Immobilier : les expulsions se multiplient en Espagne

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Selon la banque d'Espagne, près de 40.000 logements ont été saisis de l'autre côté des Pyrénées en 2012 à la suite d'impayés.

La crise en Espagne ne cesse de s'aggraver. Près de 40.000 logements y ont en effet été saisis en 2012 à la suite d'impayés, selon une enquête publiée vendredi par la Banque d'Espagne. Ce, alors que les expulsions de propriétaires et locataires surendettés soulèvent l'indignation dans ce pays en crise.
L'enquête a été menée auprès d'un ensemble de banques gérant plus de 85 % des crédits immobiliers en Espagne.

La moitié des logements remis aux banques de manière volontaire

Au total, l'étude a répertoriée 39.167 habitations saisies au cours de l'année, un chiffre similaire à celui révélé en avril par les registres espagnols de la propriété (38.976). Parmi ces logements saisis, 32.490 étaient considérés comme des résidences habituelles, par opposition aux résidences secondaires ou aux logements destinés à être loués.

Plus de la moitié de ces habitations (18.325) ont été remises aux banques de manière volontaire par leur propriétaire, tandis que 14.165 ont nécessité l'intervention de la justice, avec dans 355 cas le besoin de recourir à la force publique, précise la Banque d'Espagne.

75.600 ordres d'expulsions en 2012

Le Conseil général du pouvoir judiciaire avait lui indiqué en mars que 75.605 ordres d'expulsions avaient été exécutés par la justice en 2012, soit 16,7 % de plus qu'en 2011, qui était déjà une année record. Mais ces derniers chiffres englobent une réalité plus large, celles des locataires et propriétaires de logements ou de locaux commerciaux qui ne payaient plus leur loyer ou leur crédit.

