Les contours de la prime salariale sont connus

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La "prime Sarkozy" ne sera pas forcément pécuniaire. Elle pourrait être remplacée par la mise en place d'un régime de prévoyance au sein de l'entreprise.

Le gouvernement a tranché. Selon nos informations, les contours de la prime salariale, qui a agité le débat politique et économique ces dernières semaines, sont désormais actés. Peaufiné par Xavier Bertrand, le ministre du Travail, le texte sera transmis ce mardi au Conseil d'Etat par le gouvernement. Il sera ensuite présenté en conseil des ministres à la fin du mois avant d'être débattu au parlement en juin.

Dans les grandes entreprises, cette prime ne sera obligatoire que pour celles qui ont recours à la participation et qui ont distribué des dividendes en augmentation lors des deux dernières années précédentes. Concrètement, ADP (Aéroport de Paris) versera une prime, pas l'aéroport de Bâle Mulhouse. EDF sera concerné, pas la SNCF.

Le montant de cette prime sera fixé après négociations entre les dirigeants et les partenaires sociaux présents dans l'entreprise. Si les négociations devaient échouer, ce serait au dirigeant de trancher. Cette prime pourrait être modulée en fonction de plusieurs critères comme la présence du salarié, son niveau de salaire. En outre, celle-ci ne serait pas forcément pécuniaire. Elle pourrait être remplacée par la mise en place d'un régime de prévoyance au sein de l'entreprise.

Dans les entreprises de moins de cinquante salariés, le versement de cette prime restera facultatif. De ce point de vue, rien n'a changé par rapport à ce que l'on savait déjà.

En revanche, la nouveauté réside dans le fait que seules les entreprises de moins de cinquante salariés ayant versé des dividendes ces deux dernières années seront concernées. "La montagne accouche d'une souris. Ces décisions risquent de dégrader le climat social dans les grandes entreprises qui ne sont pas concernées et de limiter l'impact de cette mesure pour les salariés des petites entreprises", constate la CGPME.

