progrès soit suffisant à donner du travail au plus grand nombre. C'est pourquoi la diversité s'impose, et que l'économie développée par Keynes reprenne l'ascendance de la vie politique. certes elle est apparemment moins performante sur le court terme, mais bien plus sûre d'une prospérité pérenne.
Nous ne pouvons réfuter le bien fondé du choix en application, Il a été pensé il y a peu de temps finalement, et a correspondu indéniablement à nos besoins. Ceci dans l'évolution qui a été la notre. Il a bien fallu résoudre d'autres désordres.
Personne n'est faillible, puisque l'erreur est humaine. mais les guerres, comme les révolutions, comme les chaos, proviennent du fait que l'on se croit supérieur ; au point de ne vouloir rien entendre des suggestions des autres. Cela l'histoire devrait vous l'avoir appris, or vous recommencez la même erreur. Mais au lieu d'être de conduite politique comme par le passé, elle est aujourd'hui de conduite économique. Veuillez considérer, pour ceux qui sont dans la vision de la supériorité. Que vous avez, après réflexion des élites, accordé à la Grèce une place que vous vous apprêtez à rejeter. Voilà bien la preuve que les fausses routes sont nombreuses. Mais qu'il est toujours temps d'en convenir, sans attendre le désordre. Les peuples sont toujours lents à la compréhension et aux agissements. mais une fois le point de non retour atteint, plus rien ne les arrêtes. Le gouvernement Français en a encore fait les frais avec le problème des portiques en Bretagne. Ce n'était qu'un petit problème.
Voilà, point de menaces, mais un constat. Et dans tout cela, l'Europe qui est un formidable moyen de renouer les liens des sociétés avec leur devenir commun. Une société d'union fédérale Européenne comme architecture du monde, et non cette mondialisation sauvage; L'Europe, un moyen pacifique, doux et efficace ; il suffit de croire en nous.
a écrit le 04/06/2015 à 10:36 :
C'est peut-être vrai, mais fallait pas courir pour la croissance qui allait de toutes façons nous mener tôt ou tard droit dans le mur. Il fallait écouter les 'Sages'. Je rappelle un ouvrage révélateur et révolutionnaire de Dr E.J.Mishan "The Costs of Economic Growth" édité 'finalement en 1967 par Staples Press (car rédigé longtemps avant cette date).
a écrit le 03/06/2015 à 23:46 :
Il existe un autre canal d'influence négative du monétarisme que celui d'un capitalisme maximaliste : celui des changes flottants qui a conduit à la volatilité des grandes variables macroéconomiques, en particulier celle des taux de change qui entraîne celle des taux d'intérêt. Là est la source principale de la spéculation financière excessive née sur les marchés à terme d'instruments financiers nécessaires pour couvrir ces nouveaux risques et dont les effets de levier ont conduit à une instabilité plus grande encore du cours des actifs sous-jacents. Seule une forme de stabilité monétaire et de stabilité des changes permettra de tarir véritablement la spéculation financière qui s'enracine sur la friabilité monétaire imposée aux acteurs économiques par les Etats-Unis en 1971 / 1973. Un nouveau standard monétaire, défini à l'aide d'un actif réel et d'une parité fixe des monnaies à l'égard de cet actif, s'impose pour en finir avec des stratégies, doit être inventé, retrouvé sans copier le passé.
a écrit le 03/06/2015 à 11:46 :
A la retraite les vieillots dépassés ! La politique a plus que jamais besoin de jeunesse quand on voit les stupidités que Rocard débite à la pelle. Piketty, qui n'est pas de gauche radicale mais plutôt un keynésien dit hier dans Reporterre : "Il faut s’habituer à une croissance structurellement lente. Même se maintenir à 1 ou 2 % par an suppose d’inventer des sources d’énergie qui, pour l’instant, n’existent pas." et "Depuis la révolution industrielle, de 1700 jusqu’en 2015, la croissance mondiale a été de 1,6 % par an, dont la moitié pour la croissance de la population (0,8 %) et la moitié (0,8 %) pour le PIB (produit intérieur brut) par habitant. Cela peut paraître ridiculement faible pour ceux qui s’imaginent qu’on ne peut pas être heureux sans un retour aux Trente glorieuses de 5 % par an. Mais 1,6 % de croissance par an pendant ces trois siècles a permis de multiplier par dix la population et le niveau de vie moyen, parce que, quand cela se cumule, c’est en fait une immense croissance. Et la population mondiale est passée de 600 millions en 1700 à 7 milliards aujourd’hui.

Pourrions-nous être plus de 70 milliards dans trois siècles ? Il n’est pas sûr que ce soit souhaitable ni possible. Quant au niveau de vie, une multiplication par dix est une abstraction.

