Pour Arnaud Montebourg, François Hollande a tout à apprendre de Mateo Renzi. L'ancien ministre socialiste a salué mardi 30 décembre la décision du président du conseil italien d'injecter des fonds publics pour restructurer le site industriel d'Ilva, dans le sud de la Péninsule.
Exclu en août du gouvernement pour avoir critiqué la ligne économique du président, le chantre de la "démondialisation" avait hésité à démissionner fin 2012 pour protester contre le refus de l'exécutif de nationaliser le site sidérurgique de Florange.
Lors de l'annonce à la presse italienne le 24 décembre de cette décision, Mateo Renzi avait déclaré qu'"il y a des moments dans la vie d'un pays où une administration doit avoir le courage de prendre ses responsabilités".
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Un prise de responsabilités qu'a également saluée l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui a quitté le gouvernement de Manuel Valls cet été en même temps qu'Arnaud Montebourg et avait elle aussi défendu l'option d'une nationalisation temporaire du site lorrain contre son propriétaire, le groupe ArcelorMittal.
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