"La Chine va devenir un grand problème pour l'Europe ou les Etats-Unis"

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A l'occasion de la 41ème édition du World Economic Forum qui s'ouvre ce mercredi à Davos, en Suisse, son président Klaus Schwab livre en exclusivité à La Tribune sa vision du monde presque deux ans et demi après le début de la crise.

La 41ème édition du World Economic Forum s'ouvre ce mercredi à Davos, en Suisse. Elle réunira jusqu'à dimanche près de 2.500 personnalités du monde politique, des affaires, des monde universitaire et de la société civile. Une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, huit dirigeants de banque centrale, et 1.400 chefs d'entreprises feront le déplacement.

Le président russe Dmitri Medvedev prononcera ce mercredi le discours d'ouverture, tandis que Nicolas Sarkozy viendra présenter jeudi sa vision de la présidence française du G20, un thème qui devrait dominer les ateliers de travail du Forum, selon le souhait de son président Klaus Schwab. Reprise mondiale, crise de la zone euro, rattrapage des pays émergents, refondation de la gouvernance mondiale : ce professeur d'économie suisse, qui fondé le World Economic Forum en 1971, livre en exclusivité à La Tribune sa vision du monde presque deux ans et demi après le début de la crise.

La Tribune  : Etes-vous confiant dans la reprise économique des pays industrialisés ?

Klaus Schwab : Si l'on regarde les Etats-Unis et l'Europe, ces pays vont devoir mener au cours des cinq à dix  prochaines années une politique de désendettement. Il va leur falloir trouver un équilibre délicat entre deux forces opposées : d'un côté, la poursuite indispensable d'une politique vigoureuse d'austérité, synonyme de sacrifices et de réduction de la consommation, et de l'autre, la stimulation nécessaire de l'économie. Actuellement, les pays de l'OCDE se trouvent à la croisée de ces chemins. J'estime qu'il leur faudra une période de 6 mois minimum d'une croissance solide pour s'assurer qu'on est vraiment sorti de la crise, et que la croissance économique s'auto-alimente, sans l'aide des mesures étatiques.

L'Europe semble pourtant avoir du mal à sortir de ses difficultés. Est-ce l'euro qui lui pose problème ?

Non, même si je crois que les européens butent sur effectivement sur deux freins. Tout d'abord, l'euro a été créé sans les instruments nécessaires pour vraiment piloter cette monnaie commune. Il existe certes la Banque centrale européenne, mais ce n'est pas suffisant : il faut aujourd'hui une coordination des politiques économiques, en particulier sur le plan fiscal.

Quel est le deuxième obstacle que rencontrent les Européens ?

Le surendettement ! On a vécu au-delà de nos moyens, surtout dans la périphérie de l'Europe, et les dettes qui ont été d'abord accumulées par les ménages, puis transmises aux banques, et ensuite aux Etats, sont toujours là : la vraie question est de savoir si on va les transférer aux contribuables ou à la prochaine génération. Mon analyse que nous nous sommes face à une crise financière, qui s'est transformée en crise économique, puis, dans beaucoup de pays, en une crise sociale, et qui risque aujourd'hui de tourner à la guerre des générations. C'est pour cela que je n'écarte pas le scénario d'un nouveau Mai 68.

Rappelez-vous ce qui s'est passé à l'époque : la jeunesse s'est révoltée contre les structures autoritaires de la famille et de l'Etat. Il est très probable qu'un jour, nous ayons à affronter une révolte contre la négligence de notre génération à l'égard de celle de demain. On a vu les premiers symptômes de cette révolte avec la colère des étudiants britanniques. En Espagne le taux de chômage des jeunes n'est pas soutenable à long terme.

Mais si l'Europe parvient à renforcer les instruments de pilotage et corriger cette tendance à vivre au dessus de ses moyens, sera-t-elle remise sur de bons rails ?

Pas tout à fait, car il subsiste un effet technique que l'on sous-estime, et qui a commencé il y a dix ou vingt ans, quand les pays qui connaissent actuellement des difficultés (Portugal, Espagne, Irlande ou Grèce), ont été intégrés dans l'Union européenne. A l'époque, c'était l'euphorie, et l'abondance d'argent investi dans ces pays a procuré un sentiment de facilité, contrairement à ce qui se passait en Allemagne. Or ce décalage n'est pas très connu.