La révolution industrielle au XIXe siècle a fait passer le taux de croissance qui était très proche de 0 % dans les sociétés agraires pré-industrielles à 1 ou 2 % par an. Cela est extrêmement rapide. Et c’est uniquement dans les phases de reconstruction après des guerres ou de rattrapage accéléré d’un pays sur d’autres que l’on a 5 % par an ou davantage.

Question : Les responsables politiques, la plupart de vos collègues économistes, les journalistes économiques, tous espèrent encore une croissance de 2 ou 3 % par an, certains rêvent même des 6 ou 7 % de la Chine.

Le discours consistant à dire que sans retour à 4 ou 5 % par an de croissance, il n’y a pas de bonheur possible est absurde, au regard de l’histoire de la croissance.

Question : Pourtant, vous avez employé le terme de « croissance forte » dans un article signé avec des économistes allemands et anglais.

Pour moi, 1 ou 2 %, c’est une croissance forte ! Sur une génération, c’est une très, très forte croissance !

Sur trente ans, une croissance d’1 %ou de 1,5 % par an signifie une augmentation d’un tiers ou de la moitié de l’activité économique à chaque génération."
Réponse de le 03/06/2015 à 12:54 :
0.8 choux+0.8 carottes = 1.6 Gros flan aux choux-carottes
Réponse de le 28/08/2015 à 11:04 :
Bienvenu dans les temps moderne M. Rocard ! Premiere nouvelle : La terre est ronde !! si si. Du reste...
La croissance sinon la guerre civile ??? M. Rocard, est il necessaire de vous rapeller que nous existons au sein d'un d'environement. fini, (le contraire d'infini. quoi). Il n'y a pas plus de question a ce poser sur notre capacitée a croitre encore et toujours. On fait quoi une fois arriver au limitie de notre planete ? On colonise la voie lactée ?
Pfff encore de belle parole bien ecrite. mais inscencées, dépassées

s1pierro.
a écrit le 03/06/2015 à 11:20 :
Ça fait plaisir de voir qu'on puisse se remettre en cause sur la dérégulation : j'y vois un signe d'intelligence et d’honnêteté intellectuelle.

Mais sur la décroissance ... quel utopiste, ce Rocard, de croire que la croissance va revenir ! Et d'abord, de quelle croissance parlons-nous ?
Croissance monétaire ? Créer plus d'argent par le crédit pour rembourser les intérêts des crédits passés ? Le serpent ne peut se mordre la queue qu'un certain temps, après il meurt et il faut passer à autre chose.
Croissance de la consommation ? C'est à dire de la vitesse à laquelle nous épuisons (définitivement, ne le perdons pas de vue) nos ressources, à la laquelle nous saturons la planète de nos déchets ? Croissance de la température mondiale, donc. Voilà qui donne envie.

Devenons réalistes et adultes face à la croissance : c'est l'idéologie du cancer, de croître toujours ! Serons-nous assez aveugle, aussi bêtes que des bactéries dans un bocal fermé, pour croître jusqu'à atteindre nos limites naturelles, puis tous mourir ?

