La Bourse de Paris limite ses pertes après l'euphorie

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Après son bond historique la veille, la Bourse de Paris a subi des prises de bénéfices ce mardi. Le CAC 40 a néanmoins réduit ses pertes en fin de séance dans le sillage du redressement des marchés américains. A la clôture, l'indice parisien recule de 0,73% à 3.693,20 points.

Après une entame de semaine en fanfare, le marché parisien a logiquement consolidé ses positions mardi. A la clôture, le CAC 40 cède 0,73% à 3.693,20 points, après avoir limité son repli en fin de journée dans le sillage de Wall Street.

L'indice parisien a en effet perdu en séance jusqu'à plus de 2%. Car si le large plan de soutien européen de 750 milliards d'euros et les actions de la BCE en faveur de la zone euro ont rassuré la veille, les incertitudes demeurent. Les investisseurs s'interrogent notamment sur l'impact des plans de rigueur sur une croissance économique déjà fragile en Europe.

Signe de cette frilosité vis-à-vis de la zone euro, le nouvel accès de faiblesse de l'euro, qui s'échange ce soir autour de 1,27 dollar, tandis que l'once d'or touche des plus hauts (1.218,60 dollars), non loin de son record historique.

Les valeurs qui ont le plus bondi la veille subissent des prises de profit. C'est le cas en premier lieu du secteur financier, qui a enregistré des progressions à deux chiffres. Dexia recule ainsi de 2,66% à 3,76 euros alors que la banque a publié après la clôture un bénéfice net de 216 millions d'euros au premier trimestre.

BNP Paribas recule de 2,32% à 51,88 euros, Crédit Agricole de 2,28% à 10,50 euros, Société Générale de 1,98% à 39,79 euros et Axa de 1,77% à 14,15 euros. Sur le SBF 120, Natixis abandonne 0,82% à 3,75 euros. La filiale de BPCE a fait état après la clôture du marché d'un bénéfice net trimestriel de 464 millions d'euros.

EADS en forme

Mais la plus forte baisse du CAC 40 est signée ArcelorMittal (-2,78% à 28,16 euros). Le secteur lié aux matières premières a souffert de craintes concernant la demande chinoise sur fond de nouveau resserrement du crédit dans le pays. Sur le SBF 120, le groupe minier Eramet cède 2,74% à 243,20 euros.

A l'inverse, EADS se distingue avec un bond de 3,5% à 14,65 euros. La valeur est portée par un relèvement de recommandation de Citigroup à "achat" et la faiblesse de l'euro face au billet vert.

Lagardère a profité pour sa part de la publication de son chiffre d'affaires trimestriel. L'action gagne 2,99% à 27,91 euros. Le groupe a annoncé un recul moins important que prévu de son chiffre d'affaires au premier trimestre et n'a pas exclu de réviser à la hausse ses prévisions 2010.

Egalement dans le vert, EDF termine en hausse de 0,37% à 38,33 euros après la publication de son chiffre d'affaires trimestriel. L'électricien a vu ses revenus augmenter de 4,3% au premier trimestre, dopé par ses acquisitions de fin 2009, et a confirmé ses objectifs. Son directeur financier, Thomas Piquemal, a déclaré lors d'une conférence téléphonique qu'EDF espérait recevoir des offres finales en juin pour ses réseaux de distribution d'électricité au Royaume-Uni.

Toujours au chapitre des résultats, Eutelsat grimpe de 5,04% à 27,70 euros et signe une des plus fortes hausses du SRD. Le groupe a relevé lundi soir son objectif de ventes pour 2009-2010, son chiffre d'affaires trimestriel ayant été porté par le déploiement récent de nouveaux satellites.

Le marché a aussi accueilli favorablement les annonces de Thales (+2,45% à 28,44 euros) alors que le spécialiste de l'électronique de défense a publié un chiffre d'affaires en hausse de 8% au premier trimestre. Par ailleurs, le groupe a confirmé la fin de ses discussions avec Safran visant à rationaliser leurs activités de défense, à l'issue d'une nouvelle réunion avec le ministre de la Défense.

Belle performance également du titre Arkema qui prend 2,52% à 30,86 euros. Le groupe a renoué avec les bénéfices au premier trimestre et annonce viser un Ebitda 2010 en hausse "très significative".

L'action Nicox dévisse

Mais la meilleure performance du SRD est pour le groupe aurifère Harmony Gold (+5,87% à 7,76 euros) sur fond de record de l'once d'or.

A l'inverse, Euro Disney est sanctionné par le marché (-2,47% à 4,34 euros). Le groupe de tourisme et loisirs a creusé sa perte nette semestrielle à 95,2 millions d'euros et ne délivre pas de perspectives pour le reste de l'exercice.

Bull recule de 2,35% à 3,32 euros. La société informatique a annoncé lundi soir la nomination de Philippe Vannier comme nouveau PDG, en remplacement de Didier Lamouche.

Enfin, le titre Nicox plonge de 28,37% à 5,10 euros. L'agence américaine du médicament (FDA) jugerait peu concluants les avantages du Naproxcinod, un anti-inflammatoire développé par le laboratoire Nicox. Les marchés redoutent du coup que le potentiel commercial de ce produit, attendu pourtant comme étant un "blockbuster", soit bien moindre qu'attendu. Le groupe pharmaceutique a fait savoir qu'il demanderait la suspension de sa cotation pendant la réunion, mercredi 12 mai, du comité consultatif de la FDA américaine sur son anti-inflammatoire Naproxcinod.

Sur le marché des changes, l'euro s'échange ce soir à 1 euro pour 1,2712 dollar après être tombé jusqu'à 1,267 dollar. De leur côté, les cours du pétrole repartent en légère hausse. Le baril de WTI vaut 77 dollars et le baril de Brent de la Mer du Nord 80,37 dollars.

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