« Nous ne voulons plus que les contribuables payent pour les banques"

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Michel Barnier, le commissaire en charge des services financiers Copyright AFP
Michel Barnier, le commissaire en charge des services financiers Copyright AFP
En pleine débâcle espagnole, Bruxelles lance le débat sur la gestion des crises bancaires. Michel Barnier, le commissaire en charge des services financiers, voudrait éviter que les contribuables soient à nouveau mis à contribution. Mais il reconnaît travailler pour le long terme...

Au moment où l'Espagne menace de succomber sous les centaines de milliards d'euros de mauvaises créances de ses banques, il y avait quelque chose d'irréel à entendre mercredi Michel Barnier esquissé ses plans sur la gestion des crises bancaires à un horizon de... cinq à dix ans. Le commissaire en charge des services financiers n'est pas dupe du décalage saisissant entre une réalité marquée par l'urgence et ses projets législatifs qu'en commanditaire du G20, il égraine depuis 2009 avec une régularité métronomique.

Il l'assume même. Lui « prépare l'avenir », dit-il. A son confrère Olli Rehn, le vice-président en charge des affaires économiques et monétaires, au président de la Banque centrale européenne et aux chefs de gouvernements incombe la gestion de l'urgence. « Nous sommes dans un contexte difficile, il faut garder son sang froid », a dit mercredi notre commissaire devant un parterre de journalistes qui brûlait d'en apprendre plus sur les travaux d'endiguement.

Faire payer les banques pour les banques

Le commissaire français, toutefois, estime que ses propositions sont cohérentes avec les réflexions menées depuis quelques semaines autour d'une « union bancaire ». Celle-ci « doit être constituée d'actions immédiates et de long terme », a-t-il insisté. Pour le long terme, son objectif est de limiter l'impact fiscal de la gestion des crises bancaires. « Nous ne voulons plus que les contribuables payent pour les banques. Les banques doivent payer pour les banques », a-t-il dit. Comment ? En faisant de la prévention et, lorsque celle-ci n'a pas suffi, en préparant la liquidation des banques qui ont failli ou leur restructuration profonde, dans le cas des établissements systémiques. Devront être alors à la man?uvre des « autorités de résolution », distinctes des superviseurs, et disposant de pouvoir étendus pour intervenir de façon précoce comme celui de remplacer un management qui aurait été défaillant.

Un matelas pour amortir les pertes

Les deux clous du projet législatif résident dans l'élargissement du matelas disponible pour amortir les pertes, d'une part, et dans le renforcement des fonds permettant de garantir les dépôts et de financer la résolution, de l'autre.

Du côté du matelas, Bruxelles est allée au bout de son idée de faire participer les créanciers aux pertes, à l'exception des déposants, des porteurs d'obligations garanties, des salariés ou des titulaires de droits de retraite. Ce « bail-in », toutefois, n'entrerait en vigueur qu'au 1er janvier 2018. L'industrie bancaire admet l'utilité du bail-in, à condition toutefois qu'il soit introduit « une fois les marchés revenus à des conditions de fonctionnement normales ». « Nous sommes confiants dans le fait que ce sera le cas » à la date prévue, note la Fédération bancaire européenne. La Commission ne fixe pas de seuil de passif appelable mais laisse le soin aux autorités nationales de les fixer au cas par cas. Mais elle évoque toutefois le chiffre de 10% du bilan.

Fonds de garantie dérisoire

Du côté des fonds de garantie, elle fixe un objectif général de 1% des dépôts disponibles dans ces fonds, à fois pour la garantie des dépôts et le financement de la résolution, à l'horizon 2023, soit environ 100 milliards d'euros à l'échelle des Vingt-Sept. Comparés aux besoins immédiats de recapitalisation des banques espagnoles, cela semble dérisoire.

