Le "modèle allemand" n'existe pas !

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Le discours culpabilisant, qu'affectionnent les Français, sur la forte croissance outre-Rhin est à courte vue et n'a guère de rapport avec la réalité économique et sociale.

L'annonce, la semaine passée, de la plus forte croissance allemande depuis la réunification a donné lieu, dans l'Hexagone, à ces habituels exercices d'autoflagellations que nous, Français, affectionnons tant, en particulier lorsqu'il s'agit de nous comparer à nos voisins germaniques. Sommes-nous si inefficaces, si improductifs, si paresseux comparés à ces derniers qu'il nous faille subir l'humiliation d'afficher un taux de croissance deux fois plus faible qu'eux ! Suit alors l'inévitable discours sur l'irréductible décadence de ce vilain pays dans lequel la providence a eu le malheur de nous faire naître. Il suffirait pourtant, pour éviter de choir dans une telle névrose, de regarder les faits avec un peu de recul.

Le fondement d'une telle « logique » repose sur une sanctification du taux de croissance en soi. Mais un taux de croissance est d'abord un rapport qui doit être ramené à son objet, à ce qui est en croissance. Si le PIB allemand a connu une croissance record en 2010, c'est bien parce qu'il avait subi une croissance négative également inédite en 2009. Il est arithmétiquement plus aisé d'afficher une croissance de 3,6 % lorsque le PIB a reculé de 4,7 % en 2009 que lorsqu'il a chuté de 2,6 %, comme ce fut le cas de la France. Destatis, l'Insee allemand, note d'ailleurs que « le miracle économique allemand est moins surprenant quand on pense au recul massif du PIB en 2009 ».

Mieux même, cette croissance de 3,6 % apparaît d'un point de vue historique comme assez modérée. La croissance de l'année suivant chacune des quatre dernières périodes de récessions enregistrées outre-Rhin a ainsi, chaque fois, largement permis d'effacer le recul du PIB. Cette fois, la croissance a été insuffisante pour effacer le creux de 2009. Le niveau du PIB allemand est encore inférieur de 1,3 % à celui de la fin de 2008. De ce point de vue, la France n'a pas à rougir : avec une croissance de 1,6 % en 2010, elle accuserait un retard de 1 % par rapport à ce même niveau. D'ailleurs, une vue à plus long terme permet encore de relativiser le discours francophobe. Sur la décennie 2000-2010, la France affiche une croissance annuelle moyenne de 1,27 % (toujours avec l'hypothèse d'une croissance 2010 de 1,6 %), l'Allemagne 0,9 %. Bref, il n'y a pas de décrochage, ni de déclin français.

De quoi parlent en fait ceux qui vantent tant les mérites de l'Allemagne ? Souvent d'un pays qui a accepté les réformes Schröder sur le marché de l'emploi, qui a accepté la modération salariale, la baisse de l'impôt sur les entreprises et la hausse de la TVA. Le fond du discours revient alors à prétendre que, s'ils le voulaient bien, s'ils étaient moins indolents, moins entêtés, moins « gaulois » en somme, les Français pourraient faire aussi bien que les Allemands.

On a vu la pauvre réalité de cet « aussi bien », mais un tel discours nie trois fois la réalité. Il refuse d'abord de constater la différence structurelle considérable entre les deux économies au début des années 2000 et encore plus aujourd'hui. La désindustrialisation de la France rendrait la course à la compétitivité bien incertaine. Il nie également la responsabilité des élites politiques et économiques françaises dans les problèmes du pays. Pourquoi, par exemple, avoir favorisé les heures supplémentaires en pleine crise quand les Allemands favorisaient la réduction du temps travaillé pour préserver l'emploi ou pourquoi avoir délaissé pendant si longtemps les PME créatrices d'emplois au profit des « champions nationaux » ?

Il refuse enfin de voir les périls structurels à long terme du modèle allemand. Une étude récente de la Fondation Bertelsmann a ainsi montré que le risque de pauvreté était bien plus élevé en Allemagne qu'en France. Quant à la puissance industrielle allemande, elle reste soumise, elle, à la menace chinoise. L'exemple du secteur de l'énergie solaire a montré que la Chine peut faire beaucoup de mal à l'industrie allemande. Et un rapport de Roland Berger invite les fabricants de machines-outils allemands à délocaliser en Chine. Pas sûr donc que le modèle industriel soit durable. D'autant qu'une menace plane sur le pays : sa situation démographique. L'Allemagne va manquer de main-d'oeuvre et sa population pourrait reculer de 10 millions en vingt ans. Comment résistera-t-elle à un tel choc ? Difficile de le dire. Au regard, la situation de la France semblerait rayonnante dans ce domaine.

Le « modèle allemand », proclamé par des élites françaises, devenues orphelines de leur ancien modèle anglo-américain qui a désormais mauvaise presse, est donc une chimère. Il est devenu synonyme d'une haine de soi à la mode qui est peut-être le principal problème d'une France qui a surtout besoin de confiance en elle. Et s'il fallait absolument retenir une leçon des Allemands, ce serait sans doute celle-ci : à la fin des années 1990, ils ont su mépriser ceux qui prophétisaient son inévitable déclin.

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a écrit le 06/10/2012 à 19:35 :
Je suis TRES TRES TRES TRES AGREABLEMENT surpris par la qualite de cet article et surtout dans la Tribune.

Le malheur des français c'est que la presse et la propagand'machine sont tenues par une élite moisie qui diffusent partout le même discours LIBERALO - MASOCHISTE.
Si la Tribune publiait plus souvent de tels articles, je l'achèterais tous les jours.

Cet article est un éclair dans la nuit noire.
a écrit le 27/12/2011 à 7:39 :
Le modele allemand existe bien, il est basé sur un excedent commercial permanent et énorme.
Mais qui dit Excédent dit aussi forcement déficit. Pout reussit l'économie allemande a beson de pays qui s'endettent.
a écrit le 11/03/2011 à 2:06 :
En Allemagne, ils ont "éliminé" une bonne partie des fonctionnaires !
Vous croyez que c'est possible en France ?
En Allemagne, ils exportent des machines-outils à outrance en Chine; et ces machine-outils servent à mieux concurrencer les pays européens, car ces machines-outils sont avant-tout utilisées par des travailleurs exploités et sous-payés.
En Allemagne, ce sont les banquiers qui ont fait pression, pour refuser l'aide à accorder à la Grèce, mais cela n'empêche en rien ces mêmes banquiers de spéculer sur la dette grecque.
En Allemagne, ils ont baissé massivement les salaires !
Vous croyez que c'est possible en France ?

La seule chose en commun avec la France, c'est que quand l'Allemagne a montré du doigt la communauté musulmane et la communauté turque en particulier, le gouvernement français a suivi ses pas en ouvrant un débat sur l' islam.

