Le Dow Jones poursuit sa hausse vers les 11.000 points

Les places américaines ont terminé dans le vert ce lundi, poursuivant leur tendance haussière avant des statistiques macro-économiques importantes. Le Dow Jones gagne ainsi 0,42% à 10.896 points, le Nasdaq progresse de 0,39% à 2.404 points et le S&P 500 prend 0,57% à 1.173 points.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Wall Street a clôturé en légère hausse ce lundi, optant pour la prudence avant une semaine particulièrement riche. Les marchés américains seront fermés vendredi, jour où seront publiés les chiffres de l'emploi pour le mois de mars. Les économistes misent sur près de 200.000 créations de postes. Auparavant, l'indice ISM manufacturier, les dépenses de construction et les commandes à l'industrie pourraient permettre au Dow Jones de toucher les 11.000 points, barre au-dessus de laquelle il n'a plus clôturé depuis le 26 septembre 2008.

A la clôture, le Dow Jones gagne ainsi 0,42% à 10.896 points, le Nasdaq progresse de 0,39% à 2.404 points et le S&P 500 prend 0,57% à 1.173 points.

Sur le front des statistiques, la consommation des ménages a progressé pour le cinquième mois consécutif. Elle a augmenté de 0,3% en février, conformément aux attentes des marchés. Les revenus des ménages sont restés inchangés le mois dernier, alors que les économistes misaient sur un léger gain de 0,1%. Du coup, le taux d'épargne est retombé à 3,1%, soit 0,3 point de moins qu'en février. Il s'agit de son plus bas niveau depuis octobre 2008, signe que l'inquiétude des ménages se réduit.

Par ailleurs, l'inflation liée aux dépenses de consommation a reculé pour le deuxième mois de rang, descendant à 1,8% en rythme annuel. L'inflation de base, qui exclut les prix de l'énergie et de l'alimentation, a également baissé. Elle s'établit à 1,3% en février, soit 0,2 point de moins que le mois précédent. L'inflation sous-jacente est ainsi nettement sous le seuil des 2%, l'objectif que se fixe la Réserve fédérale. La faiblesse des pressions inflationnistes devrait donc permettre à la banque centrale américaine de maintenir sa politique monétaire accommodante.

Du côté des valeurs, Ford recule de 2,09% à 13,57 dollars, au lendemain de l'annonce d'un accord avec le constructeur automobile chinois Geely sur la vente de Volvo, pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Le groupe américain avait déboursé 6,5 milliards de dollars pour racheter le constructeur suédois en 1999, soit près de quatre fois plus. L'opération devrait être finalisée au cours du troisième trimestre. Elle permettra à Ford d'alléger son bilan et de concentrer ses efforts commerciaux sur ses marques américaines.

Citigroup chute de 3,02% à 4,18 dollars. Le Trésor américain a confirmé ce lundi qu'il allait céder l'intégralité de sa participation de 27% dans la banque new-yorkaise avant la fin de l'année. L'Etat américain possède 7,7 milliards d'actions ordinaires, obtenues lors des diverses injonctions de liquidités dans l'établissement au plus fort de la crise financière. Le Trésor n'a pas précisé les modalités de ce désengagement, mais a indiqué qu'il avait mandaté Morgan Stanley (+1,91% à 29,40 dollars) comme conseil. Selon CNBC, les cessions pourraient débuter le mois prochain. Elles représenteraient en moyenne entre 8 et 10% du volume d'échanges quotidien.

Cisco gagne 0,15% à 26,51 dollars. L'équipementier en télécoms a obtenu ce lundi le feu vert des autorités américaines de la concurrence pour racheter Tandberg. Il va ainsi débourser 3,4 milliards de dollars pour mettre la main sur le spécialiste norvégien de la visioconférence. Malgré l'accord du conseil d'administration de sa cible, Cisco avait dû relever son offre de plus de 10% pour convaincre les actionnaires du groupe norvégien, qui jugeaient la première propostion insuffisante. Il avait finalement réussi à boucler l'opération début décembre en dépassant le seuil de 90% dans le capital de Tandberg. Il estime que l'acquisition sera positive pour ses résultats à partir de 2011.

Enfin, Apollo Group bondit de 3,07% à 63,16 dollars. Le groupe d'enseignement, premier opérateur privé d'universités aux Etats-Unis, a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, dégageant 93 millions de dollars de profits. Cela représente 84 cents par action et hors exceptionnels, soit 5 cents de mieux que le consensus des analystes. Son chiffre d'affaires a progressé de plus de 20%, à 1,07 milliard de dollars, en raison de la hausse du nombre d'étudiants.

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