Le premier tour des élections municipales, c'est dimanche ! Le temps de dresser un état des lieux sur la situation actuelle et de rappeler ce qu'il s'était passé lors du précédent scrutin de 2008.
Bien entendu, il y a surtout les villes dont on parle, les plus grandes, celles de plus de 10.000 habitants. Elles sont au nombre de 971, outre-mer compris, dont 54% sont dirigées par la gauche. Et puis il y a les villes de plus de 100.000 habitants (il y en a 41) et 70% d'entre elles sont à gauche. Le PS craint de perdre Amiens, Reims, Metz. A Toulouse Pierre Cohen (PS) devrait sauver sa place. A Strasbourg, la situation est on ne peut plus serrée. Fabienne Keller, l'ex maire (UMP), est au coude à coude avec le maire en place Roland Ries (PS). En revanche, le PS table sur la conquête de Nancy ou d'Avignon.
Les socialistes pourraient aussi limiter les dégâts, d'une façon moins glorieuse, grâce à la multiplication des triangulaires au second tour avec la présence de listes Front National. Le parti de Marine Le Pen présente près de 600 listes, un record pour cette formation. Et le FN rêve de parvenir à imposer plus de deux cents triangulaires… ce dont se désole d'avance l'UMP. Le Front national espère aussi gagner dans une quinzaine de communes de plus de 10.000 habitants dont Hénin-Beaumont, Carpentras, Fréjus…
Du coté de L'UMP, on souhaite, bien sûr, une « vague bleue », mais les derniers déboires qui ont agité le parti de Jean-François Copé sont venus quelque peu doucher les espoirs. Jean-François Copé estime que l'UMP aura gagné si, après le scrutin municipal, la formation gère la majorité des villes de plus de 9.000 habitants. Pour l'instant, la gauche en détient 54,5%. Selon une étude du quotidien Le Figaro, l'UMP espère faire « basculer » 98 villes dans son camp (en incluant l'élection de François Bayrou à Pau). Si elle y parvient, ce serait une « énorme » vague bleue.
A titre de comparaison, au lendemain du dernier scrutin municipal de mars 2008, lors de « la vague rose », 42 villes de plus de 30.000 habitants ont basculé de droite à gauche. La gauche dirigeant désormais 149 villes de plus de 30.000 habitants (57% des localités), dont 31 des 44 villes de plus de 90.000 habitants. La droite, elle, en gère 107 (41%) et le MoDem (2%).
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Enfin, le taux de participation sera aussi très significatif. A priori, plus il y aura d'abstention, plus la gauche sera en difficulté. Car c'est essentiellement de ses rangs que devrait venir la désillusion… et donc l'abstention. En 2008, au premier tour, le taux de participation s'était élevé à 66,54%, contre 67,38% en 2001 et 69,42% en 1995.
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