Symboles de la crise en Espagne depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 et l'explosion du chômage, les expulsions de propriétaires et locataires surendettés ont soulevé l'indignation dans le pays, aiguisée par plusieurs suicides de personnes sur le point d'être mises à la rue. Des collectifs de citoyens se sont d'ailleurs mobilisés pour empêcher ces procédures. Face à cela, le gouvernement a pris plusieurs mesures et modifié notamment la loi régissant les crédits, mise à l'index par la Cour européenne de Justice.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2013 à 16:14 :
En France, nous sommes si intelligent que nous avons rien vu venir ! OK, nous capons les intérêts à cause justement de nombreux procès devant les juridictions compétentes qui ont fait falloir aux clients la possibilité de revenir à un taux fixe. Car le système avait pour but que de spolier systématiquement sur le risque. L'ancien gouvernement a même ouvert une piste sur le crédit sur 40 ans.
Faut remercier l?Espagne d'avoir servi de labo. Le pire c'est que beaucoup d'économistes (NON PROCHE DES LOBBYS) comme ceux fameux maitres de conférences M Mouillard consultant chez de nombreux médias encore aujourd?hui mais totalement pro-lobby (Un besoin de rassurer médiatiquement). Les autres sont marginalisé comme par exemple Friggit, jacques Attali et même des traders le disent, alors le discours que nous Français plus intelligent. C?est de la pure ironie !
a écrit le 12/05/2013 à 23:22 :
beaucoup de gens, souvent modestes, ont fini par se décider à tenter de profiter eux-aussi des plus-values immobilières qu'offraient la bulle spéculative. Les prix de vente montaient de façon insensée mais apparemment inexorable. Alors des gens ont emprunté sur 50 ans( afin de limiter le montant des mensualités), à taux variable, avec l'unique objectif de revendre au bout de 3 à 5 ans et d'empocher la plus-value. Ils ont payé 200 ce qui valait à peine 100, mais espéraient bien que ça monterait jusqu'à 250 ou 300. Hélas, la crise à éclaté et les prix ont chuté. Il leur reste à rembourser 200, quelque chose qui vaut maintenant environ 100, et en plus, le taux d'emprunt (variable), a fortement augmenté. Les mensualités de 400 ou 500 euros sont passées à 800 ou 1.000. Et comme le chômage a explosé, on retrouve au final des gens endettés pour 50 ans (deux générations), juste pour avoir tenté un coup ! Et ils ne peuvent plus rembourser. La saisie de leur bien ne représente finalement que les 2/3 voire la moitié de ce qu'ils doivent encore rembourser. Donc ils n'ont plus de maison, mais ils doivent continuer à payer pour la maison qu'ils n'ont plus. Les banquiers ne devraient pas être autorisés à prêter sur une si longue durée, et les taux variables devraient être interdits ou limités dans leur variation, afin d'éviter ce désastre pour tant de familles modestes. Les banques devraient assumer une part de responsabilité dans ce désastre.
Réponse de le 13/05/2013 à 13:37 :
Votre explication de la bulle immobilière espagnole (disons plutôt krach immobilier) est très claire et j'espère qu'elle permettra à de nombreuses personnes dorénavant de ne plus comparer la situation française et espagnole. Le système bancaire français a des règles différentes d'octroi des crédits immobiliers. Il est très difficile d'obtenir un prêt immobilier en France.
Réponse de le 14/05/2013 à 10:00 :
En déclarant faillite, il n'ont plus à continuer de payer. C'est déjà un drame, il n'y a pas à rajouter dans le débat des inexactitude.
Réponse de le 14/05/2013 à 21:19 :
Hé ben non Pas si clair. La banque récupère le bien pour maximum 70 % de l'argent prêté. Faut finir de payer les 30 % qui restent. Cela se voit que vous ne connaissez rien de la situation là-bas.
Réponse de le 15/05/2013 à 17:07 :
C'est faux, en France nous avons endettés des ménages modestes sans apport grâce aux incitations fiscales. Dire que nous n?avons pas suivi le moment et faire preuve d?une méconnaissance et d?amnésie des politiques immobilière.
Le problème avec oubli, c'est que nous reproduisons toujours les mêmes erreurs. L?histoire nous apprend justement les bons et mauvais chemins à suivre. Le déni est une forme de manière de recommencer les mêmes erreurs. Du têtu on passe vite à l?obtus !
La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s'attendre à un résultat différent. [Albert Einstein]
Réponse de le 15/05/2013 à 18:03 :
a inconnu du 17:07. Il me semble que vous n'avez rien compris au posts qui précèdent. L'Espagne fait des crédits hypothécaires à taux variable et les taux ont explosé en même temps que la crise des subprimes, jusqu'à faire doubler les mensualités, donc saisie, expulsion. La même chose qu'aux Etats-Unis. Et le propriétaire continuera à payer, puisque le prix de vente actuel a baissé et que la revente à prix réduit ne couvre pas la totalité du montant emprûnté. Je n'ai pas connaissance de ce phénomène en France, impossible. Renseignez-vous et arretez d'amalgamer. Les incitations fiscales vont pour le Scellier locatif et là oui il n'y a pas d'apport, mais pas le logement pour vivre. Quant à l'apport, lorsque vous achetez en tant que propriétaire occupant, le nombre de personnes se plaignant qu'il est demandé un apport toujours plus important. A part, le prêt à Taux Zero pour acheter son logement pour y vivre, je ne vois pas vraiment d'incitations en France pour le propriétaire-occupant, même du temps de notre ex-président NS. De plus, en France il est impossible d'emprûnter plus de 33% de son revenu mensuel en crédit et les taux sont fixes. En somme, un remboursement de crédit pour se loger, c'est comme un loyer. Vous payez votre loyer, vous payez aussi votre crédit. Par pitié, ne confondez pas la situation de l'Espagne avec celle de la France. Croyez-moi, beaucoup de gens ont perdu la maison et doivent continuer à rembourser, ils n'ont pas le choix. Imaginez que les mensualités ont doublés en cours du contrat, donc impossibilité de payer subitement et c'est tout à fait légal en Espagne avec les crédit hypothécaires à taux variables! Aux Etats-Unis idem, les gens doivent rembourser.
