Hausse soutenue pour l'action GDF
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L'action Gaz de France est en pleine forme, ce mardi. En fin de séance, elle s'inscrit en tête des hausses du CAC 40, gagnant 3,14%, à 25,60 euros. Un mouvement qui s'explique à la fois par la relative détente dans la crise du gaz entre la Russie et l'Ukraine et par des études d'analystes favorables au titre.
La première bonne nouvelle pour Gaz de France, aujourd'hui, est donc de portée générale: il semblerait que la crise qui oppose la Russie à l'Ukraine soit en phase d'atténuation, du moins en ce qui concerne son impact sur les livraisons de gaz à l'Europe occidentale. Lundi, la suspension des livraisons de gaz russe à l'Ukraine s'était traduite par une forte baisse des quantités de gaz arrivant en Europe via ce dernier pays. Gaz de France avait fait état dans l'après-midi d'une baisse de 25 à 30% de la fourniture de gaz russe.
Mais lundi soir, Gazprom, la société russe de production de gaz, a pris l'engagement formel d'assurer une livraison normale de gaz à ses clients européens. Et il semble bien, ce mardi, que cette promesse est honorée.
Cette évolution dans ce qui demeure une grave crise internationale est donc de nature à calmer les inquiétudes des marchés, même si, dans le cas de Gaz de France, une nervosité excessive n'était pas forcément justifiée: le groupe dispose actuellement des stocks bien remplis, habituels en début d'hiver, et a donc les moyens de voir venir.
D'autres éléments propres à GDF justifient également l'intérêt pour le titre. Ainsi, la Deutsche Bank a publié ce matin une étude sur le groupe, au terme de laquelle la banque porte sa recommandation sur l'action de "conserver" à "acheter". Les analystes de l'établissement mettent particulièrement en avant les contrats d'approvisionnement signés par GDF en Egypte, qui devraient lui permettre de se fournir dans des conditions très compétitives. Du coup, la Deutsche Bank relève son objectif de cours sur l'action GDF de 26,5 à 30 euros.
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