Toujours pas d'accord sur les réformes dans la zone euro

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Le parlement européen et les Etats membres de l'UE restent divisés sur les réformes cruciales à entreprendre pour réduire la dette des pays, quelques semaines avant la date butoir.

Les législateurs européens travaillent d'arrache-pied sur six propositions législatives qui forment le régime de la gouvernance économique de l'Union. Cet ensemble de propositions a pour objectif d'éviter une autre crise de la dette souveraine comme celle de ces derniers mois qui a affaibli l'euro.

Les parlementaires sont toutefois confrontés à deux problèmes majeurs : se mettre d'accord sur la substance des propositions et trouver un terrain d'entente avant le 20 juin, date à laquelle une décision finale est attendue.

La présidence hongroise, dont le mandat s'achèvera à la fin du mois de juin, et la Commission européenne ont fait pression sur le parlementaires pour qu'ils aboutissent à un accord en six mois seulement.

Mais cet ensemble de propositions est deux fois plus volumineux, et sans doute aussi controversé, que le dispositif de surveillance financière pour lequel il avait fallu un an de négociations.

Jeux de pouvoir

Le principal problème est de savoir qui détiendra le pouvoir décisionnaire, s'agissant du contrôle des dettes publiques.

Le parlement européen, qui légifère conjointement avec la Commission et les Etats membres sur ces propositions, souhaite que Bruxelles ait davantage son mot à dire sur ce que les pays devraient mettre en ?uvre pour réduire leur dette. Mais les ministres des Finances de l'Union n'entendent pas se faire dicter leurs actes sur certains sujets.

La parlementaire européenne Corien Wortmann-Kool (ALDE, Pays-Bas), actrice-clé des discussions, souhaite inscrire de nouvelles règles dans la législation de l'UE sur la manière dont la Commission approuve la planification budgétaire des pays (ou semestre européen).

Cependant, la plupart des pays préfèreraient des dispositions moins contraignantes qu'un texte européen qui, dans le cas où ils ne suivraient pas les conseils de l'UE à la lettre, pourrait théoriquement être utilisé contre eux en justice.

En outre, le parlement veut avoir le droit d'auditionner les ministres des Finances des pays qui connaissent une dette excessive, une proposition qui ne rencontre guère de succès auprès des gouvernements nationaux.


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a écrit le 07/06/2011 à 13:35 :
Moi, je connais une solution pour augmenter les moyens de l'Europe qui sera accepté et sollicité par tous les habitants de l'Europe! :
Divisons par deux tous ces élus qui ne servent à RIEN! Et pour ceux qui restent , salaire égal à 5000 ? par mois plus le remboursement de leur déplacement seulement pour aller à Bruxelles!
Et choix de Bruxelles ou de Strasbourg, mais pas les deux!
Réponse de le 07/06/2011 à 18:23 :
ENTIEREMENT D'ACCORD ; Sans oublier l'assemblée nationale avec 577 députés avec beaucoup d'absence , de cumul de fonctions , des belles retraites , 5 ans de chômage payé pour les députés non réelus : 200 députés seraient largement suffisant . Idem pour le sénat avec 343 sénateurs où 60/70 seraient suffisants . Et pendant ce temps là , on réduit les effectifs dans l'éducation nationale : suppression de nb postes de soutiens scolaires pour enfants handicapés . La gauche et la droite, l'extrême-droite et gauche s'entendent très bien pour préserver leurs acquis et jamais en parlent .
Réponse de le 15/06/2011 à 23:50 :
Le débat porte sur comment préserver les citoyens Européens de décisions des états qui entraînent un surendettement. Le parlememt va dans le bon sens, compte tenu de ce qui s'est passé ces dernières années (pour info, la France fait partie des pays très endettés et ce seront soit les Français tous seuls, soit les Français ET les autres Européens qui devront repayer). Ce sont les ministres qui veulent se soustraire à un exercise de transparence et de bonne gestion des finances publiques...

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