La France mérite quand même mieux que ce modèle allemand !
a écrit le 09/02/2011 à 11:53 :
Dans Le Figaro du 9 février, on peut lire que "depuis la mise en place des 35 heures le poids des charges annexes aux salaires s'est alourdi de 10% en France alors qu'il a baissé de 9% en Allemagne". On y lit aussi que ne nombre d'heures travaillées par habitant est de 622 en France, 701 en Allemagne et 721 dans la zone euro.
S'il n'y a pas un modèle allemand, il y a un anti-modèle français. Les discours lénifiants comme cet article sont une manière de se voiler la face.
a écrit le 08/02/2011 à 16:43 :
Le modèle allemand actuel c'est:
des salaires pouvant descendre à 2, 50 ? de l'heure, il n'y a pas de SMIC en Allemagne.
C'est dans l'indusitrie le doublement du nombre de salariés en travail temporaire qui, pour le même travail touchent 48% du salaire d'un salarié en CDI payé suivant un tarif (cf IG Metal).
C'est dans l'agriculture des saisonniers de Pologne, Slovaquie, Roumanie, corvéables et maléables et payés à coup de pieds aux.... aujourd'hui en Allemagne demain au pays.
C'est dans le transport routier, depuis plus de 10 ans; des chauffeurs de l'Est aux conditions salariales et sociales minables.
Tout cela avec un parti au pouvoir qui se dit "chrétien démocrate" il est vrai après un chancelier social démocrate ayant mis en place "l'agenda 2010" et qui siège désormais au conseil d'administration du géant russe Gazprom.
Realpolitik = doublemoral souvenez-vous de l'Afrique du Sud (Siemens, BMW, etc...)
a écrit le 08/02/2011 à 3:55 :
Le "modèle allemand" existe mais ne peut pas être appliqué à tous les autres pays de la zone Euro, les donnés de départ étant différentes pour chaque pays.
L'Allemagne, par le biais de son excèdent commercial permanent, exporte son chômage vers les pays de la zone Euro déficitaires par rapport à elle, y compris vers la France. Même en le voulant, il ne serait pas mathématiquement possible que tous les pays de la zone Euro soit excédentaires entre eux. Les raisons principales du succès de l'économie allemande sont d'une part la taille de celle-ci qui découle directement d'un marché intérieur assuré de 100 Millions de Germanophone, plus les fanatiques du Made in Germany, toujours prés à acheter sans comparer et en payant souvent plus cher. La position géographique de l'Allemagne est aussi un avantage naturel considérable, surtout depuis la disparition du rideau de fer et surtout par rapport aux pays périphériques de la zone Euro.
On ne peut imiter le "modèle allemand" pas plus qu'on ne peut imiter le "modèle luxembourgeois" l'économie Luxembourgeoise se portant bien mieux que celle de l'Allemagne, bien que pour des raisons différentes. Ce déséquilibres économiques au sein de la zone euro sont à long terme dangereux pou l'UE et de la zone Euro.
a écrit le 07/02/2011 à 18:36 :
Article orienté et malhonnête. Juste un chiffre. 6.8%, c'est le taux de chômage en Allemagne en 2010. Il était supérieur au notre avant la crise. Pourtant l'Allemagne a connu une récession plus forte comparativement. La différence ? Son modèle, ou notre anti-modèle, c'est selon. L'Allemagne a su changer de paradigme, passer d'une politique de la demande a une politique de l'offre. On peut toujours se regarder le nombril en se glorifiant de choses puériles, comme d'avoir connu une récession plus faible par exemple, quand on regarde sur le long terme, la France est bel et bien sur le déclin quand l'Allemagne qui rivalise avec la Chine, 20 ans après la réunification. Quant a la pauvreté, elle est relative, par définition. La France est statistiquement moins pauvre que beaucoup de pays, elle a aussi un salaire moyen beaucoup plus faible. Enfin bref, il n'y a pire aveugle...
a écrit le 07/02/2011 à 9:22 :
Excellent article !!!
On oublie souvent que la recession a été nettement moins forte chez nous qu'ailleurs.
Nous avons notre avons notre propre modéle qui n'est certes pas sans défaut mais qui nous évité la situation de l'angleterre (et cet article montre bien que, audela des apparences, la situation allemande n'est pas si rose ).
Il faut arreter l'autoflageletion masochiste et regarder avec lucidité notre situation pour aller de l'avant.
Réponse de le 07/02/2011 à 17:43 :
Bien d'accord avec vous. Notre système n'est pas parfait et il y a certainement des idées à prendre chez nos voisins... mais de là à le critiquer en permanence à tous niveaux. Je crois que cela relève plus d'une problématique psychologique que d'un réel problème de gouvernance. Je suis d'ailleurs persuadé que ce manque d'assurance est à l'origine de bon nombre de nos problèmes et des blocages réguliers de notre société.
a écrit le 04/02/2011 à 18:09 :
Bien sûr qu'il y a un modèle allemand.

Rappellez-vous comment les manifestations en Allemagne de l'Est avant la chute du mur étaient toutes le samedi pour ne pas pertuber la production et rendre la situation plus difficile pour les simples gens.

Nous, les activistes, en France nous avons pour principe de bloquer la production, ou bien les bâtimets, ou bien les services pour que cela fasse mal à tous. Quand ils en auront assez ils descendront enfin dans la rue avec nous l'avant garde qui est la seule à aoir raison.

Nous avons une mentalités de sous-développés émergents enfin dans quelque chose de mieux. Alors en enfants gâtés nous le cassons pour recommencer à nouveau.

C'est de cela que les Français de plus en plus en ont assez et c'est de cela que même les syndicats commencent à se lasser et c'est cela qui a fait tomber la CGT de 3 à 5 points dans les élections professionelles, une baisse de 10%.

