Yellen dans la continuité à la Fed, Wall Street dans le vert

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Depuis décembre, la Fed a réduit de 20 milliards de dollars ses injections mensuelles de liquidités. (Photo : Reuters)
Depuis décembre, la Fed a réduit de 20 milliards de dollars ses injections mensuelles de liquidités. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
La nouvelle présidente de l'institution monétaire était particulièrement attendue sur les questions de l'injection mensuelle de liquidité et la volatilité des marchés internationaux.

La Fed garde le cap. Pour son premier discours public à la tête de la Réserve fédérale, Janet Yellen a assuré s'attendre "à une grande part de continuité dans l'approche de la politique monétaire" et notamment que l'institution continuera "probablement de réduire ses achats d'actifs par étapes mesurées".   

Sur fond de relative embellie économique aux Etats-Unis, la Fed a commencé à réduire ses injections mensuelles de liquidités dans le marché financier, de 85 milliards en décembre à 65 milliards de dollars actuellement.

Les Etats-Unis "loin du plein emploi"

Sans évoquer d'échéance précise, la nouvelle dirigeante a aussi souligné que la politique des taux bas, en œuvre depuis la fin 2008, devrait se poursuivre "bien après" le recul du taux de chômage à 6,5%, un temps présenté comme le seuil attendu par la Fed pour changer de cap. 

Le taux de chômage "reste bien au-dessus des niveaux que le FOMC (le Comité de politique monétaire) considère proche du plein emploi", a expliqué Yellen, ajoutant que les chômeurs de longue durée et ceux qui travaillent à mi-temps faute de trouver mieux constituent toujours une "grande part".

Les marchés émergeants surveillés

Particulièrement attendue sur la question de la volatilité des marchés financiers mondiaux, la présidente de l'institution a indiqué qu'elle l'"observait attentivement". 

Depuis le début de l'année, les monnaies de plusieurs pays émergents ont connu d'importantes baisses. Le rouble russe a perdu près de 10% de sa valeur de 2013 alors que la banque centrale turque n'arrive pas à soutenir sa monnaie, qui dépasse régulièrement son plus bas niveau face à l'euro et au dollar.

La successeur de Ben Bernanke a toutefois noté "qu'à ce stade", cette volatilité "ne comportait pas de risques substantiels pour les perspectives économiques américaines"

À l'ouverture des marchés, Wall Street s'affichait dans le vert. Le Dow Jones gagnait 0,31% et le Nasfaq 0,30%.

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