Après sa réunification, l'Allemagne a dû consentir des sacrifices importants pour intégrer les nouveaux Landers. Prenez les coûts unitaires de production : ils ont beaucoup augmenté dans les pays périphériques de l'Europe, mais relativement peu en Allemagne. Cette faible progression ne s'explique pas seulement par le caractère raisonnable de nos voisins Allemands, mais parce qu'ils ont accepté de faire des sacrifices après la réunification.

Les pays émergents, eux, connaissent une croissance beaucoup plus rapide...

Oui, l'autre monde, dans lequel on trouve la Chine ou de l'Inde, affiche une croissance solide et représentera bientôt la moitié du PIB mondial. Ce succès s'explique par l'intégration de millions, voir de centaines de millions de nouveaux acteurs dans l'économie, devenus des consommateurs, des travailleurs, des épargnants etc.... On compte aujourd'hui encore près de deux milliards de personnes toujours en dehors des circuits économiques et qui devront être, à leur tour, intégrées. Ces personnes, les jeunes en particulier, sont mieux éduquées car elles ont accès notamment à l'internet. Je suis persuadé qu'elles vont être le moteur de la croissance de demain.

Au Maghreb, la jeunesse ne semble pas profiter des bienfaits de la mondialisation...

C'est vrai, car dans ce nouveau monde, les pays n'avancent pas tous au même rythme. Je crois qu'il faut distinguer 4 catégories. D'abord les fameux Brics, c'est-à-dire la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie mais aussi désormais l'Afrique du sud, qui connaissent des taux de croissance élevés. Vient une deuxième vague de pays, comme le Vietnam, la Colombie ou l'Indonésie, qui ont entrepris de se moderniser pour stimuler leur économie. Troisième groupe, les états n'ayant pas adopté les réformes suffisantes et qui souffrent actuellement. Certains, à l'instar de la Tunisie, l'Algérie, ou l'Egypte, connaissent une croissance démographique encore forte comparée par exemple à la Chine. Ils doivent créer chaque année des centaines de milliers voire des millions de nouveaux emplois pour intégrer les nouveaux venus sur le marché du travail. Enfin, viennent les pays si pauvres qu'ils doivent être soutenus par la communauté internationale. Je pense à Haïti mais aux pays du Sahel ou à la Somalie...

La Chine bat presque chaque semaine un nouveau record. Cette croissance vous parait-elle durable ?

Oui, et c'est souhaitable ! Jusqu'au 18ème siècle, la Chine et l'Inde étaient les puissances économiques les plus importantes du monde. Et à mes yeux, il est assez logique que les pays les plus peuplés soient aussi économiquement les plus puissants. La Chine est donc dans un processus de rattrapage, mais ce n'est pas le seul facteur qui explique pourquoi son taux de croissance a toutes les chances de rester élevé.

Quels sont ces facteurs ?

D'abord, la volonté du peuple chinois de faire des sacrifices pour garantir une meilleure vie pour la prochaine génération. Cette volonté s'exprime par un taux élevé d'épargne, qui permet aussi de compenser les déficiences du système social chinois. Deuxième facteur : l'éducation. La Chine a reconnu l'importance de ce secteur pour assurer la croissance de demain. Or comme vous le savez, la concurrence se fait surtout par la matière grise. On vient d'en avoir un aperçu avec l'enquête Pisa 2009 de l'OCDE sur les systèmes éducatifs, qui place Shanghai en tête du classement. Et enfin, les travaux d'infrastructures, qui nourrissent la future compétitivité chinoise. Si on regarde ce qui est en train de se préparer dans ce pays, on comprend mieux pourquoi la Chine va devenir un grand problème pour l'Europe ou les Etats-Unis : comment digérer politiquement et économiquement sa montée en puissance ?

On constate déjà que la course aux matières premières fait flamber les cours des matières premières. Est-ce inquiétant ?

Cette année, l'économie mondiale va croître de 5%. Si ce rythme se maintient, elle doublera de taille en quinze ans, ce qui signifie aussi que l'utilisation des ressources sera multipliée par deux, sauf si bien sur, on parvient entre temps à améliorer l'efficacité énergétique. Dans ces conditions, nous allons être confrontés à un problème de pénurie, un thème qui sera présent dans nos discussions de Davos.

