Grève de la SNCF : les industriels de la chimie s'inquiètent

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La grève de la SNCF se poursuit et enraye le bon fonctionnement du secteur de l'industrie chimique. /Reuters
La grève de la SNCF se poursuit et enraye le bon fonctionnement du secteur de l'industrie chimique. /Reuters (Crédits : Reuters)
Les reports continus de la grève de la SNCF mettraient à mal l'industrie chimique. Une situation critique qui pourrait avoir des répercussions dramatiques sur le secteur.

La grève, amorcée le 11 juin, se poursuit encore aujourd'hui. Malgré un taux de participation des grévistes en baisse (14.8% lundi selon la SNCF contre 27.64% le premier jour), le trafic reste très perturbé. Une situation que redoutent notamment les industriels de la chimie puisque selon l'Union des industriels chimiques (UIC), cela entraîne de "graves conséquences" sur leur activité et engendre "une situation très critique pour plusieurs entreprises du secteur"

"Le transport et la logistique représentent environ 10% du chiffre d'affaires du secteur", explique l'organisation professionnelle de la chimie. Ainsi "les surcoûts pour les entreprises de la chimie sont d'ores et déjà estimés à plusieurs millions d'euros." Et de renchérir : "Certaines unités de production risquent de s'arrêter si elles ne sont pas livrées par voie ferroviaire au plus vite."

"Des conséquences irrémédiables sur notre économie"

L'Union des industriels chimiques explique que "certains sites industriels ne peuvent recevoir leurs matières premières ou expédier leurs produits finis que par voie ferrée", ajoutant que "tout report modal sur la route ne peut donc être envisagé". "Les limites de stockage des produits sur site industriel ne permettent pas aux entreprises de faire face à une situation qui perdure", poursuit l'UIC, précisant que "les ruptures de stocks peuvent rapidement se traduire par des arrêts de production (...) qui risquent d'entraîner des mesures de chômage partiel".

L'Union des Industries Chimiques (UIC) demande que "des solutions soient trouvées rapidement afin d'éviter des conséquences irrémédiables sur notre économie."  Avant de préciser que "la situation critique dans laquelle nous sommes entraînera des problèmes d'approvisionnement sur toutes les filières industrielles."

>> Lire : 7e jour de grève à la SNCF : les cheminots refusent de désarmer

 

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Commentaires
a écrit le 17/06/2014 à 20:56 :
La CGT de la chimie n'a qu'à aller manifester devant les locaux de la CGT-cheminots !! A défaut, ils n'auront que ce qu'ils méritent : des licenciements causés par leurs amis grévistes !!

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