La Tribune

Plan social chez Microsoft France

Le siège de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux. Copyright AFP.
Le siège de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux. Copyright AFP. (Crédits : AFP)
Anne Catelain et Delphine Cuny  |   -  338  mots
La filiale française du géant des logiciels a présenté vendredi en comité d'entreprise un plan de départs volontaires portant sur 30 postes dans sa division « publicité et Internet. » Microsoft justifie ces suppressions d'emplois par le poids hégémonique de Google dans la recherche sur Internet et les mutations en cours du marché de la pub en ligne.

 C'est une première au siège de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Selon nos informations, confirmées par Microsoft, le géant des logiciels a présenté vendredi en comité d'entreprise un plan social concernant 30 personnes de sa division Advertising & Online (publicité et Internet). Ce plan de départs volontaires et de reclassement doit être annoncé lundi à l'ensemble des 1.700 salariés de Microsoft France.

Bing concerné mais pas le portail MSN
« La régie et les personnes travaillant pour Bing sont touchées mais le portail MSN, qui emploie d'importantes équipes éditoriales, n'est pas concerné » précise une porte-parole de Microsoft France à La Tribune. Des reclassements seront proposés aux salariés, jeunes pour la plupart, de cette division dont Microsoft ne précise pas les effectifs, ce qui pourrait se traduire par une réduction du nombre d'emplois moindre. La nouvelle a cependant été un choc pour les salariés concernés, qui se croyaient épargnés par la crise chez un groupe aussi prospère que la firme de Redmond. Microsoft France fait valoir que des recrutements auront lieu dans d'autres divisions, sur d'autres métiers de l'entreprise, et prévoit « une création nette d'emplois d'au moins 40 personnes pour l'année en cours. »

L'hégémonie de Google et les bouleversements de la pub en ligne
Microsoft justifie ce plan social par « la structure de marché de la publicité en ligne associée à la recherche, dominé par un acteur hégémonique » - comprendre Google - mais aussi « la baisse de la monétisation de services autrefois référents » ainsi que « la transformation du marché de la publicité en ligne », en particulier la généralisation des plateformes automatisées pour la commercialisation des inventaires et la montée des offres à la performance au détriment de celles de volume. La part de marché de Bing dans la recherche sur Internet en France est inférieure à 4%, et même à 3,1% en mai selon AT Internet contre 89,9% pour Google et 1,4% pour Yahoo...

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