Wall Street en hausse après les chiffres de l'immobilier

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Les places américaines ont terminé la semaine sur une belle hausse, grâce à de très bons chiffres en provenance du secteur immobilier et à plusieurs résultats d'entreprises encourageants. Le Dow Jones gagne ainsi 1,50% à 8.076 points, le Nasdaq prend 2,55% à 1.694 points et le S&P500 progresse de 1,68% à 866 points.

Wall Street s'est offert une belle hausse pour terminer la semaine, après des résultats trimestriels satisfaisants chez Ford, Schlumberger ou encore American Express. De plus, les statistiques du jour sur le marché des logements neufs outre-Atlantique sont plutôt rassurantes. Après avoir opté pour la prudence en début de séance, en raison de la baisse des commandes de biens durables, les marchés ont définitivement opté pour le vert.

Le Dow Jones gagne ainsi 1,50% à 8.076 points, le Nasdaq prend 2,55% à 1.694 points et le S&P500 progresse de 1,68% à 866 points.

Sur le front des statistiques, les ventes de logements neufs ont baissé moins fortement que prévu, en repli de 0,6% par rapport à février. En rythme annuel, 356.000 transactions ont été effectuées, contre 337.000 unités escomptées par les économistes (stable par rapport à la première estimation des ventes en février). Cela s'explique en grande partie par un excellent mois de février, dont la progression a été revue à la hausse, passant de +4,7% à +8,2%. Autre signe encourageant, les stocks de logements neufs invendus ont touché leur plus bas niveau depuis janvier 2002, à 311.000 unités. Le niveau des stocks de chuté de 5,2% le mois dernier, du jamais vu depuis 45 ans.

Par ailleurs, les commandes de biens durables ont reculé de 0,8% en mars alors que les économistes tablaient sur un repli de 1,5%. Cette progression est cependant en partie en trompe-l'oeil: la hausse du mois de février a été abaissée, passant de +3,4% à seulement +2,1%. Et le plongeon de janvier a été revu à la hausse, à -7,8%. En glissement annuel, les commandes de biens durables ont pour leur part chuté de 27,1% au premier trimestre.

Du côté des valeurs, Ford s'envole de 11,36% à 5 dollars. Le deuxième constructeur automobile américain a fait état ce vendredi d'une perte moins importante que prévu au premier trimestre, à 1,4 milliard de dollars. Par action et hors exceptionnels, le déficit s'élève ainsi à 75 cents alors que les marchés escomptaient à 1,23 dollar. Le chiffre d'affaires a reculé de 37% par rapport à l'an passé, en raison de la nette baisse des ventes automobiles mondiales. Il est cependant supérieur au consensus, à 24,8 milliards de dollars contre 22 milliards attendus. Fort de ces résultats, le groupe estime toujours être en mesure de renouer avec l'équilibre financier en 2011. Il exclut toujours de faire appel à l'aide de l'État, comme l'on déjà fait ses confrères General Motors et Chrysler.

Microsoft progresse de 10,52% à 20,91 dollars. Le premier éditeur mondial de logiciels a pourtant vu ses ventes reculer, pour la première fois en 34 ans d'existence. Ses ventes ont baissé de 6% au titre du troisième trimestre de son exercice 2008-09, à 13,65 milliards de dollars. Une performance inférieure aux prévisions des investisseurs, qui misaient sur des recettes de 14,1 milliards de dollars. Le bénéfice net a chuté de 32%, à 2,98 milliards de dollars. Hors exceptionnels, il ressort à 33 cents par action, conforme aux attentes. La firme de Redmond s'attend par ailleurs à ce que le marché reste faible ce trimestre. Mais les opérateurs saluent ce vendredi les efforts de réduction de coûts engagés par Microsoft, qui a annoncé 5.000 suppressions d'emplois fin 2008.

American Express grimpe de 20,65% à 25,30 dollars. Le spécialiste des cartes de crédit a accusé une chute de 63% de ses profits au cours des trois premiers mois de l'année, à 361 millions de dollars. Ils sont cependant supérieurs aux attentes, à 32 cents par action, soit 20 cents de plus que le consensus. Les revenus ont reculé de 18%, à 5,9 milliards de dollars. Pourtant, le groupe espère rembourser au plus vite les 3,39 milliards de dollars obtenus de la part de l'État américain. Dans son sillage, Visa prend 3,69% à 60,38 dollars, Mastercard gagne 4,74% à 173,09 dollars et Discover Financial s'adjuge 6,82% à 9,09 dollars.

