La récession s'aggrave en Grèce

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Le produit intérieur brut grec devrait reculer de 6,5% sur un an au premier trimestre contre les 6,2% prévus lors d'une première estimation. La Banque de Grèce prévoit désormais une chute annuelle de 4,5%, soit une cinquième année de récession.

En Grèce, la récession est encore plus grave que prévu. Le produit intérieur brut (PIB) du pays recule de 6,5% au premier trimestre par rapport à la même période l'an dernier, selon des données officielles publiées ce vendredi. Une première estimation évaluait ce recul à 6,2%. Désormais, la Banque de Grèce prévoit une chute annuelle de 4,5%, après un recul de 6,9% en 2011. Ce sera la cinquième année consécutive de récession. Et l'horizon ne devrait pas s'éclaircir avant 2014, date pour laquelle la Commission européenne prévoit un retour à la croissance.

La crainte de l'asphyxie

Avec une récession aggravée, il sera plus difficile encore pour la Grèce de réduire sa dette publique. Athènes est soumise au plan de rigueur imposé par ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt totalisant 240 milliards d'euros. Ce programme, qui doit s'accompagner de réformes structurelles, est vivement critiqué par une partie de la classe politique actuellement en campagne pour les élections législatives du 17 juin et qui craint l'asphyxie. Le parti Syriza, qui appartient à la gauche radicale, mène ainsi le front anti-austérité. Son chef de file, Alexis Tsipras a prévenu: en cas de victoire, il remettrait en cause le "mémorandum" sur la rigueur imposé par les bailleurs de fonds du pays.

Le 1er contrôleur fiscal grec met en garde contre l'évasion fiscale

Parmi eux, le FMI a déjà évoqué une possible sortie de la Grèce de la zone euro, si Athènes ne respecte pas ses engagements. Par ailleurs, la directrice de l'institution, Christine Lagarde, avait créé la polémique en insinuant que les Grecs étaient peu empressés à payer leurs impôts. "Les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", et ce, en "payant tous leurs impôts", avait-elle affirmé au quotidien britannique The Guardian. Une position partagée par le premier contrôleur fiscal grec. Dans une interview publiée dans le quotidien allemand Die Welt ce vendredi, Nikos Lekkas affirme que "l'évasion fiscale en Grèce atteint 12% à 15% du Produit intérieur brut (PIB)".

Selon lui, "ce sont 40 à 45 milliards d'euros par an" en moins dans les caisses de l'Etat. "Si nous pouvions en récupérer ne serait-ce que la moitié, le problème de la Grèce serait résolu", a-t-il indiqué. "Nous avons les lois nécessaires depuis 1996, elles n'ont juste jamais été appliquées", a-t-il expliqué, tout en nuançant son propos : "nos politiques ont commencé à le comprendre".Le directeur des contrôleurs fiscaux grecs prévient: "Si la corruption systématique qui a cours dans toute la société" ne cesse pas, et en particuliers si les élites continuent de rester impunies tandis que le reste de la population est pressuré "il y aura une explosion sociale".

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Commentaires
a écrit le 10/06/2012 à 19:38 :
Et la mère merkel jubile.
deutschland, deutschland über alles!
a écrit le 09/06/2012 à 12:19 :
CREVER L?ABCÈS ! Il est plus que temps que les Grecs affrontent courageusement leur destin. D'abord se retirer de l'Euro-spéculatif destructeur, de s'engager définitivement à ne pas rembourser les responsables financiers capitalistes de leur crise, ensuite à la différence de la revendication de Syriza (gauche radicale grecque) assumer le désir d'émancipation sociale en refusant de rester dans les directives assassines de l'Europe autocrate libérale et de ses plans financiers austère pour le peuple. Enfin faire confiance au peuple et à ses aspirations libératrices qui évolueront au fur et à mesure de la nécessité sociale et économique. A tous de se responsabiliser dans une démarche volontaire d'émancipation réelle hors des structures habituelles en échec total !
Réponse de le 10/06/2012 à 5:52 :
Même chose pour l'Espagne. Ils doivent se retirer de l'Europe. Idem pour le Portugal, pour l'Italie etc...
a écrit le 09/06/2012 à 7:22 :
Reprenons notre destin en main. L'Europe n'a apporté que malheur pour les peuples. A quand un "vrai" référendum sur un choix de vie IN ou OUT ? 10 ans déjà et voilà ou l'on en est.
Réponse de le 09/06/2012 à 8:21 :
L'Europe et l'euro ont permis à la Grèce de vivre au dessus de ses moyens pendant au moins une décennie. Aujourd'hui, la Grèce crée trop peu de richesse, son environnement législatif freine le développement économique et la fraude fiscale est un sport national. Il y a toujours un moment où la réalité vous rattrape, ce moment est arrivé pour la Grèce. Accuser l'Europe est facile mais ne résout rien. Moderniser le pays et faire preuve de civisme fiscal est plus difficile mais plus efficace.
Réponse de le 10/06/2012 à 5:51 :
Le problème s'étend maintenant à l'Espagne. Qui sera le suivant. Faut il sacrifier 2 génération pour arrêter cette folie.
a écrit le 08/06/2012 à 23:44 :
si les élites continuent de rester impunies tandis que le reste de la population est pressuré "il y aura une explosion sociale".

