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Jason Wiels | 26/07/2011, 15:31 - 313 mots
Une des étoiles montantes de Wall Street est-elle en train de pâlir ? C’est la question qui se pose après la chute de près de 10% de l’action de Netflix, à 253 $, un jour après l’annonce des résultats du second trimestre. Le loueur de vidéos en ligne et par courrier a pourtant livré des chiffres a priori flatteurs : le bénéfice net bondit de 55% (68 millions de dollars) et le chiffres d’affaires de 52% (789 millions de dollars).
Plus que les résultats, c’est en fait la stratégie de Netflix qui est mise en cause par les actionnaires : le loueur a en effet revu son offre tarifaire à la hausse aux Etats-Unis (de 10 à 16 $ mensuels) afin d’éponger les coûts importants liés aux achats de nouveaux contenus. "Il n’est pas évident de savoir dans quelle mesure Netflix va réussir à séduire et retenir les clients avec ces nouveaux prix" note Michael Pachter, analyste à Wedbush Security, cité par Bloomberg.
Cette hausse soudaine des prix a en effet été froidement accueillie par les utilisateurs. De plus, Netflix a confirmé qu’il n’y aurait que peu, voire pas du tout, de nouveaux clients pour le trimestre à venir. Une perspective qui marque un tournant dans l’histoire de l’entreprise, dont le nombre d’abonnés a crû de 65% passant de 15 à 25 millions de clients.
Netflix à la conquête du reste du monde ?
A moyen terme, les relais de croissance se situent donc en dehors des frontières nord-américaines. Et Netflix a besoin d’argent pour financer ses ambitions à l’étranger. Par exemple, le lancement en Amérique Latine, prévu pour ce second semestre 2011, a déjà coûté 10 millions de dollars de plus que prévu.
Après les deux continents américains, le groupe compte bien investir l’Europe début 2012, en investissant la Grande-Bretagne puis l’Espagne. Pour la France, l’implantation de Netflix ne se fera pas avant le second semestre 2012.
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