La Tribune

Le pilotage du plan Très haut débit confié à un directeur de l'Arcep

Antoine Darodes de Tailly, actuel directeur de la régulation des marchés haut débit et très haut débit à l'Arcep. DR
Antoine Darodes de Tailly, actuel directeur de la régulation des marchés haut débit et très haut débit à l'Arcep. DR
Delphine Cuny  |   -  416  mots
La nomination est imminente : selon nos informations, Antoine Darodes, l'actuel directeur de la régulation des marchés du haut et très haut débit, va être chargé par le gouvernement d'assurer le pilotage du déploiement de la fibre optique.

La nomination officielle serait une question d'heures, tout au plus de jours. Selon nos informations, le gouvernement va confier le pilotage national du plan très haut débit à Antoine Darodes de Tailly, actuellement directeur de la régulation des marchés du haut et très haut débit et des relations avec les collectivités territoriales à l'Arcep, le gendarme des télécoms. Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'Economie numérique, avait annoncé la volonté du gouvernement de reprendre la main sur le dossier de la fibre optique et la mise en place d'une «structure de pilotage national» pour assurer le suivi des investissements et faire respecter les engagements de déploiement des opérateurs. L'objectif du Président de la République est de couvrir l'ensemble du territoire en très haut débit en dix ans.

«Une équipe commando d'une dizaine de personnes»
Diplômé de l'Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé d'économie-gestion, Antoine Darodes de Tailly a rejoint l'Arcep il y a trois ans, après avoir été rapporteur à l'Autorité de la concurrence, suivant particulièrement les dossiers ayant trait aux communications électroniques. Sa connaissance des sujets de régulation, tant sur le plan économique que juridique, et du travail avec les collectivités en fait une personnalité consensuelle pour le poste. Il sera à la tête d'une «petite équipe commando, d'une dizaine de personne», selon un proche du dossier. La ministre avait évoqué la semaine dernière, au colloque de l'Avicca, «une structure légère dans un premier temps, créée au sein du gouvernement» et chargée de «préciser les paramètres techniques et financiers du déploiement du Très haut débit». Elle avait aussi indiqué, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale le 17 octobre, que cette structure regrouperait «idéalement des personnels détachés de l'Arcep et du commissariat général à l'investissement ou de la Caisse des dépôts». L'idée est aussi d'accompagner les collectivités locales dans la définition du «mix technologique approprié» à la démographie et la topographie de certaines zones (fibre, satellite, montée en débit VDSL). Fleur Pellerin devrait présenter la fameuse «feuille de route» du très haut débit aux acteurs concernés fin novembre ou début décembre, avant une mise en place effective en février 2013, lors du séminaire gouvernemental sur le numérique.

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Commentaires

daniel  a écrit le 08/11/2012 à 17:54 :

A vouloir trop, on n'a rien si bien qu 'a vouloir faire entrer la regime democratique dans le choix de "la fibre pour tous", au maximum de vitesse...Personne ne peut a ce jour y acceder.
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Alors qu'en raccordant deja a moyen debit ...L'economie est de taille ....je ne suis qu 'a 1 mega depuis 10 ans... /alors que la fibre n'est qu 'a 100 m de mon domicile / " je comprends la problematique du mieux pour moi et m'etonne de la recherche de l'excellent pour tous ce qui economiquement n'est meme pas "envisageable"
...les besoins individuels ne sont ils pas TRES DIFFERENTS. Mon voisin prefere sa canne a peche a mon ordinateur mais ma voisine passe sa vie devant sa tele les autres seulement au telephone bref nous sommes si differents !
Que vive la democratie ...mais l'exces tue en toute chose !
Passons au Mix /Rtc + fibre en amont au plus vite ..
Sinon dans 15 ans on n'aura jamais abouti et cela c'est certain

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persan  a écrit le 08/11/2012 à 12:35 :

il faudra sortir des dogmes de l'arcep, la seule logique de partages des parts de marchés par des règles anticoncurrentielles et qui génèrent d'énormes effets pervers, le fait d'imposer des règles techniques arbitraires qui sont un frein au déploiement, des augmentations de coûts, l'interdiction de montée en débit là où c'est aussi possible pour ne pas faire d'ombre au tout FTTH qui coûte 10 fois plus cher...en un mot passer à de vrais business plans ouverts et objectifs pour faire le bon choix technico-économique, dans l'intérêt des clients et des contribuables. les règles actuelles qui freinent le déploiement ont conduit les collectivités mal conseillées à investir plus de 3,5 milliairds pour trés peu de clients, si cette somme avait été investie dans une montée en débit intelligente, il n'y aurait plus aucune zone d'ombre en france et le débit minimal serait de 20M partout, il faut passer d'une logique et d'une culture administrée sans mesure de performance à une vraie politique économique et industrielle. Il semble Que Madame le Ministre soit plus attentive à cette évolution.