Base de discussions

Ces propositions ne sont qu'une base de discussion dont les députés européens et les ministres ne vont pas tarder à s'emparer. Le projet d'union bancaire évoqué entre chefs d'Etat et de gouvernement lors de leur rencontre du 23 mai va plus loin. Elle prévoit notamment un fonds paneuropéen de résolution quand les propositions ne prévoient qu'une solidarité limitée entre ces fonds. Elle comprend aussi une centralisation de la supervision et des décisions sur les besoins de recapitalisations, une idée absente du projet de directive.

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Commentaires
a écrit le 15/06/2012 à 15:09 :
La crise 'en images'
Lien:
http://wp.me/p1cLQP-Vf
a écrit le 08/06/2012 à 6:46 :
Ah j'oubliais l'idée marketing du bail in! Si on comprend bien, il s'agit d'appliquer la loi justement, non?
Pour ce qui est des taux d'intérêts que paient les banques en empruntant à la BCE, comment comptez-vous faire pour que le contribuable européen ne soit pas laisé? Vous comptez remonter les taux? En ce qui concerne la création de monnaie, comment comptez vous également compenser le faramineux impôt de fait que représente la perte de pouvoir d'achat et de valeur des actifs lié au renflouement indirect de ces mêmes banques?
Car ce sont bien là que se retrouvent les vrais coûts pour le contribuable.
Bien entendu, vous ne ferez rien pour ces deux là, d'où l'idée de cette mascarade pour épater le gogo et par le même coup lui faire croire en votre utilité et celle d'une Europe Bancaire! Lamentable.
a écrit le 08/06/2012 à 6:40 :
Arrêtez de nous faire la réclame pour ce sinistre individu. Tous ceux qui ont suivi les débats sur le référendum de 2005 se souviennent de son mépris cinglant et hautain. Entre temps, il ne nous sort que des fadaises, destinées à épater les esprits faibles ou déjà formatés par le pilonage médiatique de la bonne pensée européiste.
Quant aux mesures qu'il propose, c'est simplement risible. Cela ne changera ansolument rien, en particulier si les états continuent à ne pas appliquer leurs propres lois de manière ciblée.
a écrit le 07/06/2012 à 18:00 :
BLABLABA...d'ici là...il y aura des dégâts pour les contribuables...
s'il en reste après la débacle.
Monsieur BARNIER se donne bonne conscience ?.
les usagers des banques de détail françaises paieront pour les BFI
et pour la GRECE, L.ESPAGNE, LE PORTUGAL...C'est déjà le cas chez nous avec les facturations qui deviennent insupportables. c.est le
cas des petits actionnaires qui désertent la bourse, bientôt définitivement soyons en assurés. c'est le cas des "sociétaires" des
banques coopératives régionales qui n'ont rien à voir avec la GRECE.
pensons à CAsa qui côte encore 3 euros, soit IO% du plus haut...c'est
même, et c'est un comble pour une mutuelle, le cas des porteurs de
ces "droles" de valeurs maintenues en bourse par 13 Caisses régionales de crédit gricole (les CCI), sans droit de vote !. DU
DETOURNEMENT... peuvent t'il être considérés comme des CREANCIERS
au profit de la maison mère ?. ON PARLE BEAAUCOUP DE FEDERATION...
N.EST T.IL PAS TEMPS POUR LA 1ERE BANQUE NATIONALE DE FEDERER ET DE
ROMPRE AVEC LE STATUT MI.MUTUALISTE.MI CAPITALISTE ?.
soit l'un, soitl'autre, enfin.
Monsieur BARNIER n'ignore pas ce problème....
a écrit le 07/06/2012 à 17:11 :
Comme nous ne sommes pas prêts de revoir de la croissance, il faut sortir de l'?uro , nationaliser les banques, rétablir le contrôle des changes et remettre des droits de douanes. On avancera pas? De toutes façons, on avance plus, alors autant revenir à ce qui fonctionnait dans le passé, sans finance spéculative.
a écrit le 07/06/2012 à 16:33 :
?
a écrit le 07/06/2012 à 15:57 :
Des projets pour 2018? Mais mon pauvre Monsieur Barnier, vous n'existerez plus d'ici là. Choisissez l'explication (ou le cocktail) que vous préférez: a) comme toutes les variantes successives du capitalisme, le néolibéralisme est en train de s'auto-détruire - b) des révolutions de la rigueur, voire de la faim, vous auront balayés; les jeunes, indignés ou anonymous, vous annoncent la couleur - c) les ultradroites finiront par reconstruire des frontières, comme l'annoncent ces partis qui percent peu à peu. Et j'ajoute, cerise sur le gâteau ou feu aux poudres, que la croissance, mode Merkel ou mode Hollande mais toujours dans le mode déjà-vu, ne reviendra pas avant ... allez, soyons clair, ne reviendra plus jamais.
a écrit le 07/06/2012 à 15:55 :
Merci les boomers pour ce monde que vous nous laissez...Des états surrendettés par le modèle social que vous vous etes auto voté à vous meme sans jamais faire les réformes pour en assurer le financement ....des finances publiques catastrophiques à cause des politiques fiscales hyper accomodantes pour les revenus du capital et de la rente dont vous etes les principaux bénéficiares et cela au détriment du travail et de l'entreprise, des entreprises ruinées car il a bien fallu financer cela par des ponctions ailleurs, des ménages et des actifs sans pouvoir d'achat car ce que vous vous etes auto-octroyé il a bien fallu le prendre quelque part, des jeunes déprimés quand ils voient le monde que vous leur laissez sans compter les dettes.....la génération la plus égoiste que l'histoire aie connu ! le casse du siècle en direct.....vive la gérontocratie. quel héritage vous laisserez derière vous, vous les bailleurs des chambres de bonne à 500 euros par mois pour 9m2 avec un chiotte sur le palier....génération 68 = génération ténardier

