« Le Comte de Monte-Cristo », « Taylor Swift – The End of an Era », « Bouffées de chaleur »… Notre sélection écrans de la semaine

Notre sélection écrans de la semaine.
LTD/DR

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Vous reprendrez bien un peu de Monte-Cristo ? Après le carton en 2024 du film de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière avec Pierre Niney dans le rôle-titre, place à la série. Et c’est sur la plateforme France.tv que vous pouvez d’ores et déjà la retrouver, avant sa diffusion sur France 2 à partir du 26 décembre. Pas évident de s’attaquer à ce classique de la littérature maintes fois revisité, mais le résultat est plutôt convaincant.
Très fidèle à l’esprit du roman d’Alexandre Dumas, cette série internationale franco-italienne tournée en anglais se distingue notamment par son casting cinq étoiles. Dans le rôle d’Edmond Dantès, on retrouve le très crédible Sam Claflin. À ses côtés, Jeremy Irons, qui campe l’abbé Faria, et Ana Girardot, dans les habits de Mercédès. Le temps long qu’offre cette série – composée de huit épisodes d’une cinquantaine de minutes – permet de creuser davantage que dans un film la complexité des personnages.
Mais c’est surtout en matière de production qu’elle nous en met plein les yeux. Avec au menu des décors très soignés et une réalisation élégante signée du Danois Bille August, Palme d’or au Festival de Cannes en 1988 pour Pelle le Conquérant et en 1992 pour Les Meilleures Intentions. Lors de sa diffusion en Italie en janvier 2025, la série a réuni près de 6 millions de téléspectateurs, la meilleure audience de la RAI depuis trois ans. Même plébiscite en Espagne et au Danemark.
À la télévision française, cette « Monte-Cristo mania » se poursuivra en 2026 sur TF1, avec… La Comtesse de Monte-Cristo ! Une série très librement adaptée et portée par Audrey -Fleurot. Dans les salles de spectacle, ce seront deux comédies musicales qui s’affronteront en duel dès la fin du mois de janvier : l’une au Dôme de Paris et l’autre aux Folies Bergère. Stop ou encore ?
C’est le cadeau de Noël idéal pour les Swifties, le nom donné aux fans de la chanteuse américaine. Vendredi, la plateforme Disney+ a mis en ligne les deux premiers épisodes de la série documentaire qui la suit dans The Eras Tour, sa tournée phénomène qui s’est achevée en décembre 2024. Au compteur : 149 dates durant près de deux ans dans 21 pays.
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Soit 517 heures de show devant 10 millions de spectateurs, et des recettes qui s’élèvent à… 2 milliards de dollars.

Même s’il ne révolutionne pas le genre et reste très timide sur la forme, ce format immersif réalisé par Don Argott offre un regard intéressant sur la chanteuse, que l’on découvre à l’œuvre durant les répétitions. Mais aussi aux côtés d’artistes comme Ed Sheeran, à qui elle se confie sur la trop lourde pression qui repose sur ses épaules. « J’ai besoin d’une pause, lui glisse-t-elle. Je vais aller là où on ne me traquera pas comme un animal, car en ce moment je me sens chassée. »

Albane, 49 ans, était persuadée d’avoir un cancer avant de découvrir qu’il s’agissait de la ménopause. Marie, 33 ans, a vu débarquer ce changement hormonal dans sa vie de manière très précoce. Quant à Véronique, 55 ans, c’est sa libido qui en a pris un sacré coup lorsqu’elle a passé ce cap. Ces témoignages sans filtre sont à retrouver dans le podcast « Bouffées de chaleur », lancé cet automne par la radio Ici (Ex-France Bleu) et animé par Anna Roy, la sage-femme préférée des Français, découverte dans l’émission Les Maternelles.
Objectif : tendre le micro à des femmes de tous horizons qui se livrent avec une grande sincérité. Une gageure tant le sujet est tabou. « C’est dingue : même en consultation, les femmes ont du mal à l’évoquer, explique Anna Roy, qui a sorti au printemps C’est ma ménopause (L’Iconoclaste) sur ce thème. Elles ont l’impression de renvoyer une image “moisie” quand elles parlent de ce qu’il leur arrive. Dans l’inconscient collectif, la ménopause est associée à la vieillesse et donc à la mort. C’est pourtant loin d’être un tremplin vers le cercueil, car, avec une espérance de vie de 85 ans, les femmes passent aujourd’hui autant de temps avec leurs règles que sans. »
Et de rappeler dans la foulée une autre statistique allant à rebours des idées reçues : « Dans trois quarts des cas, la ménopause se passe très bien. Ce podcast illustre la diversité des expériences vécues. » Conclu à chaque fin d’épisode par des conseils pratiques, ce format répondait à un besoin, estime-telle.
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« Sur les réseaux sociaux, j’ai reçu en messages privés des centaines de témoignages de femmes me remerciant d’aborder cette question. C’est rigolo, certaines me disent également que leur mari s’est mis à écouter le podcast pour comprendre ce qu’elles traversaient. Ça me touche, car j’ai l’impression d’être utile. Quand j’ai commencé à faire des chroniques à la télé il y a quelques années, j’avais un peu honte car j’avais l’impression de prendre sur mon temps de sage-femme pour aller me montrer dans les médias. J’ai ensuite compris que cela pouvait aider les femmes à très grande échelle ».