Athènes pourrait décrocher aujourd'hui sa prochaine tranche d'aide

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Après l'échec du dernier sommet de l'Eurogroupe mercredi dernier, les ministres des Finances de la zone euro reviennent ce lundi à la table des négociations pour donner (ou pas) leur feu vert à une nouvelle tranche d'aide à la Grèce de 44 milliards d'euros.

Cette fois-ci, Athènes espère que ce sera la bonne. Mercredi dernier, le dernier sommet de l?Eurogroupe consacré à la dette grecque s?est achevé sur un échec. Les principaux créanciers de la Grèce, FMI, BCE et Union européenne se sont quittés sans accord après 11 heures de discussion. Ce lundi, rebelote. Les mêmes acteurs se retrouvent à la table des négociations.

L?objectif est toujours le même : déterminer les modalités pour trouver une issue à la crise de la dette grecque. Et surtout, à court terme, obtenir le déblocage d?une nouvelle tranche d?aide de 44 milliards d?euros prévue dans le cadre du second plan de sauvetage. Et ce, alors que les caisses d?Athènes sont vides.

Pour Moscovici, "nous sommes tout près d'une solution"

Pour l?heure, l?optimisme semble être de mise. Ainsi, Pierre Moscovici a estimé dimanche que l'Europe est "tout près" d'un accord, lors d'une interview sur BFM TV. "Je pense en effet que nous sommes tout près d'une solution", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, jugeant toutefois qu'il "ne serait pas responsable que demain nous n'y parvenions pas, compte tenu des efforts qui ont été faits par chacun". Dans la même veine, François Hollande s'est également voulu rassurant, jeudi dernier, sur les chances de parvenir à un accord lundi. "Nous travaillons à un accord" a indiqué le président de la République en marge du sommet sur le budget européen.

Reste que pour l?instant, les discussions bloquent sur l'exigence du FMI. L'institution dirigée par Christine Lagarde souhaite que les États de la zone euro acceptent de réduire la dette grecque pour lui faire atteindre 120% du PIB en 2020. Ce alors qu'elle devrait atteindre 190% du PIB à la fin de l'année. Et le FMI n'exclue pas une décote sur les prêts accordés à Athènes par ses partenaires.

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