Face aux vents contraires, l'agriculture voit dans le stockage de carbone une source de revenus

Pierre Cheminade
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CC Pixabay by photosbygreenwood

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« Comme beaucoup d'autres secteurs, l'agriculture a été assez chahutée en 2022 », euphémise Luc Servant, le président de la Chambre régionale d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine, à l'orée de 2023. Il égraine ainsi « une année exceptionnellement sèche et chaude du 1er au dernier jour, la flambée du coût de l'énergie et des matières premières, dont les engrais, et l'épidémie d'influenza aviaire ». D'autant qu'en plus de ces aléas qui touchent l'offre, la demande est, elle aussi, frappée par l'inflation qui a tendance à détourner les consommateurs des productions haut de gamme sur lesquelles la région est bien positionnée. « Le bio comme les produits sous signe de qualité souffrent plus que les autres parce que les consommateurs se tournent vers les produits les moins chers et le plus souvent importés », pointe ainsi Luc Servant. La filière laitière et celle des volailles, notamment les canards touchés par la grippe aviaire, sont particulièrement en difficultés.
Pierre Cheminade
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