Réponse de le 07/06/2012 à 16:53 :
Oui, la génération "68" est la honte du XXème siècle. C'est ma génération ...
Réponse de le 08/06/2012 à 9:33 :
J'avais 20 ans en 68, taille moyenne du Francais a l'époque 1m70 et en dessous de 60 Kg, pour le travail je n'ai connu que des semaines de 60 heures.
Aujourd'hui la jeunesse c'est 1m 90 et 100 kg la génération dinosaure mange et boit toute la journée , pour le travail le chômage et les handicaps ont bon dos.
a écrit le 07/06/2012 à 15:24 :
Je rappelle que s'il faut renflouer les banques espagnoles c'est en raison de la chute de l'immobilier. Les promoteurs ayant fait faillite les banques ont saisi les logements pour se rembourser. Or les prix de l'immobilier chutant fortement en Espagne, les banques doivent enregistrer des provisions pour dépréciation colossables sur ces actifs inscrits à leur bilan, d'où le besoin équivalent en capitaux propres (estimé à 100 milliards). Si l'UE rentre au capital des banques pour éviter le KO, elle en sortira un jour ou l'autre et cela ne coutera peut être rien au contribuable, en tout cas moins que si le monde s'effondre.
Réponse de le 07/06/2012 à 15:58 :
Oui, mais vous etes bien d'accord qu'a la base il y a eu une politique d'argent facile (ie les banques ont trop pretes, pensant qu'elles seraient toujours capable de se refaire sur le prix du bien en cas de defaut). Il y a donc eu erreur strategique de la part des banques, dans une certaine mesure (cela ayant profite a tout le monde, pas uniquement aux banques, a l'epoque). Ainsi, un sauvetage systematique dans ce cas de figure de la part de l'Etat ne pourra qu'encourager les actionnaires des banques a toujours prendre plus de risques... La solution n'est donc pas si evidente.
Réponse de le 07/06/2012 à 16:00 :
n'importe quoi. vous mélangez tout, actif, passif, capital....savez vous seulement comment se lit le bilan d'une banque...allez, d'une entreprise ? qu'arrive t'il au capital quand on déprécie la valeur des actifs.....avez vous une idée du montant du capital qu'il faudrait pour faire face à ces dépréciations? où allez vous trouver ce pognon ? retournez sur le canapé , des chiffres et des lettres va bientot commencer....
Réponse de le 07/06/2012 à 16:06 :
Il faut avant tout rappeler que ce sont les banques de bandits qui ont abusé de la confiance des citoyens du Monde pour fourguer les batisses des promoteurs, souvent filialisé franchisé des banquiers et financiers voyous.
Réponse de le 07/06/2012 à 16:40 :
San dec, il n'est pas là pour comprendre, mais pour faire admettre.
Réponse de le 07/06/2012 à 16:57 :
@yvan:Je pense que sans dec s'adressait a MJ, qui avait l'air de blanchir les banques dans toute cette histoire, et qui manquait un peu de rigueur dans les notions comptables...
a écrit le 07/06/2012 à 14:51 :
Je vois que monsieur Barnier fait bien rire.
a écrit le 07/06/2012 à 14:36 :
Sacré eux, on bouffe de l'impôt à tout va, et il se réveille, pour s en sortir voilà une solution, c est pour ça que les politiciens commencent à avoir peur, le cas de la Grèce et de l'Islande.
Révolution en Grèce, et non simple manifestation.
Islande, nationalisation des banques, l'arrêt des privatisations, politiques à la porte, et banquiers en prison.
Voila ce qui pends au nez des autre pays, la Grèce, 11 millions d'habitants et l'Islande 350 000, alors imaginé 500 millions d'Européens ligués contre leur gouvernement et les banquiers, et ceux qui se cachent derrière.
a écrit le 07/06/2012 à 14:32 :
Le dire c'est bien le mettre en oeuvre c'est tout de même mieux... Entre le dire et le faire. Eternel problème de ce monde où l'on bavasse trop et où l'on agit si peu.
a écrit le 07/06/2012 à 14:06 :
Ne pas faire passer le contribuable a la caisse est tres simple, il suffit de laisser les banques faire faillite. Et pour limiter les risques et degats en cas de faillite, les rendre de taille plus petites par des spin off

