Pacte de compétitivité : paroles de patrons

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Réunis à l'initiative du Medef Ile-de-France pour évoquer la question de la compétitivité, plusieurs patrons de PME insistent surtout sur la nécessaire compétitivité "hors coût", qui passe par un allègement des contraintes administratives et une stabilité des règles juridiques et fiscales. A propos du futur crédit d'impôt prévu par le gouvernement, certains estiment qu'il s'agit davantage d'une aide à l'embauche que d'un véritable soutien à la compétitivité.

Il y a ceux qui ne sont pas vraiment au courant. Il y a ceux qui prédisent que cela ne changera rien car le gouvernement tape à côté de la plaque. Il y a ceux qui reconnaissent que c'est un début... Le Medef Ile-de-France, présidé par Marie-Christine Oghly, organisait ce mercredi 21 novembre une rencontre entre plusieurs chefs d'entreprises sur le thème «la compétitivité des entreprises». Le moins que l'on puisse dire, c'est que le «pacte de compétitivité», dévoilé par le gouvernement Ayrault le 6 novembre au lendemain de la remise du rapport Gallois, est très diversement apprécié, notamment sa mesure phare: le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) qui va permettre «d' injecter» 20 milliards d'euros dans les entreprises, en accordant une ristourne d'impôt sur les sociétés, selon une méthode de calcul qui s'appuiera sur la masse salariale des entreprises tenant compte des salaires compris entre un Smic et 2,5 Smic. Pour Marie-Christine Oghly, elle-même présidente d'une entreprises de logiciels: "certes, ce pacte c'est un premier pas. Mais nous sommes encore totalement dans l'expectative. Nous ne savons pas s'il faudra attendre 2014 pour bénéficier du crédit d'impôt. Et y aura-t-il des contreparties exigées? Il y a aussi un immense besoin de flexibilité sur le marché du travail. Et là, rien ne dit que la négociation avec les syndicats va aboutir. Et puis, surtout, pour nous les PME, ce qu'il nous faut, c'est de la stabilité, sur un plan juridique et fiscal."

Une revendication: la stabilité des règles

Une stabilité également demandée par Jacques Massieux, président de l'entreprise de location de matériels Dron SA (90 salariés et 20 millions de CA): «chaque année il y a une nouveauté: un plan senior, un plan parité, etc. Que des lourdeurs qui grèvent notre compétitivité! Je ne comprends toujours pas pourquoi la précédente majorité n'a pas, dès 2007, augmenté la TVA de 1 point. Cela aurait évité bien des problèmes. Quant au crédit d'impôt, j'en ai un peu marre que l'on prenne les chefs d'entreprises comme des chasseurs de primes. Que l'on nous assure surtout de la souplesse et de la stabilité!» Luc-Eric Krief, patron d'une entreprise spécialisée dans le plastique (SD2M, 87 salariés, 9 millions de CA) est un peu sur la même longueur d'ondes: «je crains que le gouvernement n'ait un train de retard. On s'épuise à voir les choses fluctuer tout le temps. On perd pied. Notre droit social est complètement dépassé. Les industriels français sont compétitifs en termes de savoir-faire mais pas sur le coût du travail. Marie Azeverdo, présidente de Resocom, une PME de 15 salariés très en pointe sur le contrôle de la fraude à l'identité, reconnaît elle aussi que les entreprises françaises ne sont pas toujours à égalité avec leurs homologues européennes. «Par exemple, nous devons chaque année déposer nos comptes devant le Tribunal de Commerce. J'étais en compétition sur un appel d'offre avec une entreprises anglaise qui, elle, n'avait pas à remplir cette formalité. Résultat, en allant sur Info Greffe, on connaissait tout de mon entreprise, de sa stratégie, de sa situation...» 

