Crise du vin : le vignoble bordelais s'unit pour crier sa détresse

Manifestation de viticulteurs organisée par les Jeunes agriculteurs de Gironde, devant la Cité du vin, à Bordeaux le 18 décembre 2025.
Agence APPA

Manifestation de viticulteurs organisée par les Jeunes agriculteurs de Gironde, devant la Cité du vin, à Bordeaux le 18 décembre 2025.
Agence APPA
« Face à la gravité de la situation économique (...), les cosignataires lancent un appel solennel au gouvernement et aux parlementaires à agir au plus vite », écrivent dans un communiqué conjoint le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, la Fédération des négociants de Bordeaux et Libourne, la Fédération des grands vins, la Chambre d'agriculture de Gironde, les syndicats Confédération paysanne, Coordination rurale, FNSEA et Jeunes Agriculteurs ainsi que le collectif de vignerons en colère Viti33.
Frappé par une crise extraordinairement violente et marqué par le troisième suicide d'un vigneron en difficulté début janvier, le vignoble bordelais se trouve au bord de la catastrophe économique.
Dans cet « appel de Bordeaux », les professionnels bordelais du vin demandent unanimement au gouvernement et au Parlement de voter rapidement le budget 2026. De quoi permettre la « mise en œuvre rapide et efficace des mesures d'aide » à la filière.
Le gouvernement a notamment annoncé, fin novembre, une enveloppe de 130 millions d'euros pour financer un nouveau plan d'arrachage de vignes sur 2026 et 2027 à l'échelle nationale, alors que des milliers de viticulteurs sont confrontés aux effets du dérèglement climatique, qui affectent la récolte depuis plusieurs années, et à la baisse continue de la consommation de vin, notamment pour les rouges.
Les signataires réclament aussi le « vote des évolutions nécessaires dans la loi Egalim » afin de protéger les revenus des viticulteurs comme des négociants et la « signature du décret rendant possible les Organisations de producteurs en viticulture » afin de peser davantage dans les négociations face à la grande distribution. Mais les deux textes restent empêtrés dans les impasses politiques depuis la dissolution de l'été 2024.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Les représentants du monde viticole appellent enfin à revenir sur les restrictions d'usage du cuivre dans le traitement des vignes et à doter la filière d'un « fonds suffisant pour une distillation capable d'assainir les marchés saturés » et de rééquilibrer l'offre et la demande.