compter sur Barnier pour faire quelque chose est comme croire au pere noel. c est un pur politicien qui n a jamais eu de courage
Réponse de le 07/06/2012 à 14:26 :
Plutot d'accord avec vous... Autre piste: une forme de Debt to Equity swap, les creanciers deviennent actionnaires de la banque (de toute facon si la faillite pure et simple est constatee ils perdront la plus grande partie de leur creance...)
Réponse de le 07/06/2012 à 14:45 :
"cdg", nous sommes d'accord avec vous. Ajoutons que la Haute Cour de Justice Européenne devrait se saisir des délits des Administrateurs et des Cadres Dirigeants des Banques pour les juger pénalement durement.
a écrit le 07/06/2012 à 13:28 :
C est un veux pieux ! Barnier vie dans un monde idéal ! un autre monde !
De toutes manieres, les citoyens ont des comptes en banques, donc il paient pour garder leur epargne
Réponse de le 07/06/2012 à 16:54 :
et vous dans un monde sans orthographe non?
a écrit le 07/06/2012 à 13:10 :
Eurocrate non crédible, comme le dit Paul Jorion c'est en 2007 que le système aurait dû être réformé, en attendant si voulez comprendre ce que l'Europe est aujourd'hui
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/leurope-cest-la-paie
a écrit le 07/06/2012 à 13:04 :
Bof, pour les français, cela ne change pas grand chose, nous serons bientôt ponctionnés jusqu'à l'os !
a écrit le 07/06/2012 à 13:03 :
L'idée "'géniale" est de prélever 1% des dépôts pour garantir les banques. Bref, on va faire payer les déposants au lieu des contribuables. Quelle blague ! Faire comme si les déposants n'étaient pas les mêmes personnes que les contribuables est un himalaya de mauvaise foi politicienne. Si c'est pour reproduire les bêtises au niveau européen, pas la peine qu'ils se fatiguent : nous avons déjà pléthore de clowns politiciens en France. Ah ? Ce sont les mêmes ?
Réponse de le 08/06/2012 à 13:05 :
désolé, je suis contribuable mais je n'ai pas assez de disponibilité pour être déposant dans une banque !!!!
a écrit le 07/06/2012 à 12:59 :
Il faut bien avoir conscience que separer les activites banquaire reviendra a faire exploser les couts des banques de depot car elle ne pourront plus placer d argent et en gagner. Chacun est il pret a payer les frais reels ? Egalement, fini PEA et autre comptes remuneré. En fin, ces banques de depot ne pourront preter qu a ceux pour lesquels elle seront certaine d etre rembourser car ses fonds propre seront mutualisés sur la valeur des depots de chacun.
Réponse de le 07/06/2012 à 14:36 :
C'est une blague ? Parce que c'est bien connu que depuis des années les fraies bancaires diminuent, parce qu'ils ont le droit de boursicoter avec notre argent ? Ou est ce que les fraies bancaires opaques ne font qu'augmenté ? D'ou les milliards de bénéfices de l'activité de dépôt ? Et est ce que les chiffres montrent que les banques pretent à tout va aux PME et aux particuliers ? Ou est ce qu'ils préfèrent miser en bourse ? avec notre argent rémunéré un minimum... Il faut arreter..
Réponse de le 07/06/2012 à 14:36 :
Le PEA est un simple outil fiscal : ce n'est pas un compte rémunéré.
a écrit le 07/06/2012 à 12:28 :
1 separation bques affaires et depot
2 Pas de pret aux banques si pb de liquidites on nationalise provisoirement pour 1 euros et on vire toute la direction de la banque meme si ceux ci sont copains avec les politiques