Un crédit d'impôt davantage tourné vers l'emploi que vers la compétitivité

Alexandre Zapolsky, l'heureux président de Linagora une PME de 150 salariés (10 millions de CA) spécialisée dans la vente de logiciels et qui s'attend à une croissance de... 40 à 50% en 2013, défend le crédit d'impôt. Très impliqué dans la vie du Medef, il se félicite que le débat engagé par l'organisation patronale depuis des années ait «enfin porté ses fruits». Nous sommes d'accord sur le CICE, mais attention à ses modalités d'application. Et puis, il aurait été mieux de prendre en compte les salaires jusqu'à 3,5 Smic. C'est là où l'on trouve les ingénieurs qui se battent à l'export pour conquérir des marchés. Le CICE, tel qu'il est actuellement formaté, est davantage un crédit d'impôt pour l'emploi que pour la compétitivité. Pour preuve, le mécanisme va profiter en premier lieu aux emplois de services à la personne qui ne sont pas les plus exposés!» Une observation reprise par plusieurs participants, comme Antoine Hollard, président d'une entreprise d'ameublement et chef de file du Medef de Seine-Saint Denis, ou Marie-Christine Oghly: «c'est vrai que c'est en fait une sorte d'aide pour l'emploi, sinon, s'il s'agissait de privilégier les entreprises ayant besoin de compétitivité à l'export, il fallait se concentrer sur des salaires plus hauts. Ce que nous regrettons, avec le dispositif arrêté, c'est que les salariés, eux, ne bénéficient pas d'allègements de cotisations comme le préconisait le Medef»....
Bref, il va falloir que le gouvernement cale bien son dispositif... et rapidement, tant les entreprises sont dans l'attente. Mais l'on voit bien aussi que la question de la compétitivité hors coût est également essentielle: tous les patrons de PME dénoncent l'instabilité des règles ainsi que le trop grand nombre de tracasseries.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2012 à 9:12 :
au pire on sent fou
a écrit le 22/11/2012 à 16:39 :
Créances de l"état = créances douteuses
Réponse de le 26/11/2012 à 17:48 :
Encore un avis libéral parfaitement argumenté (qui oublie que les défenseurs du libéralisme USA s'appuient sur le protectionnisme et la dette publique) arrêtons de prendre des exemples qui n'en sont pas.
a écrit le 22/11/2012 à 12:19 :
Infogreffe, c'est une source de transparence pour les clients, si vous ne le souhaitez pas mettez vous en entreprise individuelle et le tour est joué.
Réponse de le 22/11/2012 à 12:24 :
Oui, effectivement, bonne solution. C'est vrai qu'une structure d'entreprise individuelle est totalement indiquée pour une PME de 150 salariés. Mieux encore, pour une ETI de 1500 salariés. Vive l'entreprise individuelle, merci pour cet éclairage!
a écrit le 22/11/2012 à 12:13 :
Soyons sérieux, un pacte de compétitivité qui vous remise sous forme d'un avoir, 6% du montant des salaires inférieur à 2,5 SMIC cela revient à :
Partons du principe que le cout d'un article est de 100? (je n'invente pas ces chiffres, je suis entrepreneur) :
Il va se décomposé ainsi 1/3 de la somme (soit 33,33?...) représente le coût de la matière, les deux autres tiers sont le coût de la main d??uvre (en France) (soit 66,66?...)
Il y aura donc une "remise compétitivité" de 4? (66.66? * 6% = 3.99996?) sur 100?, soit ine finé 4% de gain compétitivité.
Pensez vous sincèrement qu'avec cela nous allons être compétitif par rapport (et là je ne vais pas voir à l?international) nos petits camarades de jeux Européens ?
Notre plus proche concurrent est l'Allemagne, -15% sous nos coûts, je ne veux même pas comparer nos amis des pays de l'Est ou le salaire moyen est a 300?/mois.
La compétitivité ne s'applique pas juste au niveau du commerce extérieur cela commence déjà sur propre marché national. Dans une Europe ou il y a 25 joueurs avec 25 règles du jeux différentes, qui peuvent librement commercer entre eux, nous avons la plus mauvaise règle du jeu.
