Avant sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu face à la contrainte des contraires
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Sébastien Lecornu devant l'Hotel de Matignon le 3 octobre.
LTD / Lafargue Raphael/ABACA
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Sébastien Lecornu devant l'Hotel de Matignon le 3 octobre.
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Mardi (07/10), ou plus tard, on saura. À l’issue de la déclaration de politique générale que prononcera à l’Assemblée nationale Sébastien Lecornu, les socialistes décideront-ils de censurer immédiatement ou non le nouveau Premier ministre ? Si Marine Le Pen opte pour le même choix, le bail du Normand à Matignon prendra fin un mois seulement après avoir débuté et la France s’enfoncera encore un peu plus dans la crise politique.
Au terme du dernier round de discussions qu’il a eues vendredi (03/10) avec l’état-major du parti à la rose, Sébastien Lecornu semble toujours dans une situation très précaire. Dans la perspective de ces échanges, il avait pourtant déposé son va-tout sur la table.
En annonçant renoncer au 49.3, il a accédé à une revendication de longue date du PS. Un choix très lourd de conséquences pour la suite, notamment dans le cadre de la discussion budgétaire. En se privant de cette arme constitutionnelle, qui permet à l’exécutif de brusquer le débat, le Premier ministre laisse la possibilité aux députés socialistes de refaçonner le texte au fil de son examen de fond en comble.
En agissant de la sorte, Sébastien Lecornu estime avoir mis Olivier Faure et ses troupes devant leurs responsabilités. Veulent-ils vraiment discuter ou entendent-ils le censurer coûte que coûte ? Vendredi (03/10), entre eux, la discussion s’est mal passée. « On ne peut pas avoir des parlementaires qui ont peur du Parlement », a lancé le Premier ministre à Boris Vallaud, le patron des députés PS, quand il a jugé que ses interlocuteurs rechignaient devant les conséquences en cascade du changement de méthode qu’il leur proposait.
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Si, opposé à la taxe Zucman, il a avancé d’autres mesures pour durcir la fiscalité des ultra-riches, les socialistes ont, eux, insisté sur la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites. Mais c’est un point non négociable pour le chef du gouvernement, qui estime que cela mettrait la France en danger sur les marchés. Cette fin de non-recevoir répond aussi à un autre impératif : Les Républicains ne veulent pas entendre parler d’une remise en question de la réforme Borne.
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