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Commentaires
a écrit le 11/05/2011 à 14:02 :
Je ne sais pas pour la plupart des secteurs comment les entreprises vont faire pour payer cette prime, mais il est certain que certaines du secteur pétrolier ont déjà trouvé la réponse: une semaine de différentiel à 15% non répercutés sur le prix des carburants, contrairement aux engagements pris et hop!
Bien entendu, Bercy demande une enquête de la DGCCRF, mais le mal sera fait pour le consommateur et les profits engrangés. Par ailleurs, on se demande bien pourquoi il faut que Bercy mandate la répression des fraudes. Soit il y a fraude et elle devrait s'en emparer immédiatement vu l'empleur et les montants concernés. Soit il n'y a pas fraude et il faudrait un battage médiatique digne de ce nom et une remise à plat de l'idée de non cartélisation de ces entreprises.
Enfin, même en cas d'amendes, même lourdes, ceux qui auront fait leur plein ne seront jamais rembourcés du préjudice. C'est la "collectivité" qui en bénénficira, cette entité que personne en connait mais dont les contours sont de plus en plus flous dès lors qu'on se demande si on y appartient pour le bénéfice ou le coût.
a écrit le 11/05/2011 à 11:10 :
axiste ul pour une entreprise de ne pas augmenter les divedendes tout en donnant plus aux actionnaires?par exemple l'entreprise rachete une partie de ses actions et les redistribue aux actionnaires au prorata des actions qu'ils detiennent et la il y a enrichissement de l'actionnaire sans augmentation du dividende verse, e"t il y a bien d'autres moyens de favoriser les actionnaires
a écrit le 10/05/2011 à 17:18 :
Quel est le métier de Monsieur BERTRAND, avant que de s'exercer entre amis à son violon d'ingres la politique de proximité d'intérêts?
Je vous le donne en mille... Euh, en cents, plutôt, rigueur oblige!
Agent d'assurances
Ah bon?
a écrit le 10/05/2011 à 12:55 :
"prévoyance" Avant de prévoir il nous faut vivre !
a écrit le 10/05/2011 à 12:35 :
nous sommes des vaches a lait... belle promess Sarkozy qui est soit disant pour les gens qui ce leve tot les pauvres ouvriers ...vive la france ou il fait meilleur de "ne pas travailler" pour etre sur d'y arrivé...honteux...vive les ouvriers.
a écrit le 10/05/2011 à 11:45 :
""En outre, celle-ci ne serait pas forcément pécuniaire. Elle pourrait être remplacée par la mise en place d'un régime de prévoyance au sein de l'entreprise..." on croît rêver une prime qui se transforme en prime pour les assureurs ! et si on donnait à tous les salariés de France une prime appelée PRIME à MIEUX VIVRE et égalitaire afin de faire partager la solidarité des richesses produite par le travail ???
a écrit le 10/05/2011 à 11:31 :
comme d'habitude, double langage:
trop de charges sociales et création d'un régime de prévoyance
supprimer les impôts, mais créer et augmenter les taxes,
créer le RSA puis revneir dessus,
etc, etc
minable , dehors en 2012
a écrit le 10/05/2011 à 11:26 :
La "prime ne sera pas forcément pécuniaire"... Pourquoi ne pas la verser aussi en ticket restau tant qu'on y est ?!!!!!???? Ces effets d'annonces sont aussi fatiguants qu'affligeants...
Réponse de le 10/05/2011 à 12:22 :
Où par des bons d'achats pour les grandes surfaçe ? Vraiment là on y est au fond de la bétise du gouvernement de sarkozy
Réponse de le 10/05/2011 à 12:23 :
Où par des bons d'achat sur les grandes surfaçe, là on touche le fond
Réponse de le 10/05/2011 à 16:46 :
Et pourquoi pas ? Vu la palette assez large de possibilités d'usage des ticket restaurant ou des bons d'achat aujourd'hui, la différence avec une prime en numéraire me parait finalement assez mince... Cela serait en tout cas bien plus avantageux pour les salariés qu'une hypothétique prime d'assurance ! Ce schéma de rémunération (une partie en numéraire, une partie en bons d'achat) est déjà appliqué dans d'autres pays, avec un certain succès...
Réponse de le 10/05/2011 à 17:45 :
Vous voyez que l'on peut avoir de bonne idée sans être un ministre des finances
a écrit le 10/05/2011 à 11:11 :
la majorite des grandes entreprises sont internationales et les benefices sont en partie realises dans l'activite hors de france si une entreprise verse une prime aux salaries francais il est probable que les salaries des usines installes à l'etranger demandent à beneficier des memes avantages ?les entreprises du cac 40 sont en bonne partie detenues par des actionnaires etrangers, comment vont ils prendre la chose? et s'ils retirent leurs capitaux quelle resultat pour l'economie francaise?total est l'entreprise qui fait les plus gros benefices mais en france l'entreprise est deficitaire qui va toucher la prime?et si la charge augmente en france quelle pourrait etre la reaction des actionnaires?aller voir ailleurs si les cieux sontplus clements?
Réponse de le 10/05/2011 à 12:11 :
Effectivement question pertinante, dont la réponse pour Total devrait ètre de délocaliser son siège social.
a écrit le 10/05/2011 à 11:02 :
Le principe même de cette prime est une véritable aberration, et ceci en dit long sur le niveau d'inculture économique de nos dirigeants.

En effet, un salarié, en contre partie du travail qu'il fournit, perçoit un salaire.

Tandis qu'un épargnant, en contre partie des capitaux qu'il place, perçoit des intérêts (ceci est d'ailleurs vrai autant pour un détenteur de livret A que pour un actionnaire).

Aussi répétons-le encore : Un salarié perçoit un salaire, un épargnant (actionnaire) perçoit des intérêts (dividendes). Ce sont là, deux choses bien distinctes.

C'est pourquoi, proposer une prime aux salariés en fonction de l'évolution des dividendes, est un à la fois mélange des genres, et un non-sens économique.

D'ailleurs, va-t-on fixer demain les rémunérations des salariés de la Caisse d'Epargne en fonction du taux de rémunération du livret A ? Bien sûr que non !
c'est pourtant ce que nous propose le gouvernement pour les salariés du privé : Adapter leurs rémunérations (via une prime), sur l'évolution des dividendes ...