Enfin, lier décroissance et inégalités ... Alors, si je résume, la croissance provoque des inégalités (à moins que nous ne vivions pas sur la même planète ?), et la décroissance aussi. Comme d'habitude, les pauvres sont mal barrés ! Je tiens quand même à rassurer Mr Rocard : grâce à la loi sur le renseignement, les pauvres, victimes de la croissance ou de la décroissance, ne devraient pas faire trop de vagues ...
a écrit le 03/06/2015 à 11:07 :
Pourquoi ne pas mettre en place du crowdfunding à grande échelle pour racheter les banques une à une afin de réaliser la séparation des banques de dépôts et d'affaires promise par F.H., ce qui permettrait de réaliser de fait un "Glass-Steagall Act" et donc de disposer d'un filet de protection en cas de Krach boursier.
Une fois la banque rachetée et séparée en deux, chaque investisseur récupererait son investissement en actions soit au sein de la banque d'affaires soit au sein de la banque de dépôt selon ses envies.
a écrit le 03/06/2015 à 10:45 :
Rocard est vraiment un homme du passé : il raisonne sans comprendre la globalité du problème écologique. Sa solution pour résoudre la question écologique : des voitures électriques et des bâtiments isolés. Et l'électricité pour mouvoir ces voitures ? et les pollutions générées ? et les pollutions chimiques ? et la perte de la biodiversité ? et l'urgence de tous ces problème ?
Quant à son avis sur la décroissance, il n'a que des "intuitions" : "Mon intuition, c'est que la décroissance commencerait par intensifier ces inégalités, ..." alors que les penseurs de la décroissance clament que la première des décroissance à mettre en oeuvre, c'est la décroissance des inégalités.
Ses collègues du PS nous ont d'ailleurs démontré leur capacités à réduire les inégalités !
Il prône toujours les mêmes recettes qui ont fait la preuve de leur inefficacité.
a écrit le 02/06/2015 à 16:06 :
La décroissance ça fait 30 ans qu'elle a déjà commencé, et même si ils l'ont caché à coups de milliers de milliards de dettes, ça commence à se voir là... Combien de Français ne partent presque plus jamais en vacances, ont de plus en plus de mal à s'offrir un petit plaisir comme le restau ou autres ?
Réponse de le 03/06/2015 à 0:07 :
le drame, c'est encore pire que ça ! mais la vérité inévitable pour bientôt .
a écrit le 02/06/2015 à 14:05 :
D'accord avec Rocard. Revenir au Glass Steagall Act. Retirer aux banques privées le droit de créer la monnaie, ainsi que le privilège de financer les Etats. Sortir les Anglais de l'Europe. Déconsidérer les thèses de Hayek et Friedman au profit de celle de Krugmann, Stiglitz et... Piketty? (pas tout). En gros éliminer les spéculateurs et virer les néocons.
Une chance, ce sont souvent les mêmes. Y a t-il une chance d'y parvenir? La solution est en Grèce et peut-être bientôt en Espagne.
a écrit le 02/06/2015 à 12:39 :
Tout cela est tellement flagrant que je ne comprends pas que l'on puisse encore penser ou soutenir le contraire. La seule faiblesse de ce constat éclairé: l'absence de l'intégration de cette politique au problème le plus sérieux, la surpopulation pour laquelle une vision uniquement économique ne suffira pas...
a écrit le 02/06/2015 à 12:17 :
la seule solution possible pour aller vite et remettre du pouvoir d'achat pour relancer l'économie , c'est d'imposer de suite les 39 heures payées 39 et de revenir au niveau d 'imposition de 2012 d'ici la fin de l'année . Mais avec une classe politique pareille , elle ne fera rien car elle y trouve son intérêt dans la situation actuelle et on y est pas par hasard .
a écrit le 02/06/2015 à 11:15 :
Ce Rocard est impayable: voir dans la politique publique la solution salvatrice montre que ces socialistes ne veulent décidément rien comprendre. Les élus et fonctionnaires français ont montré durant les 40 dernières années qu'ils ne comprennent pas comment fonctionne le monde économique . Leur solution: toujours plus de contraintes, de lois, de règlements pour soit disant "réguler". Le résultat est le retard croissant de la France dans le monde, même vis à vis de ses voisins européens qui ont la même monnaie.Cherchez l'erreur.
a écrit le 02/06/2015 à 6:56 :
"....une croissance intelligente financée et eclairee par la protection de la nature..."

