Négociation sur l'emploi : Thibault déplore que la précarité soit absente des débats

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Le chef de file de la CGT a déploré mardi que la négociation sur la sécurisation de l'emploi, dont les dernières séances sont prévues jeudi et vendredi, traitait de "tout sauf du recul de la précarité".

Il regrette la tournure des débats. Alors que la négociation sur l'emploi doit s'achever jeudi et vendredi, Bernard Thibault a déploré mardi que les discussions avec le patronat traitaient de "tout sauf du recul de la précarité". Sur les ondes de RTL, le chef de file de la CGT a rejeté la faute sur les organisations d'employeurs, "et singulièrement le Medef", qui, veulent, selon lui, "se saisir de cette occasion pour aller à une nouvelle phase de déréglementation du travail".

D'après lui, "ils veulent surtout faire en sorte d'avoir une main d'?uvre plus malléable, plus précaire", a-t-il poursuivi, en prenant l'exemple d'un nouveau type de contrat de travail, le contrat dit "de projet" proposé dans la négociation. Or à ses yeux, "il y a déjà plus d'une dizaine de contrats de travail dans la législation sociale française". Et de soutenir que "contrairement à ce que l'on dit, la flexibilité dans le marché du travail en France est déjà très importante".

Parisot se dit "très pessimiste"

En résumé, les employeurs se situent ainsi "dans leur registre habituel d'essayer de gagner de la souplesse dans l'utilisation de leur main d'?uvre". Mais ce faisant, "on n'est pas sur la feuille de route du gouvernement", tance le numéro un de la CGT, qui rappelle qu'il n'y aura "pas d'approbation de la part de la CGT sur une plus grande flexibilité du temps de travail".

A deux jours de la dernière ligne droite des négociations, le ton est donc donné. Sachant que lundi, Laurence Parisot s'est dite "très pessimiste" quant à l'issue des pourparlers. "Les choses avaient progressé d'une manière raisonnable, dans un objectif que nous poursuivons tous, qui est d'améliorer le marché du travail pour créer de l'emploi et faire baisser le chômage. Or, depuis vendredi, nous avons reculé", a critiqué la présidente du Medef.

Lire aussi : Négociation sur l'emploi: le patronat prêt à accepter une taxation (très symbolique) des contrats courts

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Commentaires
a écrit le 09/01/2013 à 20:40 :
C'est normal il est assit derrière sont bureau et il fait le canard, coin, coin, coin, c'est finit le temps des vrais syndicalistes, d'ailleurs s'il devait faire son travail, le gouvernement et la justice trouveraient qu'il a violé sa voiture le 11 septembre 2001 ou autres farandoles.
a écrit le 09/01/2013 à 14:10 :
Ce qu'il faut dire avec la perte de l'industrie, c'est que les salaires vont passer à 600 euros...
a écrit le 09/01/2013 à 12:12 :
en effet, le sujet n'est pas à l'ordre du jour puisque la précarité va se développer inexorablement à cause de la conjoncture. C'est un phénomène nouveau qui va perdurer et l'Europe (dont la France) va perdre pied petit à petit face aux pays émergents qui représentent le seul potentiel de développement.
a écrit le 09/01/2013 à 8:18 :
Les syndicats ? et en particulier la CGT ?représentent-ils les travailleurs français ?
a écrit le 08/01/2013 à 16:28 :
Et pourtant, il n'a pas tout à fait tort de dire qu'il existe déjà en France une multitude de contrats de travail dits "atypiques" dans la législation...
Lorsque l'on constate comment les employeurs abusent de ces contrats, sans se soucier le moins du monde de la vie des salariés, et très souvent en totale illégalité (dixit l'extraordinaire progression des recours devant le conseil des prud'hommes depuis les dix dernières années), on ne peut que partager son analyse car sur le plan juridique ce qu'il dit est tout à fait juste ! A force de flexibiliser les contrats de travail et de recourir de plus en plus aux contrats atypiques qui sont forts nombreux, il est certain qu'un jour ou l'autre les gens deviennent des "précaires" (dans le privé et dans le public).
a écrit le 08/01/2013 à 16:02 :
+ de 3000 000 de chômeurs et moi Bernard THIBAULT SG de la CGT, j'ai raison.
Tout va bien, vraiment bien.
30 ans de dettes.
Un niveau d'imposition sans précédent.
Les entrepreneurs sont devenus des délinquants et Gérard est devenu Russe.
Vraiment tout va bien.
a écrit le 08/01/2013 à 15:09 :
c'est il vraiment ce qu'est la gestion d'une entreprise!! en dehors de critiquer et d'etre jusqu'au boutiste il ne s'est pas dialoguer positivement (l'entreprise est la pour payer!!) mais cela a des limites dans son utopie l'employe n'est la que pour faire quelques heures de presence et avoir un bon salaire le monde a evoluer il serait temps de voir la realite en face a ce rythme la il n'y aura plus que des chomeur mais qui paiera leurs indemnites la c g t peut etre
a écrit le 08/01/2013 à 14:27 :
combien coute a la france ce monsieur ???????combien il a ruine d entreprises ....combien de chomeurs a son actif ....
Réponse de le 09/01/2013 à 10:38 :
Je vous en prie, répondez nous
a écrit le 08/01/2013 à 13:55 :

ils ne representent plus rien ! pas de greves ..rien
Réponse de le 08/01/2013 à 14:21 :
Je dirais même qu'il n'a jamais rien représenté.

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