Il faudrait déjà commencer à harmoniser les règles fiscales et sociales à l'intérieur même de notre "cour de jeux" avant de se préoccuper de ce qui se passe en dehors de nos frontières.
Quand il n'y aura plus de TPE/PME dans notre pays (qui sont le tissu économique de celui-ci), il sera trop tard pour se gratter la tête et trouver des solutions.
Quand disposerons nous d'un gouvernement composé de personnes ayant eu un passé d'entrepreneur, de salarié, d'homme de terrain ?. Des personnes qui connaissent les problématiques réelles du quotidien.
Tout entrepreneur le sait, il y a un canyon entre ce qui est appris dans les livres et ce qui se passe dans la vie... Et aujourd'hui nous sommes gouvernés par des personnes qui ne sont jamais sortis de "l'école", même si celle-ci est l'ENA, cela n'en reste pas moins qu'une école.
Réponse de le 22/11/2012 à 13:44 :
A FL
Cher monsieur et ami, vous avez raison. Les 39 heures, la retraite à 65 ans, ce n'est plus qu'une question de temps. Comme dit Claude Allègre, bientôt nos jeunes vont servir dans les restaurants chinois, non pas à Paris mais à Pékin. Théorème de la vie: Quand on ignore la réalité, elle finit par se venger. Quand vous envoyez une fusée dans l'espace, si erreur il y a, il faut corriger le plus tôt possible. Plus tard, c'est trop tard.
a écrit le 22/11/2012 à 12:12 :
L'Etat ne permet pas le financement des entreprises, l'épargne est orientée vers la dette. L'Etat est donc contre l'emploi. On en apprend de belles, le FMI parle d'un risque systémique pour les banques françaises. En 2013 la France ferait une crise financière bien entendu de taille mondiale. Les banques perdraient 2177 milliards, le crédit se contracterait de 9% et l'économie plonge en 2013... N'avons nous pas affaire à des naufrageurs?
a écrit le 22/11/2012 à 11:18 :
Mais non, je vous l'assure : il n'y a aucun problème d'instabilité réglementaire. Il est totalement faux de penser par exemple que la production de logements neufs est arrêtées pour cause d'incertitude fiscale. Archi-faux. Seuls les promoteurs sont responsables, les vilains patrons. Gorgés d'argent "facile" d'après M. Montebourg, "parasites financiers" d'après M. Mélenchon, c'est sûr qu'ils préfèrent ne plus produire et se la couler douce. Plus sérieusement : l'article central du code de l'urbanisme change tous les 3 mois depuis 20 ans (ce n'est pas une approximation, vérification possible sur le site Légifrance). Les mécanismes fiscaux d'incitation changent tous les 6 mois. Les normes s'empilent tous les jours, deviennent de plus en plus complexes et illisibles, alors qu'un programme immobilier se déroule en 5 ans. Chaque décision du promoteur entraîne aujourd'hui des conséquences pénales (exemple : règles d'accessibilité PMR). Alors oui, ne plus avoir à se poser la question de l'interprétation d'un texte, ne plus avoir les yeux rivés sur les travaux des "commissions" de l'assemblée pour anticiper les nouvelles "inventions" de nos "chers" créatifs, cela nous permettrait peut-être de nous concentrer sur l'essentiel : produire des logements, alors que ce pays affiche une pénurie de 900 000 lots (chiffre dans la moyenne basse de la fondation Abbé Pierre). Mais tout le monde s'en fiche.
Réponse de le 22/11/2012 à 11:48 :
il y a deux ans je pensais créer mon entreprise, en France, car c'était un projet motivant et que mon pays représente encore une certaine civilisation. Las devant l'agitation parkinsonienne de nos législateurs et fiscalistes qui font qu'un patron de TPE/PME n'est plus qu'une cible que l'on cherche à piéger tous les jours, devant le peu de considération de nos hommes politiques pour le travail sérieux et la famille j'ai reporté mon projet que je vais réaliser ailleurs. Inutile de chercher très loin pour expliquer le découragement de ceux qui ont envie de faire quelque chose.