La protection de la nature peut recouvir bien des choses différentes (imposition d'ampoules au mercure a la place des ampoules a incandescence , perte de libertés individuelles et collectives par le biais de contraintes toujours plus envahissantes dans la vie quotidienne ...).
S' en remettre totalement à cette nouvelle doctrine est hasardeux.
La précipitation a le faire ressemble a la précipitation qui a prevalu a la dérégulation dite "monétariste" par l' auteur.
Il y a en commun un manque de tempérance, et aussi un manque de prudence, ayant entrainé des erreurs de jugement, puis un manque de courage pour réparer .
Il faut se méfier des concepts fourre-tout qui font dire et croire des bêtises.
C' est un défaut de notre langue. Il ne faut pas le reprocher aux Anglais, ce serait une erreur de jugement supplémentaire.
Il faut remettre l' homme au centre du jeu, et non pas des "machins" qui n' ont d' autre fonction que de l' éloigner des décisions qui le concernent (exemple le traité européen et le Non) .
Prudence, temperance, jugement, courage : Marc Aurele, plutôt que Du Flow ou Pîque-ici (pas là bas). Récompenser le travail (tout le travail, y compris celui qui donne les hauts revenus) plutôt que la spéculation (toute la spéculation ) en étant éclairé par le "bon sens" pour juger, cela est faisable (si on est tempérant, prudent et courageux)
a écrit le 01/06/2015 à 22:36 :
Rocard à raison sur un point ,la decroissance .Avant ceci n'était qu'un concept abstrait trés à la mode dans certains milieux bobos écolos .Seulement voila ,la decroissance on l'a vécu en vrais en 2008/2009 et on a vu les degats colossaux produit par ces idées .Fallait il continuer !A - 3 % de croissance par an on en serrait ou maintenant, pas loin de 6 millions de chomeurs voire beaucoup plus !On remarquera que pas mal de ces decroissants sont pas touchés par la crise ,enseignant ou chercheur par exp metiers tranquilles ou le chomage ne rode pas .......
a écrit le 01/06/2015 à 22:19 :
La crise financiere de 2008 !Mais c'est uniquement les subprimes et en aucun cas la speculation !Qui a décidé de faciliter l’accession à la propriété des travailleurs aux faibles ressources aux USA si ce n'est le gouvernement americain lui meme avec les démocrates à sa tete .Ca partait d'un bon sentiment le reve américain, devenir propriétaire pour les travailleurs pauvres ! Qui n'a pas vu les consequences de l'application des accords de Bale II qui stipulaient que les banques doivent marquer dans leur bilan la valeur de leurs actifs quand celui ci est établi, et non pas la valeur de ces actifs quand ils ont étés achetés et marquer chaque année la meme valeur !Les politiques americains !Qui n'a pas vu l'effondrement du marché immobilier aux USA entrainant la faillite des banques qui possédaient ces actifs car une maison ,avant d'etre payée ,appartient à la banque qui vous à prêté l'argent !Les politiques americains qui ont laissés faire alors que la bulle grossissait devant eux !C'est facile d'accuser la finance bouc émissaire idéal des politiques incompetants !Sans crise des subprimes ,pas de crise du tout, et il n'y a rien à rajouter ......... D'autant que la finance ,elle se taxe et que l'état ,et pas que lui ,se sucre dessus !En 2009 quand la SG annonce avoir provisionnée 1 milliard d'€ de prime pour ses traders toutes les belles ames à gauche ont criées au scandale .C'est oublier que ces primes sont en brut ,et qu'il y a 50 % (30 % employeur + 20 % salarié )de retenues sociales pour la sécu et les complementaires ,500 millions dans leurs caisses, mais là motus !Une belle bande d'hypocrites ces politiques donneur de leçons!
Réponse de le 02/06/2015 à 9:18 :
à Saz : petite précision : c'est l'administration républicaine (et non pas démocrate) de Georges W Bush qui a promu, très généreusement, une "ownership society" dans laquelle tout le monde serait propriétaire.
Et, aussi : c'est la finance américaine qui a titrisé ces prêts subprimes, et a vendu ces titrisations aux banquiers européens. Qui croyaient spéculer en gagnant à tous les coups, ce qui est absurde : acheter des titres très rentables sans aucun risque, en se finançant sur le marché monétaire, çà n'a de fait pas duré très longtemps. Bref, nos génies financiers ont acheté la lune.
a écrit le 01/06/2015 à 22:05 :
ces fonctionnaires de la politique qui viennent du public là ils retournent en cas de mésaventure, font comme les cadres administratifs, ils n'ont jamais rien géré, ni managé, ni piloté par les objectifs et la perfoamnec, ils se contentent de dépenser, recruter, taxer, imposer...

aucuns sens de la vraie vie, de la gestion et du management

et donc comme leurs collègues du public, ils veulent fonctionnariser le privé, garantir les salaires et l'emploi, figer les règles et le contexte, augmenter les avantages sociaux...

sauf que la vraie vie, c'est un monde qui bouge, dans le quel il faut s'adapter en permanence, donc y compris en salaires, emplois...sinon on détruit l'entreprise et tous les emplois avec, et on asséche la source de financement du public : l'argent du privé...

nos politiciens et administratifs publics n'ont toujours rien compris de ce qu'est la vraie vie qui produit la richesse qui les finance, mais ils veulent imposer leurs régle sunilatérales..."petit problème" à la française !!!
a écrit le 01/06/2015 à 21:36 :
il voit plein de sources de progrès mineures, mais étrangement il ne voit pas l'éléphant dans le couloir !!!! nos 200 milliards de dépenses publiques, plutôt de gaspillages publics, cf rapports de la cour des comptes...et donc il ne voit pas non plus qu'on a le record d'europe des impôts et charges qui plombent le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises, et donc aucune reprise possible

par contre, si on chasse ces gaspillages par dizaines de milliards, l'exception française !!, on baisse de 200 milliards la dépense publique, et donc c'est reparti avec 3% de croissance et 2 millions de chomeurs en moins !!!

la mauvaise dépense publique c'est le gaz de schiste de la france, un gisement record, de quoi doper l'énorme potentiel de la france !!!!

et les autres pays qui ont attaqué ces réformes dans la douleur sont bien repartis (irlande, portugal, espagne..), ceux qui avaient anticipé sont loin devvant (allemagne, angleterre), et les 2 cancres de l'europe, dans la léthargie dépensière et l'immobilisme s'enfoncent...

mais c'est la faute à la mondialisation, à la finance, aux martiens....mais pas à la gabegie qui étouffe tout ! parce que les socialistes ont une myopie chronique sur la dépense publique et ses monstrueux gaspillages..
Réponse de le 02/06/2015 à 6:54 :
Ok a 200%
Mais le manque de courage est une autre particularité française ...
Réponse de le 02/06/2015 à 14:33 :
En effet, la vraie question est ; où va l’argent, si ce n'est dans les dépenses publiques ?
Croissance ou pas, cela ne change pas grand chose s'il n'y a pas de reformes.