Les Allemands ont compris que rien ne peut être mieux sans une production plus efficace et plus importante car on ne peut parler de partager la valeur ajoutée que si on en produit.
Réponse de le 07/02/2011 à 10:41 :
Petit rectificatif : Les manifestations en Allemagne de l'Est à l'automne 1989 ont eu lieu le lundi, pas le samedi. En allemand, on les appelle "Montagsdemonstrationen" (en abrégé Montagsdemos).
En Allemagne, il n'y a pas une culture de la grêve comme en France. Ici (en Allemagne), la grêve est généralement le dernier moyen utilisé dans le dialogue social.
Réponse de le 07/02/2011 à 17:46 :
Mon expérience dans le business avec des allemands ce sont aussi des salariés qui coupent court à une conversation de travail parce qu'il est l'heure de rentrer à la maison... Qui oserait en faire autant dans une entreprise privée en France... même publique d'ailleurs ? Les allemands ont bien des qualités mais ils ont aussi des défauts que nous n'avons pas !
a écrit le 04/02/2011 à 16:44 :
Il n'y a pas de modèle allemand. Il y a une méthode allemande exposée en 1890 par Paul Valéry dans son essai "Une conquête méthodique". Ses observations sont toujours d'actualité. Mais je ne suis pas sûr que, si la France occupait le position géographique de l'Allemagne, elle aurait su tirer l'avantage compétitif auquel notre voisin est actuellement parvenu.
Réponse de le 07/02/2011 à 17:49 :
Moi je crois que si. D'ailleurs, elle a bien su tirer profit de sa position en Méditerranée et plus généralement dans le monde quand elle en a eu l'occasion. La colonisation n'était que du business et dans cette période l'Allemagne n'a presque rien fait, contrairement à la Hollande à la GB ou à la France... et ça n'était certainement pas pour des raisons humanistes que l'Allemagne n'a pas participé !
a écrit le 04/02/2011 à 13:48 :
Il n'y a pas de «Modèle Allemand»!... En Europe, Il y a l'exemplarité des allemands: Investissement, Désendettement, Innovation, Education, Action Commerciale globale...
Au boulot...!
Réponse de le 07/02/2011 à 17:51 :
L'éducation, un exemple allemand ???? Je crois que vous êtes en plein fantasme !
Réponse de le 08/02/2011 à 11:15 :
Hélas, en allant sur le marché mondial de l?emploi vous constaterez par vous-même (à tort ou à raison?) que les diplômé(e)s allemand(e)s bénéficient amplement d'une préférence du à l?effet de halo attaché au prestige et à la réussite durable de l?industrie et du commerce allemands...
a écrit le 04/02/2011 à 9:58 :
Nous voyons aujourd'hui les conséquences de l'entente franco-allemande tant prisé à l'époque et qui nous a conduit tout droit au surendettement des pays aux économies faibles et moins compétitives que celles da la France et surtout de l'Allemagne et à la crise financière actuelle. (Exportations financées à outrance par des crédits à taux attrayant donnes par les banques des pays exportateurs)
Cela serait contre nature si ces deux acolytes venaient avec des propositions qui permettraient une harmonisation des économies de la zone euro et qui seraient dans l'interet de tous les pays Euro.
Il serait important pour l'avenir de l'Europe que les décisions soient prises par majorité ou même, les voix pouvant être achetées, à l'unanimité.
Réponse de le 04/02/2011 à 10:27 :
Les décisions devraient être prise non seulement a l'unanimité mais aussi par vote secret.
a écrit le 04/02/2011 à 9:16 :
je ne sais pas "ce qui se passe outre rhin" mais je remarque que jadis si nombreux l'été en France les allemands désertent notre si beau pays l'été !! ?? n'auraient-ils plus les moyens de venir ? même dans les campings ils sont "rares"
la plus grosse communauté estivale sont les hollandais ! tiens donc ?
Réponse de le 04/02/2011 à 9:35 :
Non, les vols vers des plus beaux paradis sont devenus abordables pour tout le monde. Ils préfèrent les « Pauschalreise »
Consolez vous, il en est de même pour les Français que l'on ne voit plus guère sur les plages en Italie.
a écrit le 04/02/2011 à 8:34 :
Nous appliquons à l'intérieur de l'UE le principe de la loi du plus fort, les économies nationales des pays économiquement moins forts n'étant plus protégées ni par les douanes ni par des monnaies nationales dévaluées périodiquement.
L'Allemagne, pays le plus fort économiquement, est donc avantagée.
La discipline légendaire des Allemands ne joue qu'un rôle secondaire dans la performance de l'économie allemande.
Il y a ce que l'on pourrait appeler les avantages naturels qui favorisent l'Allemagne.
La position géographique par exemple en est un, la taille du marché allemand en est un autre.
D'autres facteurs tels que le chauvinisme économique du consommateur allemand, voulu et obtenu par un lavage de cerveau permanent des Germanophones (100 Millions) par les médias, la soit-disant supériorité du « Made in Germany » contribuent aussi au sucés de l'économie allemande.
L'avance technologique, moins par rapport à la France, en est un autre.
Mais la différence la plus frappante est surtout le comportement cohérent et dans l'intérêt national des responsable économiques et politiques, surtout par rapport 'a l'Italie mais aussi par rapport à la France sur ce point moins bien organisées. Ceci risque cependant à la longue d'aboutir à la dissolution de la zone Euro et même de l'UE.
a écrit le 03/02/2011 à 21:34 :
"pas sûr que le modèle industriel allemand soit durable" . Vous semblez oublier que la suprématie de l'industrie allemande a plus de deux cents ans. Des crises, elle en a connues ! Et elle en surmontera d'autres. Avez-vous oublié que l'Allemagne fait à peu près jeu égal avec la Chine pour la valeur des exportations? Non, la puissance industrielle de l'Allemagne n'est pas un mythe.
Réponse de le 04/02/2011 à 10:08 :
Deux cent ans? Vous avez vu ça où?
En Europe la suprématie industrielle allemande date au mieux du début du vingtième siècle...Et elle est très largement à nuancer durant les trente glorieuses
Réponse de le 07/02/2011 à 17:55 :
D'accord avec jeanboyin. C'est comme dans la pub où Mercedes nous dit qu'il a inventé la voiture... La bonne blague !
a écrit le 02/02/2011 à 16:50 :
Il faut arrêter de limiter son analyse à la dette publique ! Lorsque l'on ajoute dette publique + dette des ménages + dette des entreprises, on arrive au même niveau par habitant soit environ 200% du PIB en 2010 en France et en Allemagne. Ce qui n'est pas pour autant satisfaisant, au contraire. En estimant la dette totale, comme par magie, la France devient meilleure élève que la GB (250%), l'Espagne (260%) et l'Italie (220%). Pour autant, cela n'est pas une raison pour continuer à dilapider l'argent public mais c'est tout de même une information à prendre en compte dans les comparaisons.
a écrit le 02/02/2011 à 13:51 :
"Qu'affectionnent les Français" ? c'est pas parce qu'on nous prend pour des cons, qu'on affectionne ça^^ Avons nous le choix ? Et puis votre article serait bien mieux en lettre adressé à notre cher et tendre président (je ne dirais pas de la république volontairement) après tous c'est lui et ses ministres qui prennent systématiquement l'exemple de l'Allemagne . Qui n'est effectivement pas un modèle pour la France qui elle à été pendant bon nombre d'année l'exemple dans bon nombre de domaine (je ne parle pas volontairement de ce qui faisait notre noblesse et qui s'envole la perte de notre liberté d'expression, république, etc.. etc..)
Réponse de le 03/02/2011 à 21:39 :
Désolé de vous le dire, mais votre propos n'est qu'un tissu de sottises.
Vous n'argumentez sur rien. Vous vous contentez d'exprimer votre haine du Président... C'est un peu court, jeune homme.
a écrit le 02/02/2011 à 8:31 :
Ce que l'article oublie de mentionner, c'est que la France a "acheté" sa moindre baisse de PIB en faisant exploser le déficit bidgétaire! Selon les estimationes environ 5% du PIBsupplémentaires (par rapport à l'Allemagne) ont été injectés dans l'économie, tout ca pour environ 2,1% de PIB en moins en 2009.
Et en 2010 et 2011, la situation est la même: la France achète du PIB à crédit...
a écrit le 31/01/2011 à 16:35 :
L'Allemagne s'est spécialisée dans l'industrie chimique et mécanique grace au plan Marshall de 1947 (European Recovery Program ou ...ERP cela ne s'invente pas uniquement chez SAP à Mannheim) qui lui a permis de s'équiper et prendre 10 ans d'avance. le résultat leur permet d'exporter les fruits de cette spécialisation (Voir Ricardo). La France se spécialise dans le luxe, le tertiaire, l'informatique, le tourisme... , secteur qui ne suivent pas les memes cycles économiques...
Réponse de le 04/02/2011 à 9:20 :
Le tertiaire n'est pas vraiment une "spécialisation" Faute de mieux c'est un secteur qu'on maintient avec l'aide aux personnes - pourquoi n'avons nous pas protéger notre secteur de Mode qui faisait la fierté et la force de notre pays ? SIMPLEMENT POUR ENRICHIR NOS INDUSTRIELS QUI S APPROVISIONNENT A BON COMPTE EN CHINE...
a écrit le 31/01/2011 à 15:47 :
Les français ont choisi de prendre en charge toute la misère du monde avec la Carte Vitale SANS PHOTO, la CMU, l'AME; cette générosité nous coûte très cher...des millions de personnes se sont fait soigner/opérer en France sans avoir cotisé le moindre Euro...Résultats: 75% de charges sociales (employeurs + salariés) sans inclure les 27Mds (2010) de déficit de la SS et 22Mds d'allègement/exonérations de charges pour les entreprises...Si on ajoute ces 49 Mds on atteint 100%...ce pourcentage est de 38% en BELGIQUE et 26% au LUXEMBOURG...A méditer...
Dans ces conditions il ne sera jamais possible d'atteindre le niveau de compétitivité de l'Allemagne à moins de baisser les salaires...quoique...cela diminuerait les cotisations sociales alors qu'il manque déjà 50Mds...
Conclusion: le déclin de la France est inévitable...Pauvre France...
Réponse de le 09/02/2011 à 10:56 :
aucun rapport mlou1...le problème de la france est de ne pas savoir exporter dans les pays émergents et ne pas exporter des outils indispensables dans la chaine de production
a écrit le 31/01/2011 à 14:04 :
Le mot "Arbeit" en Allemagne a-t-il réellement la meme signification
que le mot "travail" chez nous?
Réponse de le 31/01/2011 à 16:18 :
le mot "Arbeit" signifie Travail au sens strict...l'employeur se traduit en "Arbeitgeber" ..soit le "fournisseur de travail" et l'employé un "Mitarbeiter" (Travailleur du groupe). Les mots traduisent dejà une différence fondamentale....L'allemagne n'a pas eut de loi "Le Chapelier" empechant la formation de syndicat non plus, les rapports dans l'entreprise sont bien mieux équilibrés qu'en France ou une forme de monarchie règne dans beaucoup de TPE!
Réponse de le 04/02/2011 à 8:31 :
Travail= Arbeit
Mitarbeiter= collaborateur (qui travaille avec)
Arbeitnehmer = qui prend le travail que lui donne le Arbeitgeber, -
Arbeitgeber = donne du travail au preneur de travail = Arbeitnehemer
En fait un peu paradoxal, puisque en fait c'est l'ouvrier qui donne son travail et qui est appelé preneur de travail (Arbeitnehemer) et perçoit en contrepartie un salaire.
Les Allemands ne sont pas toujours logiques, pas plus que nous latins.
a écrit le 31/01/2011 à 13:55 :
Il y a cependant un modèle allemand, le système éducatif est plus performant et la culture technique est plus forte. Les landers interviennent plus fortement dans l'économie, ce qui autorisent des actions plus ciblées. Le système allemand échappe par ailleurs à l'élitisme stérile à la française basé sur les diplômes et les grandes écoles.
Réponse de le 31/01/2011 à 16:26 :
J'ajoute que le système éducatif Allemand est bien mieux ciblé et forme des gens pour des fonctions existantes et surtout donne la possibilité de progresser ou changer de poste ou de secteur. Les reseaux professionnels ne sont pas aussi ellitistes et fermés qu'en France pourtant pays de la révolution et accueille des "Azubi" "jeunes en alternance" sans probléme. Une dífférence de niveaux apparait cependant du Nord au Sud,ou de la "région la moins riche" vers la "plus riche" obligeant par exemple souvent un jeune de Hambourg à redoubler en arrivant à "Munchen". ...Il n'existe pas de société parfaite....
a écrit le 31/01/2011 à 9:50 :
Que voilà un excellent article dont ferait bien de s'inspirer Mr LONGUET grand contempteur des 35 heures.
PS: Les allemands sont sous bouclier américain donc armée réduite au minimum et économies budgétaires, mais dépendance et occupation.
a écrit le 30/01/2011 à 19:05 :
Il ne faut pas oublier qu'un des énormes avantages de l'Allemagne est qu'ils ont une toute petite armée, ce qui est une énorme source d'économies pour l'état.
Réponse de le 31/01/2011 à 16:11 :
L'Allemagne assume à ses frais depuis 1945 quelques 70 000 militaires d'occupation sur son sol , notamment américains et anglais. ...de quelle économie parlez vous?
Réponse de le 02/02/2011 à 16:34 :
Budget défense France 2009 : 65 md de dollars/ an
Budget défense Allemagne 2009 : 45 md de dollars/ an

