Pourquoi l'Italie ne retrouve pas le chemin de la croissance

 |   |  1636  mots
L'Italie va connaître sa troisième année consécutive de baisse du PIB
L'Italie va connaître sa troisième année consécutive de baisse du PIB (Crédits : reuters.com)
Ce n'est pas le manque de réformes mais plutôt les conséquences de la politique d'austérité qui ont pesé sur l'activité en Italie.

L'annonce a fait l'effet d'une douche froide de l'autre côté des Alpes. L'OCDE a révisé lundi à la baisse les prévisions de croissance pour l'Italie pour 2014 et 2015. Selon l'organisation internationale, le pays devrait être le seul du G7 à connaître une contraction du PIB cette année, sans doute de 0,4 %. Ce serait alors la troisième année consécutive de contraction du PIB italien qui, depuis 2012, a reculé de 4,6 %. Et l'avenir n'est guère réjouissant. Pour 2015, l'OCDE prévoit une hausse de 0,1 % de la richesse nationale. Les analystes de Bank of America Merrill Lynch, qui ont également revu à la baisse (de 0,3 % à -0,3 %) leur prévision de croissance du PIB pour cette année, estiment même qu'une contraction en 2015 est possible, ajoutant : « La croissance du PIB sera probablement proche de zéro pour les trois prochaines années. »

Plus de réformes nécessaires ?

« L'effet Renzi », du nom du président du conseil arrivé au pouvoir en février 2014 avec de nombreuses ambitions, a donc fait long feu sur l'économie italienne. Le Premier ministre a eu beau distribué 80 euros au printemps aux contribuables italiens, il a eu beau promettre monts et merveilles, l'activité péninsulaire ne décolle pas. Sa situation reste des plus préoccupantes au sein de la zone euro. Pourquoi ? Pour les partisans des réformes, la réponse est évidente : pas assez de réformes ! Et de pointer du doigt la différence avec l'Espagne qui, elle, connaît une croissance plus vigoureuse (1,5 % cette année). Ce point de vue a, du reste, été adopté par Matteo Renzi puisque, au lendemain du choc des annonces de l'OCDE, il s'est engagé à mener une nouvelle réforme du marché du travail, espérant recréer les conditions de la « confiance. »

Est-ce là réellement le problème de l'Italie ? Le pays a pourtant sous les gouvernements de Mario Monti (novembre 2011-avril 2013), puis d'Enrico Letta (avril 2013-février 2014), connu une vague de « réformes », notamment dans le domaine du marché du travail. Les économistes les avaient jugées « trop timides », pourtant leurs effets sur l'économie italienne ne sont guère visibles. Même les économistes de Goldman Sachs, peu soupçonneux de vouloir nier l'importance de telles réformes, remarquent qu'il faut cinq ans à des « réformes structurelles » pour voir une amélioration et reconnaissent que la croissance espagnole n'a pas grand-chose à voir avec les « réformes. »

L'Italie décrochée par l'Espagne

Certes, le coût de la main d'œuvre continue de progresser plus vite en Italie que dans la zone euro et, particulièrement, que l'Espagne. Au deuxième trimestre, par exemple, selon Eurostat, le coût total de la main d'œuvre dans l'industrie a progressé sur un an de 1,7 % en Espagne et de 2,7 % en Italie. Mais cet écart ne dit rien en réalité. Les exportations italiennes et espagnoles sont en effet peu comparables. Les deux pays sont présents sur des marchés fort différents. Les biens d'équipement constituent ainsi un tiers des biens exportés par l'Italie, contre seulement 9 % en Espagne.