1 point de PIB c’est environ 20 milliards
Rien que les intérêts de la dette c’est 45 milliards en 2014
En plus ils viennent de se rendre compte que s'il n'y a pas redistribution de pouvoir d'achat, car pas de travail, il n'y a pas d'achats, donc suppression d'emplois. Étrange phénomène, non ?
Réponse de le 07/06/2015 à 18:47 :
Vous semblez "oublier" que la droite à gouverner 10 ans avant ! Que Sarko avait son slogan du travaillez plus pour gagner plus ! Quand aux fanfaronnades des chiffres stupéfiants et fantastiques des autres pays...L'Espagne, ça repart, c'est la fête! On a vut avec la dernière élection et les poussées de PODEMOS et le PP Espagnole qui s'est effondré! L'Allemagne, l'Angleterre..La joie, des mini jobs à 1 euro et les contrats 0 heure britannique! C'est juste du vent, de l'escroquerie et du bluff ! Leurs chiffres du chômage comme ceux des américains sont bidons et truqués..On enlève où l'on ne compte pas les gens dans les statistiques..Du même acabit que les USA ! Écoutez Olivier Delamarche sur BFM Business où Philippe Beschade au lieu de sortir la propagande foireuse des Diafoirus payés par le CAC 40
a écrit le 01/06/2015 à 19:34 :
Michel Président !
Un des rares à comprendre la situation, un des rares à être à la hauteur. Ah il aurait 30 ans de moins ...
Réponse de le 02/06/2015 à 6:53 :
Rocard contre la décroissance? Très curieux alors que son fidèle disciple, M.Laroutouru, fait reposer tout son travail théorique et pratique ( le parti Nouvelle Donne) sur le concept de décroissance..
a écrit le 01/06/2015 à 18:58 :
Michel Rocard a toujours ètè l'aile gauche du PS. N'authoriser que des banques sous forme de compagnies financieres n'est pas une idee nouvelle, mais la nationalisation de tout le secteur financier, et une nouvelle ligne de conduite dictee par un gouvernement responsable, interdisant toute operation de speculation que ce soit sur les devises, les metaux, l'alimentation, les materiaux, l'immobilier et autres, serait la solution. Un simple reglement interieur des banques et la speculation s' arrete. Pour les investissement a risque, comme je l'explique dans mon livre "Manifeste pour un socialo capitalisme ", l'etat devrait intervenir tant dans le financement des depots de brevets, que dans la creation de co-entreprises gouverment-inventeur. La solution nèst pas si difficile, seule la volonte manque.
a écrit le 01/06/2015 à 17:11 :
Enfin un socialiste qui dit la vérité...merci à mr Rocard
a écrit le 01/06/2015 à 15:39 :
Cela fait plaisir d'entendre Mr Rocard...Que l'on entend que trop rarement..Il est l'un des rares hommes publiques français à dire des choses simples et qu'il semble comprendre et maîtriser lui même..!
Pour parler de nos hommes politiques français des 30/40 dernières annees..?Que de tromperies ,d'affirmations incertaines et coûteuses..!?
CG.
a écrit le 01/06/2015 à 14:59 :
Cet un immense plaisir que de lire cet article. Voilà dit les problèmes, mais aussi en partie les solutions. (Veuillez m'excuser M. ROCARD) de l'expression utilisée pour résumer votre analyse. "C'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure soupe".
Réponse de le 01/06/2015 à 22:17 :
"C'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure soupe".

Surtout quand ils sont déjà à la retraite.
a écrit le 01/06/2015 à 14:58 :
Un immeuble est construit sur la base de fondations et de structures.

La France (la Nation) est bâtie sur des structures fondamentales : monétaire, financière, économique, sociale, politique.

En analysant chacun de ces domaines à l'aide des lois de l'éconophysique*, on constate qu'ils sont tous dans un état métastable* (coefficient de tension volumique anormalement élevé).

La "prise" systémique est inévitable. Je ne connais pas le domino déclencheur, probablement le monétaire.
Mais attention, en physique, tout changement d'état provoque une modification radicale de structure.

Mon souhait : que cela n'entraîne pas le chaos !

