
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
La pause fiscale annoncée par le gouvernement ne convainc pas le patronat. Pour marquer le coup, le Medef et la CGPME ont décidé de réunir ce mardi à Lyon les chefs d'entreprises et d'écouter leurs doléances. Initiée par la CGPME du Rhône et le Medef de Lyon, les deux organisations patronales attendent 2.000 chefs d'entreprises en fin d'après midi dans l'amphithéâtre de la Salle 3000 de la capitale des Gaules.
Pierre Gattaz, le président du Medef n'est guère plus tendre avec l'exécutif. "Cette manifestation à Lyon témoigne d'un véritable sentiment de ras-le-bol. Il y a une véritable souffrance de la part des chefs d'entreprise qui ont le sentiment de ne pas être écoutés. Certes, les messages en direction des entreprises sont désormais plus cléments. Mais nous ne pouvons plus nous contenter de belles paroles. Nous nous réjouissons quand le gouvernement nous entend et supprime la taxe sur l'excédent brut d'exploitation. Mais nous nous désespérons du projet de loi Hamon et des dispositions sur la pénibilité dans le projet de loi sur la retraite qui sont absolument contraires à l'esprit d'entreprise", déclare-t-il à La Tribune.
Les atermoiements du gouvernement sur la taxe sur l'excédent brut d'exploitation supprimée avant même d'avoir été créée n'ont pas rassuré les chefs d'entreprises. « C'est une mascarade. Comment le gouvernement peut espérer être crédible lorsqu'il créé une taxe pour la supprimer dans la foulée ? Agir ainsi est totalement inédit. Plutôt que de s'ingénier à créer de nouvelles recettes, il ferait mieux de tailler enfin dans ses dépenses », poursuit-Jean-François Roubaud
Les autres organisations patronales sont sur la même longueur d'ondes. Dans un communiqué commun, CroissancePlus et Asmep-ETI tirent également la sonnette d'alarme. « Alors que tous les pays européens sont en train de baisser l'impôt sur les sociétés (IS) pour lutter contre la crise et le chômage, la France devient la championne de l'IS. L'IS est déjà un tiers plus élevé qu'en Allemagne; il pourrait représenter jusqu'à 50 % de plus avec cette nouvelle hausse. Les entreprises françaises, et notamment celles qui investissent et créent de l'emploi en France, ne luttent plus à armes égales dans la compétition internationale ! Et lorsque nos entreprises sont fragilisées, c'est l'emploi qui en souffre et les ménages qui trinquent », expliquent les deux associations.
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Cette manifestation intervient alors que François Hollande, le président de la République se déplace ce mardi dans des entreprises roannaises et stéphanoises, à une cinquantaine de kilomètres de Lyon. Il présidera ensuite une table ronde sur le thème des « 30.000 formations prioritaires pour l'emploi ».
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