Méditez, élites françaises.
a écrit le 08/06/2012 à 20:21 :
Hitler voulait la grande Allemagne. Nos dirigeants pourris, veulent la grande Europe. La honte de la directive Europeenne Bolstein...Sus aux corrompus. Nous sommes tous des grecs
Réponse de le 08/06/2012 à 23:47 :
je me demande vraiment ce que peut bien apporter ce type de commentaire, sauf de s'interroger sur l'état intellectuel de son auteur
a écrit le 08/06/2012 à 17:29 :
Et les traders grecs qui ont fait gagner beaucoup, BEAUCOUP d'argent aux entrepreneurs... qui roulent en Aston martin & Porsche... encore maintenant....
Le petit peuple va se réveiller là_bas... tandis que chez nous, tout est si normal !!
a écrit le 08/06/2012 à 17:25 :
Nikos Lekkas affirme que "l'évasion fiscale en Grèce atteint 12% à 15% du Produit intérieur brut (PIB)". ....Selon lui, "ce sont 40 à 45 milliards d'euros par an" en moins dans les caisses de l'Etat. "Si nous pouvions en récupérer ne serait-ce que la moitié, le problème de la Grèce serait résolu", a-t-il indiqué. "Nous avons les lois nécessaires depuis 1996, elles n'ont juste jamais été appliquées", a-t-il expliqué, tout en nuançant son propos : "nos politiques ont commencé à le comprendre".
Il y a de quoi RIRE!! alors que la CRISI est là, bien en place depuis quelque temps déjà, il est temps de comprendre en effet! mais ça ne va pas si mal pour beaucoup de Grecs, même si la situation est effrayante, beaucoup vivent mieux que chez nous. chez nous où la pauvreté s'installe chez les travailleurs et retraités de la classe moyenne honnête que l'on ponctionne allégrement! des Grecs vertueux(?) trouvaient que mon niveau de vie était bien bas comparativement au leur, dans un même registre!! Eh oui, et on va encore nous ponctionner... TOUT VA MAL sauf pour les assistés.
a écrit le 08/06/2012 à 16:37 :
Après avoir voté la concurrence libre et non faussée la libre circulation des capitaux les états son pris au piège et ne peuvent rien retenir. La finance fait ce qu'elle veut et rigole au nez des gouvernements. Mais bien entendu il n'est pas question de revenir la dessus. C'est la faute des Grecs c'est la faute des Espagnols c'est la faute des Irlandais c'est la faute des Portugais et ainsi de suite mais jamais la faute de ceux qui ont signé ces traités scélérats. Ces politiques qui vont bientôt avoir intérêt à demander l'exil dans un paradis fiscal bien sûr.
Réponse de le 09/06/2012 à 20:07 :
1664, Kronanbourg saluait la foule du bar tabac du coin en levant sa Kro à la santé du père Pichot.
a écrit le 08/06/2012 à 16:30 :
La fraude notamment des gros commerçants, entrepreneurs, professions libérales avec la collusion ou l'aide de (à divers niveaux de l'administration ou du pouvoir) fonctionnaires est directement la cause de cette baisse de PIB, l"économie souterraine se développant alors qu'une partie de plus en plus importante de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. C'est la chasse à l'homme qu'il faut organiser à commencer par les politiques crapuleux ou sans scrupule, appréhender les patrimoines en Grèce et dans les paradis fiscaux, montrer l'exemple e foutre tous ces fraudeurs en taule mais de 5 à 20 effectifs sans réduction ou libération anticipée.
Réponse de le 08/06/2012 à 16:59 :
Les accords passés entre l'Allemagne et la Suisse, la GB et la Suisse, ou les amnisties fiscales scandaleuses organisées par Berlusconi en Italie et Rajoy en Espagne sont totalement à proscrire, elles incitent à la fraude, et elles montrent que le pouvoir est collusif et même complice de la fraude fiscale/ C'est ça qu'il faut changer en premier lieu, PAS OU PEU DE FRAUDE OU D'EVASION FISCALE OU DE DUMPING FISCAL ET PLUS DE PROBLEME DE DETTE.
Réponse de le 08/06/2012 à 17:01 :
Et tu fais ça où?
tu peux que le faire dans un état dictature
Réponse de le 08/06/2012 à 17:15 :
Donc les US seraient une dictature, va frauder le fisc aux US je te souhaite bonne chance, et les pénalités financières et pénales sont carabinées, ça t'empêche pas d'utiliser le droit et les conseillers fiscaux mais tu paies et si jamais tu te gourres tu vas en taule.

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