Du reste, malgré des coûts de main d'œuvre élevés, les exportations italiennes restent le seul point fort de l'économie transalpine qui dégage un excédent commercial, particulièrement en ce qui concerne les biens industriels. L'erreur commise par ceux qui attendaient un retour à la croissance de l'Italie en 2014 a été de surestimer l'impact positif des réformes et de compter sur une reprise stimulée par la demande externe. Elle a aussi été de sous-estimer les impacts négatifs de la stratégie de « réforme » sur l'économie. Aussi, la volonté de Matteo Renzi de presser le pas dans cette direction apparaît comme fort risquée. Elle est d'autant plus étrange que la pression des marchés n'existe plus : le 10 ans italien affiche un taux de 2,45 % contre plus de 7 % à la fin de 2011.

L'Italie paie cher l'austérité des années Monti

En réalité, l'Italie paie encore très cher l'austérité. A partir de 2011, Mario Monti et Enrico Letta ont fortement pressé l'économie pour ramener le déficit des comptes publics sous les 3 % du PIB et dégager à nouveau un excédent budgétaire primaire (hors intérêt de la dette). Mais cet effort rapide et violent a eu des conséquences terribles à court et long terme. L'effet récessif de cette consolidation budgétaire à marche forcée a été considérable. Selon Goldman Sachs, en 2012 et 2013, cette politique a ôté deux points de PIB à l'économie italienne. Il s'en est suivi une dégradation rapide de la demande intérieure, au moment où l'austérité généralisée en zone euro fragilisait les exportations industrielles du pays. L'Italie s'est alors rapidement retrouvée sans moteur pour son économie. Et désormais, rien n'est plus difficile que de le rallumer.

manque d'innovation et d'éducation

Dans une étude récente, le think tank bruxellois Bruegel tentait d'expliquer l'apathie de l'économie italienne. Une des principales raisons est la faible productivité due à un manque d'investissement dans l'innovation et l'éducation. Libéraliser le marché du travail sans régler ce problème risque de n'être guère utile, sauf à vouloir faire glisser l'Italie sur des marchés où la compétitivité coût est essentielle. Or, pour régler ce nœud gordien de la croissance, il faut de l'investissement. Public et privé. L'austérité a bloqué un investissement public déjà fortement grevé depuis le milieu des années 1990 en raison, principalement, du poids de la dette. Elle a aussi fait pression sur les marges des entreprises transalpines, les encourageant à encore réduire l'innovation dans les budgets des entreprises. Autrement dit, l'austérité a aggravé les problèmes structurels de la Péninsule.

La désindustrialisation

L'autre conséquence, c'est la destruction de la capacité industrielle du pays. La production industrielle a reculé de 1 % en juillet dernier sur un an. Depuis 2010, elle a reculé de 9,6 %. De fait, même avec des réformes musclées, cette désindustrialisation accélérée de l'Italie la rend moins capable de répondre (la productivité, rappelons-le, est faible) à une augmentation potentielle (elle n'existe pas encore) de la demande externe. Les exportations ont donc naturellement un impact moins notable sur la croissance. Pour reconstituer cette capacité industrielle, il faudrait des investissements nouveaux. Mais la poursuite de l'austérité continue de peser sur l'investissement. Sur un an, au deuxième trimestre, ils ont reculé de 2,1 %.

La faiblesse du crédit bancaire

Ici vient le troisième nœud de la croissance italienne : l'absence de crédit bancaire. Pour investir, il faut pouvoir emprunter. Or, à la différence de l'Espagne, le secteur bancaire italien n'a pas été recapitalisé pendant la crise. On ignore son état réel qui apparaîtra en octobre, lorsque l'on connaîtra les résultats de la revue de la qualité des actifs (AQR) menée par la BCE. Goldman Sachs met ainsi en évidence le fait que les mesures de la BCE se sont révélées plus efficaces en Espagne qu'en Italie. Les banques transalpines doivent donc se montrer prudentes, et les faibles perspectives économiques ne les engagent guère à se montrer plus prêteuses, malgré les actions de la BCE. Selon les chiffres de la Banque d'Italie, les taux moyens pratiqués par les banques pour les entreprises non financières sont supérieurs en juillet 2014 à ce qu'ils étaient en août 2013 (3,68 % en moyenne contre 3,62 %). Les conditions d'obtention restent contraignantes : la masse monétaire s'est certes redressée au cours du premier semestre, mais elle reste encore inférieure à celle de juillet 2012... Maintenir l'austérité, accélérer les réformes, c'est encore rendre plus ternes les perspectives et plus prudentes les banques.