Économie de 20 Md de dollars par an en dépit du fait que l'Allemagne soit quand même dotée de 20 millions d'habitants en plus. Cela n'est pas décisif et n'explique pas le déficit français... mais c'est tout de même une belle économie...
a écrit le 30/01/2011 à 18:51 :
C'est plus facile de regarder ailleurs que de reinventer un modèle. On gère la dècroissance en espèerant que l'explosion n'arrivera pas.
Les problèmes de la Tunisie ou de l'Egypte ne sont pas politiques mais èconomiques. A qui le tour ...
a écrit le 30/01/2011 à 16:27 :
enfin ils ont pour eux :une forte exportation,un systeme bien rodé d apprentissage pour les jeunes gens et enfin une autre mentalité que nous sur le plan syndical!!!ils ne sont pas en greve tous les 2 jours!!!enfin, ou en serait la françe si il avait fallu" supporter "une reunification de l ampleur de l ex allemagne de l est?
Réponse de le 31/01/2011 à 6:22 :
On peut argumenter en réponse:
exportation: trop de dépendance d'aléas par définition imprévisibles, trop spécialisé sur des secteurs ou la concurrence des industries "grises" monte.
Scolaire et supérieur: formation trop précocement spécialisée et pas assez de post abitur
syndicat: grèves rares mais longues et attendez la négociation sur la question des congès pour raison de santé!
a écrit le 30/01/2011 à 14:48 :
La pression fiscale et sociale réelle est bien plus lourde en Allemagne qu'en France.

Le budget allemand dépasse les 600 milliards d'euros (320 milliards pour le budget fédéral et 286 milliards pour les Landers) avec un déficit d'environ 60 milliards d'euros à comparer à la France et ses 420 milliards de budget pour l'Etat (dont 280 de recette et 140 de déficit) et 23 milliards pour les régions.
Les impots sont bien plus lourds en Allemagne et il est courant de payer 3 mois de salaires en impot sur le revenu pour un salarié moyen.

Les charges sociales ont été légèrement réduites en Allemagne avec la mise en place de la TVA sociale (3%) en 2007.

Mais il ne faut pas oublier qu'une part importante des dépenses sociales est payée par l'Etat ou les Landers en Allemagne.
L'Etat français n'a jamais réellement financé le social à part le RSA et le RMI qui est désormais en grande partie à la charge des régions.

Les cotisations retraites ne couvrent que les 2/3 du montant des retraites versées en Allemagne. Le dernier tiers est payé par le budget de l'Etat allemand.
Si on devait intégrer ce déficit dans les charges sociales allemandes, il faudrait augmenter ces charges de plus de 10% ce qui rendrait les produits allemands beaucoup moins compétitifs.
Ce sont donc plus de 80 milliards d?euros que l?Etat fédéral consacre aux retraites du privé en Allemagne. En France c'est zéro (et même moins car l'Etat a fait financer certains régimes de retraite public comme EDF, GDF, La Poste, ... par le privé lors de leur changement de statut).
http://www.senat.fr/rap/r09-673/r09-6731.pdf

Pour rappel, en France, la réforme des retraites a été réalisée alors que le déficit de la CNAV n'était que de 3 milliards par an (en grande partie dûe à la crise actuelle).

Cela explique pourquoi les cotisations sociales sont (légèrement) plus faibles en Allemagne qu'en France.
Réponse de le 30/01/2011 à 22:23 :
retraites EDF GDF financees par le privé (privé de quoi , d'ailleurs? Etudiez donc les comptes de la CNIEG avant d'ecrire des contre-vérités.....
Réponse de le 30/01/2011 à 23:18 :
Rapport de la Cour des Comptes sur la Sécurité Sociale (Septembre 2010)
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Rapport_securite_sociale_2010_septembre_2010.pdf

La contribution négative de l?adossement aux résultats de la branche retraite (page 248 et 249) :

"Depuis 2005, l?adossement contribue notablement aux déficits de la branche retraite du régime général. Cet état de fait est inhérent au dispositif mis en ?uvre et ne comporte pas de perspective d?amélioration."