Réponse de le 22/11/2012 à 12:11 :
Il y a toujours une bonne excuse pour rajouter de la complexité et de la pénalisation. "Ne pas faire confiance" - ce qui peut être légitime parfois - s'est transformé en une paranoïa insupportable de la part de chers élus. Et une inflation réglementaire entre copains, à leur bénéfice clientéliste, qui nous plombe. Prenons l'exemple de la réglementation handicapé dans les logements neufs : l'IGAS et l'ordre des architectes ont rendu tous deux un rapport pointant du doigt l'absurdité totale de la réglementation actuelle, son coût pour l'économie et le frein qu'elle représente à la production de logements neufs. Tous deux préconisent un retour à la réglementation antérieure, plus équilibrée et efficace. Bilan des courses? Rien ne change car deux ou trois associations braillardes sont dans le réflexe pavlovien plutôt que dans le pragmatisme...
Réponse de le 26/11/2012 à 17:54 :
Il faut bien que nos élus justifient leurs séances nocturnes !!
a écrit le 22/11/2012 à 9:19 :
Au poids des charges se rajoute la lourdeur administrative ce qui fait beaucoup à l'arrivée .
Ces nouvelles aides vont elles se rajouter à celles existantes ( abattement de charges sur bas salaires -loi fillon- ) ou bien s'y substituer ? Comme le précise l'article les premiers bénéficiaires seront la grande distrib avec ses emplois à temps partiel, les services à la personne : femmes de ménage !!! Activités pas vraiment concernées par la compétitivité de l'industrie et l'exportation !!!
Dernier point et pas des moindre !!! devant la compléxivité du mécanisme bon nombre d'entreprises renonceront et au final politiques et administrations diront " voyez on vous propose de vous aider et vous n'en profitez meme pas " .......
a écrit le 22/11/2012 à 0:33 :
L'Europe aux prises avec le communisme va devoir se tourner vers ses alliés historiques, en l'occurence, les américains afin d'envoyer des chars pour libérer la zone.
Réponse de le 22/11/2012 à 4:05 :
Le comlunisme est a nos portes et je n en savais rien...il faut absoluement avertir obama!!
Réponse de le 26/11/2012 à 17:58 :
Mais Obama est communiste ! C'est les républicains qui l'ont dit ! On est fichus !!! :)
a écrit le 22/11/2012 à 0:29 :
Il faut remettre les choses en perspectives: la révolution est un affreux bain de sang, de Gaulle est un affreux dirigiste et Chirac un Mérovingien. Sur la compétitivité l'idée que lorsque le commerce baisse, ça devient plus dur. L'Europe n'est toujours pas compétitive et on parle d'une baisse de la croissance mondiale. Nous allons donc retaper un coup. Ce qu'on devrait faire si on était de bons citoyens c'est de passer un coup de bégot à notre ami Georges Bush afin de lui demander de faire dégrader la France. Si les politiques font pas le travail, qui va le faire?
Réponse de le 26/11/2012 à 18:06 :
c'est vrai que les USA sont compétitifs avec une dette de + de 15000Mds et une balance commerciale négative depuis 1971... Bel exemple de compétitivité ! C'est beau de donner des leçons quand on est en haut de l'échelle mais ça ne durera plus si longtemps, et le rêveur américain devra rembourser ses lunettes de soleil et sa Cadillac (il a déjà plus de maison depuis 2007).
a écrit le 21/11/2012 à 23:55 :
Un dirigeant de P.M.E peut facilement se retrouver, bien qu'honnete et légaliste, devant les Prud'hommes. Et Il perdra toujours, toujours, toujours. Il ne peut avoir gain de cause qu'en Appel ou en Cassation : donc sous la Seule VRAIE Justice des Magistrats. Aux Prud'hommes constitué à parité d'employeurs et d'employés : la voix du collège Salariés a le "dernier mot". Moins de 20% des salariés votent aux Prud'hommales : A savoir, La frange très dure, extrémiste, et politisée du Syndicalisme. Résultat Les Prud'hommes sont nationalement entre les mains de Syndicats anti-Entreprises, qui décourage, déprime beaucoup d'employeurs JUSTES, dissuade et détruit de l'emploi et de la valeur ajoutée en France.