3 et si cela n est pas mis en place...faut virer tous les politiques et technocrates d Europe...
a écrit le 07/06/2012 à 12:23 :
ces déclarations grandiloquentes sont effrayantes et probablement trompeuses. si M. Barnier et la Commisssion souhaitaient serieusement réduire le risque permanent que le système bancaire fait peser sur l'economie, ils devraient, dés à présent, mettre en place des régles simples visant à:
-interdire les opérations hors bilan, surtout sur dérivés non listés (regardez JPM)
-réduire trés sensiblement la taille des grandes banques (à l'inverse de ce qui se fait aujourd'hui)et donc encourager des agents dynamiques et responsables pour le financement de l'économie
les concepts de bail in et autres living will sont des aberations pour étudiants attardés:
le jour ou une grande banque fait faillite, bail in ou living will ou pas, tout saute. M. Barnier serait bien avisé de lire les chiffres quotidiens de la BCE: à ce jour aucune banque n'a fait faillite et pourtant prés de 800 mds sont placés quotidiennement auprés de la BCE par des banques refractaires au risque. Par pitié mettez nous des bons techniciens dans des domaines aussi essentiels.
a écrit le 07/06/2012 à 11:31 :
"Qu'on mettent les technocrates dehors, qu'on les passe à la trappe à technocrates..." aurait dit le Père Ubu "..et qu'on m'amène le crochet à finance qu'on sache ce que j'en fait des technocrates".
Réponse de le 07/06/2012 à 14:48 :
Bravo, vous avez pleinement raison. Peut être les Peuples européens devraient passer eux même le karcher en allant mettre les cadnaset les scellés sur les batiements de la Commission Européenne, en enfermant les technocrates à l'intérieur. Ils se mangeront entre eux, le dernier il finira au bagne.
a écrit le 07/06/2012 à 10:50 :
« une fois les marchés revenus à des conditions de fonctionnement normales »
Les banquiers sont étonnant!
Ils ont une manière remarquable de se dédouaner et de rendre autonome le résultats de leurs actions. Car les marchés, ce sont les banques essentiellement!
Réponse de le 07/06/2012 à 16:50 :
oui mais pas que...
a écrit le 07/06/2012 à 10:48 :
A quoi servent les discours populistes, M.Barnier? Payer pour les bnaques? Mais qui donc paie pour les banques? Sauf preuve du contraire, et mise à part le cas Dexia contrôlée depuis deux ans par les états mise à mal par ses prêts aux collectivités locales notamment, avec l'efficacité que l'on connait (Mariani: "j'ai été naïf..."), qui donc a payé pour une banque? En France, c'est bien l'état qui a généré de l'argent suite aux prêts octroyés au système bancaire. En Allemagne, rien n'a été fait si ce n'est une prise de participation de l'état allemand dans Commerzbank qui ne s'en portera pas mal in fine. Pour l'instant, le contribuable paye pour l'état grec, tout en sachant qu'effacer l'addition de l'état poserai des problèmes aux banques grecques en priorité. M.Barnier, les banques paient pour les états (75% d'abandon de créances à l'état grec, nous payons l'incurie des gouvernants, dont vous faites bien partie. il est temps de faire le ménage dans la classe politique!
Réponse de le 07/06/2012 à 11:14 :