Il y a deux ans, tout le monde croyait dans les vertus du G20 pour sortir de la crise. Aujourd'hui, ce mode de gouvernance ne semble pas avoir tenu toutes ses promesses. Peut-on parler de désillusions ?

Non, je ne crois pas, il s'agit en réalité d'un processus naturel. Quand les présidents Sarkozy et Bush se sont mis d'accord en 2008 pour organiser le G20, les dirigeants de la planète étaient dos au mur, et il allait de leur intérêt d'agir d'une façon coordonnée. Tous les sommets jusqu'à celui de Toronto en juin 2010 avaient pour but de combattre les effets de la crise : dans cette optique, le G20 a plutôt bien réussi, car nous sommes parvenus à éviter la grande dépression des années 20 du dernier siècle.

A l'automne dernier, le sommet à Séoul devait marquer un tournant, en se demandant comment éviter à l'avenir la répétition d'une telle crise, et comment résoudre les grands défis mondiaux. Mais la réunion en Corée n'a pas produit de résultats concrets. Le vrai test va avoir lieu sous la présidence française. Il y a deux défis à relever: est-ce que le G20 peut s'établir comme un instrument légitime et efficace dans la gouvernance mondiale ? Est-ce que les dirigeants sont capables de prendre des décisions communes pour construire le monde demain ?

La présidence française du G20 peut-elle relever ces deux défis ?

Elle va se heurter à deux types de difficultés. D'abord, 2012 va être une année d'élections et de transition dans plusieurs pays clés du G20. En Chine, aux Etats-Unis, en France, en Russie ou au Canada. Il faut se rendre compte que dans ces pays, les dirigeants sont élus ou désignés non pas pour répondre aux problèmes planétaires mais pour résoudre les difficultés locales. Dans ces conditions, il sera plus difficile pour les dirigeants du G20 de faire des concessions.

Deuxième obstacle, l'accélération du temps. Que l'on parle de guerre monétaire, de terrorisme ou de crise alimentaire, les événements se déroulent à une vitesse toujours plus rapide, et pour les gouvernements, ils deviennent de plus en plus complexes à résoudre. C'est d'ailleurs ce qui justifie l'approche par le G20. Mais celui-ci doit encore s'imposer : aujourd'hui, il ne dispose même pas d'un secrétariat permanent.

L'agenda du G20, présenté lundi par Nicolas Sarkozy, n'est-il pas trop ambitieux ?

Non, je crois au contraire que les trois thèmes retenus sont exactement ceux qu'il faut traiter. La question des matières premières est urgente, si on veut calmer l'emballement des cours. Quant à la réforme souhaitée du système monétaire, elle est indispensable pour éviter la répétition d'une nouvelle crise comme on l'a vécue. Enfin, le thème de la gouvernance mondiale doit lui aussi absolument être abordé, pour trouver un format de discussion intégrant le G20 dans le système international.

Y-a-t-il des leçons à tirer du succès de la conférence de Bretton Woods, en 1944, qui avait réussi à accoucher d'un nouveau système monétaire international ?

Certainement, même si le contexte a changé.. Il y avait, à l'époque, une vraie perspective mondiale, et un nombre d'acteurs beaucoup plus restreint qu'aujourd'hui. C'est pourquoi il difficile en 2011 de vouloir répliquer Bretton Woods, même si on peut s'inspirer de certaines choses. Par exemple, Bretton-Woods avait réuni des partenaires très variés. Pas seulement des responsables gouvernementaux, mais aussi des intellectuels, des économistes.... C'est ce que nous essayons de faire au forum économique de Davos, en faisant venir des décideurs de la vie politique, économique, académiques ou des ONG...

Que peut apporter le World Economic Forum au G20 ?