Réponse de le 22/11/2012 à 2:13 :
exemple à méditer : un employeur embauche un apprenti . Celui-ci ne fout rien au CFA, pose des problèmes et se fait virer du CFA ! l'employeur le vire de son contrat d'apprentissage puisqu'il n'a plus de centre de formation . L'ex-apprenti attaque l'employeur aus prud'hommes au motif que le licenciement n'est pas justifié ... et il obtient 2 ans de salaire d'indemnité !!! vous trouvez ça juste, vous ???
Réponse de le 22/11/2012 à 17:07 :
J'ai toujours gagné devant le prud'homme, mais il est vrai qu'une virgule mal placée ou une erreur minime de procédure peut vous coûter extrêmement cher! Pour ma part, depuis que je n'ai plus de personnels, je ne suis plus à découvert, je dors mieux et mon allopécie s'est stabilisée!
a écrit le 21/11/2012 à 21:55 :
La remarque du patron de Linagora est très juste. Mais cela fait 30 ans que tous les gouvernements ont focalisé les aides à l'emploi sur les bas salaires plutot que sur les emplois à forte création de valeur ajoutée. Résultat: une trappe à faibles revenus, 20% des salariés sont au SMIC, l'un des taux les plus élevés dans l'UE.
a écrit le 21/11/2012 à 21:34 :
tant qu'on ne s'attaquera pas aux lourdeurs administratives (type complexité du code du travail, type contradiction entre conv collectives et code du travail, etc) et aux effets de seuil, on n'avancera PAS !!!
Réponse de le 21/11/2012 à 22:24 :
si on lit bien le code du travail, il n'est pas compliqué; le compliqué est celui qui fait sa propre loi .
Réponse de le 21/11/2012 à 22:55 :
@ prud'homme17 : Quand on n'a pas de responsabilité autre que de faire condamner les chefs d'entreprise à l'aide du cde du travail, c'est vrai qu'il n'est pas si compliqué. Quand dans la vie on fait marcher l'économie, qu'on emploie et qu'on cherche à s'en sortir, le code du travail est une gigantesque fumisterie dans sa verion actuelle et elle sera encore pire demain (oui, il change tous les jours).
Réponse de le 21/11/2012 à 23:00 :
tellement simple qu'il s'en rajoute une page tous les 3 jours !! c'est une rente pour les syndicats qui siègent et pour les avocats, mais une grosse mer..des pour les salariés comme pour les employeurs : mais chacun défend son privilège dans ce pays !!!
Réponse de le 21/11/2012 à 23:03 :
exemple d'une absurdité de ces textes SI BIEN PENSES : j'ai licencié un salarié pour incapacité définitive décidée par la medecine du travail : j'ai du payé 2 mois de préavis au salarié, alors qu'il ne pouvait pas travailler !!! vous trouvez ça logique, vous ???
Réponse de le 21/11/2012 à 23:28 :
c'est une erreur de votre part si cela ne relève pas d'un AT ou d'une maladie pro ,vous voyez c'est simple.
sinon c'est de la responsabilité de l'employeur de garantir la santé physique et mental de ses salariés .
ce n'est pas en exagérant les propos que cela va améliorer la situation
je rejoins prud'homme17 c'est pas compliqué de plus les patrons excuser les employeurs peuvent saisir également les prud'hommes puisqu'ils siègent aussi à égalité
Réponse de le 21/11/2012 à 23:40 :
au fait! qui c'est qui a fait en sorte de modifier le code du travail en 2008 soit disant pour le simplifier ne serait ce pas le medef et l'ancien gouvernement . j'en profite pour remercier pasglop
Réponse de le 22/11/2012 à 1:37 :
Mon assistante sociale quand j'ai déposé mon dossier de RSA a été absente un mois ensuite elle a pris ses vacances d'été et le jour de son retour, elle a fait un arrêt maladie. Les honnetes citoyens ont la vie dure!