Réponse de le 15/05/2013 à 18:31 :
A inconnu. On a echappé à la catastrophe. NS, a un moment, voulait instaurer les crédits hypothécaires comme aux Etats-Unis. Il en est resté au dispositif scellier uniquement et un PTZ pour les propriétaires accédants, heureusement. Aujourd'hui, on a le Duflot et le PTZ. Pas de souci, tant qu'on nous met pas les subprimes à la française, pas de risque. Au fait, l'Irlande, c'était des subprimes. Ils ont mis en place, il y a quelques mois, un programme, pour abattre les logements qui n'avaient pu être achevés. (on en parle moins). En passant, notez que les Pays-Bas, c'est aussi hypothécaires et depuis 2012, les ventes et les prix tombent. Et les ménages ont du mal à rembourser leur hypothèque. http://www.appelimmo.fr/Info-Actualites/Informations-sur-l-immobilier/Immobilier-Europe/Immobilier-Pays-Bas-20120204 Donc, il faut arrêter de pleurnicher en France, l'irrémédiable n'a pas été fait. Ouf.
Réponse de le 15/05/2013 à 22:05 :
Je ne compare pas la France à l?Espagne mais le concept de l'endettement prônez par l'ancien gouvernement est une erreur avant la crise. Car déjà beaucoup d?économistes Friggit, attali, et d?autre encore, même des sociétés de Trading avait prévenu que la trajectoire est pas bonne mais son marginalisé par les lobbyistes par appât du gain. Oui y des banques qui ont prêté aux primo-ascendant sans apport sous les conditions d?avoir un CDI sur deux seulement les cas, renseignez-vous auprès des groupes de courtiers avec de gros portefeuille de prêt en partenariat avec des banques. Oui les 33% d?endettement ont judicieusement contourné, car justement la durée de l?emprunt qui été de 15 ans en 2000 en moyen et passé à 30 ans en 2010 (sans prendre en compte inflation de la monnaie unique). Alors OUI y a bien eu une incitation par l?état, pourquoi donc à votre avis les dispositions scellier robien ptz, ptz+, ou encore ptz eco, duflot et? Ce n?est pas de la décoration fiscale. Le rapport de Bercy conforte la perte du pouvoir d?achat suite à l?investissement trop lourd des ménages qui en part sur la consommation. D?ailleurs, elle recule.
Réponse de le 15/05/2013 à 23:15 :
Il y a certainement des cas de crédits très longs par le passé (30 ans je trouve aussi cela exagéré) mais la moyenne de durée ces derniers temps est repassée à moins de 17 ans avec des emprunts moins importants en moyenne, et avec des apports qui se sont accrus en moyenne. De toute façon, pour ces crédits accordés sans apport, ils n'ont pas à payer plus de 33% de crédit par mois, donc cela revient à un loyer, je ne vois pas de risque comparé à un crédit hypothécaire ou à un subprime américaine. Je pense aussi que c'est à éviter.
Réponse de le 16/05/2013 à 2:24 :
Nous sommes d'accord là-dessus que nous ne pouvons pas faire de comparaison avec le système des subprimes ou encore l'hypothécaire ! Les banques font très bien le ménage depuis les directives européennes de 2011. C?est pour cela que 40 à 50% des dossiers sont refusé, justement à cause justement du raccourcissement des délais d?emprunt et d?autre critère encore. C?est une bonne chose !
Maintenant, la question sur le calcul du 33% d?endettement est-il encore bon depuis l?entrée de la monnaie unique ? Car inflation depuis l?euro est un très bon indicateur qui prouve que le pouvoir d?achat des français est en baisse.
Si nous regardons de plus près pour ce taux n?a pas été actualisé ? Il faut réduire d?un côté, les banques le prennent peut être.
En exemple, Faut voir aussi que deux smic à 33%, ce n?est pas le même confort financier avec deux cadres à 5000 en moyenne.
Les prêts accordés en 2007-2008 à des emplois précaires ou intérimaires en CDD ou CDI sur la base du smic si fonctionnaire d?état ou assimilé comme la SNCF ou encore Air-France avant 2004.
Ils n?ont pas réalisé les frais annexe comme taxes foncière, entretiens, travaux et surtout si le bien est énergivore.
D?autre n?arrive même pas à payer leur part pour le ravalement de leur immeuble.
C?est le problème en 2007 dans la frénésie de l?accession à la propriété avec la participation des incitations, c?est qu?il y eu beaucoup de ménages qui ont fait une très mauvaise opération à cause de l?emballement.
Nous savons qu?il aura des ménages qui ne seront jamais propriétaire, faut-il les blâmer par faute de moyen. Je ne pense pas !
a écrit le 12/05/2013 à 20:35 :
Eh oui favoriser les bulles immobilières est criminel, comme on le voit avec la situation espagnole; toutes ces expulsions ( plusieurs millions aux USA) sont de l'ordre du crime contre l'humanité (déplacements massifs de populations). Et pendant ce temps là que fait-on aux USA ? Une nouvelle bulle immobilière gràce à des taux de crédits de plus en puls bas et des injections massives de liquidités par la planche à billets...
Réponse de le 15/05/2013 à 17:20 :
C'est totalement VRAI, Le pire avec la politique américaine, il va avoir une nouvelle foi encore une crise déstabilisant l'économie mondiale avec leur planche à billets. C'est plus une priorité apparemment le remboursement leur dette finalement, qui voudra encore des bons du trésor américaine ??? Les chinois vont faire la gueule !
a écrit le 12/05/2013 à 14:09 :
Le krash en France est déjà entamé depuis 2012, rien ne peut l?arrêter il n y a plus d'argent dans les caisses de l?état.

