La Tribune

Peut-on tirer parti de... ses moins-values boursières ?

Philippe Nahum, Directeur Général de B*capital  |   -  340  mots
Pour Philippe Nahum, directeur général de B*capital, les pertes boursières peuvent parfois être un mal pour un bien.

C'est un mal pour un bien : engranger des moins-values en Bourse peut alléger la note que vous devrez payer au fisc. D'abord si vous avez d'autres lignes de votre portefeuille en positif.

En effet, dès que le montant des ventes de titres dépasse 25.730 euros (seuil de cession de 2009), il faut s'acquitter d'un impôt de 30,1% sur les plus-values réalisées. Gardez à l'esprit que, si d'autres titres sont en perte, celles-ci peuvent être déduites des plus-values.

Ensuite, lorsque l'année se solde par des moins-values. Celles-ci sont reportables pendant dix ans et viennent en déduction des futurs gains. Deux conditions doivent toutefois être respectées : avoir inscrit le montant des moins-values dans sa déclaration d'impôt et afficher un total de ventes supérieur à 25.730 euros au cours de l'année. Ainsi, même si vous n'enregistrez aucune plus-value cette année, la vente de titres sur lesquels vous êtes en négatif permettra de réduire votre impôt futur.

Il est donc primordial de distinguer les moins-values (ou les plus-values) "réalisées" des "latentes". On dit que la moins-value est réalisée dès lors que les titres sont effectivement revendus à un prix inférieur au prix d'achat. Avant la cession, la moins value n'est que latente ou potentielle, et ne donne donc droit à aucun avantage fiscal.

Petite astuce : si plusieurs lignes du portefeuille sont en négatif, mieux vaut vendre les titres où la moins value est la plus importante. C'est la meilleure façon d'éviter que l'avantage fiscal ne soit écorné par les frais de courtage. Vous croyez au potentiel du titre que vous avez vendu ? Rien n'empêche de les racheter plus tard (on parle de vendu/acheté).

Attention, ces règles s'appliquent sur des comptes titres ordinaires mais pas sur un Plan d'épargne en actions (PEA).

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Commentaires

saint-thomas  a écrit le 24/03/2010 à 14:13 :

Moi je m'adresse à M.Philippe NAHUM et la personne du 08/11/09 à 08:17 eh bien moi je suis sur une théorie que je suis toujours l'évolution d'un placement en comparaison avec l'éolution du LA. Donc quand je vois que mon AV Multisupport Nov'Actif de Allianz est à 37000 douze après alors qu'un LA serait à 63000 je ne suis avec l'idée que l'on ne tire pas parti d'une période de la vie/épargne et je constitue dossiers chez le médiateur qui traine à répondre. Car ce contrat à couté des frais et ce n'est pas pour autant qu'ils sont sérieux (agent et CGP actuel). De plus c'est un contrat à défaut vis-à-vis d'autre puisque pas de support EURO. C'est même un directeur de cabinet de placement qui m'envoit sur ce chemin et aussi pour que la FFSA en voit trace (car Allianz est reconnu à la FFSA) inacceptable. Pour prouver cet agent et un CGP de ALLIANZ ont en 2007 à l'ouverture d'un petit tellus avenir accepté verbalement cette défaite, et baissé des droits de 5% à 1%. Interpellez le médiateur...

emmanuelderigal@yahoo.fr  a écrit le 08/11/2009 à 6:17 :

Bonjour,
Mon portefeuille actions françaises ne se monte plus qu'à 10000 euros environ , suite aux importantes moins values ( latentes); pour pouvoir atteindre le seuil de cession de 25730 euros et pouvoir ainsi reporter mes moins values sur les 10 ans qui viennent, j'envisage de faire des achats ( à la baisse) suivis de ventes ( à la hausse ?) d'ici fin 2009 : est-ce un bon calcul?

Merci