La dette continue de peser

A ceci s'ajoute le dernier nœud : celui de la dette. Avec une dette publique de 135 % du PIB, les finances publiques sont prises dans un cercle vicieux. Le pays doit dégager des excédents primaires considérables pour demeurer sous le seuil des 3 % du PIB. Les gouvernements sont donc condamnés à l'austérité budgétaire. On a vu comment cette dernière pesait sur la croissance. Or, sans croissance - et sans inflation - le ratio dette sur PIB progresse encore, contraignant à nouveau à un tour de vis budgétaire... L'Italie est peut-être le pays d'Europe le plus réellement menacé par la déflation. Comme l'Espagne, le pays connaît désormais une inflation négative, mais à la différence de l'Espagne, l'ajustement par les salaires n'a pas été réalisé. Du coup, les marges des entreprises sont mises à plus rude épreuve en Italie qu'en Espagne. Et ceci entretenant la déflation risque de peser encore plus sur la dette...

Agir dans le bon sens

La situation italienne est donc critique. Compter sur de nouvelles réformes et de nouvelles économies pour « retrouver la confiance » serait en réalité ajouter des maux au mal et faire davantage plonger le pays. Pourtant, stopper l'austérité ne suffira pas. L'Italie a, en réalité, au minimum besoin d'un choc de croissance que ni l'État italien, ni le secteur privé ne peuvent réellement apporter. D'où l'importance des investissements européens et de la politique de la BCE pour casser le cercle vicieux dans lequel se perd la troisième économie de la zone euro. Les besoins de l'Italie, toujours pénalisée par son Mezzogiorno, ne manquent pas. Mais ni le TLTRO de la BCE, ni le plan Juncker ne semblent à la mesure du danger. Comme le soulignait un stratège de Mediobanca au quotidien britannique Telegraph mardi, « il va falloir une bombe nucléaire monétaire pour renverser la tendance (...). Sinon, l'Italie est morte ! »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/03/2015 à 18:01 :
votre contenu offense les panda poilu vivant en afrique dans une forêt tropicale.
a écrit le 28/10/2014 à 13:42 :
Essai
a écrit le 20/09/2014 à 14:57 :
l'austérité n'est pas la solution mais le problème.
a écrit le 20/09/2014 à 10:40 :
L'austérité n'est pas un choix . C'est une conséquence . Faire croire que l'on peut ne pas payer nos années d'errance budgétaire , c'est mentir .
Tout simplement il faudra passer par là pendant quelques années , peut etre une decennie avant de rebondir . Mais il faudra reformer en meme temps sinon..ça sera le declin et la pauvreté .
La clé de l'avenir en plus d une bonne gestion c'est l'éducation . La matière grise nous sauvera de tout .
a écrit le 19/09/2014 à 8:53 :
Le problème de l'Italie est multiple. Tout d'abord les effets d'annonces du Gouvernement Renzi sur les réformes (les vrais) n'ont pas encore eu lieu car il dispose d'une majorité hybride allant des courants de droite jusqu'à la gauche et bien entendu les lobbies s'opposent à tout changement. Ensuite, l'Italie souffre d'un manque d'attractivité lié à la lenteur de la justice, la lourdeur administrative et une pression fiscale sans précédent.