* voir Wikipédia
a écrit le 01/06/2015 à 14:42 :
Non parce qu'il y a déjà Jacques Attali qui écrit ses mémoires.
Je sais que c'est la crise et que même les dinosaures mitterrandiens la subissent.
Une cure d'austérité médiatique vite !
a écrit le 01/06/2015 à 14:13 :
M. Rocard n'a jamais rien compris à l'économie ,et voilà qu'il écrit un bouquin franco/français pour expliquer la marche du monde...! ces socialistes seront toujours à coté de la plaque...plus grave , ils veulent tous imposer au peuple leurs préceptes ..., du style, , l'homme socialiste doit être l'égal ...des inégalités des autres ...! pour que les autres progressent...!
Réponse de le 01/06/2015 à 15:46 :
commentaire totalement loufoque
Réponse de le 01/06/2015 à 21:56 :
@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde.
jamais de pilotage par les résultats, de mesure de performance et d'efficacité, de compétition et ajustements avec la plus grande réactivité... non ils sont nos dinosaures sorties de la nuit des temps, ils vont à leur train, saupoudrent l'environnement de propositions essaimées et décousues....aucun lien avec les vrais problèmes majeurs des entreprises, de la compétition mondiale, de l’investissement utile dans les entreprises,
horreur, cachez ces dividendes que je ne saurais voir !!! vive le livret A et les bas de laine...
Réponse de le 01/06/2015 à 21:56 :
@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde.
jamais de pilotage par les résultats, de mesure de performance et d'efficacité, de compétition et ajustements avec la plus grande réactivité... non ils sont nos dinosaures sorties de la nuit des temps, ils vont à leur train, saupoudrent l'environnement de propositions essaimées et décousues....aucun lien avec les vrais problèmes majeurs des entreprises, de la compétition mondiale, de l’investissement utile dans les entreprises,
horreur, cachez ces dividendes que je ne saurais voir !!! vive le livret A et les bas de laine...
Réponse de le 01/06/2015 à 21:56 :
@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde.
jamais de pilotage par les résultats, de mesure de performance et d'efficacité, de compétition et ajustements avec la plus grande réactivité... non ils sont nos dinosaures sorties de la nuit des temps, ils vont à leur train, saupoudrent l'environnement de propositions essaimées et décousues....aucun lien avec les vrais problèmes majeurs des entreprises, de la compétition mondiale, de l’investissement utile dans les entreprises,
horreur, cachez ces dividendes que je ne saurais voir !!! vive le livret A et les bas de laine...
Réponse de le 01/06/2015 à 21:56 :
@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde.
jamais de pilotage par les résultats, de mesure de performance et d'efficacité, de compétition et ajustements avec la plus grande réactivité... non ils sont nos dinosaures sorties de la nuit des temps, ils vont à leur train, saupoudrent l'environnement de propositions essaimées et décousues....aucun lien avec les vrais problèmes majeurs des entreprises, de la compétition mondiale, de l’investissement utile dans les entreprises,
horreur, cachez ces dividendes que je ne saurais voir !!! vive le livret A et les bas de laine...
a écrit le 01/06/2015 à 12:33 :
Je suppose que Monsieur Rocard s'ennuie et voudrait un complément de retraite sous forme de droits d'auteurs. C'est de bonne guerre....
a écrit le 01/06/2015 à 12:15 :
là , il vient de persuader un convaincu de longue date , c'est à dire: moi ! que les deux derniers quinquennats + le septennat de Chirac , ont plombé le pays à petites doses en refusant la relance par le pouvoir d'achat , pensant que la finance fera le boulot . On tue tout doucement beaucoup d'entreprises dans le pays pensant que les investisseurs prendront le relai uniquement à l'exportation. D'où toutes les aides orientées vers l'accumulation de biens au détriment des vrais porteurs de croissance les PME .
Réponse de le 01/06/2015 à 12:56 :
Mais si ! Rappelez-vous Jospin avait tenté une relance lorsqu'il était premier ministre, mais l'argent a tout de suite quitté le pays pour l'Allemagne, et l'Asie, qui ont bénéficié de notre relance...
Réponse de le 01/06/2015 à 22:10 :
Oui, le laissé-faire de Chirac a été 12 ans de perdus pour la France. Sans parler du culte de l'euro fort pour faire plaisir aux Allemands qui se savaient très bien armés dès le départ et nous ont tous envoyés au tapis de façon irresponsable (négligeant le fait que nous sommes leurs principaux partenaires économiques).
a écrit le 01/06/2015 à 11:56 :
Ce monsieur donne des réponses franco française a un "univers" qui n'a plus de frontières pour agir. Ce pays n'est plus souverain, et pratiquement tout lui est imposé de l'extérieur par des intérêts privés! Et.... cela ne fait que commencer!
a écrit le 01/06/2015 à 11:54 :
j'ai la solution
il faut creer une crise permanente, car ca reduit les inegalites; en effet, meme l'insee a constate que quand ca va les riches s'enrichissent plus vite que les pauvres, et quand ca va pas, les riches s'appauvrissent plus vite
reduisons donc les inegalites vu que c'est le seul probleme des francais; il suffit de creer une crise permanente ou les riches deviendront pauvres, et les pauvres encore plus pauvre mais ' relativement moins'
CQFD ' a la socialiste'
a écrit le 01/06/2015 à 11:26 :
Pas facile de se contorsionner pour éviter de mettre en cause le socialisme, un doctrine usée jusqu'à la corde.
La finance n'est l'ennemi que de ceux qui vient au dessus de leurs moyens.