Des déséquilibres cumulatifs (2005-2009)?

"A fin 2009, le montant cumulé des contributions négatives de l?adossement IEG aux résultats d?exploitation de la branche retraite
s?élève à -1 213 M? (dont -953 M? à fin 2008)."

"les écarts annuels entre les charges et les produits d?exploitation liés à l?adossement engendrent des frais financiers cumulatifs pour la branche retraite. Selon l?ACOSS, le montant cumulé de ces frais financiers s?élève à 74 M? à fin 2009."

Donc les IEG sont bien responsable de 1.3 milliards de déficit de la branche retraite du régime général (soit environ 12% du déficit actuel).


Synthese du rapport sur les IEG :

"L?organisation de la protection sociale dans les IEG se caractérise par une complexité excessive, manquant de cohérence et souvent porteuse de déséquilibres financiers au détriment de la collectivité. A l?heure actuelle, le surcoût supporté par le régime général de sécurité sociale au titre des choix de diverse nature retenus pour l?organisation de la protection sociale des électriciens et gaziers atteint au moins 500 M? par an (dont plus de 300 M? au titre de l?adossement, le solde correspondant aux insuffisances d?assiette et de taux de cotisation maladie et famille)."
a écrit le 30/01/2011 à 14:22 :
@ moutarde,
La réunification a couté cher et coûte encore cher à l'Allemagne. Comment ont-ils fait?
Et bien en faisant des dettes, l'Allemagne malgré son excédent commercial permanent a une dette souveraine qui s'élève a presque 80% de son PIB.
Nous avons aussi aidé à financer la réunification allemande par nos importations.
L' Allemagne, comme la France, n'a pas respecté le pacte de stabilité.
L'avantage de l'Allemagne est qu'elle a une industrie très compétitive et qu'avant la réunification sa dette souveraine était très basse. Des gros sacrifices sociaux ont été imposés aux plus démunis, souvent les étrangers, par le gouvernement Schröder avec le plan « Agenda 2010 »
Les bons résultats de l'industrie lourde sont dus en grande partie à ce plan de rigueur.
Il faut aussi tenir compte du taux très faible de natalité, dont les conséquences néfastes ne se verront que dans un vingtaine d'années.
a écrit le 30/01/2011 à 13:42 :
ne soyes pas envidieux. nous sommes en europe. ceuxs qui sont riches donneront aux pauvres. au moin je l'espère.
Réponse de le 30/01/2011 à 14:04 :
Pour le moment c'est le contraire, la dette souveraine de la Grèce ce sont les excédents commerciaux allemands. Vente d'armement lourd, y compris sous marins, tout ça financé par des crédits que les banques allemande ont donnés à la Grèce. On en arrive à souhaiter que la Grèce refuse de rembourser.
a écrit le 30/01/2011 à 13:24 :
Bien sur que non .....et comment sont-ils parvenus à reussir leur reunification ? Est-ce nous qui avons payé ? comment font-ils pour exporter leurs fabrications : avec nos methodes ?
Réponse de le 31/01/2011 à 17:20 :
Pour exporter, il faut des importateurs....C'est la base du commerce, ne l'oublions pas! les chateaux, le tourisme s'exportent mal...Les voitures et les machines outils par contre...
Réponse de le 31/01/2011 à 19:42 :
à" huile" ce qui revient à reconnaitre que nous n'avons plus d'industries (siderurgie,metallurgie,mecanique,textile,,etc...) nos proprietaires voulaient la mondialisation tout en sachant qu'il ne resterait rien chez nous .
a écrit le 30/01/2011 à 9:33 :
Modèle Allemand, modèle Français!,
On peut lire dans ces colonnes, qu'il faudrait que l'Allemagne s'aligne sur la France!, et bien si on faisait le contraire, à savoir tirer par le haut la politique économique, n'est-ce pas?.
A commencer par mettre hors d'état de nuire nos "fameux syndicats" qui paralysent et coulent le pays économiquement, empêcher les arnaqueurs institutionnels de prélever plus que de raison charges sociales, taxes de toutes sortes, impôts exorbitants.
Empêcher l'état de toutes les gabegies, dont elle n'a jamais eu mandat de la part du peuple Français.
Non, ce n'est pas encore demain, que l'on pourra rejoindre l'Allemagne dans la prospérité économique, ce n'est même plus un fossé qui nous sépare, mais un abîme.
Réponse de le 30/01/2011 à 14:09 :
Les transferts de technologie vers la Chine obligent notre pays à avoir un train d?avance par rapport aux pays émergents (guerre de l?intelligence)! _ _ De même, il faut à la France des ingénieurs de haut niveau... qui font des produits plus innovants qu'en Allemagne! _ _ Or ce sont les familles aisées (Revenu > 5000 Euros par mois) qui alimentent nos écoles d'ingénieurs en élèves! Les autres familles fabriquent de futurs chômeurs , d?autant plus que la robotisation de tous les rouages de la société française est en marche, supprimant les emplois administratifs et commerciaux ! ! _ _ _AUSSI il faut dissuader les familles pas aisées de procréer et encourager les familles très aisées à faire davantage d?enfants ! _ _ _ On pourrait cloner en 2 ou 3000 exemplaires nos 2 000 meilleurs ingénieurs (ceux qui ont fait leurs preuves dans les entreprises) et confier (adoption) ces bébés éprouvettes aux familles moyennes culturellement positives ; L??échec scolaire est le fruit de la génétique familiale ( en plus de la culture de la famille !) _ _ la liberté de procréer doit aujourd?hui être limitée, encadrée, par le Gouvernement ! _ _ la vie est une guerre ! il faut la préparer et non la subir ! les « 30 glorieuses » étaient une parenthèse ! Chaque jeune couple doit, avant de procréer, se poser la question de savoir ce qu?il a à apporter à ses futurs enfants COMPARATIVEMENT aux autres familles ! On ne doit pas procréer pour se faire plaisir, satisfaire un besoin de vivre les joies de la maternité/famille, mais PARCE QU?on a un PLUS à apporter aux futurs enfants COMPARTIVEMENT aux autres familles ( guerre de l?intelligence) ! Les parents (de ces jeunes couples) doivent dialoguer avec eux afin de les amener à réfléchir à ces questions! _ _ Au lieu d?avoir chaque année 500 000 naissances dont 50 000 seront plus tard des ingénieurs, 300 00 des bureaucrates et 150 000 des chômeurs, il vaut mieux avoir seulement 200 000 naissances dont 100 000 seront des ingénieurs, 80 000 des bureaucrates et 20 000 des chômeurs,
Réponse de le 30/01/2011 à 19:38 :
Ha le delire........!!!!Tu fumes quoi pour dire des co......absurdites pareilles!!!
Réponse de le 02/02/2011 à 11:05 :
D'après toi l'intelligence ou plutôt les "capacités" seraient donc liées à la génétique ou à la richesse des parents!!!!!
Je n'ai que 22 ans et ai compris depuis bien longtemps que le problème c'est plutôt que beaucoup de gosse de riche accède à l'élite tandis que très peu de jeune de famille "moins favorisé" (tout dépend sous quels angles) peuvent y accéder faisant perdre à notre société des gens de valeur qui pourraient la faire avancer . Nous le constatons chaque jour dans notre école d'ingé quand nous voyons nos nouveaux aux supers dossiers scolaires saturer et abandonner malgré tout l'argent investit par papa maman dans des cours du soir à parfois plus de 2000? le semestre. Mais ceux ci partent ensuite dans des écoles privés d'ingénieurs ou de commerce acheter leurs diplômes ne vous inquiétez pas par eux. pendant ce temps nos sommes de plus en plus nombreux, issu des classes moyennes à très défavorisés, à mener des cursus exemplaires malgré notre peu de moyen. au final à la cérémonie de remise de diplôme toutes les classes sociales étaient représentées grâce aux efforts réalisés dans nos écoles publiques (INSA, ENS, ENI, etc)
Réponse de le 02/02/2011 à 14:22 :
@boic5530: ebien.... quitte a cloner quelqu'un comme tu dit, j'espère vraiment qu'il vont pas te cloner toi, ca sera un bien pour l'humanité!!!