Toujours du côté des hausses, Schlumberger progresse de 6,69% à 49,73 dollars. Le premier groupe mondial de services parapétroliers a publié un bénéfice net de 938,46 millions de dollars au premier trimestre, en baisse de 30% sur un an. Par action, il ressort à 78 cents contre 73 cents escomptés par les analystes. Le chiffre d'affaires a cédé 4,6% à 6 milliards de dollars, notamment en raison du ralentissement de son activité de forage de gaz naturel en Amérique du Nord. Cette dernière ne devrait pas se redresser avec 2010, estime Schlumberger. Et l'activité est également faible en Russie.

Amazon.com prend 4,78% à 84,46 dollars. Le numéro un mondial du commerce sur Internet a en effet vu son bénéfice net progresser de 24% sur la période, à 177 millions de dollars. Son chiffre d'affaires s'est quant à lui élevé à 4,89 milliards de dollars, en hausse de 18% sur un an. Ces résultats sont supérieurs aux attentes des marchés. Le bénéfice par action ressort à 34 cents, 3 cents de mieux que le consensus des analystes. Ces derniers escomptaient par ailleurs des ventes de 4,75 milliards de dollars. Côté perspectives, le groupe américain se montre très prudent, tablant sur une moindre croissance de son activité au deuxième trimestre. Il escompte ainsi un chiffre d'affaires compris entre 4,3 et 4,75 milliards de dollars, soit une hausse comprise entre 6 et 17% par rapport à l'an passé. Les investisseurs misent de leur côté sur 4,61 milliards de dollars.

Amgen gagne 6,43% à 49,83 dollars. Le leader mondial des biotechnologies a pourtant fait état de résultats inférieurs aux consensus. Son bénéfice net a ainsi baissé de 7%, à 1,02 milliard de dollars. Il s'établit à 1,08 dollar par action hors éléments exceptionnels, là où les marchés avaient anticipé 1,15 dollar. Le chiffre d'affaires est également moins bon que prévu, ressortant à 3,30 milliards de dollars. Les analystes tablaient sur 3,63 milliards. Dans ces conditions, Amgen a abaissé ses prévisions de ventes pour l'ensemble de l'année, visant désormais des revenus compris entre 14,4 et 14,8 milliards de dollars en 2009, contre une fourchette précédente allant de 14,8 à 15,2 milliards. Son objectif de bénéfice par action demeure inchangé, à 4,55-4,75 dollars.

3M gagne 5,15% à 57 dollars. Le conglomérat industriel, inventeur notamment du Scotch et du Post-It, a vu ses profits fondre 48% au cours des trois premiers mois de l'année, à 518 millions de dollars. Rapporté au nombre d'actions, il s'élève à 74 cents, contre 86 cents attendus par les marchés. Le chiffre d'affaires a reculé de 21% à 5,09 milliards de dollars, en deçà des 5,22 milliards de dollars escomptés par les marchés. Le groupe a par ailleurs abaissé ses prévisions pour l'ensemble de l'année, ne tablant plus que sur un bénéfice par action compris entre 3,90 et 4,30 dollars. La précédente fourchette était de 4,30 à 4,40 dollars. Les ventes pourraient baisser de 11 à 15% à périmètre constant.

Enfin, Honeywell abandonne 2,87% à 31,45 dollars. Le fabricant américain d'automatismes et d'équipements aéronautiques a enregistré au premier trimestre un bénéfice net en baisse de 38% sur un an, à 399 millions de dollars. Hors éléments exceptionnels, cela correspond à un bénéfice de 54 cents par action, chiffre attendu par les analystes. Les revenus se sont élevés à 7,57 milliards de dollars, en baisse de 15%. Une performance légèrement supérieure aux 7,53 milliards attendus par les marchés. Le groupe a également abaissé ses objectifs annuels, visant un BPA allant de 2,85 à 3,20 dollars, contre 3,20 à 3,55 dollars initialement.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
J'ai peine a comprendre comment on peut aborder la santé de l'industrie en parlant de l'immobilier. Il est en bois chez l'un et en pierre chez l'autre. Il n'y a aucune commune mesure dans l'investissement nécessaire à sa mise en ?uvre, comme était jusqu'à hier le niveau de difficulté pour créer une entreprise ici et là-bas.

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