Je suis plutot d'accord avec vous, notamment en ce qui concerne la France et l'Allemagne. C'est un peu moins clair aux USA, meme si la plupart des banques ont rembourse rapidement les aides accordees par l'Etat (qui ne se sont pas faites a des niveaux aussi interessants pour l'Etat qu'en France, ou si ma memoire est bonne le rendement etait de l'ordre de 7%), il y a tout de meme des cas comme AIG qui ont coute cher au contribuable americain. Il faut tordre le coup a la propagande qui consiste a affirmer que l'augmentation de la dette (par exemple 500 milliards en France a vu de nez) est due a l'argent "donne" aux banques... Il est egalement temps de realiser que le modele de la sociale-democratie et son etat obese ne marche pas. Mais je nuancerais en rappelant que d'un autre cote vous avez le cas de l'Islande (qui a fort heureusement laisse tombe ses banques, en grande partie), et vous admettrez que la situation est preoccupante en Espagne, ou le pays traverse plus une crise bancaire/eclatement d'une bulle immobiliere qu'une reelle crise de la dette souveraine... Sur ces deux derniers exemples, le pays s'est retrouve plonge dans une crise violente, pas vraiment du fait de la classe politique, mais des banques. Tant que les actionnaires de la banque auront le filet de securite d'un sauvetage de l'Etat, ils n'hesiteront pas a prendre/laisser prendre des risques inconsideres. Il faut donc les laisser tomber/restructurer, ou diluer les actionnaires actuels (Debt to Equity swap par exemple, les creanciers devenant des actionnaires de l'entreprise). Pour le bon fonctionnement de nos economies de marche, il est indispensable que les "mauvais" soient balayes d'une maniere ou d'une autre, et donc de ne pas systematiquement venir a la rescousse des institutions essuyant de lourdes pertes a la suite de mauvais choix strategiques...
Réponse de le 07/06/2012 à 14:56 :
le contribuable paie pour l'état grec qui paie les banques !
Réponse de le 07/06/2012 à 15:19 :
Sauf qu'il y a une tres tres grande difference entre le contribuable qui vole au secours de banques imprudentes aux bords de la faillite, car on ne veut pas les laisser couler en raison des risques de repercussion sur toute l'economie (c'est le point discute dans cet article... Et qui peut effectivement indigne tout le monde), et ce que vous mentionnez (les Etats se financent aupres des banques et ne peuvent plus imprimer de monnaie). Ce sont deux sujets extremement differents. L'Etat Grec s'est surendette, aupres des banques mais plus generalement de tous ses creanciers (banques mais aussi fonds de pension, compagnies d'assurances, PWM et autres grands investisseurs). Tandis que l'Espagne a un niveau d'endettement raisonnable (meme si il est bon de faire des efforts, ce que Mariano Rajoy a fait), en revanche son systeme financier est au bord de l'implosion en raison des pertes essuyees par les banques suite a la reduction drastique de leurs actifs apres l'explosion de la bulle immobiliere (ce qui a profite d'ailleurs a tout le monde, banques qui affichaient de bons resultats, secteur du BTP, promoteurs immobiliers, particuliers souhaitant s'acheter une maison... Bref, une bonne grosse bulle).
a écrit le 07/06/2012 à 10:38 :
"Nous ne voulons plus que les contribuables payent pour les banques"....qui ont leurs sous dans les banques ! Bref ... le serpent qui se mord la queue !
a écrit le 07/06/2012 à 10:33 :
il est temps... L'Europe prétait gratuitement aux banques qui faisaient payer les états . Les banques placaient le fric et mettaient en place des OPCV merdiques ... qui m'ont fait perdre pas mal d'argent .. la banque va bien merci pour elle