Nous voulons être une plate forme qui intègre les opinions non seulement des dirigeants politiques du G20 mais aussi des responsables des autres pays, des milieux politiques, académiques, des ONG, des syndicats, etc ... Le Forum essayer de trouver des solutions pour tous ces problèmes. C'est notre rôle. Il ne s'agit pas de décider, mais de préparer le terrain.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2011 à 14:39 :
L'UE 460 226 675 d'habitants
La Chine populaire en 2009 1 338 613 000 d'habitants sans Taiwan, et ils ne sont pas plus bête que nous, par contre plus travailleurs.
Donc restons réalistes
a écrit le 02/02/2011 à 14:28 :
Nôtre organisation Européenne traine pour des raisons de chauvinisme et néo-nationalisme.
Aussi bien la France mais surtout l'Allemagne en sont restées à l'age de l'Europe des nations. Un nationalisme primitf revoit le jour depuis la réunification en Allemagne.
Voila la vraie cause de la faiblesse de l'Europe.
Chacun tire la couverture à soi tant que peu au lieu d'agir dans l'intérêt général.
Les pays les plus désavantagés sont des cibles faciles.
La Chine va prendre l'Europe par le sud.
« Malgré la crise que traverse la Grèce, le pays n'en reste pas moins une région attractive pour Pékin. La Chine vient de signer treize contrats avec des entreprises helléniques, essentiellement dans le domaine maritime. Le développement du port du Pirée, près d'Athènes, intéresse également les Chinois. »
a écrit le 28/01/2011 à 0:33 :
Le problème n'est ni la Chine ni les Indes, c'est nous,notre nouvelle organisation Européenne traine pour des raisons idéologiques ,espérons .
a écrit le 27/01/2011 à 22:49 :
OBJECTIF: Forcer les français à acheter Français! _ _ _ STRATEGIE: 1) à partir de juillet 2011, tous les patrons français (Pouvoirs Publics compris) paient 10% des salaires versés à leurs employés en BONS d'ACHAT (ou chèques restaurant , ou chèques vacance ) qui ne sont utilisables QUE dans nos magasins d'usines, chez nos agriculteurs, artisans et autres usines situées sur le sol français fabricant des produits dont 66% de la valeur au moins est fabriquée sur le sol de France! _ _ _ En 2012, ce taux passe à 20% , en 2013 à 30 % ! _ _ Par ailleurs un réseau de distribution spécifique aux produits à 66% français (des superettes type "coop PTT "( donc dans l'entreprise et les salariés font leur courses pdt le temps de travail afin de compenser les prix plus élevés qu'en hyper) et une centrale d'achat dédiée) est créé ! _ _ _ Enfin, sur chaque produit est OBLIGATOIREMENT mentionné (traçabilité de la valeur) le pourcentage de valeur fabriqué en France _ _ _ 2) on instaure tout de suite une taxe (timbre fiscal) ANNUELLE de 750 euros sur les passeports et cartes d'identité ( contrôle qu'au moment du passage des frontières ! donc ceux qui ne voyagent pas en sont exonérés) ! _ _ _ la « monnaie piégée » (Les chèques restau et chèques vacances) existe déjà, donc y ajouter les "Bons d'Achat français" ne sont pas vraiment une nouveauté, donc c'est possible !
Réponse de le 29/01/2011 à 12:52 :
Commentaire complètement idiot. Il eut fallut d'abord commencer par interdire tous les transferts de technologies et les délocalisations. Vous semblez oublier que ce sont des français qui souvent commandent les produits made in China pour gagner plus d'argent. Des consommateurs et des travailleurs français, ces patrons, actionnaires, banquiers, financiers et politiciens-arrivistes n'en ont rien à fiche. D'où mon idée d'instaurer le crime de Trahison économique. Réfléchissez !
Jean-Claude Meslin
a écrit le 27/01/2011 à 14:53 :
Le WEF ça sert à quoi,? A côté le G20 parait moins ridicule même si ça n'a pas l'air non plus de servir à grand chose sinon peut être à ce que les gens puissent se serrer la main, ça change de serrer les dents.

Coopérer c'est bien, savoir défendre ses intérêts c'est mieux. Savoir se faire respecter et ne pas se faire piquer ses entreprises, ses compétences, sa technologie, son sol et sous sol, son épargne et j'en passe c'est mieux.