Personnellement je n'ai pas de dettes et mon banquier n'est pas mon ennemi (ni mon ami d'ailleurs)
a écrit le 01/06/2015 à 11:18 :
Le pouvoir est a la finance partout, tout le temps. Les etats ne sont pas de taille, et le systeme ne peut se reguler seul, en depit de volontes reelles de certains acteurs. La crise de 2009 n'a pas permis de sortir de ce schema. Peut etre la suivante y parviendra t elle? Ce qui est certains c'est que la somme de cache astronomique en circulation et la situation economique mauvaise quais generalisee, il va y avoir des crash.
a écrit le 01/06/2015 à 11:14 :
Les banques qui ont été renflouées par les contribuables européens doivent rembourser une partie de la dette des États. Dans le cas contraire, les salariés ou les chômeurs finiront par se révolter et préférer une autre solution que cette Europe administrative.
a écrit le 01/06/2015 à 11:03 :
La decroissance va qu on le veuille ou non arriver. Simplement parce qu on a atteint un pic d extration des ressources naturelles (peak oil par ex). Si vous ajoutez a ca l explosion de la population mondiale, il est pas difficile de comprendre que la part du gateau va se reduire pour chaque convive. Apres on peut essayer d anticiper le probleme ou faire comme rocard se mettre la tete dans le sable en revant aux emplois de la transition energetique (il y en aura certes, mais pas assez pour compenser et surtout pas tres bien paye (sauf si on considere qu avoir a manger est un bon salaire. apres tout c etait un bon deal au V scielce lors de la chute de l empire romain))
a écrit le 01/06/2015 à 11:03 :
La decroissance va qu on le veuille ou non arriver. Simplement parce qu on a atteint un pic d extration des ressources naturelles (peak oil par ex). Si vous ajoutez a ca l explosion de la population mondiale, il est pas difficile de comprendre que la part du gateau va se reduire pour chaque convive. Apres on peut essayer d anticiper le probleme ou faire comme rocard se mettre la tete dans le sable en revant aux emplois de la transition energetique (il y en aura certes, mais pas assez pour compenser et surtout pas tres bien paye (sauf si on considere qu avoir a manger est un bon salaire. apres tout c etait un bon deal au V scielce lors de la chute de l empire romain))
a écrit le 01/06/2015 à 10:59 :
M. Rocard est sans doute le seul à pouvoir dire que les charges sociales doivent être réparties sur le travail et sur l'énergie, autrement dit, basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique: TRAVAIL,CAPITAL, ENERGIE. Merci.
a écrit le 01/06/2015 à 10:49 :
Analyse étonnante de la part d'un ancien premier ministre, cela revient à dire que la croissance est éternelle ? Ou c'est seulement l'intitulé de l'article qui est mal choisi ?
Ce déni de la réalité participe à maintenir l'illusion de ressources financières illimitées, tout autant que la spéculation des marchés financiers. Certes à une autre échelle (et ce n'est pas la même finalité), mais c'est le même état d'esprit, ou esprit d'état en l’occurrence. Car ce faux espoir conduit à ne rien reformer au niveau de l’appareil d’état et à continuer les gaspillages.

On peut créer de la CROISSANCE UTILE en investissant massivement dans la préservation de notre environnement et dans les énergies renouvelables, mais cela ne semble pas être la préoccupation majeure du gouvernement actuel, trop occupé à tout juste essayer d'imiter ses prédécesseurs. Basculant de la demande à l'offre, comme un métronome

