Silvio Berlusconi est désormais un homme comme les autres
latribune.fr
latribune.fr
Cette fois, il est vraiment parti. Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été démis de son mandat de sénateur ce mercredi 27 novembre. En fin d'après-midi, le président du Sénat Pietro Grasso a annoncé la fin d'une série de votes techniques qui ont débouché sur l'éviction du Cavaliere, condamné pour fraude fiscale dans le procès Mediaset.
Moins d'une demi-heure auparavant, le Cavaliere parlait encore devant des milliers de partisans rassemblés devant son palais romain. Déjà résigné à l'issue du vote, il a déclaré : "Je ne me retirerai pas dans un couvent, nous sommes ici, vous êtes ici, nous serons là", alors que ses fidèles agitaient des drapeaux de son parti "Forza Italia" et criaient "Silvio Silvio".
La gauche et le Mouvement Cinq Etoiles de l'ex-comique Beppe Grillo ont uni leurs voix pour voter la destitution de Silvio Berlusconi. Le vote fait suite à une loi adoptée en 2012 prévoyant l'inéligibilité pendant six ans de tout élu condamné à une peine de plus de deux ans de prison (le Cavaliere s'est vu infliger quatre ans, dont trois annulés par une amnistie).
"Aucun leader politique n'a jamais subi une persécution comme celle que j'ai vécue", s'est plaint l'ex-chef du gouvernement, évoquant même "un peloton d'exécution" et accusant "une magistrature communiste d'avoir ouvert la route à la conquête du pouvoir par la gauche".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Privé de son immunité parlementaire, Silvio Berlusconi pourrait-il être arrêté dans le cadre de l'une des nombreuses procédures judiciaires à son encontre ? La question se pose. "C'est une hypothèse absurde, complètement irréelle", a assuré Franco Coppi, l'un de ses avocats, invoquant sa position politique et son âge.
latribune.fr
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France