A nous les Européens d'arrêter de nous faire tondre. Quant aux paradis fiscaux et au dumping fiscal, pas un produit ou service ne devrait entrer en Europe sans que l'on ait connaissance du taux d'impôt supporté par l'entreprise qui le fournit, idem en matière de charges sociales (ou de respect de l'environnement). Et si c'est trop faible, dehors on n'en veut pas. Idem en ce qui concerne la réciprocité.
a écrit le 26/01/2011 à 18:45 :
Eh Oui,il y a fort à parier que la Chine et toute l'Asie qui a été opprimée par l'Occident au 19éme siécle,se souvienne,et nous en fasse payer les arrièrés.
Merci,QUI?
A partir de ce raisonnement,on peut comprendre que les USA,sont mieux placé pour parler avec la Chine.
a écrit le 26/01/2011 à 17:54 :
Si l'Europe était réellement autonome et indépendante elle pourrait jouer sa carte entre l'empire déclinant (les USA) et celui qui monte (la chine), il suffirait pour cela qu'elle se rapproche de la Russie dans un grand accord d'échange technologie contre énergie assurant ainsi sa croissance et reprenant une place qui manque cruellement celle d'arbitre. L'appel (historique) de Poutine aux européens daté du 30 décembre 2010 n'a pas quasiment pas été repris par la presse française on se demande bien pourquoi. Il est naturel de se méfier voir de douter d'une telle initiative mais pourquoi ne pas en parler au moins... qui dirige l'Europe ? Pourquoi l'Europe politique n'existe elle pas ? pourquoi l'Euro est il condamné à être une variable d'ajustement entre le dollars et le Yuan ?. Je ne suis pas anti américain mais les américains ne se soucie guère de l'Europe sauf pour ce qui est de verrouiller leur intérêts, je suis européen et pour moi l'Europe passe d'abord, n'est ce pas le seule ligne de conduite à tenir, surtout en cette période de crise aigue ?. Nous sommes à la croisée des chemins, il serait temps que nos politiques fassent preuve de vision stratégique et geo-politique à long terme, il est temps que l'Europe s'émancipe, en nous rapprochant de la Russie nous pourrions faire d'une pierre 3 coups, aider la Russie (qui n'est plus communiste pas la peine d'avoir peur) qui est un pays "frère" de par sa position géographique et sa culture, retrouver un projet industriel et de développement porteur à l'échelle européenne et surtout créer une 3eme force entre les USA et la chine. Cela mérite de réfléchir au sujet non ?
Réponse de le 26/01/2011 à 20:03 :
uncitoyen. Vous avez totalement raison mais en répondant à votre message avec des faits concrets, j'en suis au quatrième texte (les autres ont été censurés) donc vous voyez le chemin à parcourir pour que certains s'aperçoivent que la guerre froide est terminée. Jean-Claude Meslin
Réponse de le 02/02/2011 à 14:41 :
uncitoyen,
les Russes vendront au plus offrant!
a écrit le 26/01/2011 à 17:05 :
Il est quand même ahurissant de constater que lorsque ça va mal en France; ce n'est jamais la faute des français. Avant c'était la faute des américains ou des allemands ou des émigrés. Il serait peut-être temps de voir les choses différemment et d'arrêter de pleurnicher. Si nous étions capables de mieux choisir nos dirigeants; d'instaurer des règles pour protéger notre économie (exemple: punir ceux qui trahissent économiquement la France et taxer sévèrement les produits d'origine française, fabriqués ailleurs et vendus chez nous: voitures, skis, meubles etc.)
On doit aussi imposer au maximum ceux qui exploitent les mains d' oeuvre des pays émergents et prendre des mesures draconiennes à l'égard des paradis fiscaux. On doit aussi trouver un autre système d'imposition pour les sportifs et artistes dont la carrière est plus courte que celle d'un employé de banque. Il est quand même difficilement croyable qu'avec les milliers de députés, de sénateurs, de hauts fonctionnaires dans nos ministères, préfectures etc. on n'aient pas encore été capable de simplifier et de rendre plus efficace une petite nation comme la France. En ce qui concerne nos territoires d'Outre-Mer, on doit les laisser s'assumer et se gérer eux-mêmes (C'est plutôt risible d'avoir Papeete dans l'U-E).
