Quand le patron de l'OCDE craint des "cocktails de James Bond"

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Le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria - Copyright Reuters
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Chômage et inégalités en hausse, croissance au point mort voire récession... autant d'ingrédients pour un mélange explosif pointés par le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria.

"Comme les cocktails de James Bond ? quand vous les secouez au lieu de les mélanger ? vous avez une combinaison très, très dangereuse". Par cette métaphore, le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria faisait part de son inquiétude pour l'économie mondiale ce mardi lors d'une conférence à New Dehli.

La crise a créé des millions de chômeurs

Parmi les ingrédients de ce cocktail explosif : le chômage, surtout celui des jeunes. Un jeune sur huit serait au chômage dans le monde selon un rapport de l'Unesco. Plus largement, l'OCDE compte 15 millions de chômeurs supplémentaires depuis le début de la crise en 2008 parmi ses pays membres.  La semaine dernière, le patron du Bureau international du Travail en comptait 30 millions de plus depuis cette date dans l?ensemble des pays du monde.

L'écart se creuse entre riches et pauvres

 Le patron de l'OCDE pointait également les "inégalités en hausse". Selon lui, l'écart entre riches et pauvres n'a jamais été aussi important en 30 ans. Il mettait aussi l'accent sur la faible croissance mondiale plombée dans certaines zones du globe par des cas de récession.

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Commentaires
a écrit le 17/10/2012 à 13:51 :
"Cocktails de James Bond"... Il y un autre sens possible à cette expression. Avec une part massive de sa jeunesse éduquée au chômage, l'Europe pourrait bien voir surgir pas mal de "James Bond" d'extrême gauche, avide de faire payer au Système ses erreurs, ses lâchetés et son injustice. Pour le moment, ces braves garçons se débrouillent, émigrent, cherchent des solutions pacifiques. Je souhaite aux élites européennes, y compris aux eurocrates, qu'ils parviennent à en trouver.
a écrit le 16/10/2012 à 17:21 :
Etrange d'avoir souhaité le libéralisme sans vouloir en assumer les conséquences...
Réponse de le 16/10/2012 à 18:12 :
Houuupss... Pardon de mon erreur : c'est un des piliers de base de la mentalité. Tous les droits, sans devoirs.
Réponse de le 16/10/2012 à 19:16 :
Libéralisme ? Où ça à part dans ta tête ? Dans quel pays les dépenses publiques ou les oligopoles complices des socialistes ont-ils reculé depuis 30 ans ? Ah oui, dans les rares pays qui ne connaissent pas la crise aujourd'hui. Le monde a connu une vague sans précédent de socialisme de connivence depuis des décennies. Nous allons en payer le prix aujourd'hui.
Réponse de le 16/10/2012 à 19:28 :
Socialisme... Si vous pensez que les 147 sociétés multinationales de la planète qui contrôlent 40 du PIB mondial vous sauveront si vous avez le moindre pépin ou que vous n'êtes plus assez rentable, restez dans vos rêves et bonne chance. Par contre, si vous avez un minimum de perception de l'économie mondiale, essayer de voir comment se porte l'économie US qui, en principe, n'est pas franchement socialiste. Si, aussi, vous prônez l'anarchie, j'espère que vous avez assez de moyens pour vous payer une armée privée... Car là, seule l'armée dans les rues arrive à contenir le plus gros des contestations.
Réponse de le 16/10/2012 à 21:20 :
40%. Pardon. Mais bien réels, eux. Soit, tu marches ou tu...

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