Berlin s'oppose toujours à un rôle accru de la BCE

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L'Allemagne a demandé ce mercredi à l'Europe de s'en tenir à une discipline budgétaire stricte sur fond d'opinions divergentes de responsables européens et de scepticisme des marchés financiers après les décisions prises par les dirigeants européens pour résoudre la crise de la dette dans la zone euro.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, ont, dans des discours séparés, montré leur opposition à une intervention décisive de la Banque centrale européenne (BCE) pour empêcher la crise de s'aggraver.

Angela Merkel a exclu d'augmenter la taille du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), au-delà des 500 milliards d'euros acceptés par tous, selon les participants à une réunion à huis-clos mardi au parlement allemand.

Le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, a pourtant déclaré qu'un examen visant à vérifier que la capacité financière du fonds était suffisante serait achevé en mars.

Devant le Bundestag, la chancelière allemande a prôné la patience pour sortir de la crise de la dette. Elle a demandé aux gouvernements de s'en tenir à leur projet d'intégration économique. "Je suis convaincue que si nous avons la patience et l'endurance nécessaires, si nous ne laissons pas les revers nous abattre, si nous avançons systématiquement vers une union budgétaire et de stabilité, si nous parvenons réellement à réaliser l'union économique et monétaire (...), l'Europe ne surmontera pas seulement cette crise, l'Europe sortira de cette crise plus forte qu'elle n'y est entrée." On ne résoudra pas la crise "d'un seul coup", a-t-elle ajouté.

De son côté, Jens Weidmann, voix influente au sein de la BCE, s'est opposé à une augmentation des achats de dette d'Etats de la zone euro en difficulté par la BCE. Son mandat, a-t-il affirmé, l'empêche de procéder à des achats d'obligations illimités et le passé montre que cela risque de déboucher inévitablement sur de l'inflation.

La Bundesbank ne fournira de nouveaux fonds au Fonds monétaire international pour l'aider dans la lutte contre la crise dans la zone euro que si d'autres pays hors d'Europe mettent aussi la main au portefeuille, a-t-il en outre prévenu.

Démission chez les libéraux allemands

La crise de la dette dans la zone euro fait aussi des dégâts au sein même de l'Allemagne : Christian Lindner, 32 ans, numéro deux des libéraux allemands et étoile montante du FDP, a démissionné mercredi, aggravant la crise chez le partenaire de coalition d'Angela Merkel. Le FDP doit annoncer vendredi les résultats d'un référendum interne sur le sauvetage de la zone euro. La participation ne sera probablement pas suffisante pour le valider, ce qui semble être à l'origine de la démission de Christian Lindner.

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a écrit le 28/12/2011 à 0:28 :
Les bénéfices réalisés dans la Zone Euro par les grandes entreprises, surtout allemandes, sont souvent réinvestis en dehors de celle-ci, ce qui correspond a une fuite de capitaux légale.
Ainsi grâce a un Euro surévalué les grosses entreprises ont pu délocaliser ou acheter des entreprises en dehors de la Zone Euro.
Nous avons dans les pays à économie faible un taux de chômage des jeunes énorme (40% en Espagne et Portugal, 28% en Italie et je ne parle pas de la Grèce. Ce chômage des jeunes contraint bien souvent ceux-ci à quitter le vieux continent pour aller chercher fortune au Canada, Australie, États-Unis, etc., etc.,
Alors la Merkel commence à nous baver.........
a écrit le 15/12/2011 à 10:13 :
Les lois économiques sont têtues, on ne peut pas sans cesse truquer les marchés, frauder sur la monnaie etc. car il y a des retours de bâton.


a écrit le 15/12/2011 à 8:20 :
les hedges funds anglais et américains qui se cachent derrière ce fameux marché réclamment de la BCE à ce qu'on fasse tourner la planche à billet mais Angela dit Nein !!
Merci madame !! venez en France on a besoin d'une dirigeante comme vous
Réponse de le 15/12/2011 à 15:08 :
Sauf que nous sommes des latins, champions du laxisme et de la magouille avec une oligarchie qui s'octroît des privilèges extravagants (Carlos Ghosn qui gagne 1 million d'euros par mois, Balladur qui était chef du tunnel du Mt Blanc, Minc qui devient chef des péages des autoroutes, etc.). Pour nous, la BCE actuelle ne convient pas, il nous faut la Bdf avec christian Noyer qui fustige actuellement les agences de notation car elles disent que nous sommes hyperendettés, ce qui est hyperfaux.
a écrit le 15/12/2011 à 6:14 :
L'Allemagne fait pression sur la BCE pour qu'elle ne joue pas son rôle de prêteur en dernier recours vavorisant ainsi une spéculation galopante. Je propose que les banques nationales des pays européens menacés par la spéculation suivent l'exemple de l'Allemagne et de sa Bundesbank en achetant les obligations émises par leur état lorsque les taux auxquels elles trouvent preneur dépasse un certain seuil. Ce que les uns s'autorisent doit être permis aux autres.
a écrit le 15/12/2011 à 3:23 :
La réunification de l'Allemagne aura sonné le glas de l'Union Européenne.
La question est de savoir si l'Union Sovietique à l'époque a accepté la réunification dans le but de faire échouer l'Union Européenne, éliminant ainsi un rival sur le vieux continent?
a écrit le 14/12/2011 à 19:01 :
Les taux sur les obligations d'état de 10 ans de la Grèce montèrent aujourd'hui à 33,09 pourcent, les investisseurs cherchent désespèrement des placements hors l'euro. Au même temps les taux sur la Suède (qui reste hors l'euro) sont descendus à 1,57 pourcent, bien en dessous de l'Allemagne.

Selon sondages publiés cette semaine plus de 80% des suédois ne veulent rien avoir a faire avec l'euro.

Ils sont fous mais pas bêtes, les suédois.

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