"Moscou veut déclencher une Troisième Guerre Mondiale" (A. Iatseniouk)

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La guerre diplomatique serait-elle en train de se transformer en guerre ouverte? Après les 5 morts côté pro-russe jeudi, dans des combats avec les troupes ukrainiennes à Slaviansk, la tension est en tout cas à son comble. Une explosion a également fait 7 blessés ce vendredi à un barrage près d'Odessa.
Autant d'événements violents qui s'ajoutent au maintien des troupes russes à la frontières de l'Ukraine. C'est assez selon le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk pour parler de risque de "Troisième Guerre Mondiale". Il s'est exprimé ce matin lors d'un conseil des ministres retransmis en direct à la télévision :
Le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, a quant à lui déclaré vendredi que l'opération de sécurité lancée contre les séparatistes pro-russes des régions orientales se poursuivait. Il a précisé que Kiev disposait des ressources militaires suffisantes pour agir "24 heures sur 24".
Kiev, a-t-il démenti, n'a pas suspendu son "opération antiterroriste" à la suite de menaces russes. Sur sa page Facebook, il écrit :
En plus de l'assaut de blindés ukrainiens à Slaviansk, les forces de l'ordre ont repris jeudi matin le contrôle de la mairie de Marioupol, un port industriel de près de 500.000 habitants sur la mer d'Azov.
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Face à cette offensive, la Russie, qui a brandi cette semaine la menace d'une intervention militaire pour défendre ses intérêts et ceux de la population d'origine russe, a lancé des manœuvres impliquant notamment son aviation le long de la frontière ukrainienne.
La Russie "n'a pas pris la moindre initiative" pour mettre en oeuvre l'accord conclu à Genève pour faire baisser la tension en Ukraine, a accusé jeudi soir le secrétaire d'Etat américain John Kerry, dénonçant "une erreur coûteuse".
Il a également accusé la Russie de faire "des efforts démesurés pour saboter activement le processus démocratique par le biais d'une campagne d'intimidation grossière" en Ukraine, qualifiant les nouveaux exercices menés à la frontière par l'armée russe de "menaçants".
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Kiev cherche à organiser coûte que coûte une élection présidentielle anticipée le 25 mai pour remplacer Viktor Ianoukovitch, en fuite en Russie. Le scrutin permettrait d'obtenir une légitimité alors que les autorités de transition ne sont pas reconnues par 70% des habitants de la région de Donetsk, selon un récent sondage.
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