tu devrait consulter un spécialiste je crois, on a peu être des chômeurs a revendre en franque, mais je suis sur qu'on a aussi d'excellent psychologue/psychiatre t'inquiète.
a écrit le 30/01/2011 à 9:08 :
Désolé mais la RFA a encore des décennies d'avance sur nous. il suffit pour s'en convaincre de comparer les 2 régions frontalières que sont le Pays de Bade et l'Alsace. Dès le franchissement du Rhin, le contraste est frappant notamment au niveau des infrastructures. Ainsi l'axe autoroutier Nord-Sud est flambant neuf en RFA et toujours pas achevé et en piteux état coté France. Même chose pour les transports en commun. Outre-Rhin, le développement économique est visible partout même si l' Est est encore à la traîne. En France, jacobinisme oblige, tout est concentré sur l'Ile de France. Et ainsi de suite.
Réponse de le 30/01/2011 à 22:26 :
gilles , il n'y a plus de RFA ( ni non plus d'AOF , l'as tu remarqué? )
Réponse de le 31/01/2011 à 17:03 :
Les autoroutes ont été construites par Hitler dès 1935 et sont en cours de rénovation, et dès 1970 en France. La france compte quelques 550 000 Km² et 61 Millions d'habitants contre 330 000 KM² pour nos voisins avec 82 Millions d'habitants. CQFD?
Réponse de le 02/02/2011 à 16:59 :
Il faudrait que tu pousses ta visite de l'Allemagne un peu plus loin que les régions frontalières de l'ouest qui comptent parmi les plus riches. Va faire un tour à Berlin, certaines gares n'ont pas changé depuis les années 50 ! A part peut-être le train en Ile de France, je trouve que la France investit déjà pas mal dans ses infrastructures... Peu de pays comptent autant de routes et de voies ferrées et d'autoroutes aussi nickels.
a écrit le 30/01/2011 à 7:18 :
L'Euro a profité surtout à l'Allemagne à cause de l'inflation et de l'augmentation du coût du travail moins forte que dans les autres pays de la zone Euro (en Italie plus qu'en France).
Les Allemands étant plus obéissant et soumis il est plus facile d'imposer la rigueur. Les syndicats ayant aussi un sentiment de responsabilité nationale plus prononcé qu'en France et surtout en Italie.
C'est une arme qui peut être employée en permanence .
C'est pourquoi il est indispensable d'imposer à l'Allemagne une harmonisation des économies entre les pays de la zone euro ou de trouver un moyen pour éviter les excédents permanents de toute balance commerciale aux dépens des économies des pays à l'économie moins performante. (ainsi éviter les dettes souveraines qui ne pourront jamais être remboursées) Le problème ne concerne pas seulement la France, une modification der règles sur les échanges commerciaux internes de la zone euro s'impose.
Une solution rapidement applicable serait l'imposition des excédents commerciaux. Le revenu seraient destinés à subventionner le développement des infrastructures des pays les moins développes et déficitaires de la zone euro.
Réponse de le 02/02/2011 à 14:09 :
Super et on a qu'a dire à l'Allemagne de gagner moins d'argent pour revenir à notre niveau et ne pas choquer les pays moins riches.