Patience pour les soldes.
Réponse de le 13/05/2013 à 10:30 :
mais oui mais oui un Krash immobilier en France...
Faites nous rire
Réponse de le 15/05/2013 à 17:30 :
Un Crash proprement dit NON, mais un juste retour en arrière des prix OUI ! On peut avoir une projection sur les prix des années 2000. Maintenant, il est certain qu'il va avoir une très forte OFFRE avec les séniors qui n'arrivent plus à entretenir le bien pour un grand nombre. attendez-vous à faire des travaux. Alors épargniez et patienté !
a écrit le 11/05/2013 à 15:30 :
On ne dira jamais assez le désastre qui résulte de l'éclatement des bulles financières ou immobilières. Pourtant les politiques les gonflent avec l'assentiment des populations ! Elles adorent l'euphorie qu'elles produisent... Déjà, il y a des voix qui s'élèvent pour demander le soutien de l'immobilier en France, alors que le prix du mètre carré est deux fois plus bas en Allemagne...
Réponse de le 12/05/2013 à 9:04 :
la premiere des bulles financieres est la dette nationale. La correction va venir tres rapidement.
Réponse de le 12/05/2013 à 12:47 :
Erreur @teuteu, la dette privé est largement supérieure, 220% du PIB 2008. Le cas de l'Espagne est particulièrement éloquent : dette publique 40% du PIB en 2008 et 84,1 % fin 2012, Le transfert de la dette privé vers le public se poursuit. Correction rapide ?problème l'exposition des banques française à la dette de l'Espagne est très important, à fin 2011, elles détenaient 18,6 milliards de dollars de dette publique du pays, et 96,1 milliards de dollars de dette privée.
Réponse de le 12/05/2013 à 17:14 :
les pays nordiques ont aussi un endettement prive superieur a 100%. Que croyez vous qu il va se passer lorsqu un etat n arrive plus a emprunter le montant voulu pour couvrir les interets + depenses?
Réponse de le 15/05/2013 à 18:07 :
Faillite et de grosse perte généralisé pour la zone euro !
a écrit le 11/05/2013 à 11:20 :
Dans un contexte de crise économique et de taux de chômage record, le prix immobilier en Espagne a lourdement chuté (-30%) depuis leur point haut atteint en 2007 et la chute n'est pas terminée.
La SAREB (structure de défaisance des actifs immobiliers toxiques des banques espagnoles ? bad bank) pourrait se débarrasser d?environ 42 500 logements (8 500 logements/an) sur un total global de 76 000 unités.