L'Italie gagnerait à faire les réformes que Schröder a eu le mérite de faire en Allemagne...
a écrit le 19/09/2014 à 8:52 :
L'Europe nous répète que la baisse des salaires est LA solution pour faire de la croissance. Alors les Africains devrait être les champions du monde de la croissance si c'était vrai. Le problème en Europe est qu'ils ont licencié les gros salaires, donc le personnel expérimenté, pour les remplacer par des jeunes sous-payés. Impossible dans ces conditions de conserver une forte capacité d’innovation et de réactivité, car les jeunes doivent prendre le temps d’acquérir de l'expérience. Les Allemands commencent à en faire les frais malgré qu'ils aient conservé leur capacité industrielle. Les usines ont aussi besoin de vieux compétents et motivés.
a écrit le 19/09/2014 à 8:43 :
Le cas de l’Italie illustre la difficulté pour un pays de la zone euro qui arrive en situation de crise d’en sortir, quoi qu’il fasse. Cette difficulté est peut-être encore plus accentuée pour l’Italie que pour un autre pays en crise de la zone euro, je pense à France. En tout cas un pays qui est en croissance 0 et dont le ratio dettes publiques sur PIB augmente de 5% par an, en approchant les 140% du PIB, est en faillite. La seule question qui se pose est de savoir quand est-ce que les marchés financiers vont s’en rendre compte?
a écrit le 19/09/2014 à 5:08 :
La position de la Tribune est contradictoire, d'un côté elle nous dit que l'austérité aurait coûté deux points de pib, à ce propos on s'étonne de voir que le gouvernement pour faire de la redistribution doit d'abord ponctionner par les impôts or, tout ce qu'elle ponctionne cela fait moins de pouvoir d'achat pour les ménages et les entreprises, alors à quoi bon créer de la richesse si on doit en donner la moitié à un système vorace et d'un autre côté elle nous dit que la dette publique augmente, elle dépasse de loin le seuil des 100 pour cent, autrement dit ce qu'elle aurait gagné d'un côté elle de perd de l'autre ! on se demande bien où se trouvent les réformes, en fait il n'y en n'a pas c'est un trompe l'oeil, c'est encore pire en France où non seulement il n' y a pas d'austérité mais le budget continue d'exploser comme la dette tout en ponctionnant encore plus d'impôt, un trou sans fin, c'est ce que l'on appelle de la mauvaise graisse ou du mauvais état. Evidemment ceux qui paieront la facture ce sont les prochaines générations.
a écrit le 19/09/2014 à 1:15 :
Encore un article grotesque d'un auteur qui semble être le spécialiste de la théorie de l"austérité orchestrée pour dominer l'Europe du Sud. Qu'est-ce qu'il propose concrètement? Construire encore plus d'autoroutes allant de nulle part à nulle part en Sicile avec des fonds européens ou directement imprimés par la BCE? De la "yellow press" économique....
a écrit le 18/09/2014 à 23:16 :
Cela fait maintenant plus de 5 ans que l'on vous dit que l'austérité généralisée ne fonctionne pas. Vous comprendrez quand l'Europe entrera en déflation et que des pays majeurs en Europe voterons extrême droite. Et comme d'habitude avec l'Europe ce sera trop tard. La grosse Merkel fait de la décroissance en Europe sans le savoir tout cela pour préserver la croissance Allemande qui n'est même pas au rendez vous. On a tous compris maintenant , tout le monde se prépare a cette décroissance , plus personne ne veut plus investir ou ne voudra bientôt plus dépenser . Aller vive la décroissance !! Vive Merkel !!
Réponse de le 19/09/2014 à 2:11 :
L'austerite ne fonctionne pas bien, mais elle fonctionne bien mieux que la dette generalisee et sans controle suivi d'un defaut de paiement et d'un effondrement economique. On s'est shoote a la dette ces 30 dernieres annees, on est devenu addict, et on doit maintenant choisir entre le sevrage ou l'augmentation de la dose. Proner l'overdose est irresponsable.
