Nineymania. La chronique de Philippe Vandel

Philippe Vandel revient sur la tournée promotionnelle de Pierre Niney pour son nouveau film, « Gourou ».
LTD/DR

Philippe Vandel revient sur la tournée promotionnelle de Pierre Niney pour son nouveau film, « Gourou ».
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😱 La semaine a été salement entachée par un deuxième meurtre à Minneapolis, les massacres en Iran (plus de 30.000 morts), l’hiver ukrainien et les bombardements russes, la polémique sur les chiffres de l’immigration et les hurlements quand la SNCF a lancé des compartiments sans enfants donc sans hurlements.
🌊 De cette amère mélasse une figure surgit, mal rasée mais bien peignée, cultivée mais modeste, pointue mais rassembleuse, qui incarne pour L’Express l’« esprit français dans ce qu’il a de plus subtil » : Pierre Niney.
🕴🏻On le voit partout. Avec son film Gourou (sorti le 28 janvier), l’acteur a été propulsé en couverture de Gala, Télé 7 jours, GQ et Première. Il est venu à Quotidien (TMC), C à vous (France 5) La Grande Classe (Canal+). Notons un doublé sur France Inter : La Grande Matinale et La Bande originale, et un strike sur France 2 : 20 h 30 le dimanche, Beau geste et Les Rencontres du Papotin. C’était attendu : Le Journal inattendu (RTL). Sans oublier la tournée des youtubeurs.
☀️ La presse éblouie. Le Figaro, le 26 janvier : « Il arrive dans la pièce en coup de vent, lunettes retenant les cheveux, veste sans col vert olive sur un tee-shirt blanc. Barbe courte, sourire de Joconde, visage fin […]. » Quatre pages dans Le Nouvel Obs et cette présentation en superlatifs : « Idole des jeunes, acteur bankable, star du Web, égérie Lacoste[,] phénomène du cinéma […]. » Gala en pâmoison : « Devant l’objectif de notre photographe, il se transforme. Dire qu’il prend bien la lumière, expression convenue, serait réducteur. Il l’aspire totalement. » Pierre Niney, c’est un trou noir !
🍿 Que vaut Gourou, le film ? Écoutez La Voix du Nord : « Nous n’avons pas été envoûtés, malgré un Pierre Niney immense ». Les – rares – bémols sonnent comme des compliments.
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🏨 Et les questions de la presse ? Sans surprise. Dans Première, Niney raconte la promo, l’envers du décor. Et se venge : « J’ai passé dix heures enfermé dans une chambre d’hôtel avec des journalistes qui m’ont tous posé les mêmes questions, pour que je leur redise à l’oral ce qui, dans 90 % des cas, était déjà dans le dossier de presse. C’était fatigant et pas intéressant du tout. Au bout de 16 fois où on a répété pourquoi on a voulu faire le film et quel est notre point commun avec le personnage, on est épuisé. »
👩❤️💋👨 Ben oui, tiens, pourquoi ? Dans Public, ce titre « carnet rose » : « La femme de Pierre Niney, aussi, est un gourou du bien-être ». Gala avait l’info. D’où cette question : « Votre femme, Natasha Andrews, a sorti un livre de développement personnel. Vous ne lui faites pas une super pub avec ce film… Réponse : C’est vrai, on se tire un peu dans les pattes [Rires.] Elle est professeure de yoga depuis 15 ans, diplômée en nutrition holistique et nutrition intégrative. » C’est quoi, la nutrition intégrative ? Le mot n’est pas dans le dictionnaire. Et ce diplôme : il y a des profs de nutrition intégrative à la fac ? Zéro question.
📔 Dans L’Express, la philosophe Julia de Funès encense Pierre Niney, « d’une justesse saisissante », et applaudit le film qui dénonce « les dérives du coaching ». Info cruciale : « Gourou, dont mon livre Développement (im)personnel, paru aux Éditions de l’Observatoire en 2019, a été une des sources d’inspiration. » Charité bien ordonnée, toussa toussa.
🫏 Puis le coup de pied de l’âne : « [L]e coaching ne bénéficie, à ce jour encore, d’aucune reconnaissance académique d’État et […] ne propose qu’une prolifération de certifications dont beaucoup relèvent davantage du marketing que d’une formation intellectuelle exigeante. »
Pour parachever le tableau, Le Nouvel Obs a interrogé « son ancien agent », Brigitte Descormiers, qui l’a remarqué à 16 ans et ne tarit pas d’éloges sur lui. Le portrait se clôt ainsi : « Après 15 ans d’une collaboration fructueuse et sans nuages, Brigitte Descormiers l’a appris à ses dépens : “Je n’ai jamais su pourquoi il était parti, et je n’aurais sans doute jamais la réponse.” » C’est ballot. Le journaliste avait justement la star en face de lui. Il n’a pas osé poser la question. Ou pas osé écrire la réponse.
📵 Niney maîtrise comme personne sa communication. « Le danger, c’est de scroller à l’infini. » Sur RTL, il partage une astuce pour réduire son utilisation des réseaux sociaux. Dans Les Rencontres du Papotin, une question fuse : « Est-ce que votre iPhone c’est votre petit ami et vous l’aimez tendrement avec sa beauté ? [sic] »
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📲 Le 27 janvier sur France Inter, l’humoriste Tanguy Pastureau s’est promis de se ressaisir après son bide de la veille : « Premier indice qui me fait dire que je n’ai pas séduit hier : pendant toute la chronique, il y avait une personne qui tapait ses textos, extérieure à l’équipe. Je ne vais pas lui faire de pub parce qu’on le voit partout, Pierre Niney. »