Vous pouvez consulter : http://www.immobilier-finance-gestion.com
- Espagne : baisse de 8% à 15% à venir sur l'immobilier
- Achetez un village en Espagne pour le prix d'un appartement
- Espagne : baisse de 20% des prix immobiliers à venir selon S&P
- Espagne : baisse de 20% des prix immobiliers à venir selon S&P
- Immobilier Espagne : chute de 31.3% des permis de construire
.....
a écrit le 11/05/2013 à 10:18 :
On peut toujours tergiverser c'est pas moi c'est l'autre, l'euro et l'Union européenne sont morts et ça c'est pas la faute des peuples. Un jour faudra bien qu'ils nous rendent des comptes et ce jour là ventre affamé n'aura pas d'oreilles.
Réponse de le 11/05/2013 à 15:23 :
Vous avez mal compris. L?article décrit les conséquences de l'éclatement de la bulle immobilière. Ce sont les politiques gouvernementales qui ont gonflé ces bulles, pas l'euro ni l'Europe !
Réponse de le 11/05/2013 à 21:05 :
@Yves: il vous manque quelques informations concernant le droit bancaire en Espagne; les banques sont surprotégées par rapport aux emprunteurs (droit hérité de l'époque franquiste). Quand l'emprunteur est défaillant - genre retard de paiement d'un crédit par exemple, elles appliquent force pénalités et augmentation des charges d'intéret, ce qui étrangle un peu plus le débiteur. Et quand ce dernier ne peut plus assumer, non seulement il perd son logement, mais il doit AUSSI assumer la dette due!!
L'arrivée de l'Euro, argent très facilement distribué, avec des taux d'intérets extrèmement bas pour les espagnols ont incité la population à suivre par l'emprunt la course à l'acquisition de biens immobiliers..
Il y a eu un petit coté Subprime, en fait..
Réponse de le 12/05/2013 à 23:40 :
A Yves : Paco, une précision supplémentaire : Vous oubliez de dire, qu'en Espagne, les banques font des hypothèques à taux variables. Les personnes avaient acheté à un taux d'intérêt qui a augmenté très fort subitement en cours de contrat et a provoqué une très forte augmentation des mensualités des acheteurs qui n'étaient plus en mesure de régler les mensualités. (cf taux Euribor).
a écrit le 11/05/2013 à 8:02 :
Pour vendre des logements à ce prix là, il faut bien trouver des pigeons pour les acheter et s'endetter à vie, la faute n'est pas uniquement monopolisée par les banques, ou par l'Etat, ou par les promoteurs....Il faut être honnête et se rendre compte que le consommateur est aussi un petit investisseur ...qui veut bien faire une petite culbute éventuellement.Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, pour l'Espagne, n'achetez pas trop vite, certains prévoient 10 années de baisse des prix.
a écrit le 11/05/2013 à 0:52 :
A se demander comment sera la situation espagnole une fois le quantitative easing des USA atteindra ses limites et une fois le japon à genoux.
a écrit le 10/05/2013 à 22:49 :
et allez donc, : expulsions, chômage, misère, désespoir, la litanie n'est point finie, on nous réserve des lendemains cruels , impitoyables qui déchantent...VIVE L'UE, qui fait mettre à genoux les uns après les autres tous les pays, en apportant que désespérance et catastro! phes nous payons à la place des banksters leurs erreurs, jeux d'argent et graves conneries qui ne nous incombent pas !! HONTEUX !!!!!!!!
Réponse de le 11/05/2013 à 9:53 :
En fait, il y a surtout un gouvernement espagnol qui a construit la croissance sur l'immobilier, et des ***** d'acheteurs qui ont cru pouvoir vivre au dessus de leurs moyens en s'endettant sur 30 ans pour de l'immobilier. Croire que l'on peut éternellement vivre à crédit est une erreur tant pour les Etats que pour les particuliers. Ces gens ont acheté des biens qu'ils n'auraient pas du acheter s'ils avaient été raisonnables, et s'ils l'avaient été, l'Espagne n'aurait pas connu cette bulle immobilière. Ils ont signé un contrat de prêt, ne peuvent plus l'honorer, et se font expulser. Humainement, c'est dur, la compassion n'est pas à exclure, mais de là à dire que c'est choquant, il y a un pas. Je n'ai jamais vu aucune banque prendre un particulier en otage pour le forcer à signer un contrat de prêt, et déresponsabiliser à ce point les emprunteurs est une erreur de jugement.
Réponse de le 11/05/2013 à 15:21 :
Pas d'accord. Tous les emprunteurs espagnols qui se font expulser ne sont pas forcément irresponsables. Certains avaient probablement un travail (et même un bon travail). Sauf que la crise est passée par là et que ces emprunteurs responsables se retrouvent au chômage et ne peuvent plus rembourser. Est-il légitime de les chasser alors qu'ils ont remboursé une partie de leurs prêts ? surtout par une banque qui ne doit sa survie que grâce à l'aide de l'Etat Espagnol , une banque qui a contribué à cette spéculation immobilière au même titre que les particuliers espagnols ?
Il n'y a pas une victime et un coupable. Les deux sont à la fois victime et coupable. Comme aux Etats unis.
Réponse de le 12/05/2013 à 11:39 :
+ UN
Réponse de le 12/05/2013 à 18:38 :
Vous avez raison tous les 2 Al et Passi mais quand même, quand tu touches 1200 ? à tout casser (2000-2200 en couple) tu ne vas pas acheter un appart à 300 000 euros (?). Plus la très grosse bagnole qui va bien.
Plus le coût de la vie, à peu près pareil qu'en France, légèrement moins.
Réponse de le 12/05/2013 à 18:46 :
@passisimple:c est un peu comme le dopage dans le sport en Espagne, n est ce pas.
a écrit le 10/05/2013 à 20:36 :
La dette de l'Espagne c'est la dette des banques et des promoteurs, ils ont construit plus d'appartements en Espagne, que la France, l'Italie et l'Allemagne réunies : les espagnols ont-ils voter démocratiquement pour cela ? non bien sûr. Elle est belle cette Europe dévoyée qui avec la Troïka vient faire payer aux espagnols les dettes des banques privées.

