La Tribune

Les crédits à taux variable les plus attractifs sont en Île-de-France

Alexandre Phalippou  |   -  371  mots
Le courtier Meilleurtaux vient de réaliser une étude spécifique sur le crédit immobilier en région parisienne. Elle pointe les opportunités pour les emprunteurs.

Ce n'est pas nouveau, le marché du crédit immobilier diffère selon les régions. Le courtier Meilleurtaux s'est focalisé mardi sur la situation en Île-de-France. À Paris intra-muros, pour commencer, on dénombre moins de 10% d'emprunteurs de moins de 30 ans, contre 20% au niveau national. Près de 70% des acheteurs sont déjà propriétaires, d'où l'importance de bien maîtriser les arcanes du « crédit relais ». Sur le profil de l'emprunteur, Meilleurtaux observe aussi des spécificités : l'emprunt moyen est de 220.000 euros, contre 150.000 euros en France, et ce, malgré un apport plus conséquent. Quant à la durée du prêt, elle a baissé pour s'établir autour de vingt ans à Paris.

Dans le reste de l'Île-de-France, les spécificités du marché parisien restent valables, mais dans une moindre mesure : 50% de primo-accédants, contre 60% en France. Les durées des emprunts sont, en revanche, beaucoup plus élevées qu'à Paris, notamment dans les Yvelines et l'Essonne où la demande de prêts sur trente ans est forte.

La véritable surprise provient du niveau des taux variables en Île-de-France. Alors que les taux fixes sont comparables à ceux pratiqués au niveau national, les taux variables atteignent 2,55% sur quinze ans pour un excellent dossier, contre 2,80% en France. D'autant plus intéressant que, désormais, de nombreux établissements proposent du «capé+1», c'est-à-dire qu'un variable à 2,55% ne peut jamais dépasser 3,55% quelle que soit l'évolution des taux. C'est le cas chez BNP Paribas, LCL, Crédit du Nord, Crédit Mutuel ou encore à la Société Générale, selon Meilleurtaux. « Pour une revente au bout de sept ans, nos simulations démontrent que le variable est presque toujours plus intéressant, car on paie beaucoup d'intérêts les premières années », résume Pascal Duval, directeur du secteur Paris-ouest chez Meilleurtaux.

Lors d'une renégociation de crédit, soit un tiers des demandes chez le courtier à l'heure actuelle, le variable vaut aussi le coup, à condition bien sûr qu'il soit capé. Pour autant, les emprunteurs restent frileux puisque seuls 10% à 15% d'entre eux le privilégient.

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