Le Premier ministre britannique espère redorer son blason sur le dos de l'Europe

Le congrés des conservateurs britanniques a débuté ce dimanche à Birmingham, avec en perspective une fronde contre David Cameron, accusé de pas sortir le pays de la récession. Pour calmer la grogne, le Premier ministre a menacé d'opposer son veto au budget européen et annoncé vouloir limiter l'immigration.
Avant l'intervention de David Cameron, mercredi, c'était George Osborne, le chancelier de l'Echiquier, qui était présent dimanche au Congrés annuel des conservateurs à Brimingham, au centre de l'Angleterre. Copyright Reuters
Avant l'intervention de David Cameron, mercredi, c'était George Osborne, le chancelier de l'Echiquier, qui était présent dimanche au Congrés annuel des conservateurs à Brimingham, au centre de l'Angleterre. Copyright Reuters

Avant de se présenter mercredi devant les militants de son parti, très remontés contre lui, David Cameron, le Premier ministre conservateur britannique, a usé d'un argument qui marche toujours, l'anti-européanisme. Il a en effet menacer d'opposer son veto au budget de l'Union européenne s'il n'était pas conforme à l'intérêt des Britanniques, assurant au journal The Sunday Telegraph qu'il ne tolèrerait pas des tentatives "scandaleuses" pour l'augmenter.

Des mesures pour limiter l'immigration

Il suggère aussi une réflexion pour que les 27 Etats membres de l'Union européenne (UE) établissent deux budgets séparés, l'un pour les 17 pays de la zone euro, et le second pour les 10 autres, dont le Royaume-Uni. En outre, il a assuré vouloir prendre des mesures pour limiter l'immigration, un thème qui monte dans une société britannique qui affronte une récession économique.

Sa légitimité mise à mal, David Cameron va devoir en effet convaincre les participants au congrès annuel de son parti qui a débuté ce dimanche à Birmingham (centre de l'Angleterre). Lors de son discours prévu mercredi, il devra défendre son bilan à mi-mandat et rassurer l'aile droite de son propre parti qui souhaite un retour aux valeurs traditionnelles des tories et un référendum sur l'adhésion à l'Union européenne.

Le retour des travaillistes

Le projet de transformer la Grande-Bretagne se solde en effet sur le plan politique par un retour des travaillistes dans les sondages. Ainsi, celui réalisé par l'institut YouGov et publié dimanche par le Sunday Times, pointe un retard de 14 points du parti conservateur par rapport aux Travaillistes. Le Labour obtenait 45% d'opinions favorables contre 31% aux Conservateurs et 8% au parti Libéral Démocrate.

Indicateurs atones

Le Premier ministre essuie de sévères critiques pour son incapacité à relancer l'économie britannique comme il s'y était engagé à travers des mesures d'austérité. Contrairement aux pays de la zone euro, la Grande-Bretagne peut dévaluer sa monnaie pour retrouver de la compétitivité.

Vers une hausse du risque britannique

Mais l'ensemble des indicateurs restent atones. "L'évolution du PIB au cours des derniers trimestres a confirmé que le Royaume-Uni est enlisé dans la plus longue crise de l'après-guerre", soulignaient dans une note publiée le mois dernier, Nathalie Dezeure et Hinda Sobaihi, analystes chez Natixis. "Selon notre scénario, indiquent-elles, le PIB britannique devrait baisser cette année (-0,3%) et la reprise prévue pour 2013 sera très modeste (+0,8%). Cette absence de croissance pèse sur la consolidation budgétaire et pourrait se traduire par une hausse de la perception du risque britannique."

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Commentaires 7
à écrit le 08/10/2012 à 10:49
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Ce ne sont pas les Britanniques qui ont empêché les états de l'Euro Zone de se doter des moyens pour assurer sa survie. Ceux qui ont conçu l'Euro savaient bien que la monnaie unique devait être accompagnée par un budget commun. Il était évident que s...

à écrit le 08/10/2012 à 9:17
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"Il a en effet menacer d'opposer" Il n'y aurait pas comme un problème de français chez les journalistes de la tribune? ça pique les yeux.

à écrit le 08/10/2012 à 2:01
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Faire entrer l'Angleterre en son sein fut la plus grande erreur de l'UE.

à écrit le 08/10/2012 à 0:25
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Ce serait bien pour tout le monde que les Anglais sortent de l'Europe. De toute manière, ils ne prennent que ce qui les intéresse !!! De Gaulle n'en voulait pas, et il avait bien raison.

à écrit le 07/10/2012 à 22:15
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Il veut mettre son veto ? Osons ! Passons outre ! De toutes les façons, ils ne sentent pas vraiment Européens.

à écrit le 07/10/2012 à 20:31
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Eurofederal +1 Si en plus cela pouvait aboutir à une baisse des cotisations ce serait bienvenue en cette période de diète....

à écrit le 07/10/2012 à 17:00
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Nous européens convaincus ou pas comme les anglais, payons au prix fort la politique du tous ensemble ou rien... cela fait belle lurette que l'UE aurait du se transformer pour mieux fonctionner. D'abord, en créant cette Union politique à quelques uns...

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