OPINION. « Écrivons ensemble une nouvelle page de l’histoire des Jeux d’hiver », par Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation

Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux d'hiver
LTD/ Millereau Philippe

Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux d'hiver
LTD/ Millereau Philippe
Le 23 février 2026, le drapeau olympique sera de retour en France, arrivant symboliquement à Albertville, trente-quatre ans après les derniers Jeux d’hiver dans notre pays, et ce seulement dix-huit mois après la fin des Jeux de Paris 2024, qui ont rappelé aux plus anciens, et fait découvrir aux plus jeunes, la magie des Jeux olympiques et paralympiques.
Un lien indéfectible lie la France et l’olympisme. À chaque fois que nous avons accueilli les Jeux, la France a fait plus que livrer un grand événement, elle les a amenés un peu plus loin avec une grande ambition. En 1924, ce sont les premiers Jeux d’hiver de l’histoire qui sont organisés à Chamonix.
Grenoble marque en 1968 l’entrée des Jeux d’hiver dans l’ère moderne, avec la première retransmission télé en couleur. En 1992, la cérémonie d’Albertville est une révolution, et c’est la première fois que Jeux olympiques et Jeux paralympiques d’hiver sont réunis en un même événement. Et l’émotion unique de Paris 2024 vibre encore en chacun d’entre nous.
Alors que nous nous apprêtons à organiser les Jeux des Alpes françaises 2030, nous sommes les héritiers de cette histoire, et nous avons une triple responsabilité vis-à-vis des mouvements olympique et paralympique, vis-à-vis d’une génération, et vis-à-vis d’un territoire.
De ce fait, nous devons, pour réussir les Jeux, répondre à trois défis. Tout d’abord, les Jeux d’hiver sont à un tournant. Nous devons contribuer à les réinventer pour nourrir leur vocation universelle et engager tout un pays derrière eux, avec un double engagement de sobriété économique et environnementale.
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Ensuite, les Alpes françaises 2030 seront aussi l’occasion de renforcer notre lien à des sports d’hiver que pratiquent des millions de Français, et que nous devons faire découvrir au plus grand nombre, en valorisant la performance des athlètes sur des sites exigeants et spectaculaires que seules les Alpes peuvent proposer. Enfin, ces Jeux seront ceux de la transition, avec l’ambition d’être au rendez-vous de notre histoire, en nous projetant collectivement vers ce que sera la montagne de 2050, dans un contexte de réchauffement climatique qui remet nécessairement en cause certaines pratiques et certaines certitudes.
Pour cela, nous devons avancer unis. Ces Jeux naissent de l’union de deux Régions derrière un territoire de montagne et un projet olympique et paralympique communs, avec le soutien essentiel de l’État et du mouvement sportif. Les Jeux reviennent dans les Alpes du Nord et s’établiront pour la première fois dans les Alpes du Sud, jusqu’à Nice.
À nous d’engager un collectif le plus large possible d’acteurs de terrain, élus et de collectivités, sportifs, professionnels ou amateurs, associations et toutes les populations du territoire et de partout en France, unis derrière une même ambition.
Pour réussir les Jeux de 2030, nous aurons aussi besoin de la contribution des entreprises. Par leur savoir-faire, par leur technologie, par leur capacité à innover, mais aussi par leur capacité à embarquer un collectif de collaborateurs engagés partout sur le territoire, les entreprises peuvent contribuer, dans ce collectif, à répondre à cette ambition. Je veux constituer une véritable équipe de France des champions de l’économie française au service de la réussite des Jeux, pour faire de notre projet à la fois un laboratoire et une vitrine de ce que notre pays peut faire de meilleur quand il est confronté à de grands défis.
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Du Mont-Blanc à la Méditerranée, nous avons l’ambition de bâtir des Jeux pionniers. L’aventure commence dès maintenant : ma génération sait ce que les Jeux de 1992 ont apporté au pays et aux Alpes face aux défis qui étaient les siens à l’époque. À nous, collectivement, d’engager la génération de 2030 dans un projet qui lui soit bénéfique pour l’avenir.