ça c'est de la théorie !!
a écrit le 29/01/2011 à 23:30 :
BRAVO ! Une théorie qui ne manque pas de panache , et qui remet les pendules à l'heure .
a écrit le 29/01/2011 à 22:50 :
C'est un article qui a le mérite de reposer sur le bon sens et non pas sur les idées à la vogue. Effectivement il n'y a pas de miracle allemand. S'appuyer sur le chiffre de la croissance d'une seule année n'a aucun sens.
Merci à l'auteur de l'article d'avoir pensé à parler de situation démographique. Le manque de rigueur budgétaire français s'explique en effet par son choix de soutenir la natalité depuis des décennies et ça coute très cher. Mais ça en vaut la peine.
Réponse de le 30/01/2011 à 13:27 :
1600 milliards de dettes , plus d'industries :comment voyez vous donc l'avenir ?il faut bien quelques ouvriers pour remplir les caisses d'aides sociales non !
a écrit le 29/01/2011 à 20:40 :
merci à la tribune de ne pas rafraichir les commentaires tous les 1 mn en cours d'écriture.
Réponse de le 29/01/2011 à 22:52 :
@ legall: c'est pour cela qu'on ne se relit pas :-)
Réponse de le 29/01/2011 à 23:31 :
Je pétitionne dans ce sens, Madame LA TRIBUNE .
Réponse de le 30/01/2011 à 6:55 :
Il suffit d'écrire son commentaire avec Word et par copy and paste de le copier dans la rubrique commentaires de la Tribune.
Cela permet aussi de corriger certaines fautes avec le logiciel prévu a cet effet par Word. (Je ne suis pas français)
a écrit le 29/01/2011 à 20:18 :
Bravo pour cet article. C'a nous change du "economiquement correct".
et de la pensee unique qui malheureusement n'est pas l'apanage que du seul politique.
a écrit le 29/01/2011 à 19:31 :
Les dix prochaines années l'économie française ne peut pas être comparée à celle de l'Allemagne. La réunification de l'Allemagne a laissé un énorme fardeau de la dette. La saignée financière en faveur des nouveaux laender n'a pas laissé le niveau de vie pendant 10 ans à pousser. L'illusion d'un modèle allemande est pure propagande politique à l'intérieur d'un gouvernement centrale allemande extrêmement impopulaire. Même en Allemagne on sait calculer: d'abord -4,6% puis+3,6%, ce n'est pas un miracle économique.
Réponse de le 30/01/2011 à 6:56 :
Il suffit d'écrire son commentaire avec Word et par copy and paste de le copier dans la rubrique commentaires de la Tribune.
Cela permet de corriger certaines fautes avec le logiciel prévu a cet effet par Word. (Je ne suis pas français non plus)
a écrit le 29/01/2011 à 18:51 :
On se réjouit de lire autre chose que le "sempiternel mode allemand de gouverner" qui plait à tant de gens ici. Les pb allemands sont bien cernés et à mon humble avis le pire est la chute de la croissance démographique avec ses conséquences prochaines, surtout dans une population comme est l'allemande.
a écrit le 29/01/2011 à 17:43 :
Voilà enfin un article étayé et sensé. Merci !
a écrit le 29/01/2011 à 17:12 :
Merci pour cet article rafraichissant. « une haine de soi à la mode qui est peut-être le principal problème d'une France qui a surtout besoin de confiance en elle. » : exactement.
a écrit le 29/01/2011 à 15:33 :
Je suis affligé par les commentaires quant à de prétendus "handicaps" français. La différence -notable- entre les 2 économies réside surtout dans le fait que la France n'a pas eu de stratégie sectorielle ces 30 dernières années : nous avions une industrie qui fut la première touchée par les délocalisations. L'Allemagne possède une industrie différente, placée sur d'autres secteurs, plus avancés. Ils commencent tout juste à être concurrencés par les pays en développement, tandis que la France a déjà le gros de sa désindustrialisation derrière elle.
Il faut cesser de parler compétitivité à tout va alors même que la France ne peut de toutes façons pas se placer sur des secteurs où la compétitivité prix est déterminante.
Il faut nous concentrer sur l'essentiel : l'enjeu en France est de simplifier l'impôt plus que d'en modifier le taux ; il est de simplifier les procédures sans réduire les protections.
Quant à la fonction publique, elle traverse actuellement une transition bien comprise par le pouvoir : alors que de nombreuses compétences ont été transmises aux collectivités locales (hausses normales d'effectifs à la clef), les administrations d'Etat n'ont pas encore fini de se délester. Ca n'est qu'une période transitoire à passer.
Notre budget, enfin, n'est pas si mauvais que cela, puisqu'avant la crise, le solde primaire était quasi positif (en d'autres termes, sans compter les intérêts de la dette, nous ne nous endettions pas). Il suffit de produire un effort bref mais intense pour créer un effet boule de neige et se débarasser de la dette en une dizaine d'années.
Réponse de le 30/01/2011 à 13:48 :
Nous n'avons plus cette industrie parce que nous l'avons tuée à coup de chargée, 35h et RTT et de politique orientée vers les grands groupes. Résultat, nos petites TPE sont restées petites et les autres ont délocalisé.
En France, on a trop taxé le travail et les TPE/PME.
Réponse de le 02/02/2011 à 14:13 :
L'industrialisation ne date pas des 35 heures et autres RTT
a écrit le 29/01/2011 à 15:25 :
S'il y a eu désindustrialisation, c'est à cause de l'attitude anti-entreprises, anti-travail, anti-profit des Français. Ils ne rêvent que de RTT, d'allocations, de subventions, de retraite, de services publics pléthoriques, ce qui fait les déficits se creusent, les charges sociales s'envolent et que tous les patrons qui le peuvent délocalisent.
Il est vrai que les Allemands n'ont pas fait toutes ces bêtises.
Réponse de le 29/01/2011 à 16:59 :
@ Onze: argument poussé au ridicule: si les patrons délocalisent, c'est en raison de coûts moins élevés et de marges améliorées. Ce ne sont pas non plus des samaritains :-)
Réponse de le 29/01/2011 à 18:24 :
Vous dites: "les patrons délocalisent en raison de coûts moins élevés et de marges améliorées". Tout à fait d'accord et cela n'a rien d'anormal ! Les patrons allemands ont les mêmes critères, mais comme ils ont des coûts moins élevés, ils délocalisent moins.
Réponse de le 29/01/2011 à 19:25 :
@ Onze: alors, on adopte les salaires chinois ? Faut pas être aussi égoïste. Aurais-tu oublié qui a payé tes études, ta santé et l'environnement dans lequel tu vis ? Faire des réformes, d'accord, mais pas raconter n'importe quoi sous prétexte qu'on va économiser !!!
Réponse de le 30/01/2011 à 7:47 :
à patrick b. ce ne sont pas les salaires qui grève le résultat ,c'est le coût du travail 25% moins élevé en Allemagne .Pour infos les PME Allemand payent 15% d'impôts sur les sociétés en France 34%
Réponse de le 30/01/2011 à 13:50 :
@ sauros: je généralise pour essayer de faire comprendre aux jeunes qu'on pourrait en effet supprimer toutes les taxes et impôts, ce qui entraînerait également la disparition de tous les avantages sociaux. Il est difficile de comparer les pays, même européens, parce que ce qu'ils ne payent pas d'un côté, ils le paient de l'autre. On ne peut pas avoir un niveau de vie élevé sans que personne ne paie.
Réponse de le 30/01/2011 à 16:59 :
Surtout, ne donnes pas de conseils aux jeunes Patrick, pas toi !
Réponse de le 30/01/2011 à 21:09 :
Dans la réalité, l'impot sur les bénéfices décroit avec la taille des entreprises.
Il est théoriquement de 33% mais les PME paient en moyenne 21% et les grandes entreprises 13%. Le record est pour les sociétés du CAC40 avec un taux moyen de 8%.
http://www.lexpansion.com/entreprise/pourquoi-le-cac-40-paye-moins-d-impots-que-les-pme_212956.html

De plus, l'impot sur les société est basé sur les bénéfices (ou l'excédent brut d'exploitation) qui représentent une faible part du prix de vente.
Dans le commerce, il est en effet rare de réaliser plus de 10% de marge sur un produit sauf dans le haut de gamme ou si on est en position de monopole (ou de fausse concurrence).

Avoir un impot sur les sociétés de 15% ou 34% sur 10% du prix de votre produit représente 1.5 à 3.4% du prix de vente ce qui devient négligeable devant les autres coûts.
Baisser cet impôt n'aura aucun impact sur les exportations et n'intéresse que les actionnaires qui voient leur dividendes augmenter.

Dernier point, les salaires en Allemagne sont 25% plus élevés qu'en France en moyenne.
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF04157
a écrit le 29/01/2011 à 14:24 :
Si comme semble dire Mr Godin ,la situation Allemande est pire que la notre, que va-t-il advenir de l'Europe ? Si l' Allemagne s'effondre, le taux des obligations Europeennes va s'envoler et attention aux consequences car meme si Mr Godin a raison et que la situation economique outre-Rhin est un leurre, ca ne veut pas dire que les autres pays Europeens vont bien: c'est l'Europe entiere qui s'effondre ou suis-je pessimiste?
Réponse de le 29/01/2011 à 16:47 :
@ alan john: je ne te confierais jamais mon argent ! L'Allemagne est garante de l'Europe. Par conséquent, si son économie s'effondrait (ce dont je doute), les obligations européennes auraient la même valeur que celles du Canal de Panama ou des emprunts russes (pour n'en citer que deux), c'est-à-dire ZÉRO.
Réponse de le 29/01/2011 à 21:20 :
AS-TU L'ARTICLE DE MR GODIN(VENEANT DE TOI, JE NE SERAIS PAS SURPRIS QUE TU COMMENTES DES ARTICLES QUE TU N'AS PAS LU).sI OUI, TU N'Y AS RIEN COMPRIS(LA ENCORE , je ne serais pas surpris.Pour finir, tu arrives a la meme conclusion que moi sur les consequences d'un eventuel effondrement de l'economie Allemande. Maintenant, get lost!
Réponse de le 29/01/2011 à 22:40 :
Si Patrick a confiance, nous n'avons pas de soucis a avoir.J'ai deux barometres Bernanke et Patrick, non Patrick et Bernanke.
Réponse de le 30/01/2011 à 12:11 :
D'accord avec Grouchy et Patrick. Moi non plus, je ne te confierai pas mon argent, Alan. Si tes conclusions et celles de Patrick sont similaires et que, en plus, tu avoues, tu dois avoir un serieux probleme.
Réponse de le 30/01/2011 à 13:55 :
@ grouchy: la question n'est pas d'avoir confiance en moi ou en Bernanke, mais en toi. Mon opinion n'a de valeur que pour moi, mais je ne suis pas défaitiste et je crois qu'après moi, ce ne sera pas le déluge, mais quelqu'un d'autre. Chacun voit midi à sa porte et les Allemands aussi :-)
Réponse de le 30/01/2011 à 15:05 :
Tu es trop fort Patrick, je m'avoue battu. Maintenant fais nous une faveur, suis les conseils d'Alan et GET LOST. Tes commentaires sont une succession de lieux communs e sans aucun interet. Tu es vraiment insupportable. Un aveu, mon vrai nom est Blucher. Connais-tu Blucher?
Réponse de le 30/01/2011 à 16:53 :
Ne les ecoute pas, Patrick, ce sont de grands jaloux.Tes commentaires ont quelquechose de....... rassurants. Continue."je crois......ce ne srea pas le deluge, mais quelqu'un d'autre"ou "Chacun voit midi...., les Allemands aussi". QU'ESTCE QUE CA VEUT DIRE? Celine, Proust et Patrickb
a écrit le 29/01/2011 à 13:26 :
Il y a bien longtemps qu'il n'existe plus de "modèles" dans le monde mais seulement des économies bien adaptées ou non à leur propre pays créant de la richesse.
Les Allemands ont des PME dynamiques avec des produits made in Germany bien appreciés par les acheteurs et notamment pour l'export. Aux français d'en faire autant. Pour l'instant la France a le triste record du coût des fonctionnaires dans le monde: un fonctionnaire français coûte en effet 2 fois plus cher qu'ailleurs! Des réformes urgentes en France sont indispensables en s'inspirant de ce qui "marche" bien ailleurs et qui pourrait bien "marcher" chez nous. Mais l'adaptation de certaines mesures inspirées par ce qui existe ailleurs, n'est pas aussi facile qu'on le pense. Mais avec des règles européennes économiques communes on peut en effet bien améliorer les choses. En matière économique mieux vaut se rapprocher de l'Allemagne que de la Grèce!
Réponse de le 30/01/2011 à 9:35 :
Bien dit !
a écrit le 29/01/2011 à 13:16 :
Les Français n'affectionnent rien du tout, ils sont tout simplement jaloux de leur ombre et pensent que l'herbe est plus verte chez les autres !!!
a écrit le 29/01/2011 à 12:04 :
Bonjour,