En vérité, si une entreprise connait le succès, et la croissance de son chiffre d'affaires et de ses de ses bénéfices, il est moralement et économiquement JUSTE, de la voir augmenter le niveau de rémunération de ses salariés, ainsi que les dividendes de ses actionnaires.



Réponse de le 10/05/2011 à 12:10 :
Qu'il est bon de rappeler parfois les choses simplement.
Néanmoins, puisque notre président veut tout décider, je propose qu'avec effet rétroactif à son élection,sa rémunération soit basée sur l'excédent budgétaire.
Réponse de le 10/05/2011 à 12:47 :
Excellent !!!
a écrit le 10/05/2011 à 10:57 :
Une fois de plus les malades de longue durée vont pouvoir être écartés en toute légalité, N'est-ce pas discriminatoire ?
a écrit le 10/05/2011 à 10:35 :
il serait interessant de savoir plus precisement les entreprises qui verseront la prime et ceux qui pourront y echapper. je m'interroge egalement sur mon propre cas (salarié groupe CASA)...
a écrit le 10/05/2011 à 9:50 :
"Si les négociations devaient échouer, ce serait au dirigeant de trancher."
Une négociation ou l'un des deux peut décider seul, ça donne un bon compromis, non?
a écrit le 10/05/2011 à 9:46 :
Comme d'habitude avec Sarkozy, la montagne a accouché d'une souris!
a écrit le 10/05/2011 à 9:12 :
Le texte prévoit-il un minima ?
a écrit le 10/05/2011 à 7:02 :
Après négiciation !!! comment peut-on négocier quant on sais qu'en cas d'échec c'est la partie adverse qui aura raison ? Les partenaires sociaux n'auront comme choix que d'accepter les propositions du patronat. Vivement 2012.
Réponse de le 10/05/2011 à 9:28 :
Vos assertion sont totalement fausses mais bien représentatives de l'état d'esprit français qui fait le malheur de notre pays. Les syndicats de patrons sont autant responsables de la situation actuelle que ceux des salariés qui ont encore une vision du monde digne de la guerre froide. Le dialogue se fait à deux et vue le niveau des charges sociales en France, on ne peut pas dire que le patronat soit le gagnant systématique. La vérité, c'est que comme les syndicats de salariés et patrons sont incapables de s'entendre, c'est toujours l?État qui tranche finalement et les solutions qu'il impose ne conviennent à personne puisqu'elles ne sont pas négociées. La faute à qui ? Aux français, qu'ils soient patrons ou salariés et à leur état d'esprit débile qui voit tout par le prisme de la confrontation.
Réponse de le 10/05/2011 à 11:45 :
Halley, en quoi mes affirmations sont elles fausses ?? Je reprends ce qui est dit dans l'article. Bras2fer le dit très bien plus haut "Une négociation ou l'un des deux peut décider seul". Le patronat n'est pas systématiquement le gagnant ! tu as raison, fais moi pleurer. Quant à l'état d'esprit français, il résulte de l'incompétence de ton copain Sarko et de son gouvernement qui accumule les erreurs au détriment du peuple.
Réponse de le 10/05/2011 à 12:01 :
Inutile d'enfûmer par la stigmatisations des organisations syndicales.
Si vous ne percevez pas la contradiction qui existe lorsque vous demandez à deux personnes, défendant des intérêts divergents, de s'entendre aimablement à défaut de quoi l'une est d'ores et déjà désignée comme décideur "in fine", on ne peut rien pour vous.
a écrit le 10/05/2011 à 5:47 :
La réformette avant tout démagogique ! D'abord un effet d'annonce, à grand renfort de Président, puis on arrive à presque rien mais déjà innapplicable par sa complexité technocratique... Bref que des mécontents....Les "gestes forts" en vue de 2012 ne sont pas encore là....
Réponse de le 10/05/2011 à 6:41 :
Rien d'étonnant à cela. Les hommes politiques n'aurait normalement pas à s'ingérer dans ces affaires si les syndicats de patrons et de salariés français étaient capables de négocier quoique ce soit. Contrairement à ce que croient la plupart des français encore arque-boutés sur des principes datant du XIXe siècle, ceci n'est pas un échec des hommes politiques mais c'est clairement leur échec à eux. Comment peut-on demander un président moins autoritaire et moins omniprésent lorsque l'on est même pas capable de s'entendre sur la redistribution de la richesse à l'intérieur même des entreprises ? L'état d'esprit français uniquement basé sur la confrontation s'avère un véritable échec et c'est l'échec de toute la nation. On pourra changer x fois de président, tant que cette mentalité ne sera pas changée, les problèmes ne pourront être résolus.
