Affaire Bettencourt : garde à vue prolongée pour Patrice de Maistre, François-Marie Banier et deux autres témoins

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Nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt. Quatre personnes, dont le photographe François-Marie Banier, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, ainsi que l'ancien avocat de l'héritière, Me Fabrice Goguel, ont été placées en garde à vue dans les locaux parisiens de la Brigade financière. Garde à vue prolongée ce vendredi de 24 heures.

Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre, le photographe François-Marie Banier, l'avocat Fabrice Goguel et Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros aux Seychelles, achetée par la milliardaire resteront 24 heures de plus en garde à vue.

La brigade financière les interrogent depuis jeudi matin sur les manoeuvres d'évasion fiscale et l'éventuel conflit d'intérêt du ministre du Travail et ex-trésorier de l'UMP Eric Woerth apparus dans les enregistrements clandestins de conversations réalisés par un employé au domicile de Liliane Bettencourt entre mai 2009 et mai 2010.

On y entend notamment Patrice de Maistre évoqué une évasion fiscale en Suisse, en Singapour et en Uruguay. Il est question aussi de l'île d'Arros, aux Seychelles, villégiature de la milliardaire d'une valeur de plusieurs centaines de millions d'euros et qui a été dissimulée au fisc français.

Selon les enregistrements clandestins, Mme Bettencourt semble avoir fait don de cette île à François-Marie Banier. Ce photographe fait l'objet d'un procès distinct engagé par la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers, pour "abus de faiblesse", en raison de dons d'un milliard d'euros qu'il a reçus de la milliardaire entre 2002 et 2007.

Des conversations houleuses portant sur le fait que François-Marie Banier refuse de financer l'entretien de l'île malgré le fait que 20 millions d'euros lui ont été donnés dans ce but figurent dans les enregistrements versés au dossier.

Patrice de Maistre y déclare aussi avoir embauché fin 2007 Florence Woerth, épouse d'Eric Woerth, à la demande de ce dernier, qui était alors ministre du Budget.

La police a aussi la possibilité d'interroger Patrice de Maistre sur les allégations de l'ex-comptable des Bettencourt Claire Thibout qui affirme qu'il lui a dit avoir fourni 150.000 euros en espèces à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

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