et moi je vais moins bien
Bravo à cette initiative
Réponse de le 07/06/2012 à 10:53 :
t'as pas bien compris mon vieux je t'invite à lire le commentaire ci-après.
a écrit le 07/06/2012 à 10:07 :
C'est bien du travail de technocrate, je dirais plus de technocrates de Bruxelles, totalement à côté de la plaque, minable, irréaliste, du pipi de chat...ce type là ferait mieux de s'occuper des agences de notation et des cabinets d'audit qui trustent le marché du conseil et qui d'une façon générale se sont vautrés sur les risques et les comptes, les agences de notation et les cabinets d'audits doivent garantir juridiquement et financièrement ce qu'ils produisent; pour le reste c'est pareil les décideurs et dirigeants politiques doivent pouvoir être jugés devant un cour ad hoc composée par des magistrats spécialisés et par un jury de citoyens européens inachetables pour être juger de leurs fautes, lâchetés, incompétence et irresponsabilité. Même chose pour les banquiers, les superviseurs, et les banquiers centraux. Tant qu'on a pas fait ça on n'a rien réglé. Quant à la corruption et la fraude fiscale ça devrait êtres passible de peines de prisons incompressibles de 20 à 30 ans.
Réponse de le 07/06/2012 à 10:21 :
Mais c'est VRAI ça, tout ça c'est de l'ESBROUFE, c'est de la m....pour noyer le poisson, NOYER c'est le cas de le dire, il est où ce nullard?
Réponse de le 07/06/2012 à 10:45 :
@On rêve de tant de candeur:
"êtres passible de peines de prisons incompressibles de 20 à 30 ans."
Pourquoi pas... J'imagine que vous etes egalement pour le retablissement de la peine de mort... Quand a "un jury de citoyens europeens inachetables", on aura vraiment tout vu...
Réponse de le 07/06/2012 à 16:48 :
les commentaires sous couverts d'anonymat sont souvent à vomir... punir plus les "méchants banquiers" que les violeurs, les tueurs, les pédophiles on voit où vous placez les priorités... écoeurants!
a écrit le 07/06/2012 à 10:01 :
Travailler sur le long terme ... Il est vrai que lorsqu'on vit dans luxe, rien ne prese
Réponse de le 07/06/2012 à 12:50 :
Dit celui qui poste son commentaire depuis un Iphone...
Réponse de le 07/06/2012 à 17:51 :
Sors de ta grotte, mon ami ..
a écrit le 07/06/2012 à 9:39 :
Qui va payer alors ? Les chômeurs et autres assistés sociaux ? Un peu de sérieux ! Ne comptez pas sur les riches, ils ont déjà fait leurs valises ...
Réponse de le 07/06/2012 à 11:34 :
Expliquez-moi donc quand le contribuable Francais a paye pour sauver ses banques (l'operation etait plutot juteuse au final). A tout ceux qui payent des impots dans ce pays: en ce moment, c'est plutot pour la Grece que vous payez, et bien plus que ce qui n'a jamais ete sorti pour les banques...
Réponse de le 07/06/2012 à 12:25 :
Tyler, vous ne devez pas avoir les bons chiffres. Déjà, pour les banques, c'est plus de 500 milliards d'Euros.
Réponse de le 07/06/2012 à 13:18 :
@yvan:
Bien curieux de voir cela; sommes-nous d'accord que l'Etat Francais n'a pas debloque plus de 20 milliards d'Euros en 2008/2009 pour aider les 3 principales banques Francaises? (Ces prets ont ete rembourses, et a un taux moyen de 7% et quelque).
Réponse de le 07/06/2012 à 13:48 :
Si vous prenez en compte les prets directs aux banques, c'est vrai, Si vous prenez en compte les prets fait dans le cadre du sauvetage de la Grece/ sauvetage des banques y etant exposées, les prets sont fait pure perte et financé directement par le contribuable.
Réponse de le 07/06/2012 à 14:04 :
@ @Tyler: Parfaitement d'accord avec vous, d'ou dans mon premier commentaire "en ce moment, c'est plutot pour la Grece que vous payez, et bien plus que ce qui n'a jamais ete sorti pour les banques...". A moins que vous ne soyez en train d'avancer que la majorite de l'argent debloque pour la Grece (donc plusieurs centaines de milliards de plan d'aide pour resituer les ordres de grandeur) soit alle aux banques grecs... Ce qui est faux. Vous comprenez mon point: on doit sauver la Grece surtout parce que sa gestion a ete catastrophique et que le pays est surendette; on ne met pas des centaines de milliards dans les banques grecs...
Réponse de le 07/06/2012 à 14:19 :
C'est presque à se DEMANDER si vous avez lu l'article. Ce Monsieur, CITE, DIT que les contribuables doivent cesser de payer pour le renflouement des banques, et VOUS vous parlez que nous payons aux Grecs...??? Expliquez-moi, là..?? On dirait le précédent Président réussir à dire que les banques ont RAPPORTE à l'état alors que ce dernier s'est endetté à donf. Soyez logique au moins un peu quelque part. Je vous explique la situation aux US..?? Histoire que nous comparions..??
Réponse de le 07/06/2012 à 14:45 :
@yvan: Je vous reprenais sur votre chiffre "Tyler, vous ne devez pas avoir les bons chiffres. Déjà, pour les banques, c'est plus de 500 milliards d'Euros.", comme je l'explique ci-dessus, ce que vous dites est totalement faux, on est bien loin des 500 milliards laches a des banques en difficulte. Mon commentaire initial repond aux commentateurs qui avancaient la meme chose que vous, non directement a l'article qui traite d'un probleme different.

