L'Australie va découvrir l'austérité après 20 ans de croissance

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Selon les prévisions, le déficit budgétaire devrait avoir gonflé à 47 milliards de dollars australiens (32 milliards d'euros) sur l'exercice 2013/14 et le budget sera déficitaire jusqu'en 2016/17(Photo : Reuters)
Selon les prévisions, le déficit budgétaire devrait avoir gonflé à 47 milliards de dollars australiens (32 milliards d'euros) sur l'exercice 2013/14 et le budget sera déficitaire jusqu'en 2016/17(Photo : Reuters) (Crédits : REUTERS/Daniel Munoz)
En proie à une hausse du chômage et au vieillissement de sa population, l'Australie envisage de réduire ses dépenses publiques. Le pays a pourtant connu une croissance positive de 2,8% en 2013, au delà des prévisions.

Objectif : réduction de déficit. Le Premier ministre australien conservateur Tony Abbott va présenter mardi son premier budget depuis son arrivée au pouvoir en septembre dernier. Le gouvernement devrait annoncer une taxe pour les revenus les plus élevés, une hausse progressive de l'âge de la retraite à 70 ans, le paiement d'une franchise à chaque visite chez le médecin et des baisses des dépenses dans les services publics, selon la presse.

D'après les prévisions, le déficit budgétaire devrait avoir gonflé à 47 milliards de dollars australiens (32 milliards d'euros) sur l'exercice 2013/14 et le budget sera déficitaire jusqu'en 2016/17.

20 ans de croissance ininterrompue

L'Australie a connu plus de 20 ans de croissance ininterrompue, grâce à ses matières premières achetées en quantité massive par les pays émergents, en particulier la Chine. Mais depuis quelques mois, la croissance marque le pas et les investissements dans le secteur minier ralentissent, le chômage oscille entre 5,8 et 6%, après avoir longtemps évolué entre 4,5 et 5,5%.

La croissance reste néanmoins positive : au dernier trimestre 2013, elle a affiché un taux supérieur aux prévisions, à 2,8% sur un an.

"Il va y avoir de la souffrance à court terme"

Comme d'autres pays riches, l'Australie est également confrontée à un vieillissement de sa population et une hausse des dépenses de santé et de retraite. Le Premier ministre Tony Abbott devine que les mesures annoncées par son gouvernement ne seront pas populaires mais elles sont selon lui nécessaires.

"Oui, il va y avoir de la souffrance sur le court terme. Mais c'est une souffrance avec un objectif", a-t-il déclaré sur Macquarie Radio, quelques heures avant l'annonce du budget. Et d'ajouter :

"C'est un budget qui vise à résoudre des problèmes, [...] un budget qui vise à construire le pays."

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Commentaires
a écrit le 15/05/2014 à 1:33 :
Ça me fait toujours rire ces histoires de retraite.
Avant il y avait des secrétaires, depuis le GSM et les E-mails, elles n'ont plus cet emploi. Avant il y avait des agences de voyage, maintenant vous cliquez jusqu'à l'enregistrement. Aujourd'hui il y a encore des taxis, d'ici 15 ans, il y aura des voitures autonome.
Bref, le génie humain ne cesse d’innover et en conséquence détruit le travail pour son confort, mais il faudrait travailler plus ? Réduire les services comme la santé ?
A qui profite la spoliation ??
Quand les 1% auront tous les robots, serveurs et autre automates, n'aurait on pas atteins la limite du Capitalisme ?
a écrit le 13/05/2014 à 18:47 :
"une hausse progressive de l'âge de la retraite à 70 ans" : Encore un report des efforts sur les minorités parmi les populations vieillissantes, à savoir les jeunes...
a écrit le 13/05/2014 à 16:45 :
Franchement, cela change quoi ce vieillissement de la population dans un pays qui vient de décider la retraite à 70 ans ? Ces histoires de vieillissement, de prolongation de la vie, etc., ne sont que des excuses pour ne pas payer de retraite à personne :-) Pendant ce temps-là, on trouve toujours de l'argent pour aller guerroyer :-)
a écrit le 13/05/2014 à 15:29 :
Je me souviens que quand Marysol Touraine avait présenté sa "reforme" des retraites elle avait dit : c'est reforme de gooche : autrement dit son critère c’était "est ce conforme a mon ideologie?" et pas est ce une reforme qui résout les problèmes (equilibre les comptes).
a écrit le 13/05/2014 à 13:36 :
Ni mensonges, ni lâcheté ni démagogie...
Il y a un problème: on le règle!

Et au fait: la grande réforme en profondeur du rôle de l'état et du fonctionnement de services publics modernes, efficaces et au service des usagers, les australiens l'ont faite il y a 20 ans!! (Eux)

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