a écrit le 18/09/2014 à 21:00 :
Cette question s'adresse à la France aussi, voire à la zone euro...ne sommes nous pas en train de payer l'absence de véritable Union politique....? Quant à la France, nous avons des incapables, alors ne soyons pas surpris.
a écrit le 18/09/2014 à 18:58 :
c'est un peu vrai pour Toute l'Europe. Meme la RFA qui se dit la locomotive de l'Europe tourne à un maigre 1.5%. c'est pas un TGV ça. On a appliqué la même recette (contreproductive) à des pays soufrant de maux différents. la France a un grave problème d"équilibre de ses comptes depuis 1979. Ce n'était pas le cas ni de l'espagne ni de l'italie ni en irlande d'ailleurs qui ont présentés des excédents primaires voir nominaux (irlande et espagne). Et c'est pourtant là qu'on a fait de l'austérité au lieu de la France. L'Espagne avait un problème de dette PRIVEE et l'italie a un problème d'inefficacité de son administration qui bloque sa croissance depuis des années (même avant l'Euro). L'industrie italienne est compétitive et dynamique: le budget italien dégage un excédent budgétaire primaire significatif, et au pire moment de la crise elle présentait des chiffres assez comparables à ceux de l'Allemagne. Elle a des excédents commerciaux dont la France pourrait palir d'envie. Bref l'austérité en italie était malvenue. Il fallait (ce que fait Renzi) engager de profondes reformes de l'etat central, des régions et du système politique. Simplifier la bureaucratie, dégager de la productivité pour améliorer et enrichir la croissance italienne. En France nous aurions du faire de l'austérité oui ! car nous avons des déficits constants depuis des années : budgétaires, commerciaux.
en somme mauvais mesure au mauvais endroit
Réponse de le 19/09/2014 à 2:20 :
Mais sans espoir pour la France, qui est noyaute par sa fonction publique. Et celle ci realiste tres bien qu'elle a tout a perdre d'une austerite, notamment sur les pensions publiques. Il ne se passera rien en France.
a écrit le 18/09/2014 à 17:25 :
Les pays européens hors Euro, comme la Grand Bretagne, la Suède et la Suisse, s'en sortent mieux.
Est-ce un hasard?
Réponse de le 28/11/2014 à 15:37 :
Toi tu dois pas aller en GB très souvent, leur situation n'est pas du tout enviable. On ne peut pas se comparer à la Suisse qui est un paradis fiscal. Ok pour la Suède, mais l'Allemagne, les Pays Bas et la Belgique s'en sortent aussi très bien.
a écrit le 18/09/2014 à 14:16 :
Le problème de l'Italie (mon pays) comme de la France est que la classe politique est trop bavarde (tout le monde a des solutions, tout le monde sait ce qu'il faut faire et curieusement personne ne fait rien). M. Matteo Renzi, que l'écrivain antimafia M. Saviano invite à se taire et à travailler, comme M. Valls brasse de l'air. Ils communiquent. Ils envahissent les journaux, les écrans de télévision. Certains parlent de nouvelles dictatures people. Il ne suffit pas de tweeter, d'envoyer des SMS, de se promener en t-shirt et en jeans pour faire sortir un pays de la crise. Les Italiens commencent à le comprendre.
Réponse de le 18/09/2014 à 14:41 :
Pour les français ne sera plus long...
Réponse de le 18/09/2014 à 15:28 :
les comportements en disent longs si l'on est perspicace...ce sont les discrets, et volontaires qui oeuvrent en douce pour le bien des pays ! pas le genre "poeple", exact !!
a écrit le 18/09/2014 à 12:41 :
tout le monde parle d'austerité mais ne pas dépenser plus que ce qu'on gagne est quand même la base de toute bonne gestion.
Il ne s'agit pas d'austérité mais de réalisme et de bonne gestion.