Notre place est dans la conception d'une Union Européenne capable de se mesurer aux autres grands pays. Pour y parvenir, elle doit cesser d'être cette pieuvre à 27 têtes ou cet amalgame de républiques royales, de républiques mafieuses et de monarchies décadentes. Je ne peux pas oublier ce que j'avais lu à Seattle en 1970:
L'Europe sera américanisée ou ne sera jamais...Regardons la vérité en face; mis à part le fait d'avoir évité toute guerre depuis 66 ans, qu'avons-nous accompli ! JCM
a écrit le 26/01/2011 à 14:45 :
Si, comme je l'avais suggéré à sa naissance, on exigeait que le dollar et l'euro soit toujours de même valeur (1? pour 1$). Ainsi il y aurait moins de spéculation et cela simplifierait beaucoup les échanges. Ensuite, on pourrait ajouter le principal cours mondial que l'on a sciemment oublié pour toujours permettre l'exploitation de l'homme par l'homme: un cours mondial du travail. Puis si l'on veut aller plus loin pour faire disparaître les inégalités: limiter les fortunes (par exemple: à 100 millions $; ce qui est déjà considérable). L'être-humain doit être capable de savoir où est la frontière entre ce qui est acceptable et ce qui n'est pas tolérable. En 2011, chaque jour 10000 enfants, sur cette planète meurent de faim. Sur 6,7 milliards d'humains, 1,7 milliard d' entre eux vivent une vie indigne de notre race pendant que des salopards de milliardaires se goinfrent comme des porcs en ne pensant qu'à eux-mêmes. Il n'y a dans mes propos aucune atteinte à la Liberté; seulement un souci de décence que tout responsable politique devrait partager. Parlez-en à Sarkozy et à sa clique du Fouquet. La France est gravement malade; non pas parce que son peuple est plus mauvais que les autres, mais parce que ceux et celles qui la dirigent sont d'infâmes créatures qui ne s'intéressent qu'à leur propre sort...
Géronimo on the Mediocrity's war-trail
a écrit le 26/01/2011 à 10:17 :
L'inconvénient est que lorsqu'un pays devient un "gros problème", la situation se finit souvent mal. Et vu l'accélération de la dégradation aux US...
a écrit le 26/01/2011 à 8:59 :
Le probleme la dedans c'est que effectivement soit on plombe les contribuables a l'heure actuelle ce qui va avoir un impact directe sur notre economie soit on fait un transfert de dette sur ma generation comme au japon en faite. Seulement au japon la dette appartient aux japonais ce qui rend ce transfert possible. En france la dette ne nous appartient pas et je ne suis pas sur que ces gens la seront d'accord de faire ce transfert de dette.
De plus refaire un mai 68??? N'est ce pas a partir de cette "revolution" que nous avons commencer a vivre au dessus de nos moyens?
Dans tous les cas ce que je voient c'est que c'est ma generation et celle d'apres moi qui seront sacrifier. (a moins de partir evidemment mais n'est pas la une solution de simplicite?)
Réponse de le 26/01/2011 à 10:47 :
Il est certain que le désendettement va se faire sentir sur la consommation mais c'est peut être un mal nécessaire. Pourquoi croyez vous que sur les 10 dernières années l'Allemagne a eu un taux de croissance 2 fois inférieur à celui de la France, et que d'un coup depuis 2009 une croissance plus forte est de retour ? Au passage, notez que nous parlons de dette publique et qu'en Allemagne une partie de cette dette a été transférée sur la dette des ménages qui est un peu plus importante Outre-Rhin. Dette publique + dette des ménages + dette des entreprises, la France comme l'Allemagne est à environ 200 % de son PIB.
Réponse de le 26/01/2011 à 14:03 :
Il faudra bien dire la vérité aux Français et leur demander de serrer la ceinture. Il faudra retouver le sens de l'effort, de l'épargne, du travail avec des salaires plus bas et surtout pas fantaisistes comme celui des dirigeants du CAC 40 et notamment celui du très médiatique dieu vivant Carlos Ghosn !
Réponse de le 26/01/2011 à 14:22 :
Désolé, mais il y a aussi la méthode greque !
La cessation de paiement ! Equilibrage sur 1 ans du budget et Remise à zero du compteur de la dette !
Comme pour la grece, il faut que l'idee suive sont chemin ! RDV en 2013 !

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