Le film phénomène "Borat" arrive en France mercredi

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Borat, ne vous dit peut-être encore rien, mais c'est un film que l'on dit hilarant qui sort en salle mercredi dans l'Hexagone. Une satire du Kazakhstan et des États-Unis ébouriffante, qui fait réagir. Grand succès aux États-Unis, le film vient d'être censuré en Russie.

Un film qui fait l'effet d'un raz-de-marée arrive dans les salles en France le 15 novembre. Il s'appelle "Borat, leçons culturelles sur l'Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan". Le titre peut paraître obscur mais le film est en-tête du box-office aux États-Unis actuellement.

C'est une comédie américaine, tournée sur la forme d'un documentaire, réalisée par Larry Charles. L'histoire: Borat, un reporter kazakh interprété par le comédien britannique Sacha Baron Cohen, est envoyé aux États-Unis pour réaliser un reportage. Un voyage qui donne lieu à de pittoresques rencontres, et qui est un road-movie burlesque, dans la veine des films d'Emir Kusturica.

Ce film a énervé les Russes. Au point que Borat, qui devait sortir le 30 novembre prochain en Russie, a été interdit de projection comme aux plus belles heures de la censure du temps de l'Union Soviétique. Il faut dire que dans Borat, le Kazakhstan est caricaturé à l'extrême. C'est un pays où les habitants sont homophobes, obnubilés par le sexe et boivent de l'urine de cheval fermentée. Un tableau éloquent si on prend bien sûr cette satire au premier degré et qui n'a pas non plus été appréciée par cette république musulmane de l'Asie Centrale ex-soviétique, proche alliée de la Russie.

Pour préserver les bonnes relations avec le Kazakhstan, l'agence fédérale pour la culture russe, chargée de délivrer les autorisations aux films qui vont être projetés dans le pays, a donc préféré sévir. Son porte-parole explique qu'il s'agit "d'éviter d'offenser certaines catégories de spectateurs, certaines confessions et nationalités" à savoir, sans les nommer, les nombreux Kazakhs qui vivent et travaillent en Russie.

Autre réaction hostile, mais là de moindre ampleur, aux Etats-Unis. Le film qui montre à travers les pérégrinations de Borat les préjugés de la société américaine, a fait deux victimes. Deux Américains ont porté plainte au civil contre les producteurs du film. Il pourrait s'agir selon l'AFP de deux des trois étudiants américains qui apparaissent dans Borat dans une scène de beuverie, où ils regardent une vidéo des ébats amoureux de l'actrice Pamela Anderson. Une publicité dont ils se seraient bien passés, car ils pensaient en signant leur contrat que le film ne serait pas distribué outre-Atlantique. Erreur fatale car Borat est un film américain ...

Borat a coûté la modeste somme de 18 millions de dollars (prés de 14 millions d'euros). Pour un film américain, cela semble peu. "C'est le budget d'un film d'horreur. Toutefois, il est plus important qu'un film indépendant, ainsi 'Little Miss Sunshine' qui est un succès en France a été réalisé avec un mini budget de 8 millions de dollars. Quant au budget d'un film moyen outre-Atlantique, ces dix dernières années, il a explosé. Il est passé de 50 à 90 millions de dollars. Pour ce prix, l'acteur Clint Eastwood a réalisé son dernier opus "Mémoires de nos pères". Côté français, "OSS 117, le Caire nid d'espions" avec l'acteur Jean Dujardin qui a fait plus de 2 millions d'entrées en salle dans l'Hexagone, a coûté 14 millions d'euros", explique Mathieu Carratier, journaliste au magazine spécialisé dans le cinéma Première. Autre élément de comparaison, "un gros budget de film américain comme 'Superman' coûte entre 150 et 200 millions de dollars", ajoute Gaël Golhen, journaliste également à la rédaction de Première.

L'acteur principal du film est le comédien britannique Sacha Baron Cohen qui est très connu des spectateurs sous le nom d'Ali G, il incarne le personnage d'un rappeur, misogyne et stupide dans son émission "Da Ali G Show" qui a été diffusée sur les chaînes britannique Channel 4 et américaine HBO et en France sur Jimmy. Dans cette émission, il interprète également le personnage de Borat et celui de Bruno, un homosexuel autrichien.

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