=> au fait c'est stupide de toujours calculé le % de déficit par rapport au PIB, il vaudrait mieux le calculer par rapport au budget de l'état => 9% de déficit pour la France vs. le budget de l'etat, pas 4.5% vs. PIB
Réponse de le 18/09/2014 à 14:41 :
+1000
Réponse de le 18/09/2014 à 17:54 :
le déficit est de l'ordre de 80 milliards pour un budget global de 400 milliards..... soit 20%

et si on retir des 400 milliards environ 100 milliards reversés aux région, l'état n'étant qu'un collecteur..... c'est 80 milliards pour 300 milliards de budget, on est donc à 30% de déficit.......
a écrit le 18/09/2014 à 12:37 :
Avec ce tableau très sombre de son économie, on se demande comment l'Italie peut s'en sortir ? Une restructuration de la dette peut-être ? Et en effet, le plan de relance européen ne semble pas à la hauteur de l'enjeu.
Réponse de le 18/09/2014 à 13:37 :
Ce qui est lamentable, c'est qu'avant l'éclatement de la "crise de la Grèce", l'Italie gagnait de l'argent et remboursait sa lourde dette. Et puis, hop, crise en Grèce => les taux d'intérêts remontent en Italie et c'est le début des emmerdes. Si l'Europe avait pris ses responsabilité et mis le paquet face aux prêteurs, quitte à restructurer sa dette à ce moment-là, l'Italie ne serait peut-être jamais entré en crise !
Réponse de le 18/09/2014 à 14:42 :
Avec des "si"...
a écrit le 18/09/2014 à 11:58 :
entendu un jour des économistes dirent à la télé dans "C'dans l'air" (ça vaut ce que ça vaut), que si l'Italie, un pays riche lui aussi, ne se relevait pas et se cassait "la gueule", le reste suivrait; en fait, ils prenaient exemple sur ce pays, comme étant un leader, si l'Italie se perdait, les autres, bien plus.
a écrit le 18/09/2014 à 11:43 :
Il n'y a pas de miracle, pour s'en sortir, l'Italie (comme la France, d'ailleurs) doit au moins sortir de l'euro et retrouver sa monnaie (qui sera, heureusement, dévaluée) , et, encore mieux, sortir de l'UE.
a écrit le 18/09/2014 à 11:36 :
Description de ce que sera la France dans 5 ans !
a écrit le 18/09/2014 à 11:34 :
Son geste protecteur et son sourire se voulant supérieur à l encontre de notre 1° ministre n est donc plus de mise . Mais discutera t il avec Sapin pour exiger une Europe différente que Germanique , les semaines a venir répondront à cette interrogation !
a écrit le 18/09/2014 à 11:22 :
Trop de clientélisme et de fraudes en italie.L'article oublie le principal.Les petites entreprises italiennes sont écrasées par les charges et impots,comme en France
a écrit le 18/09/2014 à 11:06 :
Vous avez oublié le principal ,l Italie vieillit à vitesse grand v et les vieux même riches ne consomment pas donc l Italie entre dans une spirale déflationniste comme le Japon .
Réponse de le 18/09/2014 à 14:31 :
bien vu.
a écrit le 18/09/2014 à 11:06 :
Parce que les Italiens font tout ce qu'on fait en France, ils nous copient quoi !
a écrit le 18/09/2014 à 10:55 :
Parce que leur principal Marché est plombé la France .
a écrit le 18/09/2014 à 10:41 :
Excellent analyse M. Godin comme très souvent!
a écrit le 18/09/2014 à 10:26 :
Ils sont comme nous il va falloir apprendre a vivre avec ce que l on a gagner
Depuis 40 ans on rêve de croissance et on fait des plans sur la comète pour justifier de vivre au dessus de nos moyens
a écrit le 18/09/2014 à 10:15 :
Je ne comprends pas la longueur des explications sur le décrochage italien.
C'est pourtant clair. Cela a commencé début 2011 avec la venue du centre gauche au pouvoir et se poursuit depuis !!!!
Réponse de le 18/09/2014 à 10:41 :
Haha. Bah c'est la faute à Hollande vous devriez le savoir!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :