Ni bide, ni déferlante pour la journée d'action sur les retraites

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(Crédits : Reuters)
La journée d'action contre la réforme Ayrault des retraites a mobilisé entre 155.000 personnes (ministère de l'Intérieur) et 360.000 (CGT). Un résultat honorable pour les organisateurs qui vont se réunir la semaine prochaine pour tenter de donner une suite au mouvement.

Ce n'est pas la déferlante mais ce n'est pas du tout le bide non plus. La journée d'action contre la réforme Ayrault des retraites, organisée ce mardi 10 septembre, à l'appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires a réuni 360.000 personnes dans toute la France, selon la CGT. Pour le ministère de l'Intérieur - traditionnelle guerre des chiffres ! - ils étaient 155.000 manifestants à travers 170 rassemblements dans toute la France. Pour la seule manifestation parisienne, ils étaient 50.000 manifestants selon la CGT et… 15.000 selon la police.

Une réunion la semaine prochaine pour organiser la suite

Au-delà de la sempiternelle querelles sur les chiffres, il est évident que cette journée d'action n'a pas fait le plein. Mais elle n'est pas du tout à négliger par le gouvernement non plus. Elle prouve tout de même que sous une forme de résignation, la contestation sociale n'est pas réduite à néant. La mobilisation pour contester la réforme des retraites du gouvernement "dépasse le cercle militant", s'est d'ailleurs félicité Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. "Ce n'est pas une déferlante certes, mais c'est une bonne mobilisation, plus forte que lors de la première manifestation contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi" en mars, a-t-il ajouté.

Selon lui, "le gouvernement a encore des efforts à faire, il y a un verrou à faire sauter, celui de l'allongement de la durée" de cotisation, principale revendication des manifestants.

Surtout, Jean-Claude Mailly a indiqué que les syndicats organisateurs de la journée discuteraient la semaine prochaine de la suite à donner à cette journée. Ils vont sans doute attendre que le débat débute au Parlement pour tentent de davantage sensibiliser l'opinion. Mais le message a tout de même du mal à passer car, à la différence de 2010, les syndicats ne demandent pas le retrait du projet de loi ; ils souhaite « l'améliorer ».

 

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Commentaires
a écrit le 11/09/2013 à 15:40 :
c'est ce qu'a dit l'europe, une réforme à la française, c'est à dire qu'on ne traite pas le fond, on maintien voire aggrave le déficit, on maintien les coûteux privilèges de l'électorat au chaud en plombant le privé, et on augmente les impôts qui tuent l'emploi ...une "belle logique'" de gauche française effectivement, plus destructeur tu meurs
a écrit le 11/09/2013 à 15:33 :
on n'a pas la même appréciation ! 150 000 grévistes (les images montraient des rues vides malgré les chiffres des syndicats), après autant de prises de parole des syndicats, partis...ça me semble la bérézina ! ce qui laisse supposer que ceux qui font le plus de bruit (délirant) et à qui on donne uniquement la parole ne sont pas aussi nombreux qu'on le dit ! ce qui veut dire que la majorité est un peu plus consciente et constructive que les fréres syndicalistes de la charia de gauche qui tiennent des discours délirants, toujours plus avec moins de recettes, et maintien des privilèges qui nous ruinent
a écrit le 11/09/2013 à 11:32 :
Tres peu de jeunes; de classes moyenne, contrairement a ce qu avait annonce les organisation syndicale, preuve que certe ils ne sont pas d'accord avec cette reforme mais qu ils ne sont pas d accord non plus avec les "propositions" des syndicats.......
a écrit le 11/09/2013 à 9:22 :
Hier soir sur France 3 TV un journaliste interroge des grévistes : le premier professeur des écoles, la deuxième agent des douanes... Toujours les mêmes, la caste de nababs de fonctionnaires qui se retrouvent dans la rue pour enfoncer notre pays encore plus dans son déclin pendant que le privé travaille pour maintenir le paquebot France à flot... Quel est le leader politique de gauche comme de droite aura le courage de s'attaqué au réformes structurelles une fois pour toutes à la fonction état, publique, territoriales, CHU et entreprises publiques enfin de mettre fin à l?hémorragie de la dépense publique qui ruine notre pays.
Réponse de le 11/09/2013 à 15:37 :
+ 1000, on a TV ps et radio ps (les chaines publiques et france inter), la censure sous-jacent et les propos orientés sont insupportables. jamais de mise en face de leurs contradictions à vouloir plus quand les caisses sont vides, à maintenir les privilèges et rappeler les montants : quand même 20 milliards d'économies possibles avec les régimes spéciaux... c'est vraiment la dictature des médias très majoritairement à gauche. au secours obama, il faut revenir, les allemands ont été chassés, mais on est dansl a russie d'il y a 30 ans !
a écrit le 11/09/2013 à 9:05 :
De toute facon c est une non reforme, en plus n en deplaise aux opposant de l UE, elle va a l encontre des demandes de l UE: Sur C dans l air hier soir, le journaliste a souleve le fait que l UE a envoye une note "inquiete" sur la France, car les mesures Francaise vont a l encontre de ses demandes a savoir: Ameliorer la competitivité Francaise, selon l UE ce n est pas en augmentant les prelevements sociaux et la pression fiscale globale mais en reduisant les depenses que la France y arrivera. Tout est dit ce gouv de lache prepare à "ce n est pas nous que le voulont c est L UE".....ou quand on a pas de C...... pour reformer......;
Réponse de le 11/09/2013 à 10:33 :
Le gouvernement a partiellement répondu à l'UE en indiquant que l'augmentation des cotisations seront compensé par le transferts d'une partie des cotisations familiales sur la CSG. Bref on n'améliore pas mais on ne dégrade pas non plus...
On est bien face à une "réformette" qui déçoit tout le monde mais ne fâche personne. Comme l'équilibre des régimes de retraites ne sera atteints qu'avec des hypothèse très optimistes (c'est un euphémisme) on refera une réforme dans 2 ans.
Réponse de le 11/09/2013 à 15:42 :
oui mais en ne réformant pas, on se prive de gains considérables, donc on augmente les impôts pour financer le puits sans fond, et on tue massivement l'emploi...ce n'est pas neutre du tout ou un simple retard, on continue à crever de l'absence de réformes de fond et donc de la dépense publique et de la dette qui continuent d'augmenter...

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