Réponse de le 22/11/2012 à 2:18 :
@pasglop et prud'homme 17 : désolé de vous contredire mais la conv collective de l'automobile IMPOSE de payer les 2 mois de préavis...même si ce préavis ne PEUT PAS être effectué !!! (et il ne s'agissait absolument pas d'une maladie pro : je ne peut quand même pas empêcher les salariés de se faire mal en bricolant chez eux !! ..; mais on cherche tellement à rendre l'employeur responsable de tout ..; qu'il n'y auraa bientôt plus d'employeur dans ce pays : juste des chômeurs !!!
Réponse de le 22/11/2012 à 2:18 :
@pasglop et prud'homme 17 : désolé de vous contredire mais la conv collective de l'automobile IMPOSE de payer les 2 mois de préavis...même si ce préavis ne PEUT PAS être effectué !!! (et il ne s'agissait absolument pas d'une maladie pro : je ne peut quand même pas empêcher les salariés de se faire mal en bricolant chez eux !! ..; mais on cherche tellement à rendre l'employeur responsable de tout ..; qu'il n'y auraa bientôt plus d'employeur dans ce pays : juste des chômeurs !!!
Réponse de le 22/11/2012 à 7:27 :
@lyon69 voila une bonne convention qui améliore le code du travail et le sort des salariés.Vous avez adhéré à la convention collective, ce que vous inscrivez sur la fiche de paie de vos salariés.
les conventions sont négociés au niveau national et départemental par les syndicats patronaux et salariés signées et applicables à l'ensemble des entreprises adhérentes et ce n'est pas les salariés qui déterminent à quelle convention ils doivent adhérer, sinon affreux salariés que nous sommes nous choisirons la meilleure mais là je pousse le bouchon un peu loin . bonne continuation dans votre activité. et c'est comme tout il y a des bons et mauvais patrons et des bons et mauvais salariés
Réponse de le 22/11/2012 à 10:21 :
marrant, tous ces gens qui n'ont jamais ft de droit et donnent leurs avis....en effet, tt est simple ' nul n'est cense ignorer la loi' ( ses 1.5 millions de textes, decrets, etc...).... tt simple, il n'y a aucun pb ( et bienentendu, on ne parle pas de lajurisprudence qui ' officiellement' ne doit pas guider les decisions de justice, contrairement au droit anglosaxon)
Réponse de le 22/11/2012 à 10:33 :
@prudhomme17: "Vous avez adhéré à la convention collective" ... Vous voulez peut-être faire croire aux lecteurs qu'une entreprise à le choix d'adhérer ou non à une convention collective ??? BEN NON : la liberté en ce domaine non plus n'existe pas ! Une convention qui donne des droits sans compensation (salaire SANS travail en échange) c'est léonin.. et donc contraire à la justice ..; mais vous semblez souhaiter une justice à sens unique. Pour vous, les créateurs d'emplois ne sont que des exploiteurs qu'il faut tondre et les salariés sont tous des pauvres malheureux soumis aux griffes des employeurs .. vous avez une vision très Bolchevique du monde du travail ...!!
Réponse de le 22/11/2012 à 10:36 :
Il y a quelques années, le secrétaire général de FO a été condamné aux prud'hommes en tant qu'employeur : Vous allez me dire que dans son cas, les textes étaient trop compliqués... ou que les syndicats ont un discours qu'ils ne s'appliquent pas à eux-même ??!
