
OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »
C'est ce soir mardi 25 mars à 18 heures qu'est fixée la date limite du dépôt des déclarations de candidatures pour le second tour de l'élection municipale dimanche 30 mars.
Harlem Désir, premier secrétaire du PS a appelé à la constitution d'un « Front républicain » pour faire barrage à l'élection d'un candidat du Front National. Mais, sur le terrain, les candidats socialistes sont loin d'être tous de cet avis. Quant à l'UMP, fidèle à sa doctrine du « ni-ni » (ni Front national, ni Front républicain) elle réfute toute idée de désistement contre le FN.
Ainsi, intervenant sur France Inter, Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a été clair au sujet des triangulaires. Il n'aidera pas la gauche «à sauver ses sièges».
Mais du côté du PS, ça coince parfois aussi. A Perpignan, Brignoles et Saint-Gilles, la consigne est bien passée: les candidats PS se sont retirés. Notamment à Perpignan, où le candidat PS, Jacques Cresta, arrivé troisième au premier tour avec moins de 12% des voix, veut absolument faire barrage au candidat FN, Louis Aliot, (34,20% des voix au premier tour), vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, qui sera donc opposé à l'UMP et maire sortant, Jean-Marc Pujol.
A Béziers, la situation est plus confuse, Jean-Michel du Plaa (arrivé en troisième place avec 18,7% au premier tour) a annoncé qu'il participerait au second tour accompagné du Front de gauche (6,3%), face au candidat UMP Elie Aboud (30,2%) et… Robert Ménard (44,8), soutenu par Marine Le Pen. A Cavaillon aussi, le candidat Europe Ecologie-Les Verts), à la tête d'une liste d'union de la gauche, se maintient également, comme à Beaucaire pour le candidat divers gauche. A noter qu'à Cogolin et Brignoles (Var), les candidats de gauche, après avoir proposé, en vain, aux candidats de l'UMP de former un front anti-FN ont renoncé à se présenter. A Fréjus, la constitution d'un « Front républicain » contre le candidat FN arrivé en tête s'annonce aussi difficile.
D'abord à Paris, bien sûr, où l'accord entre Anne Hidalgo et les écologistes a été conclu dès le lundi 24 mars et assurera jusqu'à 18 conseillers aux « écolos ». Mais il y a aussi Rouen, Nantes, Tours, Lyon, Toulouse, Saint-Etienne ou Strasbourg où un accord de même nature a été conclu entre PS et Europe Ecologie-Les Verts.
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Arrivé en troisième position derrière l'UMP de Jean-Claude Gaudin et le FN, Patrick Mennucci (PS) est à la manœuvre pour fédérer la gauche et le centre. Mais, pour l'instant, Pape Diouf, dont les listes « citoyennes » ont obtenu 6%, fait la sourde oreille. Autre problème, dans le 7e secteur, ou le leader local frontiste Stéphane Ravier est arrivé en tête (32,88%), devant le candidat UMP (27,83%), le maintien du maire sortant PS, arrivé troisième (21,66%), risque « de faciliter l'élection de Front national » a regretté Jean-Claude Gaudin.