A Athènes, les syndicats d'Europe parlent d'une seule voix pour dire halte à l'austérité

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La Confédération européenne des syndicats, qui réunit des organisations issues de 36 pays, a demandé jeudi l'abandon des politiques d'austérité appliquées en Europe dans les pays touchés par la crise de la dette. Elle juge également "inacceptable" que la modération salariale devienne un facteur de convergence.

Le "manifeste d'Athènes". Voilà le nom donné au texte qu'ont approuvé ce jeudi dans la capitale grecque les membres de la Confédération européenne des syndicats (CES). Ils y dénoncent notamment "la pression à la baisse sur les salaires, les services publics, la sécurité sociale, les pensions et les conditions de travail et de vie" qui affecte les pays touchés par la crise financière en Europe, à commencer par la Grèce, l'Irlande et le Portugal.

L'austérité a plongé les pays concernés dans la récession

La CES réunit 82 confédérations syndicales venant de 36 pays et 12 fédérations européennes. Et tous se disent inquiets "conséquences jusqu'à présent négatives du renflouement des économies en détresse organisé par l'UE et le Fonds monétaire international" estimant que l'austérité imposée a "aggravé la situation" des pays concernés plongés dans "'une période prolongée de récession". Dans leur collimateur, le pacte Euro-plus en préparation pour la zone euro et six autres pays. Cet accord aura "d'importantes implications en matière de salaires (...) car il comprend des recommandations aux Etats-membres" portant sur "des comparaisons des coûts unitaires de main-d'oeuvre", une "hostilité envers l'indexation salariale" et "la négociation centralisée", indique le manifeste d'Athènes.

Non à une convergence européenne sur les salaires

Dans ce "manifeste", la CES souligne qu'elle "n'acceptera jamais d'interventions directes ou indirectes dans les salaires, l'autonomie des négociations collectives ou les systèmes nationaux de formation des salaires". Le congrès a aussi adopté une résolution demandant aux ministres des Finances de la zone euro "d'immédiatement changer d'orientation politique" envers les pays en difficulté. La CES veut que leur soient accordés des prêts "à taux réduits" et d'une durée plus longue, sans conditionnement à des mesures "antisociales" et avec plus de temps, jusqu'en 2017, pour ramener leur déficit public sous la barre de 3% du PIB. Les créanciers de ces pays, UE et FMI, prônent au contraire une modération salariale généralisée pour juguler l'inflation et relancer la compétitivité.
 

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a écrit le 20/05/2011 à 11:13 :
il fallait laisser la crise tuer les entreprises les plus fragiles! Alors les déficits seraient moins énormes! _ _ les entreprises survivantes à la crise, auraient ressortient plus forte de cette crise, auraient repris les clients des entreprises mortes , ré embauché les salariés des entreprise en faillite ! et auraient reconquis les marchés à l'exportation !
a écrit le 20/05/2011 à 11:04 :
faut faire l'Europe politique ! Faut faire re-voter le projet élaboré par VGE , mais que par les Parlements nationaux ( pas de référendum populaire)
a écrit le 20/05/2011 à 8:31 :
Les syndicats font preuve d'une totale irresponsabilité. Le problème n'est pas de savoir s'il faut de la rigueur, mais comment elle se répartit. Quand on vit au dessus de ses moyens, il y a un moment où l'on est rattrapé par la note à payer. Cela doit être une leçon pour beaucoup de pays, y compris le nôtre. Tout vouloir sans assurer le financement est criminel envers les générations futures. Les Grecs sont en train d'en faire l'amère expérience. Refuser les conséquences de leurs turpitudes passées est inconséquent, même si l'on peu comprendre la grande masse qui n'a jamais rien compris (ni voulu comprendere) à l'économie, et là, les syndicats se devaient d'être mieux informés et pédagogue. Leur responsabilité est grande.
a écrit le 20/05/2011 à 7:49 :
Manifeste d?Athènes ou pas, les syndicats n?ont pas vu venir la mondialisation. Ne pas accepter les interventions directes sur les salaires ou les mécanismes de formations de ceux-ci ne sert à rien. Les chinois occupent la moitié du port du Pirée après en avoir obtenu la concession. C?est donc eux qui vont décider. Je plains les grecs car ils ont perdu Strauss- Khan qui quoi qu?ils en pensent avait convaincu l?Europe et surtout les Allemands.
Réponse de le 20/05/2011 à 8:23 :
Strauss Khan n'a convaincu personne.Si les Allemands avaient refuse, leurs banques etaient en faillite.C'est juste Merckel qui fait semblant d'etre offusquee pour plaire a son peuple.

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