Réponse de le 22/11/2012 à 10:52 :
Pas tout a fait vrai ce que vous dite, je fais partie d une entreprise du CAC qui a denonce en 2003 les conventions collectives...... c est des lors le code du Travail qui fait reference.... Sachant qu une convetion collective negocie ne peut etre moins protectrice que le code du Travail.... Donc non la convention collective n est pas obligatoire.
Réponse de le 22/11/2012 à 12:58 :
Pourriez-vous m'indiquer le texte qui permettrait de s'affranchir de la cov collective pour une boite de 9 salariés : mes salariés me réclament de pouvoir faire des heures sups et la conv collective rend impossible les heures sups au delà de 130h par an (car ensuite, cout pour l'entreprise +150%, donc impossible à réaliser!) ... si je pouvais m'en affranchir, 8 salariés sur 9 vous en seront reconnaissant (le 9e nesouhaitant pas faire d'heures sups, elle n'en fait pas..;et de toute façon, elle est absente depuis bientôt 3 ans !!!
Réponse de le 22/11/2012 à 14:43 :
JE ne susi pas specialiste en droit, et j avais 1 an de boite a lepoque, le fait est que lors de la negociation annuelle sur les conditions de travail, cette derniere s est mal passe et du coup la conventionne collective a ete denoncee. Depuis comme aucun accord n a ete trouve c est le code du travail stricto-censu qui s applique.... Cela demontre juste que de part et d autre bien souvent personne n est pres au compromis et c est bien la soucis majeur
Réponse de le 22/11/2012 à 15:51 :
pasglop et machin ont des discours formatés qui sont loin des réalités. Quelques exemples pour ma part, un apprenti qui se met en arret maladie et fait une fraude à la secu pour se refaire le nez à la fin des deux ans (on paye le salaire), une dispense de travail de 6 mois accordée à un salarié pour cause de poignet cassé alors qu'il etait ... télétravailleur (ca empêche de lever le téléphone), 2 prud?hommes de mauvaise foi qui 'ai gagné tous les deux , etc perte de temps monstrueuse et d'argent ... bref. Les gesn ne se rendent pas compte. J'en ai marre d?éduquer des ignorants donc maintenant je serai un chien avec tous mes employés, au minimum legal et pas de primes. Bien sûr en CDD ...
Réponse de le 22/11/2012 à 15:55 :
j'ai oublié. Que machin et l'autre aillent travailler 70 heures pour le plaisir de payer les salaires de leurs salariés et engage leur patrimoine et après, on en reparle ...
a écrit le 21/11/2012 à 20:47 :
Bah tant qu'on fera dans le soviétisme, ça peut durer longtemps: les apparatchicks font fortune et sèment le chaos et la désolation. Voyez la m... qu'ils ont foutu dans l'Europe: le maximum du chômage et le maximum de pauvres, voila l'objectif de ces frères de Staline que nous avons dans l'administration. Ils ne travaillent pas si ce n'est abattre les forêts avec leurs papiers.
Réponse de le 22/11/2012 à 9:08 :
Le communisme en Chine = 80% de très pauvres et 20% de très riches.
Réponse de le 22/11/2012 à 12:08 :
@ Paul: un petit conseil: ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas. La croissance industrielle de l'URSS dans les années 30 est de ordre de 35 % par an. La part de l'économie privée (principalement sous forme de coopératives) à la même époque est bien plus importante par rapport aux années 60-80.
@Idem en Chine: 1. Une bonne partie de l'économie chinoise est très libérale. 2. Avant en Chine il y a eu 99 % de pauvres.
a écrit le 21/11/2012 à 19:12 :
Une chose est sur les différent gouvernement connaissent pas très bien le mot stabilité, leur objectif étant de supprimer ce qui a été fait par les prédécesseurs. Ainsi dans le domaine fiscale il faut être très bien accroché pour réussir à suivre l évolution des réformes, contre réforme ...
a écrit le 21/11/2012 à 19:02 :
bref ! On va plier les gaules ... c'est tout !

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