Réponse de le 11/05/2011 à 10:03 :
Pardonnez-moi mais je me permet de vous dire que vous n'avez rien compris. Etranglé par les charges qu'ils trouvent injustes les patrons refusent souvent l'attribution de la moindre prime ou augmentation. Les salariés de leur coté ne comprennent pas qu'on leur refuse une prime de 1000eur alors qu'ils vivent et font vivre leur entreprise pour une paye de misère...
Le président joue l'empathie et surf comme d'habitude sur des effets d'annonce. Soyons réalistes et n'avalons pas tout.
a écrit le 09/05/2011 à 21:21 :
Que ne feraient-ils pas par démagogie ! Voilà une nouvelle usine à gaz, qui vient se superposer à la participation, bien sûr sans la remplacer. Ils empilent les lois, mais comme pratiquement personne ne bénéficiera de cette prime, ils se mettent à dos le patronat (ce n'est pas le moment)et l'énorme majorité des salariés. C'est une république de godillots, personne pour lever le doigt !
a écrit le 09/05/2011 à 21:10 :
Ben voilà encore beaucoup de bruit, beaucoup d'agitation pour pas grand chose. Typique des idées en l'air lancées par le premier d'entre nous. Il n'y a plus qu'à rajouter la "prime" sur la longue liste du quinquennat avec la suppression "totale" de la publicité sur le service public, la "moralisation" du capitalisme, la "limite" des bonus et des retraites chapeaux, le "contrôle" de la spéculation boursière sur les matières premières, la "taxe" sur les superprofits des banques. Mouliner dans le vent ça fait toujouirs maigrir... Et pour cacher ce semi-echec comme d'habitude on lance avec grand fracas un autre sujet pour détourner l'attention : je vous le donne en mille : Laurent Vauquiez et la France d?assistés qui asphyxient le pays (campagne de Chirac en 1988).
a écrit le 09/05/2011 à 20:46 :
Ben voilà encore beaucoup de bruit, beaucoup d'agitation pour pas grand chose. Typique des idées en l'air lancées par notre président. Il n'y a plus qu'à rajouter la "prime" sur la longue liste du quinquennat avec la suppression "totale" de la publicité sur le service public, la "moralisation" du capitalisme, la "limite" des bonus et des retraites chapeaux, le "contrôle" de la spéculation boursière sur les matières premières, la "taxe" sur les superprofits des banques. Mouliner dans le vent ça fait toujours maigrir... Et pour cacher ce semi-echec comme d'habitude on lance en grand fracas un autre sujet pour détourner l'attention : je vous le donne en mille : Laurent Vauquiez et la France d?assistés qui asphyxient le pays (campagne de Chirac en 1988). On va faire du bruit pendant un mois et puis on passera à autre chose juste avant d'agir, car agir c'est difficile mais palabrer ça c'est plus facile...
a écrit le 09/05/2011 à 20:46 :
Et voilà le travail ! Alors le patron ne cotise plus à l'assurance vieillesse, mais à une assurance privée dont les taux seront bien entendu négociés ! Tous à vos calculettes, mais je peux d'ores et déjà vous dire que ce ne sera pas à votre avantage :-)
a écrit le 09/05/2011 à 20:02 :
La prévoyance, LE truc qui ne sert à rien.
Réponse de le 10/05/2011 à 9:50 :
je ne comprends pas :

"Dans les entreprises de moins de cinquante salariés, le versement de cette prime restera facultatif. De ce point de vue, rien n'a changé par rapport à ce que l'on savait déjà.

En revanche, la nouveauté réside dans le fait que seules les entreprises de moins de cinquante salariés ayant versé des dividendes ces deux dernières années seront concernées."

Finalement, ça ne concerne que les entreprises de moins de 50 salariés... et pour les entreprises de moins de 50 salariés, elle est facultative... donc elle sera facultative dans TOUS les cas ??

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