Par ailleurs, le développement du Crowdfunding est prometteur, mais est trop éloigné des états d'esprit conservateurs. contrariant appareils et lobbys.
a écrit le 01/06/2015 à 10:26 :
Depuis 2012, il règne en France un sentiment de désespérance rare. Faudrait retourner en 1940 pour trouver pire. Parler de "croissance" dans préciser laquelle est inutile. Pour mémoire: les pays les plus développés sont les moins pollués. La technologie bouleverse la donne. L'intelligence est un réservoir infini de solutions. Il faut investir et respecter ceux qui créent, qui réussissent, donner de la liberté. Le socialisme c'est une impasse. Il faut accepter cette réalité. Regardez Hollande !!!!
a écrit le 31/05/2015 à 23:05 :
LA DECROISANCE ET LA DENATALITES VONT DE PAIRES? POUR S EN SORTIR. VOILA LES PRINCIPAUTS DEBATS ET CONBATS INTELLECTUEL A MEMEZ POUR SAUVEZ L AVENIR DU MONDE? CAR NOUS SERONT BIENTOT 8 MILLIARDS D ETRES HUMAIN SUR LA TERRE ALLONS NOUS POUVOIR SUBVENIR A TOUS LEURS BESOINS?????????????
a écrit le 30/05/2015 à 23:32 :
Il est, je pense aussi tout à fait exact d'imaginer que la décroissance serait synonyme de chaos. Il n'en demeure pas moins que la croissance actuelle a un coût trop élevé, en terme d'énergie, de pollution, d'appauvrissement de la planète. Nous essayons de combiner, croissance et amélioration de l'écologie, pour tenter de préserver l'équilibre climatique qui nous est indispensable. Or le procédé artificiel de l'émulation économique que nous employons va à l'encontre de cette finalité. C'est cette même émulation qui empêche la construction fédérale de l'Europe.
En procédant de la sorte nous faisons de l'auto-strangulation. C'est ainsi que notre système perd en gain de croissance, en emplois ; donc en social. Nous tentons ce vain équilibre par des mesurettes ; taxes en tout genre et changements d'approche des marchés au rythme des difficultés rencontrées. La solution est ailleurs, dans un refonte plus économique de nos ressources. Un exemple de l'effet dévastateur de l'économie qui est développée. Vous achetez moins cher, une tranche de jambon qui a été produite dans un pays voisin, conditionné dans un autre, pour arriver enfin chez nous. Il est quasiment impossible que nous manquions de compétitivité à ce point là. Il y a donc une autre raison ; c'est l'émulation permanente. Comment est-ce possible ?- Par le monde de la finance. Cela devrait répondre en partie la réflexion de M. Rocard.
a écrit le 30/05/2015 à 11:58 :
Non seulement la décroissance pourrait amener des troubles graves,mais ce serait aussi la mise en danger des nombreuses retraites cumulées pour certains politocards
a écrit le 29/05/2015 à 22:38 :
Encore des rengaines soixante-huitardes. La Grande Bretagne, qui mise sur le libéralisme et l'Allemagne, qui n'a jamais été vraiment socialiste, ont deux fois moins de chômeurs que nous et ont une meilleure croissance. Rocard devrait prendre sa retraite avec Cohn Bendit.
Réponse de le 01/06/2015 à 10:49 :
La croissance infinie est impossible car les ressources de notre monde sont finies. Le niveau de vie actuel a été obtenu en consommant de l'énergie fossile accumulée pendant des millénaires. De plus cette consommation frénétique s'est faite à crédit, c'est à dire avec le fruit du travail futur de nos enfants.

La décroissance nous l'aurons et comme personne ne comprend, et que ceux qui comprennent achètent des terres arables pour eux, mais ne font rien pour le bien commun, on la prendra en pleine poire. C'est souvent la gueule de bois après l'orgie.
Réponse de le 01/06/2015 à 12:29 :
Tout a fait d'accord ! D'ailleurs je viens d'acheter une maison isolee avec un grand terrain et un ruisseau au bout... au mieux la 'croaaassance' revient et ca prendra de la valeur (on peut toujours rever), au pire je devrai apprendre a planter des patates, en esperant ne pas etre trop impotent pour y vivre la a la retraite (voire avant... au rythme ou l'economie se degrade...)
a écrit le 29/05/2015 à 20:07 :
Ce sont les "réformes" prônées par les "libéraux" qui risqueront de nous entrainer dans une guerre civile. Parce que si on applique les "réformes" faites en Grèce en France, à savoir forte et rapide baisse des revenus pour 90 % de la population, les gens réagiront ici. Mais nos "élites" sont plus malignes (pour l'instant), le pouvoir d'achat baisse lentement et les gens ne verront l'ampleur que lorsqu'ils toucheront une retraite de misère bine plus faible que la génération précédente, une perte d'argent qui ne sera pas perdu pour tout le monde.
Réponse de le 04/06/2015 à 10:39 :
Comme d'autres, quand Rocard parle de la décroissance il ne sait pas de quoi il parle et confond ce projet sociopolitique avec la récession ; c'est assez pitoyable de la part d'un « homme politique » surtout quand il s'exprime dans les médias. Pour une introduction au projet de la décroissance voir
http://liege.mpoc.be/#selection

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