La France a " oublié " de faire les nécessaires réformes de structure, depuis plus d'un demi-siècle.

Par ailleurs en s'opposant plus où moins ( sauf quelques grands groupes ) à la mondialisation ( inévitable ) , elle n'a pas fait état de réalisme, car de ce fait elle n'a pas assez cherché à s'adapter en conséquence !

N'oublions pas que la politque française dans son ensemble est axée sur le " rêve" ! On essaie de faire ce qu'il faudrait faire, sans s'occuper ce qu'on peut effectivement faire. En clair, on ne met pas un financement obligatoire lors des nouvelles lois ( avant de les passer ), ce qui cause nécessairement un blocage et naturellement une population insatisfaite.

Un jour cela va sauter, surtout qu'en général le Français moyen pense toujours que c'est aux AUTRES de payer.

Cordialement,

giantpanda
Réponse de le 29/01/2011 à 13:17 :
délocaliser à outrance ! faire du dumping en Roumanie c'est mauvais et Bruxelles a encourahgé cette politique ! il nous fo maintenir uner industrie en France dites le !
a écrit le 29/01/2011 à 11:16 :
Certes, mais peut-on être fier de notre modèle français qui crée un chômage de masse depuis 30 ans ?
Réponse de le 29/01/2011 à 18:01 :
@ Laurent: parce que c'est uniquement en France que le chômage est une plaie ??? ne serait-ce pas plutôt le modèle "capitaliste" qui serait à bout de souffle ?? Quant à la montée du chômage, elle a commencé en 1973... avec le croissant à 1 franc ou à 1,10 franc ...pour ceux qui se souviennent ( et, oui, c'était Barre à la barre)
Réponse de le 29/01/2011 à 19:05 :
Regardez les statistiques de l'OCDE sur l'emploi.
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=LFS_SEXAGE_I_R

Pour les hommes dans la force de l'âge, entre 25 et 54 ans, la France a toujours eu un meilleur taux d'emploi que l'Allemagne (de 1 à 3 %) ou les USA ces 10 dernières années.
Le taux d'emploi des hommes entre 25 et 54 ans était de 87.6% en France en 2009 contre 86.1% pour l'Allemagne et 81.5% pour les USA.
Par contre, il y a clairement un problème avec l'emploi des jeunes ou des seniors.
Réponse de le 30/01/2011 à 13:45 :
Toujours est-il que l'on est proche des 10% de chômeurs officiels (en réalité beaucoup plus), que nous avons une dette de 2000 milliards et que nous n'exportons plus rien.
Notre seul avantage par rapport à l'Allemagne c'est notre natalité.
Réponse de le 30/01/2011 à 20:15 :
Les chiffres du chomage sont davantage truqués aux USA ou en Angleterre (voir les stats de l'OCDE).

Sinon contrairement à ce que vous pensez, la France est toujours le cinquième exportateur mondial en valeur derrière l'Allemagne (toujours championne du monde), la Chine, les USA et le Japon.
Si on calcule les exportations par habitant pour ces 5 pays (chiffre 2006), la France est même le second exportateur avec 9759 $/habitant (et 26.5% du PIB) derrière l'Allemagne 15719 $/habitant (et 44.9% du PIB) mais loin devant les USA (4868 $/habitant et 11.1% du PIB), le Japon (4797 $/habitant et 14% du PIB) et la Chine (801 $/habitant et 39.8% du PIB).

L?Allemagne et le Japon réalisent la moitié de leurs exportations dans le haut de gamme qui est un secteur où la France a toujours eu beaucoup de mal à s'imposer sauf dans quelques secteurs comme l'aéronautique.

Les exportations françaises n'ont jamais cessé d'augmenter et représentait en 2007 désormais plus de 30% du PIB.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Echanges_ext%C3%A9rieurs_France_1978-2007.png

Le problème est que les importations (en valeur) ont augmenté encore plus fortement dans le même temps.

Si on regarde dans le détail, les 2 secteurs où les importations ont explosé ces 10 dernières années sont l'énergie et le biens de consommation en particulier l'électronique grand public (ordinateurs, écrans plats, téléphones, ...) où la France a une production quasi-nulle.

Pour prendre un exemple, la France importait quasiment la même quantité de pétrole (90 Mtep) et de gaz (40 Mtep) il y a 10 ans et maintenant.
Le prix du baril était de 10$ il y a 10 ans et maintenant il est autour de 100$. Le coût de ces importations a été multiplié par 10 et est passé d'environ 10 milliards de $ à 100 milliards de $ rien qu'avec la hausse des prix du pétrole et du gaz.

Le cours de change entre le dollar et l'euro est passé de 0.80 en 2000 à 1.60 en 2008 a aussi joué un certain rôle rendant l'importation de biens de consommation plus accessible aux consommateurs.

Cela est vrai dans tous les pays européens et aux USA mais l'impact est plus visible en France, aux USA et au Royaume-Uni car le solde de la balance commerciale est devenu négatif.
Réponse de le 02/02/2011 à 16:43 :
La dette publique de l'Allemagne n'est pas très loin de celle de la France. Je parle bien de dette et pas de déficit. Sans compter que lorsque l'on ajoute dette publique + dette des ménages + dette des entreprises, on arrive au même niveau par habitant soit environ 200% du PIB en 2010. Pour réduire la dette publique rien de plus simple : remboursez moins les frais de santé, diminuez les allocations et vous arriverez rapidement à un niveau de 60% du PIB pour la dette publique. La dette des ménages n'est pas un sujet qui intéresse les journalistes. C'est ce qui a été fait en Allemagne depuis 2003 ! En estimant la dette totale, comme par magie, la France devient meilleure élève que la GB (250%), l'Espagne (260%) et l'Italie (220%). Pour autant, cela n'est pas une raison pour continuer à dilapider l'argent public mais c'est tout de même une information à prendre en compte.

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