Pour faire simple et effectivement parler de l'article, ce Monsieur dit qu'il n'est pas normal que l'Etat (et donc le contribuable) ait a passer a la caisse (recapitaliser avec de l'argent public) les banques se trouvant au bord de la faillite en raison des lourdes pertes qu'elle a enregistre et de ses mauvaises decisions strategiques, comme ce qu'il est sur le point de se passer en Espagne en ce moment. Et il a bien raison. Mais ceci ne s'est jamais produit en France, ni en Allemagne, ni meme aux USA dans cette ampleur, et il est bon de le rappeler manifestement...
a écrit le 07/06/2012 à 9:30 :
Logique. A long terme, les contribuables ne paieront plus pour les banques car la crise économique les aura tué.
a écrit le 07/06/2012 à 9:19 :
Le temps que les dirigeants européens tentent de pondre quelque chose, le système sera par terre bien avant. Les banques rechignent déjà à appliquer la réglementation Bâle III alors, pour les hypothétiques autres contraintes.... Tant qu'il n'y aura pas de sursaut chez les politiques avec une forte volonté de réformer totalement le système bancaire et financier, nous courrons à la catastrophe.
Réponse de le 07/06/2012 à 10:17 :
personne n'a le courage d'affronter la finance, assez fait joujou , il nous faut une refonte totale du systéme bancaire, on ne peut pas à chaque fois subir les spéculations et les folies des traders et en payer les conséquence par la multiplication de crise fiancières et des périodes de récessions espérons qu'hollande se bougera et tiendra ces promesses ...
Réponse de le 07/06/2012 à 10:35 :
Je me demande maintenant si c'est une question de courage ou d'intelligence? Victor Hugo sera bientôt de retour " A ceux qu'on foule aux pieds".

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