Réponse de le 11/05/2013 à 13:46 :
+ 10000000 !!!!!
Réponse de le 12/05/2013 à 18:41 :
Les españols se sont justes rués dans une énorme frénésie collective sur l'achat de tout et n'importe quoi, à n'importe quel prix. Leur mot d'ordre : "payer un loyer c'est de l'argent jeté par la fenêtre. Autant acheter (n'importe quoi à n'importe quel prix) et peu importe la durée de la dette c'est quelque chose que tu laisseras à tes enfants" (c'est du vécu).
a écrit le 10/05/2013 à 20:26 :
le cas typique de l esclavage par le papier, plus moderne que d enchainer des gens, mais similaire: on file du fric a des soit disant proprios pour les ejecter apres ou les faire bosser a vie pour une banque. moi je dirais: ils doivent rester au moins dans leurs murs. si on ne fait pas ca, le sujet va sauter a la figure des banquiers et il va y avoir des sacres degats colateraux.
Réponse de le 10/05/2013 à 22:23 :
@floppy: si on achète un logement, qu'on ne paie pas et qu'en finale on reste dans les murs, j'en connais, dont moi, qui vont en acheter 3 d'un coup :-) à ce prix là, faut surtout pas se priver :-)
Réponse de le 10/05/2013 à 23:07 :
Ce dont certains ne vont pas se priver si ça continue, c'est de demander des comptes à ceux qui sont responsables de ce désastre. Je ne crois absolument pas à la résignation et au fatalisme des peuples. En tous cas pas durablement.
Réponse de le 11/05/2013 à 9:31 :
Faudrais voir a pas inverser le probleme: 1) Ce sont quand meme les acheteurs qui ont a la fois signés les credits immobiliers, comme toujours en croyant que les prix allaient monter jusqu au ciel, en s endettant sur 30/40 ans.... 2) Si on ne sait pas lire un contrat de pret, on s abstient. 3) Quand on peut pas payer bas on degage, si les formalite contre les mauvais payeurs en France etait "aussi facile" peut etre que le marche serait plus fluide et les prix moins eleves; tant pour les loyer que pour l achat.
La meme chose va arriver en france sous peu.
Réponse de le 11/05/2013 à 13:17 :
Il ne serait quand même pas illogique que la banque et le débiteur partagent leurs pertes en transformant le propriétaire-débiteur en locataire et la banque peut ainsi éviter de dévaluer le bien dans son bilan : tout le monde y gagnerait !
a écrit le 10/05/2013 à 20:25 :
et en peridoe normale, ca donne quoi? ( je pose la question, histoire de voire si le scoring des banques correspond vraiment a la realite... et j'ai mon opinion sur le sujet...)
a écrit le 10/05/2013 à 19:41 :
Le gouvernement Espagnol fait fausse route dans la gestion de la crise et condamne son pays aux pires turpitudes pour ses citoyens. Qu'il ouvre un peu plus son marché aux intra-européens.
Réponse de le 11/05/2013 à 9:07 :
Vous voulez dire quoi, l'Espagne est dans l'Europe que peut elle faire de plus !
Réponse de le 11/05/2013 à 11:11 :
Qui l'Espagne a remboursé en s'endettant d'où la crise, je peux vous donner les noms, (si vous regardez l'article sur le patron de la Fed qui s'inquiète pour son propre pays) , vous comprendrez le contexte de la crise Espagnole, Grec, Irlandaise, Islandaise et Chypriote et dans une moindre mesure la notre. En économie on ne rembourse jamais les investisseurs intrépides , ils prennent leurs risques à leurs propres dépends .
Réponse de le 11/05/2013 à 11:47 :
Merci
Réponse de le 11/05/2013 à 13:49 :
puisqu'ils prennent des risques à leur propre dépend, que penser des banques QUI PRENNENT DES RISQUES avec NOTRE ARGENT, et qui le perdent???2 poids, 2 mesures, quoi !

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